Going - Away

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Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Going - Away, Sport, Montpellier.

Famille, amis, prunelles de mes yeux, éclats de mes rires,
Loin de mes yeux mais tout proches de mon cœur ;
Seule autour du monde mais jamais sans vous :

*Dream*
& dream until your dreams come TRUE

Photos from Going - Away's post 11/01/2025

Réimpression achevée... Sitôt dit, sitôt envoyé... Candidature au Prix pierre Loti lancée!🤞

Quelques contacts pour dépôt en librairies également : début d'année sous le signe des lancements pour ⚓🌍🌎🌏🗺️🧭

Mille mercis à vous pour vos retours et encouragements 🍀❤️

01/01/2025

Chers tous,
Voici poindre l'aube d'une nouvelle année, une occasion comme une autre pour moi de vous la souhaiter emplie de perspectives de haut vol ou d'aboutissements paisibles ; d'aventures de tous ordres en vous-même ou au bout du Monde, de bonheur d'abord et avant tout 🍀

J'aspire quant à moi à un savant mélange de tout cela - parce que choisir c'est renoncer! - ainsi cette fin 2024 s'occupait-elle autant aux douceurs des célébrations familiales et amicales qu'à la projection de nouvelles phases de voyage au long cours ; à la réédition de ma petite prose aussi...

Suite à de nombreuses demandes qui me sont allées droit au cœur, la première est désormais disponible à l'expédition en version papier (frais de livraison fixes jusqu'à 4 exemplaires, si d'aventure certains souhaitaient partager ;)), tandis que ce 2 janvier - début 2025 en fanfare pour Seule avec le monde -, la seconde partira à l'impression pour dépôts prochains en librairies et participation au prix Pierre Loti...

MERCI à tous, d'avoir fait de mes voyages et du cheminement qu'ils ont induit un récit puis un véritable objet de partage élargi : Jamais je ne m'y serai lancée sans votre enveloppant concours 🩵

Merveilleuse année et mille voeux,
Lucile

Insta (tout arrive, uniquement pour le livre ;p) : https://www.instagram.com/seuleaveclemonde/profilecard/?igsh=MW5rMm10NndpZ3l3MQ== 🤗

https://buy.stripe.com/aEU8yI4kBgrQ1qgdQR?fbclid=PAZXh0bgNhZW0CMTEAAabhwqCyb7u-zs3pHIdf78GLWSZj5kHgNxItYGwWWr7y78L9nTrTZyTQs_s_aem_Ygiqby_7UJ7o1NghjxIctA

Seule avec le Monde 08/05/2024

Et bien c'est le grand jour, lancement sur le Festival "Joyeuse Escale" d'Allô la Planète et mise en ligne de la version numérique sur plusieurs plateformes : certes amazon pour l'étendue de la diffusion (Format Kindle), Kobo (format Epub), Lulupublishing -si si je vous jure ça existe (Epub)- et enfin payhip ( que je privilégie ici car c'est la plus petite commission de site (formats pdf et epub ) 🤗🩵

Grand, grand merci par avance de l'intérêt que vous avez porté ou porterez à ces petites ou grandes aventures passées et à venir ... Bonne lecture ! ✍️📖🗺️🪷

https://www.lulu.com/shop/lucile-sarrazin/seule-avec-le-monde/ebook/product-nvq2rqe.html?q=Seule+avec+le+monde&page=1&pageSize=4

https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/seule-avec-le-monde

https://www.amazon.fr/dp/B0D4X6J67K/ref=mp_s_a_1_4?crid=1C0LAJEQ9TWUR&dib=eyJ2IjoiMSJ9.TVcg-Hr1L5y-lxzXEpaUm5Vn_9fvjg9ZpDtSvIjdpnYAZy6UtlwtZgemt2gw66C9vV2HfVBTSSYcGiMMGXY1bWroO-Hv30b3idEMuN6p25Ktyy_BW7nwiKKzyjlrsUoF3ietFaUcKtrrp4NS4Psudep4dA1BH5e9HB1ZFyrbZZXd7WX4SllmXBiFu7w9AoqpHr7-cJIsWwyUC9ZPJM02gA.mR8ZVx9yjeiHw4eep2cnG966HD9PqxXB-p1D3m2-Ov4&dib_tag=se&keywords=seule+avec+le+monde&qid=1716444295&s=english-books&sprefix=seule+avec+le+m%2Cenglish-books%2C217&sr=1-4

Seule avec le Monde A l’heure où d’autres rêvent d’enfants et de vie de famille paisible, se confinent parfois sous le toit d’une jolie maison en projetant glorieuse carrière et faste retraite, j’ aspire quant à moi au grand air presqu’ autant qu’à la liberté inconditio...

