Alexis Foropon Coach Révélateur de Potentiel

Alexis Foropon Coach Révélateur de Potentiel

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20/05/2026

Vos équipes ne vous suivent plus et vous ne savez pas pourquoi.

Ce n'est pas votre message qui pose problème, c'est ce qu'elles reçoivent pendant que vous parlez sans que vous en ayez la moindre idée.

On parle toujours de la personne qui prend la parole, de ce qu'elle ressent, de comment elle se prépare, de ce qu'elle va dire.
Personne ne parle de ce que vivent celles et ceux qui écoutent.

Quand quelqu'un me contacte parce que ses équipes ne le suivent plus, la première chose que je fais ce n'est pas de travailler sur son discours, c'est de lui poser une question qu'il ne s'est jamais posée :
Qu'est-ce que vos équipes reçoivent pendant que vous parlez ?

La plupart du temps, cette personne n'a pas de réponse, parce qu'on ne regarde jamais de ce côté-là.

Quand quelqu'un prend la parole et que quelque chose ne passe pas, les gens autour de la table ne restent pas neutres. Ils voient la tension dans le corps, ils entendent les mots qui cherchent leur place et ils perçoivent le regard qui évite le leur.
Quelque chose se ferme en eux, sans qu'ils l'aient décidé.

Ce n'est pas du jugement de leur part, c'est un mécanisme presque automatique.

Le cerveau de celles et ceux qui observent leur manager en difficulté ne reste pas en attente, il commence à interpréter.
Ce qu'il interprète, ce n'est pas le contenu du discours, c'est la conviction de la personne qui le porte.

Une équipe qui doute de la conviction de son manager finit par douter du cap qui lui est proposé.
Ce manager cherche alors souvent la cause ailleurs, dans son message, dans son timing ou encore dans sa relation avec son équipe.

11/05/2026

Il ne perdait pas ses négociations par manque de préparation.
Il les perdait à cause d'elle.

Il m'a contacté parce que ses négociations se terminaient souvent correctement sur le plan technique mais sans que la relation avec le client soit vraiment établie.
Les contrats se signaient parfois, mais la relation restait froide et distante, sans jamais créer la confiance qui fait revenir un client.

En séance, quand il me parlait de sa préparation, sa voix était rapide, tendue et mécanique.
Il passait des heures à tout préparer, chaque scénario possible, chaque objection imaginable, comme si la négociation était une bataille qu'il devait gagner avant même d'entrer dans la pièce.
Je l'écoutais et j'observais quelque chose dans sa voix que lui ne percevait pas encore.

Séance après séance, je lui renvoyais ses propres mots sans les interpréter.
À un moment, en s'entendant parler, il a nommé quelque chose qu'il n'avait jamais dit à voix haute.
Il ne préparait pas pour mieux négocier mais pour ne jamais avoir à être simplement lui-même face à quelqu'un qui attendait autre chose que des arguments.

Un jour il est arrivé en séance différemment, il était bien plus léger.
Il m'a dit qu'il avait eu une négociation difficile la semaine précédente et que pour la première fois depuis longtemps, il avait eu l'impression d'être vraiment là.

Il n'avait pas changé de méthode.
Il avait juste arrêté de se battre contre lui-même avant d'entrer dans la pièce.

07/05/2026

Tout le monde veut apprendre à mieux parler.
Personne ne demande à apprendre à mieux se taire.

Ce que j'observe depuis des années c'est que les dirigeants et les managers qui ont le plus d'impact sur leurs équipes ne sont pas ceux qui ont toujours la bonne réponse.

Ce sont ceux qui savent laisser un espace sans le remplir immédiatement.

En séance, il m'arrive de me taire volontairement, non pas par oubli mais parce que des semaines d'observation m'y ont conduit.
La personne ne sait plus quoi faire, elle cherche ses mots, elle hésite et c'est précisément à ce moment-là que tout ce qui était préparé et contrôlé cède la place à quelqu'un de beaucoup plus naturel.

Ce que je vois dans ces instants, je ne le vois jamais autrement.

