07/08/2025
Chapitre 28 : Rendez-vous secret
"Jordan... c'est quoi ça ?"
Mon cerveau tourne à plein régime. "C'est... euh... une allergie !" Je touche la marque comme si ça me faisait mal. "Clara a changé de lessive, et apparemment, mon cou a pas aimé du tout."
Ma mère plisse les yeux, l'air sceptique. "Une allergie. À la lessive. Qui fait exactement la forme d'une bouche."
"Oui, c'est... euh... bizarre, je sais." Je détourne les yeux vers les courses encore posées sur le comptoir. "Tu veux que je range ça ?"
Elle hésite une seconde, puis soupire. "Range les courses, oui. Et après, tu m'expliqueras cette allergie, si c'est grave on ira à l'hosto."
Je m'empresse d'attraper les sacs, espérant que le sujet soit oublié d'ici là. "Je comptais me faire à manger, en fait..."
Elle éclate de rire. "Faire à manger ou t'empoisonner, Jordan ? Non, range les affaires, je te prépare un petit truc."
Je m'exécute en silence, rangeant les conserves et les légumes tout en sentant le regard inquisiteur de ma mère dans mon dos. La cuisine se remplit peu à peu de l'odeur réconfortante d'une omelette et de bacon.
Assise à table, je mange mon repas tranquillement quand mon téléphone vibre.
Clara : Mais t'es qu'une petite sorcière ! T'as laissé tout en suspens mdr 😤
"Fhumm..."
Je lève les yeux pour voir ma mère qui me regarde du coin de l'œil, cette expression "je sais tout" sur le visage. Je reconnais trop ce soupir - le même qu'elle faisait quand j'essayais de mentir sur mes notes au collège.
Je baisse les yeux vers mon assiette. "C'est bon, ton omelette."
"Merci." Elle s'assoit en face de moi, les coudes sur la table. "Alors, cette allergie..."
Je pousse un gros soupir.
"Maman, s'il te plaît..."
"Je dis rien, je dis rien." Elle lève les mains en signe de reddition, mais son sourire en dit long. "Je me dis juste que c'est intéressant, cette nouvelle lessive qui laisse des marques si... particulières."
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Le lendemain...
Mon téléphone vibre alors que je sors du lycée, mon sac bo**ré de cours sur l’épaule. "Enzo" s’affiche sur l’écran. J’attrape l’appel avec un sourire que je ne peux pas contrôler.
"Salut toi," je fais, essayant de paraître calme alors que mon cœur s’emballe déjà.
"Coin de la rue. Maintenant." Sa voix est grave. "J’attends !!"
Avant même que je puisse répondre, il raccroche. Je roule des yeux mais mes pieds se dirigent déjà vers l’endroit qu’il a indiqué.
Et là, je la vois. Sa voiture garée discrètement près des arbres, lui au volant avec ses lunettes de soleil qui masque son regard. Je m’approche, ouvre la portière et m’installe à côté de lui.
"T’as fini plus tôt aujourd’hui ou—"
Je n’ai même pas le temps de finir ma phrase que sa main se glisse derrière ma nuque et m’attire vers lui. Ses lèvres capturent les miennes dans un ba**er brûlant, impatient. Je sursaute avant de me laisser aller, mes doigts s’accrochent à son t-shirt.
Quand il se retire enfin, il a ce petit sourire arrogant que j’adore détester. "Mon appartement a besoin de Jordan."
"Donc tu m’emmènes encore chez toi ?"
"Non pas cette fois." Il démarre la voiture sans autre explication.
Je le regarde, perplexe. "T’es bizarre aujourd’hui. T’as un match important qui t’énerve ou… ?"
Il ne répond pas, au contraire, il est méga concentré sur la route. Après quelques minutes, il se gare dans un petit coin isolé, à l’abri des regards.
Il coupe le moteur, retire ses lunettes et se tourne vers moi. "On va parler sérieusement maintenant."
Mon estomac se serre. Qu’est-ce qu’il se passe ?
"Ça va pas ?"
Il prend une profonde inspiration, ses doigts tambourinant sur le volant. "J’ai réfléchi à nous. À tout."
Je retiens mon souffle. Oh non Enzo fait pas ça !!!
Les larmes montent déjà à mes yeux, mon cœur bat à se rompre, tellement je flippe. "Qu’est-ce qui ne va pas ?" Ma voix tremble, mes doigts serre nerveusement les bords de mon siège.