Photos from Going - Away's post 20/04/2024

Une fois n'est pas coutume, j'ai suffisamment écrit pour ne plus avoir les mots alors disons-le simplement : CA Y EST!!! ✍️🪷📖

Tirage effectif dans quelques jours... ⏳

Et rendez vous ce 9 mai sur le Festival "Joyeuse Escale" d'Allô la Planète (Ardèche) pour le lancement officiel de ma petite prose... dans la cour des Grands ! 🤩🗺️🤠

A vous qui avez partagé court ou long bout de chemin, à vous qui animez tant de ces lignes et de mes souvenirs, MERCI 🩵

13/01/2024

Mes très chers tous,

Voilà un an, je retrouvais la France, ma famille et bientôt mes amis. Depuis, cette page s'est faite discrète mais je profite malgré tout du symbole de cette date pour vous annoncer la publication prochaine du LIVRE relatant cette double tranche de vie sur la route, dans les airs, sur l'eau, sur Terre...


En attendant, cette année 2024 s'est engagée en ce qui me concerne crampons aux pieds : mes meilleurs vœux à vous, tous ❤️

Photos from Going - Away's post 29/01/2023

20/01/2022, Reims
Berceau

À 23h le 11 janvier plus de doute, c'est la France. Il est 1h du matin du 12 janvier en Jordanie, 5h au Népal, 10h en Caledonie, 11h en Nouvelle Zélande, puis retour vers le futur à midi du 11 janvier en Polynésie, 16h aux Galápagos, 17h à Cuba, en Colombie et en Équateur, 19h au Chili et en Argentine... Je me trouve alors moi-même incapable de conceptualiser l'immensité et la parfaite complétude de notre Terre dont j'ai eu la chance incommensurable d'arpenter les fascinantes longitudes jusqu'à retour au point de départ, littéralement.
Deux jours à Beauvais de montagnes russes émotionnelles plus t**d, retrouvailles et au-revoirs au sens figuré comme au propre, mon covoiturage à destination de Reims me lâche à quelques minutes du départ prévu et je m'apprête alors, ulcérée et alourdie de mille sentiments contradictoires dans bien des domaines, à lever le pouce un point c'est tout. À cet instant, l'univers refuse de me laisser cramponnée au globe trotting et Antonin, étudiant en agronomie à l'accent picard de ses et de mes origines répond finalement à mes sollicitations blablacar antérieures. À bord de son véhicule bioéthanol-je découvre encore plus que lointaine les ravages de l'inflation et le prix de l'essence...-, je souris intérieurement de ses expressions et de sonorités familières tandis que le ciel s'éclaircit sur notre route nous offrant un faisceau de douces lueurs éclatantes, totalement inespérées ici en cette saison, sur l'étendue et la platitude à perte de vue des champs de betteraves et de patates de mon enfance, parfois agrémentés d'une affreuse usine sucrière... Rien pour faire rêver quelque Tourdumondiste que ce soit mais je ne renie rien des lieux d'où je viens et nous roulons bientôt sur LA voie entre Soissons et Reims que de mes 7 à mes 20 ans j'empruntais sur les 60 kilomètres séparant la demeure familiale de la patinoire qui précipita ma sortie du nid... Ou du bourbier selon que vous voyiez le verre à moitié vide ou à moitié plein! Si ça n'est pas boucler une boucle... Les clins d'oeil comme un bienvenu du passé plus ou moins éloigné ne cesseront plus de s'enchaîner : Antonin me laisse bientôt à l'emplacement de l'ancienne patinoire Bocquaine détruite en 2014 qui accueillait nos compétitions à domicile et galas à tous le moins bi-annuels, les matchs de hockey aussi... Cette dimension de mon enfance, de ma construction, prendra d'ailleurs bientôt toute sa juste place dans ce retour j'y reviendrai sous peu!

