29/08/2026
Aujourd’hui, 29 août 2026, depuis le Brésil 🇧🇷, je rejoignais en direct mon ami canadien François Lemay 🇨🇦, qui réunissait plus de 1 000 personnes autour de son podcast.
En l’écoutant raconter une expérience vécue récemment en Alaska 🇺🇸, je me suis soudain retrouvé transporté plus de deux siècles en arrière, sur les traces d’un lointain compatriote italien 🇮🇹 que je ne connaissais pas encore… je suis donc vite allé faire des recherches car j'adore découvrir, apprendre , explorer :-) donc j'ai trouvé que
Son nom : Alessandro Malaspina.
Né à Mulazzo, en Toscane, cet explorateur italien naviguait au service de la Couronne espagnole 🇪🇸.
En 1791, alors qu’il cherchait un passage permettant de rejoindre l’Atlantique, il s’engagea profondément dans une baie d’Alaska avec les cartes et les instruments de navigation dont il disposait à son époque.
Il avançait avec l’espoir d’avoir enfin trouvé un passage.
Mais au bout de la baie, il rencontra un immense mur de glace.
Aucune issue.
Aucun passage.
Seulement le réel, venant mettre fin à ce qu’il avait imaginé.
Il donna alors à cet endroit le nom de « Puerto del Desengaño » : la Baie de la désillusion. :-) :-(
Plus de deux siècles plus t**d, en 2026, François Lemay se trouvait avec sa famille presque au même endroit sans pouvoir voir les Glacier (je t'invite à voir son podcast en entier )
Cette fois, le bateau disposait de cartes précises, de radars, de satellites et de toutes les technologies modernes permettant théoriquement de voir, d’anticiper et de se repérer.
Pourtant, à seulement quelques kilomètres du glacier Hubbard, un brouillard exceptionnellement dense empêchait de distinguer les icebergs.
Le capitaine dut, lui aussi, faire demi-tour :-(
Ce n’est qu’après cette expérience que François découvrit qu’il venait de vivre sa propre désillusion… précisément dans la Baie de la désillusion.
Quelle synchronicité !
Et quelle invitation à réfléchir…
En 1791, Malaspina ne pouvait pas observer son chemin depuis le ciel.
En 2026, nous possédons des cartes, des satellites, des GPS et un accès presque illimité à l’information.
Pourtant, dans notre vie, nous pouvons encore nous engager dans des chemins qui ne conduisent plus nulle part.
Cela peut être une formation dont nous attendons qu’elle nous transforme à notre place…
Une relation à laquelle nous restons attachés parce que nous avons peur de perdre tout ce que nous y avons investi…
Un projet que nous poursuivons uniquement parce que nous y avons déjà consacré beaucoup de temps, d’énergie ou d’argent…
Une stratégie qui fonctionnait autrefois, mais qui ne correspond plus à la personne que nous sommes devenue…
Ou encore une croyance qui nous a protégés à un moment de notre vie, mais qui nous empêche aujourd’hui d’avancer.
Nous pouvons avoir toutes les cartes devant nous et continuer malgré tout à chercher un passage là où la vie nous montre un mur, c'est ce qui m'est arrivé en 2018 à travers mon burnout
C’est ici que la Pleine Conscience Intégrative prend tout son sens pour moi.
La souffrance ne vient pas uniquement du brouillard, du mur ou du demi-tour.
Elle naît aussi de l’écart entre ce que nous voulions absolument vivre… et ce que la vie nous présente réellement.
Accueillir le réel ne signifie pas abandonner nos rêves.
Faire demi-tour ne signifie pas nécessairement avoir échoué.
Cela peut être un acte de conscience, de lucidité et même d’amour envers soi-même.
Parfois, la désillusion n’est pas la fin du voyage.
Elle est la fin d’une illusion.
Et c’est précisément ce qui nous permet de retrouver notre liberté et de choisir une nouvelle direction.
Même le nom de Malaspina résonne symboliquement : il évoque en italien une « mauvaise épine ».
Mais une épine ne vient pas seulement nous blesser.
Elle peut aussi nous réveiller, percer une illusion et ramener notre attention vers ce qui demande à être vu.
Alors, aujourd’hui, cette histoire m’amène à me poser cette question :
Est-ce que je poursuis cette direction parce qu’elle est encore profondément juste et vivante pour moi…
Ou simplement parce que j’ai peur de faire demi-tour ?
Nous avons toutes les cartes.
Mais suivons-nous encore le bon chemin ?
Et toi, quelle « baie de la désillusion » la vie t’invite-t-elle peut-être à regarder autrement aujourd’hui ?