Il me regarde avec une intensité déconcertante, son expression si sérieuse que j’ai l’impression que le monde va s’écrouler. Puis, en un mouvement fluide, il sort de la voiture, fait le tour et ouvre ma portière.
Avant que je puisse réagir, il se met à genoux sur le gravier, prend mes mains dans les siennes. "Jordan Koné…" "Acceptes-tu d’être à nouveau ma copine ?"
Je reste bouche bée, le cerveau en court-circuit. "Mais… t’es un MALADE !" Je finis par exploser, les larmes coulent maintenant librement. "J’ai cru que tu voulais rompre avec moi !"
Il éclate de rire... "Voilà, piégée."
Je lui donne une tape sur l’épaule, moitié énervée, moitié soulagée. "T’es vraiment le pire."
Il se relève et me tire contre lui dans un câlin si fort que j’ai du mal à respirer. "Le pire qui t’aime, oui."
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On discute encore un peu de touts ces anciennes tension, on s'est promis de toujours s'expliquer quand il aura des doutes..
"Ces quatre mois sans toi…" Il serre le volant comme s’il pouvait y puiser de la force. "J’étais pas bien, Jordan. J’ai mal géré. Je buvais trop, je postais n’importe quoi sur les réseaux…"
Je fronce les sourcils. "D’où le compte fake ?"
"Santini." Il grince des dents en prononçant le nom de son agent. "Après l’histoire des photos, il a engagé un gars pour gérer mes comptes. Il voulait contrôler tout ce que je postais. Je pouvais pas risquer qu’il voie que j’essayais de te recontacter."
Je le regarde, choquée. "Santini me menaçait de m’envoyer en taule si j’essayais de te joindre !"
"Désolée mon amour, mais pour le coup, C’est moi qui lui ai dit de te faire chanter. J’avais trop la haine, Jordan. J’étais tellement amoureux que j’étais presque fou à l’idée de te voir avec un autre."
Je le dévisage. "T’es sérieux là ?"
"Totalement."
Un silence s’installe, puis je pose la question qui me brûle les lèvres depuis le début. "Et maintenant… t’es vraiment sûr que je t’ai pas trompé ?"
Il rigole... "J’ai vérifié deux-trois trucs que je garde pour moi…"
Je le fusille du regard. "C’est-à-dire ?"
Son sourire devient coquin. "Tu te rappelles quand on a voulu le faire dans la voiture ?"
Un peu désorientée, je hoche la tête. "Oui…"
"J’ai remarqué, en quelque sorte…" Il baisse la voix, comme s’il partageait un secret d’État. "Que t’es un petit peu trop étroite. Et hier, j’avais toujours un petit peu de mal à…"
J’ouvre grand la bouche, horrifiée et amusée à la fois. "MAIS T’ES UN ACTEUR P°RNO EN VRAI, TOI !"
Il éclate de rire et attrape mes mains pour m’empêcher de le frapper. "Je plaisante, je plaisante !" Puis son expression redevient sérieuse. "En vrai… j’ai juste réalisé que Mehdi était un gros mytho. Ses histoires collaient pas."
Je soupire, mélange de soulagement et d’exaspération. "Il t’a vraiment fait croire qu’on avait couché ensemble ?"
Il grimace. "Ouais… et j’y ai cru. Comme un con." Il se penche vers moi. "Mais plus maintenant."
"Plus jamais."
Ses lèvres capturent les miennes avec une urgence sauvage, et je réponds immédiatement à son ba**er, mes doigts s'enfonssent dans ses cheveux pour l'attirer plus près. Le goût familier de sa bouche me fait tourner la tête - café, menthe et quelque chose d'uniquement "lui" que j'avais oublié à quel point j'aimais.
Il rompt le ba**er brutalement, ses yeux sombres parcourent mon visage comme s'il mémorisait chaque détail. "J'ai rêvé de ce moment pendant quatre mois," murmure-t-il avant de redescendre vers mon cou, ses dents effleurent ma peau avec une précision qui me fait frémir.
Je me cambre contre lui, sentant déjà mon corps répondre au sien. "Enzo..."
Il n'a aucune pitié. Son souffle chaud sur ma peau nue me fait frissonner avant même que sa bouche ne m'engloutisse entièrement.