En attendant, c'est ma maman qui me réceptionne au parc où ma soeur et moi jouions parfois petites le mercredi sous le regard attentif et bienveillant de nos taties... Je m'égare, les yeux rougis en tout sens, mais quelques heures plus t**d toutes sont là. Les femmes aux liens d'une force inébranlable de la famille atypique que nous sommes, étreintes les unes avec les autres comme jamais ; et plus seulement : mon beau-frère que je n'oublie évidemment pas, et enfin toi, Baptiste. La rencontre ou le coup de foudre comme une évidence, pourtant plus de 4 mois après ta naissance lors de laquelle la moitié du globe et de ses océans nous séparaient, tu as déjà bien changé grandi, ma petite soeur en tant que ta maman aussi 💚
Je me demande si c'est davantage toi ou moi mon neveu qui passons cette semaine comme contenus à la chaleur sécurisante, apaisante et régénérante d'un véritable berceau. Je ne sais comment exprimer, à toi ni à toute notre tendre et enveloppante famille qui s'est rendue inconditionnellement présente et constamment disponible en dépit du quotidien plus que chargé de chacun, comme votre amour et celui que pour vous j'éprouve m'a submergée, pansée et accomplie au point de rendre le re-départ bien difficile. Moi qui ai (presque) toujours eu la bougeotte du nomadisme et de l'ailleurs peine à envisager déjà vous quitter jusqu'au printemps ; celui-là même qui, après un an, pourrait ne pas sembler si lointain et pourtant... Je cultive de ces instants tant : vos sourires et regards retrouvés dans la petite entrée de la maison de pierre qui était celle de notre arrière grand mère, la force et la caresse de nos bras enlacés, les bulles du champagnes sur nos papilles assortis du tintement des flûtes à nos oreilles, l'odeur chaque fois familière de vos foyers. Je songe aussi, Baptiste et Lau, à ce moment d'éternité yeux des uns noyés dans ceux des autres au son magnétisant d'un bol tibétain. La Terre me semble n'avoir plus de cesse que de m'entraîner dans son tourbillon incoercible de vie, incapacité totale à toute tentative de prise et lorsqu'à nouveau je boucle le sac à dos je n'ai encore aucune projection de la seconde étape de ce retour que dis-je de ce voyage qui continue... Auprès d'autres des piliers de l'édification de mon être. Qu'il est bon d'éprouver à la source la puissance nourricière de ses racines : je vous aime.

29/01/2023, depuis Montpellier
La Terre est ronde

Sab, depuis 2002 et jusqu'en 2008 mon entraîneur, depuis tellement plus encore ; Sarah, ma première "élève" alors que je ne commençais tout juste à enseigner que notre sport ; Marion, d'abord famille d'accueil de ma coloc d'internat sport-études puis, comme Manon, Juju et Apo, membre pivot de la fine équipe du Club de Patinage Artistique de Reims ; ce retour au source est aussi le théâtre improbable de nos prodigieuses retrouvailles. Qu'il s'agisse de Sab comme de la bande, entre nous point de longs discours, trois mots des unes ou des autres suffiraient "je suis là" pour que tout se fasse et une fois encore ce fut
bien le cas. Sab, entre boulot et éclats sonores de ses deux si beaux enfants que je voyais à la maternité et dont l'aînée me mange allègrement sur la tête aujourd'hui, trouve toujours le temps et initie une vaste valse de réunion avec notre élément commun à toutes, la glace, d'abord non loin de notre base rémoise.
Les filles, notre poigne organisationnelle Sarah en tête, fixent quant à elles le point de ralliement entre Reims, Paris, Orléans, Valence et Montpellier dans les environs de Besançon blanchis par la neige fraîche bientôt scintillante sous les rayons d'un froid soleil d'hiver, insolent comme on les aime tant... Il ne fallait pas moins qu'un tel débordement de bonheur doublé des mille démonstrations d'une amitié incomparable pour adoucir les séparations familiales -même si elles me demeuraient ardemment spleenétiques. Route, balades et apéros comme jamais, rigolades et discussions profondes comme toujours, jeux et surtout... Rapatriement sur glace ENSEMBLE pour la premiere fois depuis près de douze ans, rythment ce week-end parfait, dont l'achèvement ne sera que la promesse d'un rendez-vous désormais institué toutes les six, non pas dans dix ans mais bien, et a minima, CHAQUE an 😉💚

