Professeur Young

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Robert Young (Paris 1914 - Saint-Quentin 1994) fut professeur du Boxing Club de Saint-Quentin dans l'Aisne de 1950 à 1971, il travailla avec le frère de Gilbert Lavoine, ce dernier fut Champion d'Europe poids welters (1950 - 1951).

Colloque de L’U.P.J.F. du 26 janvier 2014 - Tribune Juive 10/02/2026

Notice biographique officielle – Franck d’Almeida (Zolty)

Nom : Franck d’Almeida (également d’Almeyda, Zolty)
Date de naissance : 20 mars 1967
Lieu de naissance : Saint-Quentin, Aisne, France
Domaines : Histoire, sciences, culture, arts visuels, mémoire juive

1. Famille et contexte

Franck d’Almeida est issu d’une famille intellectuelle et artistique, avec un fort enracinement dans l’histoire régionale et juive du Nord de la France :

Michèle Zolty D’Almeida : mère de Bernard Daniel Zolty, cousine germaine de Claude Siméoni, apparentée à Eugène Charles Voisine (clarinettiste, orchestre Walther Straram).

Robert Young : oncle de Michèle Zolty D’Almeida, figure de la boxe française.

Franck d’Almeida est neveu de Bernard Daniel Zolty, héritier de ce réseau familial combinant mémoire scientifique, culture et sport.

2. Activités et contributions

A. Recherche historique et scientifique

Publication en interne dans le Bulletin de l’Association Amicale des Anciens Élèves du Lycée Henri IV (septembre 2021) : biographie du physicien Joseph Charles d’Almeida (1822‑1880).

Analyse détaillée de sa carrière pédagogique et scientifique, notamment :

travaux sur la stéréoscopie et le cinéma en relief,

innovations en télégraphie par eau et microphotographie pour pigeons voyageurs pendant le siège de Paris (1870‑1871),

contributions à la vulgarisation scientifique et à la formation de nombreux élèves brillants (Gabriel Lippmann, Émile Picard, Edouard Branly…).

Publication validée par Yves Serruys, ingénieur et docteur ès sciences, membre de la CEA.

Histoire des communautés juives du Nord et de Picardie (du Moyen Âge à nos jours), travaux collectifs et synthèses historiques.

Contributions à l’ouvrage Juan Moreu Estrada et les Camps de la Retirada, sur l’exil républicain espagnol.

Recherche et médiation sur Herschel Grynszpan, notamment reprise dans le documentaire israélien Un fier garçon juif (cité par Tribune Juive, janvier 2026).

B. Contributions artistiques et interdisciplinaires

Collaboration avec Laurent Konqui, artiste peintre Pop Art, et Jean-Marc Dairou sur l’étude « Consumérisme by Konqui », explorant les liens entre art contemporain et critique sociale.

Interdisciplinarité entre histoire, sciences et arts visuels.

C. Contributions médiatiques

Contributeur de Tribune Juive, rédigeant articles et comptes rendus de colloques (ex. : Colloque de l’U.P.J.F., 26 janvier 2014).

Mentionné et remercié dans des ouvrages grand public, dont Définitivement Belmondo de Laurent Bourdon.

D. Reconnaissance et rôle social

Consulté par des institutions et associations locales et nationales (Fédération Française de Boxe, Amicale des Anciens de la Boxe).

Source fiable de mémoire et de recherche, capable de relier archives familiales, histoire régionale et culture scientifique.

Médiateur entre histoire académique, publications populaires et mémoire vivante.

3. Synthèse

Franck d’Almeida (Zolty) est un chercheur, historien et médiateur culturel reconnu pour :

la valorisation de la mémoire scientifique et familiale (Joseph Charles d’Almeida, Herschel Grynszpan),

ses travaux interdisciplinaires (histoire, sciences, arts contemporains),

sa participation à des publications académiques et populaires,

sa capacité à transmettre et vulgariser l’histoire et la science dans des médias spécialisés et associatifs.

