23/07/2025
Un très bel hommage à notre très cher Président qui, au delà de son amour pour le cinéma, dégage la même énergie quand il s’agit de football.
Merci pour tous Monsieur 🙏🏻
fans Burkina 24
🇧🇫 𝐆𝐮𝐲 𝐃é𝐬𝐢𝐫é 𝐘𝐚𝐦é𝐨𝐠𝐨 : 𝐋𝐞 𝐝𝐫𝐚𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬𝐚𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐢𝐧é𝐦𝐚 𝐛𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚𝐛è
Figure discrète mais incontournable du 7e art africain, Guy Désiré Yaméogo incarne une génération de cinéastes burkinabè dont l'engagement artistique épouse les contours d’un combat humaniste. Réalisateur, scénariste, pédagogue et bâtisseur d'institutions, il s’est imposé au fil des décennies comme une mémoire vive du cinéma africain et un passeur de savoirs entre les générations.
Né au Burkina Faso, diplômé en sociologie de l’Université de Ouagadougou, il prend très tôt le parti du langage cinématographique pour traduire les maux de son époque. Il se forme à l’École Internationale de Cinéma et de Télévision de La Havane, à Cuba, puis affine son écriture scénaristique à la Fémis à Paris, à Bruxelles ou encore à l’Institut National de l’Audiovisuel (INA). Une formation cosmopolite à l’image de son regard : exigeant, sensible, pluriel.
𝐔𝐧𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐦𝐞 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐫é𝐚𝐥𝐢𝐭é𝐬 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞𝐬
C’est avec « Si longue que soit la nuit », son tout premier court-métrage, que Guy Désiré Yaméogo entre par la grande porte dans le monde du cinéma. Le film, consacré aux réalités difficiles de l’enfance, remporte en 1997 le Prix de la Coopération française au Festival de Cannes et le Prix spécial du Jury au FESPACO, consacrant un auteur à la fois engagé et fin observateur du réel.
Mais c’est surtout en tant que scénariste prolifique de séries télévisées burkinabè qu’il construit sa popularité auprès du grand public. Derrière la caméra, dans l’ombre des dialogues et des intrigues, il donne chair à une Afrique vivante, ancrée dans son époque mais fidèle à ses valeurs.
𝐔𝐧 𝐛â𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐮 𝐜œ𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬
Loin de se contenter de la création artistique, Yaméogo s’investit pleinement dans les structures de valorisation du cinéma africain. Pendant plus de vingt ans, il joue un rôle clé au sein du FESPACO, où il occupe tour à tour les fonctions de chef du Département Festival, chef du Marché du Film, conseiller du Délégué Général et membre du comité international de sélection en 2021, 2023 et 2025.
En 2022, il est nommé président du comité d’organisation des Journées cinématographiques de la femme africaine de l’image (JCFA) à Banfora et Ouagadougou, confirmant sa stature de leader culturel.
𝐋𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐯𝐨𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
Pédagogue dans l’âme, il transmet depuis plusieurs années son expertise à travers l’enseignement de l’analyse de film et de l’écriture de scénarios. Il forme les nouvelles générations d’auteurs dans des institutions majeures telles que l’Institut Supérieur de l’Image et du Son Studio École (ISIS) au Burkina Faso, l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA) au Bénin, ou encore l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM).
Cette vocation de formateur s’enracine aussi dans ses nombreux stages : écriture de séries dirigés par Bernard Skira, pédagogie avec le Canadien Marcel Beaulieu, organisation de festivals à la Deutsche Welle et à la Berlinale en Allemagne.
𝐃𝐢𝐬𝐭𝐢𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞
En 2019, l’État burkinabè honore son parcours d’un éclat symbolique : Guy Désiré Yaméogo est décoré Chevalier de l’Ordre National de l’Étalon. Une distinction méritée pour un homme qui n’a jamais cessé de conjuguer passion, rigueur et transmission.
Guy Désiré Yaméogo, c’est l’âme d’un cinéma qui écoute son peuple, raconte ses douleurs, célèbre ses femmes, et refuse l’oubli. À travers ses œuvres, ses écrits et son engagement institutionnel, il contribue à ériger le cinéma africain non seulement comme un miroir de société, mais comme un véritable levier de transformation sociale.