La plupart des formations en leadership apprennent à structurer sa parole, à convaincre, à tenir une salle, mais personne n'apprend aux dirigeants ce qu'un silence choisi fait aux gens qui les entourent.

06/05/2026

Vos mots peuvent mentir mais votre voix trahit toujours la vérité.

Il m'a contacté parce qu'après chacune de ses prises de parole, les gens avaient peu à peu arrêté de lui faire des retours.
Ils l'écoutaient, hochaient la tête et repartaient sans jamais lui dire ce qu'ils avaient vraiment pensé, sans qu'il comprenne pourquoi.

Pendant plusieurs séances, il me parlait de manière automatique.
Les mots étaient justes, les phrases construites, tout était correct.
Mais il n'y avait aucune chaleur dans la voix, aucune vie derrière les mots. Comme si quelqu'un avait appuyé sur un bouton et qu'une machine parlait à sa place.

J'avais observé au fil des séances que tant qu'il parlait de son métier, il était en sécurité derrière son expertise, une armure qu'il portait parfaitement.

Alors un jour j'ai fait un choix délibéré, celui de laisser un silence s'installer, long, inconfortable, sans chercher à le remplir, non pas par oubli mais parce que des semaines d'observation m'y avaient conduit.

C'est dans ce silence qu'il a souri pour la première fois et parlé avec sa vraie voix, sans l'armure, simplement lui.

C'est ce moment-là qui a tout ouvert, non pas grâce à une technique ou un conseil, mais grâce à des semaines d'écoute et un choix précis au bon moment.

Ce que j'observe depuis des années c'est que la voix ne ment jamais.
Elle dit toujours avant les mots si la personne est vraiment là ou si elle joue un rôle.

05/05/2026

On vous a promu parce que vous étiez le meilleur dans votre domaine. Personne ne vous a dit que c'était exactement ce qui allait vous freiner.

Quand quelqu'un excelle dans son domaine, la promotion semble logique, il connaît le métier mieux que personne, il a prouvé sa valeur et il mérite d'évoluer.

Ce que personne ne lui dit au moment où il change de rôle, c'est que sa façon de parler doit changer avec lui.

Hier, il parlait pour démontrer sa compétence, pour convaincre et pour prouver qu'il maîtrisait chaque sujet, c'était son rôle et ça fonctionnait. Aujourd'hui il manage une équipe et continue à parler exactement de la même manière, avec la même posture d'expert et le même besoin de montrer qu'il sait mieux que les autres.

Son équipe n'attend pas qu'il soit le plus compétent dans la pièce, elle a besoin qu'il crée un espace où elle peut exister, proposer, se tromper, progresser et poser ses propres questions.

Mais personne ne lui a dit que le titre avait changé et que la parole devait changer aussi.

Il continue donc à parler comme avant, sentant que quelque chose ne passe plus sans comprendre pourquoi.

Ce n'est pas un manque de compétence mais un décalage entre le rôle qu'il occupe et la façon dont il prend sa place dans une conversation.

05/03/2026

Quand quelqu'un a un problème, le premier réflexe c'est de lui donner un conseil.
C'est exactement ce qui ne fonctionne pas en entreprise.

Donnez le même conseil à 20 personnes, vous obtiendrez 20 interprétations différentes et pas de changement réel.

Un conseil, aussi bon soit-il, ne touche personne parce qu'il ne parle pas de ce que la personne ressent, de ce qu'elle vit, ni de ce qu'elle redoute.
Il passe à côté de tout ce qui compte vraiment.

C'est pour ça que je ne donne jamais de conseil et j'ai mis des années à comprendre ça.
Au début de ma carrière, je pensais qu'aider quelqu'un c'était lui dire quoi faire, je me trompais complètement.

Ce que je fais c'est poser une question, je ne pose pas une question pour la forme, pas une question rhétorique, non, une vraie question qui oblige la personne à aller chercher en elle ce qu'il s'est réellement passé, ce qu'elle a ressenti, et ce qui l'a bloquée.