Il est considéré comme un acteur clé de la mémoire historique et scientifique régionale et juive, à la croisée des mondes académique, médiatique et culturel.

Sources et références publiques

1. Franck d’Almeida, Joseph Charles d’Almeida (1822‑1880), Bulletin de l’Association Amicale des Anciens Élèves du Lycée Henri IV, septembre 2021.

2. Tribune Juive, Colloque de l’U.P.J.F., 26 janvier 2014, https://www.tribunejuive.info/2014/02/12/colloque-de-lu-p-j-f-du-26-janvier-2014/

3. Tribune Juive, Prix du Cinéma Israélien: Isri Halpern triomphe avec "Un fier garçon juif", 7 janvier 2026, https://www.tribunejuive.info/2026/01/07/prix-du-cinema-israelien-isri-halpern-triomphe-avec-un-fier-garcon-juif/

4. Juan Moreu Estrada et les Camps de la Retirada, catalogue SUDOC, https://www.sudoc.fr/

5. Étude « Consumérisme by Konqui », avec Laurent Konqui et Jean-Marc Dairou, Zolty.

@à la une

Colloque de L’U.P.J.F. du 26 janvier 2014 - Tribune Juive Quel destin pour l’Europe ? Quel destin pour la France ? Quel destin pour les Juifs ? 1er débat : Les Economistes : croissance économique et Démocratie. Avant de rentrer [...]

Photos from Professeur Young's post 30/01/2026

Larry Gains, le Stade Louis Anastasie et la mémoire oubliée de la boxe

Au 136 bis rue Pelleport s’élevait autrefois le Stade Louis Anastasie, lieu aujourd’hui disparu mais chargé d’une mémoire pugilistique exceptionnelle. À cette adresse se croisent le destin d’un champion mondial empêché par le racisme et celui d’un boxeur devenu formateur. Une histoire de boxe, d’exil et de dignité.

Au 136 bis rue Pelleport s’élevait autrefois le Stade Louis Anastasie, lieu aujourd’hui disparu mais porteur d’une mémoire pugilistique singulière.

C’est là que, le 25 août 1923, le boxeur afro-canadien Larry Gains affronta et vainquit Laurent Mahieu. Ce combat ne fut pas anodin. Mahieu était un adversaire redoutable, comme le prouvera sa victoire, le 19 décembre 1924, contre Henri Froehner au Sporting Club de France, lors du premier tour du tournoi des poids lourds.

Parmi les spectateurs de ce combat parisien figurait Ernest Hemingway, venu avec son épouse encourager Larry Gains — signe de l’aura déjà considérable de ce boxeur nord-américain en Europe.

À cette même adresse, le 7 mars 1925, mon grand-oncle Robert Young, alors âgé de onze ans, livra son premier combat. Il s’inclina face à Fred Barbero. Deux trajectoires — l’une mondiale, l’autre familiale — se croisent ainsi dans ce lieu aujourd’hui effacé de la mémoire parisienne.

Larry Gains : un grand champion empêché

Victime des discriminations raciales en Amérique du Nord dans le monde de la boxe anglaise, Larry Gains quitta le continent pour s’installer en Angleterre, puis à Paris dès 1923. À cette époque, Robert Young vivait déjà dans la capitale, où il pratiquait la boxe dès l’âge de neuf ans.

Malgré un palmarès exceptionnel — champion du Canada, champion de l’Empire britannique et champion du monde des boxeurs de couleur — Larry Gains ne se vit jamais offrir l’opportunité de combattre pour le titre mondial des poids lourds. La raison en était simple et implacable : la couleur de sa peau.

Pourtant, son talent était unanimement reconnu. Il s’imposa comme l’un des meilleurs poids lourds des années 1920 et 1930, période durant laquelle mon grand-oncle boxait activement, notamment aux côtés de Roland Vigneron, à la salle Japy.