Lorsque chacune reprend,les autres dans le coeur le chemin de son chez elle, une étape m'attend quant à moi encore dans le Doubs et non des moindres : Ali et Dam, mes fabuleux collègues des plus fameuses colos jurassiennes qui, à compter de ma majorité, ont ouverts mon esprit aux véritables altérités et aux ailleurs lointains ; leurs deux rayonnants petits bouts dont le cadet est né en mon absence alors que je n'avais pas même assisté avant mon départ de France à tout signe de grossesse de sa maman ; Oriane enfin, ma coloc de chambre là-bas et mon Autre qui devait ne pas pouvoir être présente ce jour, qui une fois de plus a fait l'impossible et l'a été, celle qui m'apprenais, toutes deux alors à peines adultes plutôt grandes ados, à quel point l'on pouvait être aussi différentes au premier abord que foncièrement semblables dans nos tréfonds intérieurs...

Depuis mon bus à destination de Montpellier, je réalisai qu'à leurs côtés, sur la glace, et auprès de ma famille, les circonstances ces quelques jours d'atterrissage m'avaient ramenée aux trois piliers originels qui ont esquissé puis fondé en moi rêves et potentialités d'ailleurs... Les ramifications des racines suivront bientôt dans la ville qui vit les aboutissements enfin solides et sûrs de l'édification de mon être et des assises de mon parcours de vie. Comprendra qui pourra ou saura.

Définitivement et à tous points de vue ; testé, vérifié et approuvé : la Terre est ronde. Whaou🌐

Photos from Going - Away's post 18/01/2023

11/01/2022, depuis Amman
Onze

Alors que je laissai ma douce maman au terminal de l'aéroport d'Amman s'engageait la dernière étape hors de France de ce tour du monde et de ses peuples, de ses paysages depuis les glaces polaires et australes jusqu'aux sables brûlants, des plus hautes montagnes aux plus basses mers, des jungles impénétrables et enclavées au Grand Bleu, de la modernité futuriste à la tradition ancestrale sous ses multiples facettes culturelles bédouines, andines, insulaires ou himalayennes... ce tour de moi-même aussi, de mes capacités et de mes limites, depuis les explosions de mes joies jusqu'à l'invasion de mes peines en passant par mes éclats de colère ou débordements de bonheur dans leur simple et pure vérité, d'énergie intarissable en épuisement ; mes mots autant que mes émotions demeurent empreints de tourbillonnante confusion à l'heure où je tente malgré tout de les poser par écrit.

La prise de recul prend ses droits en ses temps et place au lendemain des au-revoir, je ne m'en lance pas moins sans excès de zèle dans une nouvelle itinérance, au nord du pays cette fois, sillonnant les sites archéologiques, châteaux, temples, amphithéâtres... à Aljoun, Umm Qais et Jerash ; m'imprégnant encore de ce fascinant passé romain aux influences grecques et égyptiennes fondement des suites d'une Histoire byzantine et Ottomane des plus riches, l'univers des Sultans côtoyant bientôt celui des Croisades.
Ces heures majoritairement introspectives sont propices aux prises de hauteur et j'y songe là, mirant de mon petit perchoir stratégique, la Syrie, le Liban, le lac Tiberia et Nazareth, tous m'apparaissant en porte-parole de l'infini du Monde qui je l'espère jamais ne cessera de m'appeler.