Et là, la personne ne répond pas tout de suite, elle ne sort pas une réponse toute faite.
Elle cherche, elle hésite, parfois elle se tait pendant de longues secondes et c'est dans ce silence que le vrai travail commence.

La question c'est le point de départ et pas la destination.

Une fois que la personne commence à chercher en elle, mon travail change complètement.
J'observe sa manière de répondre, son débit qui ralentit quand elle approche de quelque chose d'important, sa respiration qui se modifie quand elle touche un sujet qu'elle évite d'habitude, ces réponses vagues qu'elle donne quand elle n'est pas prête à aller plus loin.

Je reformule ce qu'elle me dit, pas pour répéter ses mots mais pour qu'elle s'entende autrement, sous un angle qu'elle n'avait pas envisagé.
Parfois, c'est en s'entendant à travers mes mots qu'elle comprend enfin ce qu'elle essayait de se dire depuis des mois.

Un conseil c'est comme lancer un caillou dans une foule en espérant toucher la bonne personne.
Une question bien posée c'est comme tendre un miroir à quelqu'un et lui dire regarde, la réponse elle est déjà là.

Si vous sentez que ce dont vous avez besoin ce n'est pas qu'on vous dise quoi faire mais qu'on vous aide à voir ce que vous savez déjà, envoyez moi un message.

On prend 20 minutes pour en parler.

04/03/2026

Mon responsable m'a tendu un casque et m'a dit de m'écouter.
Ce que j'ai entendu m'a glacé le sang.

Au début de ma carrière, j'étais commercial sédentaire, mon boulot c'était de faire naître le désir au téléphone, de donner envie au prospect d'en savoir plus et de signer.
D'après mes responsables, j'avais une jolie voix oui mais c'était loin de suffire.

Au tout début, j'y allais doucement, avec la peur de dire une bêtise mais plus le temps passait et plus je parlais vite.
Je récitais ma leçon sans jamais laisser le moindre silence, sans jamais laisser l'occasion à mon interlocuteur de s'exprimer.
Alors oui je parlais, mais il n'y avait aucun échange, aucun dialogue au final.

Un jour, un responsable m'a fait écouter un enregistrement de moi avec un prospect. Je n'avais pas conscience de la vitesse à laquelle je parlais ni du fait que je ne laissais aucune place à l'autre.

Ce jour-là, j'ai compris que le rythme de la parole et les silences avaient un véritable poids dans la relation avec l'autre et le jour où j'ai ralenti, j'ai commencé à vraiment performer.

Chaque personne a sa propre manière de se bloquer face aux autres, le débit qui s'emballe, l'effacement total, la préparation obsessionnelle mot à mot ou l'évitement des sujets difficiles devant un groupe.

Les raisons sont toujours différentes et c'est pour ça que mon métier ne se résume pas à une technique. C'est un travail de compréhension profonde de ce qui se joue dans l'esprit de la personne, pour l'amener à se poser les bonnes questions et s'ouvrir à des perspectives qu'elle ne voyait plus.

Et vous, quand vous prenez la parole, est-ce que vous parlez pour dire ce que vous pensez vraiment ou pour que ça se passe bien ?

22/12/2025

Je ne suis pas devenu coach par reconversion.
Je le suis devenu par nécessité.
Je suis né avec un handicap moteur lourd.

Pendant longtemps, on a pensé que je ne marcherais pas.
J’ai marché t**d, mal et différemment.
Assez pour attirer les regards, les sourires gênés et parfois les moqueries.

Très tôt, j’ai compris une chose.
Pour avancer, je ne pouvais pas compter sur les automatismes des autres.
Je devais observer ce qui se passait en moi, repérer quand je me retenais, et avancer sans me raconter d’histoires.

Je n’appelais pas ça du coaching.
C’était simplement vital pour moi.

À chaque changement d’école, à chaque nouveau contexte, la même question revenait.
Comment tenir debout quand on se sent exposé avant même d’avoir parlé ?

Avec le temps, j’ai appris à faire la différence entre ce qui me protégeait vraiment et ce qui finissait par me freiner.
Cette distinction m’a accompagné très longtemps.

