31/08/2026
🏐 HOMMAGE A LA GENERATION DOREE DU CSC Volley-ball (1972-1973) :
Par Abdelhakim Aït Kaki
📜 Préambule Historique
Cette photographie d'archive est un document unique qui s'inscrit dans une période charnière de l'histoire du doyen. Au début des années 70, le club traverse les réformes sportives de l'époque et change temporairement de nom, passant par l'appellation de NRK (Nadi Riadhi Kassentini) avant de devenir le Chabab Sakhr Cirta (CSC), en référence au rocher historique de la ville. C'est précisément lors de cette saison de transition, en 1972-1973, que cette équipe phare de volley-ball fut immortalisée dans la mythique salle du CACC, juste avant la dissolution de cette section légendaire.
Lorsque j'ai fait mes débuts sur les terrains de volley-ball à la fin des années 70 et au début des années 80, la section volley-ball du CSC Constantine de la saison 1972-1973 était déjà profondément ancrée dans notre mémoire collective. Elle était le symbole d'une génération exceptionnelle de très grands seigneurs du volley.
À l'époque, le CSC représentait une immense école nationale de volley-ball, capable de rivaliser avec les plus grandes écuries d'Algérie, à commencer par son grand rival local, le mythique CACC Constantine. Si je n'ai pas eu la chance de voir ce collectif de 1972 évoluer ensemble au pic de sa jeunesse, mon parcours de volleyeur m'a permis de rattraper, de côtoyer et de fréquenter personnellement plusieurs de ces immenses joueurs sur le terrain et en dehors.
Cette histoire est avant tout une aventure humaine qui a marqué ma propre jeunesse. J'ai eu le privilège d'avoir Djamel Benhamoud comme entraîneur lorsque j'étais Benjamin au CSC, avant de le voir plus t**d évoluer sur le terrain avec l'équipe du CSC, dans cette formule parallèle avec l'ASP. J'ai également vu son frère, Samir Benhamoud, briller durant quelques années sous les couleurs du WRMC (je garde d'ailleurs une anecdote mémorable sur lui que je raconterai une autre fois).
J'ai également eu l'opportunité de voir de près la très grande classe de Belhadj Malik. Lors de son bref retour à la compétition sous le maillot du MBC Constantine, il nous avait littéralement épatés par sa classe naturelle et la pureté de ses gestes techniques. Ce qui restera gravé, c'est sa prodigieuse détente verticale : malgré les années, le poids de l'âge et son retrait des terrains, son retour sur le terrain prouvait qu'il n'avait rien perdu de son génie. Sa classe était restée éternelle.
Mais mon souvenir le plus marquant reste sans doute celui lié à mon ami et grand frère Salim Houam. J'ai eu le grand honneur de m'entraîner régulièrement avec lui pendant presque deux années entières. À cette époque, j'étais Junior au CSC et lui évoluait en catégorie Senior. Ce fut un plaisir immense de le côtoyer au quotidien et de voir sa rigueur de près. Pour le jeune joueur que j'étais, se mesurer jour après jour à sa classe de joueur international a été une école unique et une fierté absolue.
Salim était un joueur international d'une élégance rare, alliant véritablement les concepts d'un corps sain dans un esprit sain. C'était un véritable scientifique, et on le ressentait en lui, même en plein effort sur le terrain de sport. Déjà, à cette époque sur le terrain, on remarquait en lui le grand professeur universitaire qu'il allait devenir. Je me rappellerai toujours, lors de nos tours de piste pendant les footings d'entraînement, il nous rappelait constamment les lois de la cinématique. Il nous expliquait la fameuse formule V = ω R pour nous démontrer l'importance de la vitesse angulaire dans notre course. Avec beaucoup d'esprit, il l'utilisait pour débusquer les fainéants qui tentaient de raccourcir le cercle par l'intérieur pour réduire le rayon (R), espérant ainsi courir moins de mètres et arriver plus vite à destination sans faire l'effort linéaire (V) requis ! Il était scientifique jusqu'aux tripes, transmettant son savoir jusque dans l'effort physique. Salim a fait preuve d'une longévité exceptionnelle, en continuant à jouer et à illuminer les terrains pendant de très longues années.
Aujourd'hui, grâce à une précieuse photographie d'archive partagée par Mohamed El Hadi Benelhadj et documentée par la mémoire intacte de Salim, tous ces visages fraternels remontent à la surface. Ce cliché immortalise l'équipe phare du CSC lors de la saison 1972-1973, capturée dans l'enceinte de la salle du CACC, juste avant la dissolution de cette section historique. Ce qui force le respect, c'est la précocité de ce collectif : la plupart de ces joueurs étaient très jeunes. Pourtant, grâce à un talent hors norme et des doubles surclassements, ils composaient déjà l'équipe senior première du club. Portant haut les grandes dynasties familiales constantinoises (les Belhadj, Benhamoud, Houam, Chenaoui...), ils faisaient la fierté de notre ville.
📋 L'Effectif Historique (De gauche à droite)
Fidèle aux souvenirs précieux de mon ami et grand frère Salim Houam, voici l'alignement exact de cette équipe de légende :
* Rang Debout :
* Benhamoud Djamel (mon ancien entraîneur chez les Benjamins et joueur du CSC/ASP)
* Meslem Kamel
* Chenaoui Rabi
* Hellal Maamar
* Bensari El Hadi
* Belhadj Malik
* Houam Salim
* Rang Accroupi :
* Amireche Med
* Joueur non identifié
* Bentobal Mourad
* Benhamoud Samir
* Belhadj Med
Plus de cinquante ans après, revoir cette image suscite une immense nostalgie et un profond respect. En mon nom personnel, Abdelhakim, et au nom de tous ceux qui ont partagé cette passion avec eux, je tiens à rendre un vibrant hommage à cette fraternité éternelle. Une pensée particulièrement pieuse accompagne nos chers disparus qui ont écrit les plus belles lettres de noblesse du volley-ball constantinois. 🤲🕊️
29/08/2026
28/08/2026
27/08/2026
27/08/2026
27/08/2026
26/08/2026