Puis, de retour à Amman, je ne fis plus rien. Sinon grimper au crépuscule le monticule surmonté de sa citadelle pour m'y asseoir face au théâtre romain. La capitale à mes pieds s'illumine les minutes passant au son cacophonique des bruits de ville couvrant l'appel du Muezzine, tandis qu'en mon esprit défilent, pupilles dans le vague, les images de ces 11 mois depuis mon premier vol le 11 février jusqu'à ce dernier le 11 janvier.
C'est en Argentine que cette tranche de vie a commencé, elle s'achève ce soir à ses côtés représentés par ma voisine de dortoir. Je ne peux enfin que citer Sameh, adorable employé à l'aéroport rencontré sur la route des retrouvailles la semaine passée : avec lui jusqu'à l'embarquement, la célébration de l'avant et du début de l'après se fait autour du national et scandaleux Kunafeh à base de fromage recouvert de pistache, sucre et nappé de miel, Jordanie pas de doute, sinon financièrement ou moins corporellement, tu m'auras renflouée!

"Le but de mes voyages à toujours uniquement été la satisfaction de ma curiosité, et cette curiosité concerne ce que j'appelle des "Paysages". J'applique ce terme, selon son acception ordinaire, à la nature physique et c'est pour moi une joie extrême de parcourir ces régions peu connues ou, encore mieux, inconnues, contempler leur visage fait de montagnes, de rivières, de vallées, de forêts, de fleurettes et de cailloux ; toutes ces choses vivent d'une vie si intense et racontent de si merveilleuses histoires à qui leur prête une oreille attentive. Mais j'entends aussi "paysage" dans un autre sens que je lui ai donné. "Paysage" c'est la vie des Hommes, ce qu'ils en laissent voir dans leur conduite qui tisse l'étoffe de l'histoire, mais bien plus "paysage" ce sont les idées, les pensées, les croyances, les désirs, les amours et les haines, les peurs, les espoirs et tout le contenu de ce que les gens d'Occident appellent l'âme et qui, loin d'être contenu dans une âme, constitue l'ensemble mouvant qui est l'âme elle-même." (A. David Neel, Au coeur des Himalayas)

Photos from Going - Away's post 10/01/2023

8/01/2022, depuis Jerash
Retrouvailles

Le dernier jour de l'année 2022, 31 décembre, n'aura ressemblé à aucun autre : j'explorai encore les environs de la capitale puis attendais (im)patiemment au crépuscule -une heure durant histoire de me maintenir en haleine- LE bus à destination de l'aéroport et des puissantes retrouvailles... Ma maman qui, nous avons calculé, n'avait plus quitté sa maison rémoise pour de vraies vacances, excepté le temps d'un week end ou d'une visite familiale, depuis 2009 est là, hall d'arrivée de l'aéroport Queen Alia d'Amman, Jordanie! Tombées dans les bras l'une de l'autre, larmes coulées, une semaine épique s'engage, entre émerveillement, rebondissements, franches rigolades et, de temps en temps seulement (😅), grand confort.
Dès notre check-in au scandaleux Pascha Hotel, nous savourons la joie de la chambre poussiéreuse, du carrelage de salle de bain paré de poils de barbe, de la baignoire tâchée de rouille, des prises électriques gmbéantes à côté du lit, d'un repas supposément traditionnel transformé par miracle en poulet-riz 😅 Nous en rions de bon coeur, non sans un savon au personnel -qui nous changera de chambre manu militari le lendemain, il avait plutôt intérêt!- en débouchant allègrement qu'à cela ne tienne le champagne bien français ramené par ma maman ET le vin jordanien cueilli au détour de mes pérégrinations! 31 très drôle mais peu raffiné il faut bien le reconnaître, nous nous rattrapons le 1er, célébrant autant l'année à venir que celle passée, avec au menu immersion dans la capitale et ses sites (centre historique, théâtre romain, citadelle, temple d'Hercule, musée national, rainbow street, marchés et que sais-je) puis festin de mezze, mashawi et kunafeh (tout en légèreté si certains ont eu vent des mets en question!) au restaurant Sufra dont le luxe contraste joyeusement avec la vétusté de notre hôtel 😆

Repues de bonheur partagé, des fabuleuses saveurs orientales, et rechauffées d'une journée brumeuse (et oui, cela arrive même dans de semi-arides contrées!), nous remodelons maintes fois notre itinéraire pour l'adapter au mieux aux prévisions météo. Nous visitons alors encore Madaba plutôt que la mer morte, mirons ses antiques mosaïques, visitons ses églises et apprenons sans cesse de nos visites, tâchant de ne pas en oublier de nous autoriser les pauses thé-café particulièrement reconstituantes ces journées d'un froid et d'une humidité perçants.
Cette belle excursion introduisit ainsi déjà ma maman aux joies des minibus locaux désertés par les touristes, nous poursuivons bientôt sur cette voie roulant jusqu'à Wadi Musa, aux portes de la légendaire Petra...

