23/09/2026
Ces trois photos ne sont pas posées. Elles ont été capturées dans une vidéo tournée pendant mon dernier stage RESET.
En les découvrant, j’ai eu envie de raconter ce qu’elles ne montrent pas immédiatement.
Être techniquement propre demande beaucoup de travail, d’observation, une analyse pointue et une remise en question permanente.
Je ne partage pas ces images pour recevoir des éloges, ni pour provoquer des jugements rapides sur un geste figé :
« Pourquoi autant d’amplitude ? »
« Est-ce que ce n’est pas trop ? »
Une photo capture une fraction de seconde. Elle montre une phase du mouvement, mais elle ne raconte ni les sensations, ni le terrain, ni l’intention qui se trouvent derrière.
Oui, il y a de l’amplitude. Mais la marche nordique est une marche d’amplitude.
L’amplitude ne consiste pas à allonger exagérément son pas ou à envoyer ses bras le plus loin possible. Elle doit naître d’un mouvement global, d’une intention de propulsion et d’un engagement de tout le corps. Elle doit rester cohérente, maîtrisée et fluide.
Ce jour-là, je marchais sur un sol dur et caillouteux. À certains moments, mes bâtons ripaient. Pourtant, mon intention de propulsion était bien présente : j’étais forte et engagée dans mes gantelets, avec une réelle volonté de pousser.
Le terrain venait perturber certains de mes repères techniques.
Habituée à travailler sur le sable, un sol qui absorbe davantage les appuis et la poussée, j’ai dû m’engager plus fortement dans ma propulsion tout en cherchant à adoucir mon geste.
Car sur un sol rude, le mouvement peut rapidement devenir lui aussi plus rude et plus raide.
Tout l’enjeu était donc là : conserver la puissance, l’élan et l’amplitude sans perdre la fluidité ni l’élégance.
Lorsque l’on souhaite être un point de référence dans son domaine, on ne peut pas seulement expliquer. Il faut continuer à s’observer, à expérimenter et à confronter ses propres gestes à ses paroles.
Je ne recherche pas un geste parfait.
Je recherche un geste cohérent avec ce que j’enseigne, ce que je transmets et l’expertise que je revendique.
Et lorsque ce que je montre est en accord avec ce que je raconte, alors oui, je peux être satisfaite du travail acco