La preuve la plus éclatante demeure le combat du 30 mai 1932, lorsque 70 000 spectateurs, un record absolu, assistèrent à la victoire de Larry Gains contre Primo Carnera au stade de White City, en Angleterre. L’événement fut relaté par le New York Times.

Racisme, dignité et fraternité

Dans de nombreux combats, Larry Gains fut insulté, traité de « negro ». Il ne recula jamais.

Le 3 mars 1932, au Royal Albert Hall de Kensington, il affronta Don McCorkindale. À la fin du treizième round, son entraîneur Jack Goodwin fut victime d’un malaise cardiaque. Il s’effondra et mourut.

Les funérailles de Jack Goodwin, au cimetière juif d’East Ham, donnèrent lieu à des scènes bouleversantes. Tout l’East End londonien rendit hommage à ce célèbre entraîneur. Devant sa maison de Shoreditch, la police montée dut contenir une foule d’hommes et de femmes en larmes. La circulation fut interrompue sur Commercial Street, Commercial Road et Sydney Street.

Étaient présents, naturellement, Larry Gains, mais aussi Phil Scott, Sam Russell, Jack Bloomfield, Fred Dyer et Joe Fox, ancien champion venu spécialement de Birmingham.

Robert Young : transmission et fidélité au ring

Robert Young, de son vrai nom Robert Lafonteline, poursuivit son engagement dans la boxe bien au-delà de sa carrière de combattant. Il devint professeur amateur et professionnel de boxe anglaise au Boxing Club de Saint-Quentin, où il travailla notamment avec Bretonnel.

Il collabora également avec Pierre Dupain, assumant le rôle de team manager, et participa à la préparation du boxeur Jacquie Cailliau, qui disputa un combat de prestige à Nice, le 24 octobre 1964, face à Sugar Ray Robinson. Ce dernier remporta le combat, ajoutant une date française à la légende de sa carrière.

Ainsi, des rings parisiens des années 1920 aux salles d’entraînement de province, se dessine une continuité faite de transmission, de fidélité au sport et de respect du noble art.

Ajout iconographique – Photographie d’archives

Cette photographie témoigne de la transmission pugilistique incarnée par Robert Young (Robert Lafonteline).

On y voit son élève Claude Malézieux, aux côtés de Marcel Cerdan Junior, vainqueur à Lille le 9 avril 1965.

Sur la photographie, de gauche à droite :
Robert Young (Robert Lafonteline), Claude Malézieux et Marcel Cerdan Junior.

Cette image illustre la continuité de la formation pugilistique et le rôle de Robert Young dans la préparation de champions, ainsi que la transmission du noble art de génération en génération.

Une histoire commune de luttes et de grandeur

La cérémonie funéraire de Jack Goodwin, comme ces trajectoires croisées, illustre la présence conjointe des boxeurs noirs et juifs dans le monde pugilistique européen. Tous, en dépit des discriminations, de l’exil et des humiliations, ont su, par leurs pérégrinations, devenir des Hommes avec un grand H.

Larry Gains (1900–1983) demeure ainsi une figure majeure, trop longtemps tenue à l’écart de l’histoire officielle de la boxe mondiale. Il reste indissociable de lieux aujourd’hui disparus comme le Stade Louis Anastasie, et de destins plus discrets mais essentiels, tels que celui de Robert Young – Robert Lafonteline, boxeur, éducateur et passeur de mémoire.

Sources

Funeral of Jack Goodwin, Famous Boxing Trainer, Jewish Telegraphic Agency

Parcs Canada – Larry Gains, personnage historique national

Amicale des Anciens de la Boxe – Robert Young

Franck d’Almeida
Petit-neveu du boxeur Robert Young
Professeur du B.C.S.Q., Saint-Quentin
30 janvier 2026.

Photos from Professeur Young's post 30/01/2026

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Larry Gains, le Stade Louis Anastasie et la mémoire oubliée de la boxe

Au 136 bis rue Pelleport s’élevait autrefois le Stade Louis Anastasie, lieu aujourd’hui disparu mais chargé d’une mémoire pugilistique exceptionnelle. À cette adresse se croisent le destin d’un champion mondial empêché par le racisme et celui d’un boxeur devenu formateur. Une histoire de boxe, d’exil et de dignité.

