Aurélien Gard, Navigateur

Aurélien Gard, Navigateur

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Navigateur Suisse rêvant de course au large
Membre du Centre d’Entraînement à la Régate (CER)

Photos from Aurélien Gard, Navigateur's post 15/05/2026

J’ai peur, mais j’ai envie d’essayer ⛵️

Ces dernières semaines, je suis resté volontairement assez absent et évasif ici.
Parce que la vérité, c’est que je ne savais pas vraiment quoi dire. La suite du projet est encore très incertaine, et je crois que j’avais besoin de vivre certaines choses avant de pouvoir les raconter.

On arrive aujourd’hui à ce qui ressemble probablement à la dernière fenêtre possible pour tenter une qualification hors course si je veux encore garder une chance de participer à la grande course de cet été… et continuer à croire à la Mini Transat 2027. Et honnêtement, j’ai peur.

Tout ce qu’il s’est passé ces derniers mois a laissé des traces. Le doute s’est installé profondément. Il y a quelques semaines encore, je faisais demi-tour en Méditerranée avec l’impression que tout s’effondrait.

Je ne sais toujours pas si je serai capable de pousser le bateau le moment venu.
Je ne sais pas si je vais retrouver ce que j’étais venu chercher dans ce projet.

Mais je sais une chose : j’ai envie d’essayer. Alors, depuis une semaine, j’ai décidé de remettre le bateau en configuration grand large afin d’être prêt à partir pour cette fameuse qualification. Parce que je ne pourrais pas vivre avec l’idée de ne pas avoir tout tenté pour faire avancer Naviguer en Solidaire et porter les couleurs des jeunes jusqu’au bout de cette aventure.

Alors la suite reste floue, comme souvent ces derniers temps.
Mais Naviguer en Solidaire pourrait bien prendre la mer pour sa qualification hors course et s’aligner au départ de sa première course en solitaire très prochainement.

Départ possible ce week-end :
Lorient → Île de Ré → Irlande → Lorient
pour 1000 milles nautiques en solitaire 🌊

Merci du fond du cœur à toustes celleux qui croient en moi et à ce projet un peu fou…

J’espère pouvoir vous dire très prochainement :
j’ai peur, mais j’y vais. 🫱🏼‍🫲🏽

10/05/2026

T’as fait demi-tour en Méditerranée.
Tu t’es fracturé le mental.
T’as plié le bout-dehors.
T’étais pas loin de tout lâcher.

Mais parfois avancer, c’est simplement réussir à ne pas abandonner.
Et Naviguer en Solidaire n’a pas fini d’avancer ⛵️🫱🏼‍🫲🏽

06/05/2026

Instagram 🌅😊 vs reality 🥶😰

17/04/2026

Entre chantier, navigation et galères…
j’ai peut-être trouvé mon seul hobby 🍲

Merci à .ca pour le soutien 🫱🏼‍🫲🏽

Photos from Aurélien Gard, Navigateur's post 14/04/2026

Retrouver du sens, même dans l’abandon ⛵️

Nous avons dû abandonner cette course suite à une casse matériel. Pourtant, au-delà de ce résultat frustrant, j’ai retrouvé quelque chose d’essentiel : du plaisir à naviguer, et du sens dans ce projet, malgré la période difficile que traverse actuellement son aspect sportif.

Avec peu de navigation ces dernières semaines et sans réel entraînement, je savais que ce départ serait particulier. Et pourtant, nous n’étions pas ridicules sur l’eau. Le départ, volontairement conservateur, s’est bien déroulé, et le tour de l’île de Groix s’est effectué dans de bonnes conditions avec des belles manœuvres. Lorsque le vent est rentré sur le long bord en direction des Glénan, nous avons continué à avancer, malgré la perte de l’aérien, en acceptant de naviguer en mode dégradé. Il y avait trop de travail derrière pour s’arrêter là.

Mais à la tombée de la nuit, au moment d’envoyer le spi, une sécurité du bout-dehors a cédé. Le bout-dehors est alors passé sous le bateau, s’est plié, endommageant également l’avant de la coque du 1028. À partir de là, il n’était plus possible de réparer, et continuer la course signifiait avancer sans voile d’avant, dans des conditions qui ne faisaient plus sens.
Nous avons donc choisi de mettre le clignotant et de rentrer à Lorient.

Le bilan est forcément difficile à tirer à chaud, parce qu’il mêle frustration et déception, mais aussi espoir et envie. Il y a du positif, et il est important de ne pas l’oublier. Retrouver des sensations, retrouver de l’envie, retrouver une forme de légitimité sur l’eau dans un moment où tout vacillait, ce n’est pas anodin.

