10/08/2026
J'avoue qu'il y a des choses qui me laissent un petit peu perplexe. Depuis plusieurs mois, chaque semaine, je découvre des nouvelles pensions, ou des gens qui proposent des services de ce type là. Ils font donc des annonces sur les réseaux sociaux pour annoncer l'ouverture de leur nouvelle pension. Là où ça devient surprenant, c'est qu'il y en a quand même plusieurs par semaine sur notre département(le 87).
Si je dois positiver, la concurrence a toujours eu du bon, parce que ça oblige chacun à essayer de rester sérieux et à bien faire son travail. Là où je suis plus perplexe, c'est :
- d'1) les tarifs pratiqués, parfois totalement dérisoires,
- de 2) sur le peu de connaissance des futurs tenanciers,
- de 3 ) l'idée qu'ils se font que le monde n'attend qu'eux pour tourner.
- Si on reprend les tarifs.... des pensions près à partir de 80 euros/mois! Si les choses sont bien faites, non seulement la personne ne gagne pas d'argent mais elle en perd. Car à moins de ne pas payer d'assurance, de ne pas payer de l'eau et l'électricité, de ne pas payer la taxe sur les ordures ménagères, de ne pas payer de taxe foncière, de ne pas payer d'impôt non plus, de ne pas avoir besoin d'acheter le matériel nécessaire à faire fonctionner une écurie ( tracteur, gyrobroyeur, pic à foin, débroussailleuse , van, tonne à eau....) , ne pas avoir de clôture à faire, de bac à eau acheter.... bah je ne vois pas comment c'est possible. On a beau faire comme tout le monde à l'association, et essayer de limiter les coûts, il y a quand même un minimum. Et alors le plus joli, c'est ceux qui regardent les prix de leurs concurrents les plus proches, et qui se met juste 10 ou 20 € au-dessous!
- si on reprend, les compétences.... y'a de tout. Y'a des gens vraiment bien ...et des vraiment pas bon. Les vraiment bien, normalement, vont pratiquer un tarif normal car ils n'ont pas envie de se prostituer, et connaissent la valeur de leur travail et savent ce que coûtent l'entretien d'un cheval. Les autres...pffff, j'ai vu des trucs hallucinants. Des chevaux qui mangeaient la bouffe pour engraisser les vaches, des boiteux ( "ah bon, vous le voyez boiter vous ?") des pauvres misères de chevaux, dont certains ne sont vus au pré d'une fois par semainepar le gérant. ( si si on l'a entendu de la bouche même d'une gérante y'a pas longtemps ! La raison? Elle n'a pas le temps de voir chaquecheval tous les jours...)
Ces chevaux ont un propriétaires me direz- vous et vous avez raison. Mais quand on confie son cheval, on est sensé faire confiance, voir même pouvoir bénéficier des connaissances du gérant. Sinon ça s'appelle location de pré et non pas pension. C'est une autre chouette formule si on peut le faire.
Le problème, c'est qu'il n'y a pas besoin de diplôme pour monter une pension....comme dans d'autres métiers d'ailleurs.
- notre point 3 est " l'idée qu'ils se font que le monde n'attend qu'eux pour tourner ". Pas d'étude de marché, on vole le concept des voisins et on vient avec un concept miracle, qu'on clame sur la place public tel un gourou ramettant ses troupes.... et là, qu'est ce qu'on peut entendre comme conneries. Misères.
Bon au final, qu'il y ait une offre vaste, c'est plutôt chouette. Ça peut permettre à chacun de trouver l'endroit qui lui conviendra. Et aux propriétaires chiants, insatisfaits, voir carrément psychiatriques de changer de pension régulièrement. Et d'ailleurs si le milieu du cheval ne passait pas son temps à se tirer dans les pattes, ces propriétaires devraient être refusés partout. ( au lieu de ça, les gérants se battent presque pour récupérer ce type de clientèle.... bah oui, faut bouffer à la fin du mois)
Ce qui m'inquiète dans tout ça, c'est qu'il y a des gens supers (sympas/ compétents) qui ne tiendront plus financièrement en raison de cette concurence déloyale. Également, ça ne contribue pas à former des futurs femmes et hommes de chevaux, puisque les propriétaires n'apprennent rien, ou des conneries.
Et au bout du bout, ce sont les chevaux qui trinquent.