Au 136 bis rue Pelleport s’élevait autrefois le Stade Louis Anastasie, lieu aujourd’hui disparu mais porteur d’une mémoire pugilistique singulière.

C’est là que, le 25 août 1923, le boxeur afro-canadien Larry Gains affronta et vainquit Laurent Mahieu. Ce combat ne fut pas anodin. Mahieu était un adversaire redoutable, comme le prouvera sa victoire, le 19 décembre 1924, contre Henri Froehner au Sporting Club de France, lors du premier tour du tournoi des poids lourds.

Parmi les spectateurs de ce combat parisien figurait Ernest Hemingway, venu avec son épouse encourager Larry Gains — signe de l’aura déjà considérable de ce boxeur noir nord-américain en Europe.

À cette même adresse, le 7 mars 1925, mon grand-oncle Robert Young, alors âgé de onze ans, livra son premier combat. Il s’inclina face à Fred Barbero. Deux trajectoires — l’une mondiale, l’autre familiale — se croisent ainsi dans ce lieu aujourd’hui effacé de la mémoire parisienne.

Larry Gains : un grand champion empêché

Victime des discriminations raciales en Amérique du Nord dans le monde de la boxe anglaise, Larry Gains quitta le continent pour s’installer en Angleterre, puis à Paris dès 1923. À cette époque, Robert Young vivait déjà dans la capitale, où il pratiquait la boxe dès l’âge de neuf ans.

Malgré un palmarès exceptionnel — champion du Canada, champion de l’Empire britannique et champion du monde des boxeurs de couleur — Larry Gains ne se vit jamais offrir l’opportunité de combattre pour le titre mondial des poids lourds. La raison en était simple et implacable : la couleur de sa peau.

Pourtant, son talent était unanimement reconnu. Il s’imposa comme l’un des meilleurs poids lourds des années 1920 et 1930, période durant laquelle mon grand-oncle boxait activement, notamment aux côtés de Roland Vigneron, à la salle Japy.

La preuve la plus éclatante demeure le combat du 30 mai 1932, lorsque 70 000 spectateurs, un record absolu, assistèrent à la victoire de Larry Gains contre Primo Carnera au stade de White City, en Angleterre. L’événement fut relaté par le New York Times.

Racisme, dignité et fraternité

Dans de nombreux combats, Larry Gains fut insulté, traité de « negro ». Il ne recula jamais.

Le 3 mars 1932, au Royal Albert Hall de Kensington, il affronta Don McCorkindale. À la fin du treizième round, son entraîneur Jack Goodwin fut victime d’un malaise cardiaque. Il s’effondra et mourut.

Les funérailles de Jack Goodwin, au cimetière juif d’East Ham, donnèrent lieu à des scènes bouleversantes. Tout l’East End londonien rendit hommage à ce célèbre entraîneur. Devant sa maison de Shoreditch, la police montée dut contenir une foule d’hommes et de femmes en larmes. La circulation fut interrompue sur Commercial Street, Commercial Road et Sydney Street.

Étaient présents, naturellement, Larry Gains, mais aussi Phil Scott, Sam Russell, Jack Bloomfield, Fred Dyer et Joe Fox, ancien champion venu spécialement de Birmingham.

Robert Young, transmission et fidélité au ring

Robert Young, de son vrai nom Robert Lafonteline, poursuivit son engagement dans la boxe bien au-delà de sa carrière de combattant. Il devint professeur amateur et professionnel de boxe anglaise au Boxing Club de Saint-Quentin, où il travailla notamment avec Bretonnel.

Il collabora également avec Pierre Dupain, assumant le rôle de team manager, et participa à la préparation du boxeur Jacquie Cailliau, qui disputa un combat de prestige à Nice, le 24 octobre 1964, face à Sugar Ray Robinson. Ce dernier remporta le combat, ajoutant une date française à la légende de sa carrière.