La suite reste encore incertaine, mais une chose est sûre : je vais tout faire pour réparer rapidement le bateau et pouvoir retourner naviguer. Parce qu’au fond, malgré les doutes et les obstacles, c’est bien là que tout se joue.

Merci d’avoir embarquer avec moi pour cette course et à l’ensemble des partenaires pour leur soutien

Photos from Aurélien Gard, Navigateur's post 06/04/2026

J-3 avant la première course de Naviguer en Solidaire ⛵️🔥

On y est. Ce n’est pas là où on aurait aimé être, ni même là où on pensait être.
Mais c’est là où on en est.

Le baroud d’honneur est là. Une chance de retrouver le plaisir de naviguer, de régater, dans un moment où le mental et le projet sportif vacillent.

250 milles au départ de Lorient, là où tout a commencé.
En double avec , pour retrouver la niaque, l’envie et le sens.

Non sans appréhension, je me réjouis de porter les couleurs de Naviguer en Solidaire au départ de la ce jeudi à 12h.

Merci à l’ensemble des partenaires et des personnes qui rendent ce projet possible 🫱🏼‍🫲🏽

ch




ca

24/03/2026

Se raccrocher à des mots quand tout semble s’effondrer.

« Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaie encore. Échoue encore. Échoue mieux. »

Vous n’avez pas eu de nouvelles du convoyage… et pour cause : après 14 h de navigation, j’ai craqué. Deux heures de discussions, de cris, de larmes, avant de prendre l’une des décisions les plus difficiles de ma vie : faire demi-tour, renoncer aux courses italiennes et par conséquent faire une croix quasi certaine sur la qualification pour la Mini Transat 2027.

Il est encore trop tôt pour expliquer précisément ce qui s’est passé. Bien sûr, il y avait une météo capricieuse, quelques problèmes techniques… mais le problème principal est en moi.

Plus aucune envie d’être là, plus aucune certitude, plus de sens. Le doute était profond, la confiance absente.

Merci à .den, et à mon père pour l’aide dans ce moment difficile qu’a été la remise sur remorque, et à celles et ceux qui m’ont soutenu.

Même si je savais que c’était la seule décision à prendre, voir ce bateau sur sa remorque à ce moment-là a été extrêmement difficile. Tout ce travail — le mien, bien sûr, mais surtout celui des jeunes — à nouveau hors de son élément.

Aujourd’hui, l’aspect compétitif du projet doit se reconstruire. Comment ? C’est encore à définir.

Mais deux choses sont sûres : ce bateau, ses couleurs et le message que les jeunes y ont mis doivent continuer à naviguer. Et le travail avec les jeunes continue. Les ateliers, les navigations et les objectifs fixés avec elleux restent inchangés.

Pour le Mini 6.50 Naviguer en Solidaire et son skipper, deux chemins sont possibles : prendre une pause, accepter, reconstruire… ou tenter de repartir très prochainement, une forme de baroud d’honneur, de mission commando, pour se dire qu’on aura vraiment tout essayé, même si la pause doit s’imposer après ça.

Malgré tout ce que je traverse, je tiens à remercier toustes celleux qui ont permis, et permettront encore, à Naviguer en Solidaire d’exister.

Proches, partenaires — sociaux, techniques, financiers — et surtout les jeunes du projet.

Ce n’est pas la fin, c’est une étape. 🫱🏼‍🫲🏽

24/03/2026

Dis moi juste si il y a des faute

Se raccrocher à des mots quand tout semble s’effondrer.

« Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaie encore. Échoue encore. Échoue mieux. »

Vous n’avez pas eu de nouvelles du convoyage… et pour cause : après 14h de navigation, j’ai craqué. Deux heures de discussions, de cris, de larmes, avant de prendre l’une des décisions les plus difficiles de ma vie : faire demi-tour, renoncer aux courses italiennes et par conséquent faire une croix quasi certaine sur la qualification pour la Mini Transat 2027.

Il est encore trop tôt pour expliquer précisément ce qui s’est passé. Bien sûr, il y avait une météo capricieuse, quelques problèmes techniques… mais le problème principal est en moi.

Plus aucune envie d’être là, plus aucune certitude, plus de sens. Le doute était profond, la confiance absente.

Merci à .den , et à mon père pour l’aide dans ce moment difficile qu’a été la remise sur remorque, et à celles et ceux qui m’ont soutenu.

Même si je savais que c’était la seule décision à prendre, voir ce bateau sur sa remorque à ce moment-là a été extrêmement difficile. Tout ce travail — le mien, bien sûr, mais surtout celui des jeunes — à nouveau hors de son élément.