Bien plus t**d, j’ai choisi d’en faire un métier.
Je me suis formé au coaching.
J’ai suivi un cursus structuré et exigeant.
Je suis aujourd’hui coach certifié.

Pas pour m’inventer une posture.
Mais pour mettre un cadre rigoureux, responsable et précis
sur un travail qui ne supporte ni l’approximation ni l’improvisation.

En entreprise, j’ai retrouvé exactement les mêmes mécanismes.
Chez des managers, des dirigeants, des experts compétents et reconnus,
qui, sous pression, commencent à se retirer sans s’en rendre compte.

C’est là que mon métier a pris forme.

Je n’aide pas les gens à devenir quelqu’un d’autre.
Je les aide à retrouver l’accès à ce qu’ils savent faire,
au moment précis où ils commencent à s’en éloigner.

Ce parcours n’est pas une histoire inspirante.
C’est une construction patiente, exigeante et encadrée.
On ne tient pas les autres quand on n’a pas appris à se tenir soi-même. 😉

12/12/2025

Tant que vous laissez les autres définir qui vous êtes, votre prise de parole restera fragile.

C’est ce que je vois chez beaucoup de professionnels.
Ils attendent la validation extérieure pour mesurer leur valeur.
Ils attendent qu’on leur dise qu’ils sont légitimes pour oser parler.
Ils attendent que l’environnement les autorise à prendre leur place.

Résultats, leur parole dépend de l’humeur d’une salle, d’un regard fermé ou encore d’un silence mal interprété.
Ils s’adaptent, se réduisent, se retiennent.
Ils ne s’appuient plus sur eux-mêmes, mais sur ce qu’ils imaginent que les autres attendent.

La stabilité revient quand la personne décide elle-même de ce qu’elle vaut, de ce qu’elle apporte, de ce qu’elle mérite.
À partir de là, la prise de parole cesse d’être une épreuve.
Elle redevient un acte simple.
Elle s’ancre dans quelque chose qui ne change pas à chaque réunion.

Ce travail ne se décrète pas.
Il se construit.
Séance après séance, on remonte à l’endroit où la parole s’effondre.
On restaure l’accès à ce que la personne sait déjà faire.
On installe une présence qui ne dépend plus du regard d’en face.

C’est là que la parole devient solide.

11/12/2025

Beaucoup pensent sécuriser leur prise de parole en écrivant tout.
Chaque phrase.
Chaque transition.
Chaque mot.

En réalité, c’est souvent là que tout se complique.

Lorsque les personnes m’en parlent, elles décrivent la même expérience.
Le message est clair dans leur tête, mais au moment de parler, leurs yeux restent collés à la feuille.
Le ton se fige.
La spontanéité disparaît.
Et elles sentent que l’attention en face se relâche légèrement.

Ce basculement, elles ne le repèrent pas seules.
C’est en travaillant ensemble que l’on met le doigt dessus.
Ce moment précis où elles cessent de s’appuyer sur leur pensée pour se réfugier dans ce qui est écrit.
Elles ne voient pas ce geste comme un retrait.
Elles le vivent comme une sécurité.
Et c’est là que la parole perd de sa force.

Dans l’accompagnement, on décortique ce passage.
On observe ce qui se passe dans le corps, dans la vitesse et dans la manière d’organiser les idées.
On crée l’espace pour reconstruire une parole qui s’appuie d’abord sur ce qu’elles pensent, et seulement ensuite sur le support.
Ce travail demande du temps, de l’entraînement et un regard extérieur pour devenir naturel.

Le problème n’est pas d’avoir des notes.
Le problème, c’est de leur laisser toute la place.

Retrouver une parole plus solide ne demande pas d’apprendre un texte.
Ça demande de rétablir l’accès à ce qu’on maîtrise déjà, même avec un support sous les yeux.
Et c’est souvent là que la prise de parole change vraiment.

Ce que nous reconstruisons dans ce travail sur 3 mois, c’est une parole qui ne s’efface plus derrière le support quand la peur de mal faire reprend le dessus.

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