Point de burlesque cette fois : nos hotes Mahdi et sa femme ainsi que notre chez nous de quelques jours nous serons, sinon cerise sur le gâteau, au moins chapiteau sur la colonne. La chaleur et le confort d'un foyer bercent le repos de journées dans le plus lointain espace-temps de la cité nabatéenne antique de Petra.
Réputée nouvelle merveille du monde, ce site tout autant naturel qu'historique recèle de canyons et autres formations géologiques absolument grandioses et bariolées de couleurs pastelles dessinées par les pluies et semblant relever de la plus pure aquarelle ; à cette palette et ces reliefs d'une beauté irréelle s'ajoutent les multiples et fascinants sites historiques vieux de 2000 ans, souvent creusés à même les roches des falaises. Amphithéâtres, tombeaux, temples, façades, mosaïques... Nous recevons mille enseignements d'une civilisation à l'organisation et aux infrastructures ultra-élaborées -le système de canalisation et de récupération des eaux notamment est tout bonnement anachronique de modernité- ; et explorons en tout sens des lieux inoubliables sur les traces d'Indiana Jones -à qui ma mère s'avère n'avoir rien à envier sinon le chapeau! (Elle va adorer lire ce passage😆)-, montant et descendant, dénivelés et escaliers sur près d'une vingtaine de kilomètres quotidiens... J'avais pourtant pris de bonnes résolutions pour cette portion de voyage familiale! À ma décharge, quelques Bédouins un peu zélés ont rallongé certaines étapes en privatisant plusieurs sentiers dont ils s'imposent en guides! Nous comprenons bientôt au détour des lectures vespérales qui complètent nos journées déjà bien pourvues en apprentissage, que ceux-ci se sont trouvés pour la plupart délogés plutôt violemment lors de la redécouverte de Petra après des siècles d'abandon de la cité. Son classement au patrimoine mondial de l'UNESCO, s'il la protège, n'en implique pas moins l'expulsion d'habitants qui y avaient trouvé refuge à un moment où nul ne s'intéressait aux lieux. Quelques têtus ont persisté et demeurent ici : ainsi s'aperçoivent des salons de thé, souks mais aussi réels habitats aménagés à même les ruines archéologiques -en témoignent même parfois des parpaings!- : l'on ne peut juger sans comprendre et lorsque l'on a compris on ne peut plus juger dit-on...
Chacun des soirs que nous passons ici nous laisse plus rêveuses que le précédent. Nous consacrons gustativement ce grand moment le troisième : viande de dromadaire au menu!
C'est un vendredi que nous avons prévu de quitter Petra... Pas la plus simple des journées en termes de transports en commun j'en avais fait l'expérience à rebondissements la semaine passée et Mahdi nous confirme le caractère potentiellement rocambolesque du trajet qui nous attend! Il nous arrange finalement le coup à bord d'un taxi dont le chauffeur de sa connaissance repartait à vide à Amman : solution confort que je peinais à envisager qui s'avère finalement des plus fructueuses et très raisonnablement onéreuse. C'est elle qui nous permit d'une part de profiter tout l'après-midi durant de la capitale, du musée national et d'autre de peaufiner sereinement l'organisation de notre dernière journée ensemble : merci Maman!