Ainsi, des rings parisiens des années 1920 aux salles d’entraînement de province, se dessine une continuité faite de transmission, de fidélité au sport et de respect du noble art.

Une histoire commune de luttes et de grandeur

La cérémonie funéraire de Jack Goodwin, comme ces trajectoires croisées, illustre la présence conjointe des boxeurs noirs et juifs dans le monde pugilistique européen. Tous, en dépit des discriminations, de l’exil et des humiliations, ont su, par leurs pérégrinations, devenir des Hommes avec un grand H.

Larry Gains (1900–1983) demeure ainsi une figure majeure, trop longtemps tenue à l’écart de l’histoire officielle de la boxe mondiale. Il reste indissociable de lieux aujourd’hui disparus comme le Stade Louis Anastasie, et de destins plus discrets mais essentiels, tels que celui de Robert Young – Robert Lafonteline, boxeur, éducateur et passeur de mémoire.

Sources

Funeral of Jack Goodwin, Famous Boxing Trainer, Jewish Telegraphic Agency

Parcs Canada – Larry Gains, personnage historique national

Amicale des Anciens de la Boxe – Robert Young

Franck d’Almeida
Petit-neveu du boxeur Robert Young
Professeur du B.C.S.Q., Saint-Quentin
30 janvier 2026

Photos from Professeur Young's post 30/01/2026

@à la une

Larry Gains, le Stade Louis Anastasie et une mémoire oubliée de la boxe

Au 136 bis rue Pelleport, s’élevait autrefois le Stade Louis Anastasie, lieu aujourd’hui disparu mais chargé d’une mémoire pugilistique exceptionnelle.

C’est à cette adresse que le 25 août 1923, le boxeur afro-américain Larry Gains affronta et vainquit Laurent Mahieu. Ce combat ne fut pas anodin : Mahieu était un adversaire redoutable, comme en témoigne sa victoire ultérieure, le 19 décembre 1924, contre Henri Froehner au Sporting Club de France lors du premier tour du tournoi des poids lourds.

Parmi les spectateurs de ce combat parisien figurait Ernest Hemingway, venu avec son épouse encourager Larry Gains — signe de l’aura déjà considérable de ce boxeur noir américain en Europe.

À cette même adresse, le 7 mars 1925, mon grand-oncle Robert Young, alors âgé de 11 ans, livra son premier combat, qu’il perdit contre Fred Barbero. Deux trajectoires — l’une mondiale, l’autre familiale — se croisent ainsi dans ce lieu aujourd’hui oublié.

Larry Gains : un grand champion empêché

Victime de discriminations raciales aux États-Unis dans le monde de la boxe anglaise, Larry Gains quitta l’Amérique pour s’installer en Angleterre et à Paris dès 1923, époque où Robert Young vivait déjà dans la capitale à l’âge de neuf ans.

Malgré un palmarès exceptionnel — champion du Canada, champion de l’Empire britannique, et champion du monde des boxeurs de couleur — Larry Gains ne se vit jamais offrir l’opportunité de combattre pour le titre mondial des poids lourds, uniquement en raison de la couleur de sa peau.

Pourtant, son talent était unanimement reconnu. Il s’imposa comme l’un des meilleurs poids lourds des années 1920 et 1930, époque durant laquelle mon grand-oncle pratiquait activement la boxe, notamment aux côtés de Vigourieux.

La preuve la plus éclatante demeure le combat du 30 mai 1932, où 70 000 spectateurs — un record absolu — assistèrent à la victoire de Larry Gains contre Primo Carnera au stade de White City en Angleterre, événement relaté par le New York Times.

Racisme, dignité et fraternité

Dans nombre de combats, Larry Gains fut insulté et traité de « negro ». Malgré cela, il ne recula jamais.