Il ne me laisse pas finir. D'une main experte, il fait glisser mon crop vers le haut, exposant ma peau à l'air frais de la voiture. "Pu**in, t'es parfaite," grogne-t-il avant de prendre un de mes seins en bouche à travers le tissu fin de mon soutien-gorge.
La sensation de sa langue chaude et humide à travers le tissu me fait crier. "Oh mon Dieu—"
"!! !" Je m'agrippe à ses épaules, mes ongles s'enfonssent dans le tissu de son t-shirt.
Il alterne entre coups de langue lents et circulaires sur mon téton durci et succions brutales qui me font voir des étoiles. Quand il passe à l'autre sein, sa main libre prend le relais, pinçant et roulant doucement le mamelon abandonné entre ses doigts experts.
"Tu aimes ça ?" Il lève les yeux vers moi, ma chair toujours entre ses lèvres, et le spectacle de son regard sombre fixé sur moi tandis qu'il me dévore est presque trop intense.
Je ne peux que hocher la tête, incapable de former des mots. Mon corps est déjà en feu, chaque caresse de sa bouche et de ses doigts attise les flammes.
Ses lèvres quittent enfin mes seins, laissant derrière elles une traînée de ba**ers humides sur ma peau chauffée à blanc. Je halète quand il remonte lentement, son torse dur pressé contre mes seins sensibles, chaque frottement du tissu de son t-shirt contre mes tétons dressés envoie des vagues de plaisir dans tout mon corps.
"Tu vois comme tu réagis pour moi?" murmure-t-il contre ma bouche, ses mains remontent sous ma jupe pour agripper mes cuisses. "Comme si ton corps n'attendait que ça."
Il sourit contre ma peau - je peux sentir son sourire - avant de redescendre vers mon ventre, déposant des ba**ers brûlants sur chaque centimètre carré exposé.
Je ne peux pas répondre - ses doigts viennent de trouver l'élastique de ma culotte, glissant dessous avec une lenteur exaspérante. Quand ils atteignent enfin mon centre, un gémissement aigu m'échappe.
"Shh..." Il couvre ma bouche avec la sienne, avalant mes sons alors que ses doigts commencent leur danse experte. "Faut pas faire de bruit, princesse. On est pas seuls ici."
La réalité me frappe soudainement - nous sommes garés dans une rue calme mais pas déserte. N'importe qui pourrait passer et jeter un œil dans la voiture aux vitres légèrement embuées. Cette pensée, au lieu de me refroidir, ajoute au frisson de l'interdit.
"Enzo..." Je mords sa lèvre inférieure, sentant mes hanches bouger d'elles-mêmes contre sa main. "S'il te plaît..."
Il comprend immédiatement. D'un mouvement fluide, il baisse ma culotte juste assez, ajuste son propre pantalon, et me guide sur lui. L'étroitesse de l'espace nous force à une lenteur exquise, chaque centimètre gagné est une victoire.
Quand je suis enfin complètement assise sur lui, nos fronts se touchent, nos souffles mêlés.
"Pu**in, Jordan..." Ses mains se resserrent sur mes hanches. "T'es tellement parfaite autour de moi."
Je commence à bouger, lentement d'abord, puis avec plus d'assurance quand le plaisir monte. La console centrale me pousse désagréablement les côtes, mais je m'en fiche - tout ce qui compte c'est la façon dont il me remplit, dont ses yeux me dévorent.
"Plus vite," grogne-t-il, ses doigts s'enfonçant dans ma chair.
J'obéis, trouvant un rythme qui nous fait perdre la tête à tous les deux. La voiture tangue légèrement, les sièges en cuir crissent sous nos mouvements. Je m'accroche à ses épaules et sent l'orgasme monter en moi comme une marée.
"Regarde-moi," il ordonne, et quand nos yeux se rencontrent, c'est comme une décharge électrique. "C'est comme ça que je te veux. Seulement à moi."
Ces mots sont le déclencheur. Je meurs dans ses bras, mon corps secoué par des vagues de plaisir si intenses que je dois enfouir mon visage dans son cou pour étouffer mes cris.
Enzo suit peu après, son corps se raidi.
Nous restons enlacés, la sueur colle nos peux. Le silence de la voiture n'est rompu que par le son de nos respirations qui s'apaisent lentement.
"Bon," je murmure enfin, toujours assise sur lui. "Maintenant je comprends pourquoi t'as insisté pour prendre la BMW et pas la Mini."
"T'avais rien compris à mon plan?"
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