Canadien de Montréal

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11/28/2025
08/13/2025

« Le Québec, un pays ! Le Québec, un pays ! »

08/13/2025

« Le Québec, un pays ! Le Québec, un pays ! »,

08/08/2025

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De Nelson Mandela. « Le sport a le pouvoir de changer le monde. Il a le pouvoir d’unir les gens comme peu d’autres choses. Il parle un langage que les jeunes peuvent comprendre. Il peut créer de l’espoir là où il n’y avait que du désespoir. »

07/02/2025

CANADA DAY
LES RACINES POURRIES DU 1er JUILLET

Fidèle aux traditions, je republie ce billet, d’abord écrit en 2010, chaque 1er juillet depuis. Il est un des plus populaires de ce blogue.

Je l’ai un peu modifié pour mieux expliquer aux plus jeunes l’ampleur de la menace que faisait peser l’église catholique sur ceux qui oseraient voter contre le parti pro-canadien.

Pour tout étranger établi au Québec, l’étonnement est annuel. La Fête nationale du Québec, le 24 juin, est un événement majeur.

La Fête du Canada, le premier juillet, est, au Québec, largement ignorée. Comment a-t-on pu en arriver à cette situation, impensable dans toute nation normalement constituée (je pèse mes mots) ?

En France le 14 juillet, aux États-Unis le 4 juillet, sont des fêtes rassembleuses. Pas le premier juillet canadien.

C’est qu’il y a un vice de conception. Le premier juillet 1867, date de fondation du pays, fut, oui, un jour chômé. Les autorités organisèrent plusieurs manifestations pro-canadiennes. Surtout le haut clergé catholique, qui était très favorable à la confédération, qui la rendait maître des compétences léguées à la nouvelle province, notamment l’éducation, outil de son autoperpétuation.

Les Québécois, alors appelés Canayens – les autres étaient Les Anglais — se sentaient évidemment impliqués et avaient suivi de près les négociations qui avaient menées à la création du Canada.

Des élections ont eu lieu d’août à septembre 1867, faisant office d’élection référendaire. Le Parti conservateur, qui avait dirigé la négociation du pacte confédératif et son adoption par le parlement britannique, faisait campagne en faveur de la nouvelle union.

Le Parti rouge — dont le PLQ est le très lointain héritier — s’opposait à la confédération, préférant que le Québec reste une province autonome dans l’empire britannique — une souveraineté-partenariat avant la lettre.

Cette élection de 1867 fut donc une des plus cruciales de notre histoire politique. Elle s’est déroulée dans des conditions extrêmement troublantes, même en regard des standards de l’époque.

D’abord, ce qui était normal à l’époque, le vote n’était pas secret. Les électeurs signaient leur nom dans un grand livre ouvert. Le maire et le curé de l’endroit y avaient accès, comme le député. Ceux qui avaient voté « du mauvais bord » pouvaient donc dire adieu aux subventions ou aux contrats publics.

Notons que seuls les hommes avaient droit de vote. Et encore, pas tous. Seuls ceux âgés de plus de 21 ans et détenant une richesse minimale pouvaient participer au scrutin, ce qui réduisait l’électorat à une fraction du nombre d’adultes. C’était la norme à l’époque.

Le Canada ou l’enfer

Voici ce qui était inédit: le clergé a annoncé que voter pour le Parti rouge serait un « péché mortel ». Dans l’échelle des péchés, un péché mortel équivaut à commettre l’adultère, un vol important, voire un meurtre. Je précise pour nos lecteurs plus jeunes que l’immense majorité des citoyens croyaient alors dur comme fer que si on devait mourir en ayant commis un péché mortel, on serait alors condamné à connaître des souffrances inimaginables, dont être brûlés en enfer, pour l’éternité.

Bref les évêques, affirmant porter la parole de Dieu, et bénéficiant d’une énorme crédibilité, offraient un choix limpide. Les croyants, qui formaient l’immense majorité des électeurs, devaient choisir entre voter pour l’entrée du Québec dans le Canada ou bien subir, en enfer et pour l’éternité, la torture.