Le 3 mars 1932, au Royal Albert Hall de Kensington, il affronta Don McCorkindale. À la fin du treizième round, son entraîneur Jack Goodwin fut victime d’un malaise cardiaque : il s’effondra et mourut.

Les funérailles de Jack Goodwin, au cimetière juif d’East Ham, donnèrent lieu à des scènes bouleversantes. Tout l’East End londonien rendit hommage à ce célèbre entraîneur. Devant sa maison de Shoreditch, la police montée dut contenir une foule d’hommes et de femmes en larmes. La circulation fut interrompue sur Commercial Street, Commercial Road et Sydney Street.

Étaient présents, naturellement, Larry Gains, mais aussi Phil Scott, Sam Russell, Jack Bloomfield, Fred Dyer et Joe Fox, ancien champion venu spécialement de Birmingham.

Une histoire commune de luttes et de grandeur

Cette cérémonie illustre la présence conjointe des boxeurs noirs et juifs dans le monde pugilistique européen. Tous, en dépit des discriminations, de l’exil et des humiliations, ont su par leurs pérégrinations devenir des Hommes avec un grand H.

Larry Gains (1900–1983) reste ainsi une figure majeure, trop longtemps tenue à l’écart de l’histoire officielle de la boxe mondiale, mais indissociable de lieux comme le Stade Louis Anastasie et de destins anonymes tels que celui de Robert Young qui s'entraînait avec Roland Vigneron au Gymnase Japy et qui perdit contre Bernard Leroux, ce dernier devenant champion de France et Challenger au Championnat d'Europe.

Sources

Funeral of Jack Goodwin, Famous Boxing Trainer, Jewish Telegraphic Agency

Parcs Canada – Larry Gains, personnage historique national

Franck d’Almeida
Petit-neveu du boxeur Robert Young
Professeur du B.C.S.Q., Saint-Quentin
30 janvier 2026.
https://www.amicaledesanciensdelaboxe.com/robert-young-1?fbclid=IwT01FWAPp27FleHRuA2FlbQIxMABzcnRjBmFwcF9pZAwzNTA2ODU1MzE3MjgAAR6LvVsUxYvjtDNCsR237GmRCN6eHKjRiZNfbmAISRCBH5yoy0aQ1FDnJkHq3Q_aem_fHuHg4jH4fZXjcP3Ya7UQg

10/10/2025

C'est au Stade Marcel Picot à Tomblaine ( AS Nancy Lorraine) , que le frère du Professeur Young , Henri Lafonteline fut l'un des soigneurs de Mr Michel Platini , ce dernier s'entraînait en tant que cadet avant de jouer son premier match en qualité de professionnel à l'âge de 17 ans , le 2 mai 1973 dans ce Stade .

Source :

«Je n’avais pas été très brillant» : Michel Platini se remémore le premier match de sa carrière avec Nancy

ROBERT YOUNG 26/07/2025

Vous trouverez le lien entre Robert Young et l'Artiste- Musicien Eugène Charles Voisine, ce dernier étant l'oncle de Robert Young !
https://www.amicaledesanciensdelaboxe.com/robert-young-1?fbclid=IwY2xjawLyLuJleHRuA2FlbQIxMQABHuBptEk_InrteC9DtVgC9PIlXJDUJGFQDpC1cRE4VPH8cgeXvmc76jrGMdNt_aem_vJdzGJJo2HwadgdV4AYPuA

ROBERT YOUNG ROBERT YOUNG     Robert Eugène Lafonteline dit "Robert Young " est un boxeur français né le 17 janvier 1914 à Paris ( 10 ème arrondissement ) et décédé le 16 septembre 1994 à l'âge de 80 ans.   Robert Young a grandi dans une famille ou le papa était comme beaucoup d'hommes de cette ép...

Photos from Professeur Young's post 18/07/2025

Je vous adresse deux affiches des artistes des concerts Koussevitzky ( 1924 à 1928) où figure mon grand- oncle Eugène Charles Voisine en qualité de clarinettiste. Robert Young était le neveu de Mr Voisine.