Ce 7 janvier j'y tiens, c'est à moi de te soigner. Nous voilà au petit matin en route (confortable à nouveau!) pour la Mer Morte et le Ramada Resort, quatre étoiles s'il vous plaît (et s'il en est...), pour une journée au cours de laquelle j'espérais allonger ma mère dans le luxe : ce sera tout relatif! Mais l'étape aura encore eu le mérite de ses fous rires outre bien sûr l'expérience symbolique assez dingue de se rendre au plus bas du monde à -398m et de flotter dans ses eaux les plus salées!
Parasols cassés et décolorés côtoyant le whirlpool bath, la piscine et la façade flambant neuve de l'hôtel, nous passons la matinée moquant gentiment ces décalages, papotant dans les bulles et guettant l'éclaircie qui sera bel et bien : c'est sous le ciel enfin sans nuage aucun que nous prenons la petite navette adorablement débraillée jusqu'à la plage abritant notamment le fameux "bain de boue". 🤣 Depuis une cuve en béton effectivement garnie des boues bienfaitrices et même réputées hautement curatives de la Mer Morte, nous nous enduisons hilares : l'enveloppement raffiné que j'imaginais n'est pas pour aujourd'hui! Les transats originairement blancs sont quant à eux jaunis par le sable et le soleil, déchirés aussi évidemment, et nous n'en profitons pas moins : il est là le quatre étoiles local!!
Boue sur notre corps séchée, ça y est, nous nous jetons à l'eau quoi qu'il soit bien impossible d'y plonger. On pense le savoir sur le papier et pour autant quelle n'est pas la surprise lorsque l'on perd pied! Mon attention est attirée par des éclats de rire, ceux de ma mère en apesanteur sur les flots ; je la rejoints bientôt pour une longue partie de franche rigolade, chacune rivalisant de pauses flottantes improbables avec l'autre. Une douce session de bronzette plus t**d, nous voici de retour au "resort" pour un buffet qui, lui, tiendra ses promesses!

Quel bonheur ma Moune que d'avoir enfin pu partager ce mode et cette tranche de vie à tes côtés, MERCI de t'y être risquée et jetée à plein et (presque) sans peur. J'espère cette incursion ne te sera ni plus ni moins que l'introduction à une longue série et je te souhaite le plus beau des retours chez toi, auprès de Laurine, de Baptiste, de nos Taties, de toute notre tendre famille... avant de t'y rejoindre dans quelques jours. Je t'aime 💚

Photos from Going - Away's post 31/12/2022

30/12/2022, Karak
La route des rois et du désert 🏜

Le voilà le compromis tourisme-voyage, transition un peu forcée mais qui adoucira les ruptures de retour prochaines, que j'espérais trouver dans ce pays assez peu backpacker friendly! Débarquée aux portes du Wadi Rum en minibus local, je rencontre Ibrahim avec qui nous communiquions déjà par mail. Il me réserve trois jours et deux nuits d'équilibre parfait entre randonnée solitaire dans les environs du camp, exploration plus lointaine en jeep telle nous aurions dû la vivre avec Jenny, couchers de soleil flamboyants, soirées blagues et jeux au coin du feu, observation des étoiles, cuisine et immersion bédouine... Tant encore. De quoi me rappeler l'inoubliable désert blanc Égyptien, telle une fois encore une boucle bouclée.
A proximité des tentes déjà, les couleurs ocres emplissent mes pupilles et la fluidité du sable (plus ou moins) chaud caresse mes pas. Un désert certes pas si désert, arpenté en tout sens et habillé de campements, mais dont bien peu de choses pourraient altérer la beauté -la gestion des plastiques tout de même... La lumière, la composition des roches aussi peut-être, se jouent des nuances jaunes, roses, orangers voire rougeâtres d'un environnement auquel l'improbable pluie récente a rendu vie : la végétation émergente semblerait presque artificielle au coeur de cette aridité. Mahmoud, Suleymane, Omar, Hafza, Sara, Ayoub, Khadija, son fils l'irradiant petit Moussa, les mots me manquent pour décrire la chaleur que vous avez dégagée en mon coeur, lui faisant faire totale abstraction des nuits glacées!