Il y avait un moyen d’échapper aux flammes de l’enfer. Il s’agissait d’aller à l’église, dans une petite cabine appelée « le confessionnal » et d’avouer ses péchés à un prêtre. Ce dernier pouvait vous donner l’absolution, donc vous laver de votre péché mortel, en échange d’une obligation de prier. Cela se faisait principalement au moment de la fête de Pâques.

Mais les évêques de l’époque ont interdit aux prêtres de donner l’absolution aux électeurs du Parti Rouge. Ils pouvaient excuser d’autres péchés mortels, mais pas celui d’avoir voté contre le Canada. Ce vote, sans possibilité d’absolution, assurait donc aux croyants la damnation. L’historien Marcel Bellavance est allé fouillé dans les statistiques religieuses des églises de l’époque et a démontré que le clergé a suivi la consigne. Comparant le nombre d’absolutions consenties dans l’année précédant l’élection et dans l’année suivant l’élection, l’historien a découvert que les curés en avaient donné moitié moins.

Par mesure préventive, des curés refusaient aussi l’absolution, en confession, aux ouailles qui avouaient simplement lire les journaux qui appuyaient le Parti Rouge. Bref, il était possible à l’époque d’être pardonné d’adultère ou de meurtre, mais pas de lectures interdites ou de vote contre l’entrée au Canada.

Cette pression morale de l’église a été immensément efficace.

On ne sait pas combien d’électeurs ont changé leur vote à la suite de cette pression. Mais on sait combien sont restés chez eux: 40% des électeurs inscrits ne se sont tout simplement pas présentés, refusant de commettre un péché mortel, réduisant d’autant le bassin électoral.

D’autres techniques, de nature politique, furent mises en œuvre :

L’escamotage : Pour être candidat, il fallait être présent, au jour et à l’heure dits, pour un « appel nominal » des candidatures. Donc, seuls les candidats présents pendant cette brève période allaient avoir leur nom sur le bulletin de vote. Pourquoi ne pas kidnapper le candidat adverse –on disait escamoter — le temps de la procédure ? Cela est arrivé dans trois comtés, au profit des conservateurs.

L’achat : Ailleurs, le candidat conservateur, parfois avec l’assistance du curé, proposait au candidat libéral une somme d’argent ou une nomination (les nominations devaient alors être approuvées par le clergé). En échange, le libéral retirait sa candidature au moment de l’appel nominal, ce qui avait pour effet de faire élire sur-le-champ le conservateur. Ce fut le cas dans deux comtés.

Le défranchisage : Les officiers chargés de superviser l’élection, souvent conservateurs, avaient le pouvoir de «défranchiser» un quartier ou une paroisse, c’est-à-dire d’y annuler l’élection, sous divers prétextes. Les quartiers libéraux du comté de L’Islet -la moitié des électeurs- furent ainsi «défranchisés», comme trois paroisses libérales de Kamouraska, donnant dans les deux cas une courte victoire aux conservateurs.

Dans cette élection, la plus frauduleuse de l’histoire du Québec, même au regard des standards de l’époque, 45 % des électeurs ont quand même bravé les interdits pour voter contre la fédération. Compte tenu du vote massif des anglophones pour les conservateurs, cela signifie qu’une majorité des francophones qui se sont présentés aux urnes ont voté pour le Parti Rouge.

Les Canayens de l’époque savaient et les historiens d’aujourd’hui savent: s’il s’était agi d’un vote libre, l’électorat aurait très majoritairement refusé l’entrée du Québec au Canada.

Ces faits sont évidemment perdus dans la mémoire collective et on ne les enseigne pas à l’école. Mais ils aident à comprendre pourquoi la date du premier juillet 1867 n’a jamais constitué, pour les francophones du Québec, un moment fort. Voilà pourquoi on ne s’est pas transmis, de génération en génération, le goût de célébrer… une fraude.

Et encore…

Certains accusent les « séparatistes » d’avoir voulu nuire au Canada en faisant du premier juillet la date légale de la fin des baux, plutôt que le premier mai comme c’était le cas auparavant. En fait, le changement fut décidé par le ministre libéral de la justice, Jérôme Choquette, grand pourfendeur de séparatiste, en 1971. La raison : ne pas perturber l’année scolaire des enfants affectés dans les déménagements.