Photos from Professeur Young's post 16/07/2025

Le clarinettiste Eugène Charles Voisine ( Chartres 1873 - Paris 1964) a participé à l'Orchestre Straram dans des programmes de Concerts au Théâtre des Champs Élysées ( Période 1929 - 1932), aussi l'Artiste - Musicien est mentionné dans les quatre programmes de la cote FRBNF 47390270 et apparaît également dans la liste des artistes de l'Orchestre des concerts Koussevitzky.

Recherches menées par Émilie Kaftan ( Bibliothèque Nationale de France, Département de la Musique) et de Daphné Fournier ( Bibliothèque Nationale de France/ Département de la Musique). Voir documents en pièce jointe.

Mr Eugène Charles Voisine, oncle de ma grand mère maternelle ( Germaine Zolty) fut concertiste pour l'Orchestre Lamoureux et l'Orchestre Philarmonique de Paris !

Recherche réalisée par Franck D'Almeida ( Petit Neveu de l'artiste - musicien et du peintre Eugène Charles Voisine.

P.S./Le Professeur Young fut le neveu de Mr Eugène Charles Voisine.

Accueil | Société Française de musicologie 30/05/2025

🎶 Tribute to Eugène Charles Voisine (1873–1964)
French Clarinetist – Member of the Greatest Parisian Orchestras of the 20th Century
Today, we pay tribute to Eugène Charles Voisine, a discreet yet exceptionally talented musician, born in Chartres in 1873 and passed away in Paris in 1964.
🎼 A distinguished clarinetist, he was a member of several prestigious ensembles:
• Orchestre Lamoureux (32-year career)
• Concerts Straram (1926–1933)
• Orchestre Philharmonique de Paris
• Koussevitzky Concerts (1928)
• Collaborator with Phono-Pathé at the Casino of Aix-les-Bains
His name is among the few musicians who performed for both Straram and Koussevitzky, as confirmed by the French Society of Musicology in recent publications.
📚 Link to the official article
🎵 Koussevitzky Concerts record
A well-rounded artist, he was also passionate about painting, drawing, and photography, capturing scenes of Parisian life with the same sensitivity he brought to his musical performances.
👨‍👦 On a personal note, Mr. Voisine was the uncle of Professor Robert Young, thus continuing a tradition of intellectual and artistic excellence.

🙏 Special thanks to the French Society of Musicology for its support in this memorial research.
🔗 www.sfmusicologie.fr

Accueil | Société Française de musicologie

Accueil | Société Française de musicologie 30/05/2025

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🎶 Hommage à Eugène Charles Voisine (1873–1964)
Clarinettiste français – Membre des plus grands orchestres parisiens du XXe siècle

Aujourd’hui, nous rendons hommage à Eugène Charles Voisine, musicien discret mais d’un talent rare, né à Chartres en 1873 et décédé à Paris en 1964.

🎼 Clarinettiste émérite, il fut membre de plusieurs ensembles prestigieux :
• Orchestre Lamoureux (32 ans de carrière)
• Concerts Straram (1926–1933)
• Orchestre Philharmonique de Paris
• Concerts Koussevitzky (1928)
• Collaborateur de Phono-Pathé au Casino d'Aix-les-Bains

Son nom figure parmi les rares musiciens ayant joué à la fois pour Straram et Koussevitzky, comme le confirme la Société Française de Musicologie dans ses récentes publications.
📚 Lien vers l'article officiel
🎵 Fiche Concerts Koussevitzky

Artiste complet, il fut également passionné de peinture, de dessin et de photographie, capturant les scènes de la vie parisienne avec la même sensibilité que dans son jeu instrumental.

👨‍👦 Côté famille, M. Voisine était l'oncle du Professeur Robert Young, perpétuant une tradition d'excellence intellectuelle et artistique.

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🙏 Merci à la Société Française de Musicologie pour son soutien dans cette recherche mémorielle.
🔗 www.sfmusicologie.fr

Accueil | Société Française de musicologie

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