17/09/2026
Quelques questions qui seront abordées lors de la prochaine conférence, du 24 Septembre 2026 à 20h30 :
L’État de droit, concept dépassé ou outil nécessaire face aux menaces qui pèsent sur les sociétés modernes ?
Et si l’État de droit, souvent invoqué mais rarement interrogé dans toute sa profondeur, constituait l’un des enjeux décisifs de notre temps ?
Que recouvre exactement cette notion, devenue centrale dans le langage démocratique contemporain ? Faut-il y voir seulement une construction juridique, ou plus largement un héritage politique et philosophique issu d’une longue histoire de limitation du pouvoir ?
L’État de droit se réduit-il au respect formel de la loi, ou suppose-t-il davantage : des contre-pouvoirs effectifs, une justice indépendante, la garantie des libertés fondamentales et la protection des minorités ?
Peut-on confondre l’État de droit avec le simple « droit de l’État » ?
La décision majoritaire suffit-elle, à elle seule, à garantir la démocratie ?
Et quelle place doivent occuper les juridictions nationales, européennes et internationales dans la protection des droits et libertés ?
Pourquoi cette notion suscite-t-elle aujourd’hui autant de controverses ?
Est-elle fragilisée seulement par les régimes autoritaires, ou également par certaines évolutions internes aux démocraties contemporaines ?
Comment l’État de droit peut-il se préparer et nous préparer aux menaces nouvelles et à venir, qu’elles proviennent de la montée en puissance des organisations criminelles transnationales, de la surveillance numérique, de la manipulation de l’information ou encore des usages incontrôlés des nouvelles technologies, au premier rang desquelles l’intelligence artificielle ?
À l’heure des crises démocratiques, des tensions sécuritaires, des mutations technologiques et de la montée de nouveaux pouvoirs privés, l’État de droit peut-il encore être pensé comme une boussole commune ?
Et l’esprit des Lumières conserve-t-il, dans ce contexte, une capacité à éclairer l’avenir ?