07/02/2025

Hommage à Armor Dufour

Un bâtisseur du Bas-Saint-Laurent, un patriote québécois s’éteint

Le Bas-Saint-Laurent vient de perdre l’un de ses grands bâtisseurs. Armor Dufour, militant souverainiste de la première heure, s’est éteint le 26 juin dernier, après avoir consacré sa vie entière au service de sa région et de son pays en devenir : le Québec.

Dès les années 1960, Armor s’impose comme une figure incontournable du mouvement indépendantiste. Cofondateur du Mouvement Souveraineté-Association, puis premier président du Parti Québécois dans le comté de Rivière-du-Loup, il fut de toutes les luttes, de toutes les campagnes, de toutes les tribunes. Son engagement indéfectible pour l’indépendance du Québec lui a valu le prestigieux Prix Marcel-Léger, remis aux militantes et militants les plus méritants de la cause souverainiste.

Mais au-delà de son militantisme, c’est sa générosité citoyenne qui aura profondément marqué le territoire : instigateur de projets collectifs, créateur d’institutions durables, figure rassembleuse au sein de la vie régionale, il a œuvré sans relâche pour améliorer la qualité de vie de ses concitoyens.

Loin des projecteurs, Armor ouvrait sa porte aux jeunes militants, rédigeait des textes engagés, mobilisait les énergies, formait la relève. Il croyait à l’indépendance du Québec comme on croit à un avenir meilleur pour ses enfants. Et il y travaillait chaque jour, avec constance et humilité.

Il nous laisse un héritage immense. Celui d’un Québec à bâtir, mais aussi d’un Bas-Saint-Laurent plus fort, plus solidaire, plus conscient de son rôle dans l’histoire.

Il écrivait un jour : « Ce pays me manque, comme une citoyenneté pleine et entière me manque. » Il ne l’aura pas vu naître, ce pays, mais il l’a préparé patiemment, avec foi. À nous de poursuivre sa route.

À la famille d’Armor Dufour, nous adressons nos plus sincères condoléances. Son souvenir vivra dans chaque geste de solidarité, chaque rêve porté collectivement.



Notice biographique

Armor Dufour s’engage dès 1967 dans le mouvement souverainiste comme membre fondateur du Mouvement Souveraineté-Association. Il devient rapidement une figure incontournable du Parti Québécois dans l’est du Québec, assumant des responsabilités d’organisateur, de formateur et de conseiller au fil des décennies.

Parallèlement, il contribue activement à la vie communautaire et culturelle du Bas-Saint-Laurent : fondateur de la Fondation de la maladie de Tay-Sachs, président de la Fête nationale de l’Est-du-Québec, chroniqueur engagé, délégué international de la francophonie, président d’organismes environnementaux et administrateur dans de nombreux conseils régionaux.

Son militantisme acharné pour un Québec libre et son profond attachement à sa région lui ont valu de nombreuses marques de reconnaissance, dont le prix Marcel-Léger, remis en 2016, pour souligner une carrière exceptionnelle au service de l’indépendance.

Son nom restera lié à cette idée simple et puissante : qu’il faut oser rêver grand, puis agir avec cœur, ici-même, chez nous.

Sur la photo, Armor Dufour acceptant le prix Marcel Léger, entouré de Pierre-Karl Péladeau, alors chef du Partí Québécois et de Nicole Léger, fille de Marcel Léger, alors députée de Pointe-aux-Trembles.

06/27/2025

Coup direct et évident»: Trump met fin aux négociations commerciales avec le Canada

“Bravo Mark Carney ,le supposé sauveur.”

05/16/2024

Je lance un appel à la Solidarité les boys, pour montrer et prouver qu'il y a du soutien entre nous. 📣📣
J'ai donc besoin de 4 hommes ou plus pour publier ce message et prouver qu'ils seront TOUJOURS disponibles si leur ami a besoin de parler...et boire une bonne biere ou un café 🍻. 😁
J'ai une petite idée de qui notera "fait"..... !
🍻🍺🍹☕️☕️🥃
Copie/colle sur ton mur fait

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