𝐔𝐧𝐞 𝐟𝐢𝐥𝐦𝐨𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐞 𝐫𝐢𝐜𝐡𝐞 𝐞𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐫𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞
Réalisateur, scénariste et figure emblématique du cinéma burkinabè, Guy Désiré Yaméogo incarne une voix essentielle du septième art africain, où la caméra devient à la fois loupe sur les maux sociaux et levier de transformation. Depuis près de trois décennies, son œuvre cinématographique navigue entre fictions poignantes, documentaires engagés et séries populaires, avec un constant souci de porter à l’écran les réalités complexes de l’Afrique contemporaine.
Dès 1996, Guy Désiré Yaméogo s’impose avec Faire face, un premier film qui annonce déjà son ancrage dans le réel et les enjeux sociaux. En 1997, son court-métrage Si longue que soit la nuit marque les esprits, recevant le Prix de la Coopération française au Festival de Cannes et le Prix Spécial du Jury au FESPACO, une double consécration internationale pour ce plaidoyer poignant.
Son œuvre s’enrichit rapidement de fictions et de documentaires ancrés dans le quotidien : Les Héritiers (mini-série, 1998), Sol en dif et Les laissés pour compte (documentaires de 1999), suivis par la série jeunesse Les aventures de Madou le petit berger. En 2000, il signe Un Pas, deux pas, court-métrage sensible sur les trajectoires de vie.
En 2002, Le Pacte, produit par la FEMIS, lui vaut le Prix Djibril Diop Mambéty pour la jeunesse. Il explore également la co-écriture, comme sur la série Ina (2005), ou en tant que scénariste de Quand les éléphants se battent (2006), ou encore pour Rupture à froid de Habibou Zoungrana (2007). Il signe sa première fiction long format avec Danse sacrée à Yaka (2009), hommage à la richesse culturelle de son pays.
𝐒𝐚 𝐩𝐥𝐮𝐦𝐞 𝐬𝐞 𝐦𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞𝐬 :
La rue n’est pas le paradis (mini-série pour Médecins Sans Frontières), Une femme pas comme les autres (scénario du long-métrage d’Abdoulaye Dao), ou encore Trois hommes, un village, coécrit avec Aminata Diallo. Yaméogo participe également à l’écriture des deux saisons de Waga Love (2013–2016), série populaire dépeignant les amours et contradictions de la jeunesse urbaine.
Avec Affaires publiques, il met en lumière les enjeux de gouvernance, tandis que Duga, les charognards (2019), qu’il scénarise, interroge la dignité humaine dans un monde où les traditions s’effritent. En 2021, il poursuit sa démarche éducative avec Notre bien commun, série pédagogique produite pour l’IGM VSS.
𝐃𝐢𝐬𝐭𝐢𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐮𝐫𝐞𝐬
• 1997 : Si longue que soit la nuit – Prix de la Coopération française (Festival de Cannes), Prix spécial du Jury (FESPACO)
• 2003 : Le Pacte – Prix Djibril Diop Mambéty pour la jeunesse
Un engagement bien au-delà du cinéma
Fondateur en 2015 de La Guilde des Scénaristes et Réalisateurs du Burkina Faso, Guy Désiré Yaméogo milite pour une meilleure structuration et reconnaissance du métier de scénariste dans l’espace audiovisuel africain. Il est également à l’origine de TOUKIN, un atelier d’écriture en langue mooré, destiné à valoriser les langues nationales dans la création cinématographique.
Toujours soucieux de transmettre, il lance en 2023 Les Rencontres de Créations Audiovisuelles, un festival dédié à l’éducation à l’image, à destination des jeunes des ciné-clubs et associations culturelles du Burkina Faso.
𝐒𝐨𝐧 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝é𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐚𝐭𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐠𝐞 :
Guy Désiré Yaméogo collabore avec des ONG telles que Médecins Sans Frontières, PLAN Burkina et UNICEF, portant à l’écran les problématiques de l’enfance et les urgences sociales du continent.
Passionné par la jeunesse et l’émancipation par le sport, il crée en 2008 le ZENITH SPORT de Koupéla, un club doté d’un centre de formation qu’il dirige avec la même rigueur et le même esprit de transmission que dans ses œuvres.
✍𝐏𝐚𝐫 𝐎𝐮𝐬𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐀𝐛𝐲 𝐂𝐎𝐋𝐘 / À 𝐥𝐚 𝐜𝐫𝐨𝐢𝐬é𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥'𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