Ce moment et ces lieux de pleine sérénité ont rendu leurs droits au lâcher prise, à la confiance et à l'improvisation de mon voyage et, lorsque je le quitte, ô joie, je ne sais avec bonheur à nouveau pas comment je m'apprête à rallier la réserve naturelle de Dana, sur la célèbre et panoramique route des rois très peu desservie par les transports publics.
Le minibus me laisse à l'intersection de Petra -l'une des réputées nouvelles merveilles du monde que je visiterai bientôt en compagnie de ma maman- rond point qui me voit finalement pour l'une des dernières fois lever le pouce. Bus, voiture, camion, dromadaire 🐪 peu m'importe alors mais c'est Raed qui s'arrête immédiatement! Guide, il quitte Petra pour retrouver des clients à Dana et refusant obstinément une participation financière pourtant culturellement usuelle ici, il contacte Hamza, propriétaire du camp où je prévoyais de passer la nuit, pour faciliter notre ralliement. Or, les deux compères s'avèrent être amis de longue date : notre rencontre fortuite se transforme bientôt pour eux en festives retrouvailles autour du whisky bédouin -le thé!
L'accueil par les villageois de Dana est quant à lui d'une incroyable pureté, dans le même temps si empressé que ma communication non verbale -l'anglais n'y est absolument pas parlé- ne me semblera jamais suffire à l'honorer. Je l'enveloppe tendrement ces quelques kilomètres de songes le long des falaises de la vallée tandis que décline bientôt le jour pour l'embraser. Je réalisai alors qu'il s'agissait de mon dernier crépuscule seule avec la nature : je le célébrai donc apaisée autour d'un apéro improvisé, lorsqu'un autre habitant à cru sur son cheval non pas blanc vint me saluer et compléter la beauté de cet instant.
Le soir venu, je retrouve Hamza puis rencontre Khaled autour du feu et du Djembé, pour un repas sans électricité sinon celle de la puissante et sincère connexion humaine ; celle-là meme probablement qui ne laisse en rien douter que tout ne peut que bien se passer. Mode itinérant bientôt réactivé, nous sommes vendredi et je prendrai toute la mesure de ce qu'en termes de transports cela ici signifie!

Parvenue assez facilement en stop à la ville suivante sur la route des rois, j'étais supposée y trouver un bus pour le site archéologique al Karak et son château. Il n'en fut rien et tandis qu'un brave utilisait "google traduction" pour me l'expliquer, une voiture de police banalisée s'arrête derrière lui pour s'enquérir de la situation! Loin du désagréable contrôle, les trois lascards, toujours pas anglophones pour un sou, appellent leurs supérieurs, me font faire le tour de la ville... Ma petite galere aventurière prend des allures d'affaire d'État! 😆 Changement de voiture, deux autres représentants, en uniformes eux, prennent le relais et me conduisent au poste (un petit rappel d'une aventure Sud égyptienne à Abu Simbel encore). Là nous prenons naturellement le thé et échangeons joyeusement toujours "Google traduction" en guise d'interprète, comme si cela allait de soi!
Un sixième intervenant parle finalement anglais : il me précise que son collègue a contacté mon hôtel à Amman au cas où il pourrait me trouver une voiture -carrément! -; je peux enfin quant à moi lui expliquer ce qui me semble être ma meilleure option : me poster sur la route principale pour lever le pouce. Certains réticents parce que gentiment inquiets, ils finissent plus ou moins convaincus et au-delà même de m'escorter jusqu'à l'embranchement en direction d'Al Karak, les forces de l'ordre font du stop pour moi afin disent-ils de s'assurer de ma sécurité à bord! Plusieurs voitures, semis et camions jordaniens se trouvent ainsi arrêtés les pauvres, mais trop chargés ou pas en route pour ma destination, avant qu'Olivier, Pamela, Amrine et Aurélien ne vivent le même manège!
Cette adorable famille de Français expatriée à New York m'embarque dans sa voiture de location et son enthousiasme animé, non seulement jusqu'au château que nous visitons gaiement ensemble mais aussi jusqu'à l'intersection de l'aéroport d'Amman d'où eux gagnent Madaba, moi enfin un BUS pour la capitale... Cette atmosphère familiale d'une demi-journée se fait véritable introduction : je conceptualise enfin une arrivée tant attendue prévue le lendemain, celle de ma Maman enfin... Tu n'as pas idée comme je t'attends!!! 🥳💚

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