Aujourd’hui, l’aspect compétitif du projet doit se reconstruire. Comment ? C’est encore à définir.

Mais deux choses sont sûres : ce bateau, ses couleurs et le message que les jeunes y ont mis doivent continuer à naviguer. Et le travail avec les jeunes continue. Les ateliers, les navigations et les objectifs fixés avec elleux restent inchangés.

Pour le Mini 6.50 Naviguer en Solidaire et son skipper, deux chemins sont possibles : prendre une pause, accepter, reconstruire… ou tenter de repartir tout prochainement, une forme de baroud d’honneur, de mission commando, pour se dire qu’on aura vraiment tout essayé, même si la pause doit s’imposer après ça.

Malgré tout ce que je traverse, je tiens à remercier toustes celleux qui ont permis, et permettront encore, à Naviguer en Solidaire d’exister.

Proches, partenaires — sociaux, techniques, financiers — et surtout, jeunes du projet.

Ce n’est pas la fin, c’est une étape. 🫱🏼‍🫲🏽

Photos from Aurélien Gard, Navigateur's post 18/03/2026

« Ça part de là. »

Comme un mantra que j’essaie de me répéter dans ce qui reste, à ce jour, la phase la plus dure du projet.

Quel comble.
Quatre ans de travail pour penser, structurer le projet et trouver les fonds.
Des heures d’engagement social intense auprès des jeunes.
Deux mois de travail acharné pour que le bateau soit prêt.

Tout ça… pour perdre le sens, le plaisir, et s’écrouler au moment même où l’on atteint enfin ce pour quoi on pensait faire tout cela : naviguer.

« Tu te mets trop de pression. »
« Il faut retrouver du plaisir. »
« Ce projet, c’est toi. Il faut juste que tu te retrouves. »
« Ce que tu as construit jusqu’ici est incroyable. »

Voilà quelques exemples des nombreux soutiens que j’ai reçus ces derniers jours — de mes proches, des partenaires, des jeunes.

Mais cela ne répond malheureusement pas au doute profond qui s’est installé en si peu de temps.

Une chose est sûre : il faut essayer.
Et la réponse à toutes ces questions se trouve en moi, quelque part.
Je crois qu’il n’y a qu’en mer, dans le concret, que je pourrai la trouver.

Alors, après quelques jours à Genève — à naviguer sur le bateau familial, passer voir les jeunes, l’exposition de .onion et celleux qui m’entourent— il a fallu repartir.
Dépasser les peurs et aller se confronter à elles, quitte à ce que la réponse ne soit pas celle que j’attends.

Alors je me dis que, même si c’était pas ça le plan, ça part de là : Un convoyage en faux solo, grâce à la venue de .den , qui mènera Naviguer en Solidaire — le 1028 — au départ de sa première course à Livorno la semaine prochaine.

La suite ?
On verra.
Step by step.



« Notre peur la plus profonde n’est pas d’être inapte.
Notre peur la plus profonde est d’être puissants au-delà de toute mesure.
C’est notre lumière, et non notre obscurité, qui nous effraie le plus.
Nous demander de nous faire plus petits ne sert pas le monde.
Nous sommes tous faits pour briller, comme les enfants.
Et lorsque nous laissons notre propre lumière briller,
nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. »
— Marianne Williamson

10/03/2026

Ces derniers jours ont été difficiles.

Hier, j’ai pris la décision de ne pas partir pour la qualification hors course qui devait marquer le début de la saison en Méditerranée.

Partir seul en mer pour près de 10 jours et plus de 1800 km n’est pas quelque chose d’anodin. Malheureusement, les conditions de préparation et météorologiques ne permettaient pas un départ serein dans le délai imparti.

Ces dernières semaines, le doute s’est installé, le plaisir manquait. Et hier, il est devenu clair que ce n’était pas le bon moment pour partir. La décision n’a pas été facile à prendre. Mais c’était la seule décision responsable pour le projet.

Naviguer en Solidaire reste intact.
Ce projet n’a jamais été seulement une histoire de course au large. C’est un projet de parcours, d’apprentissage et de résilience, construit avec des jeunes qui nous rappellent chaque jour que les chemins ne sont jamais linéaires.

Alors, à l’image des éléments de la décoration dessinée par les jeunes, on accepte le creux de la vague, on regarde les étoiles… et on garde le cap.

Merci à toutes celles et ceux qui soutiennent ce projet.

Il va me falloir quelques jours pour encaisser et réadapter le planning.
La suite arrive bientôt.

Aurélien ⛵️

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