Bénévoles Adfi Actions antisectes

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L’ADFI, Association pour la Défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes – créée en 1975 – conduit des actions d’écoute, de défense et de soutien des personnes victimes des mouvances sectaires, ainsi que des familles concernées. L’association intervient aussi pour sensibiliser et informer certains publics susceptibles d’être concernés : fonctionnaires territoriaux, travail

18/01/2025

Secte coréenne évangélique
L e Figaro du 17/01/2025
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https://www.lefigaro.fr/actualite-france/on-nous-frappait-pour-chasser-satan-le-siderant-temoignage-de-sophie-victime-de-la-secte-shincheonji-20250117
«On nous frappait pour chasser Satan» : le sidérant témoignage de Sophie, victime de la secte Shincheonji
Par Etienne Jacob
Publié le 17 janvier à 18h21, mis à jour le 18 janvier à 08h33

TÉMOIGNAGE - La jeune femme a vécu un enfer au sein de cette sulfureuse église d’inspiration évangélique, surveillée de près par les autorités en France.

Novembre 2017. Sophie traverse, comme presque tous les jours, la très labyrinthique station Châtelet, à Paris. Elle se dirige vers la bibliothèque, lorsqu’elle est approchée par deux personnes, d’origine coréenne. Elles lui assurent simplement vouloir «interroger les chrétiens» dans le cadre d’un «reportage pour Noël». Croyante, elle répond à ces questions d’apparence inoffensives. Celles-ci portent sur sa foi mais aussi sur sa vie, ses disponibilités, ce qui lui manque dans son existence. Ses interlocuteurs notent tout, soigneusement. Puis l’un d’eux l’invite à suivre des cours sur la Bible. «Il m’a dit que ça n’avait rien à voir avec le reportage. Je voulais comprendre la Bible, donc j’ai accepté», relate auprès du Figaro la jeune femme, alors âgée de 23 ans. Sans s’en rendre compte, Sophie vient d’être «moissonnée» - une référence aux anges moissonneurs des textes de l’Apocalypse - par des adeptes de la secte coréenne Shincheonji, ou Nouveau Ciel Nouvelle Terre.

À l’époque, le mouvement d’inspiration évangélique est parfaitement inconnu en France. Comme l’a révélé Le Figaro en novembre dernier, sept ans plus t**d, cette église est désormais surveillée de près par les autorités, à commencer par les services de renseignement. Quant à la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) elle a reçu «près d’une trentaine de demandes d’informations et de signalements» à son sujet. Sophie est bien loin d’imaginer qu’elle s’apprête à tomber sous l’emprise d’un mouvement qui croit en l’imminence de la fin du monde. Dont le supposé leader-pasteur-gourou et messie autoproclamé, Lee Man-hee, 93 ans, serait le seul capable de déchiffrer l’Apocalypse. Pendant près de trois ans, la jeune femme va vivre un enfer au nom de la foi ; on lui fera quitter son travail, son appartement, sa famille. Elle sera entassée dans un logement indigne avec d’autres adeptes, où elle sera mal nourrie, frappée, limitée à une hygiène minimum. Elle a accepté de livrer son édifiant témoignage au Figaro.

Semence de Dieu, semence du Diable
Le bon grain et l’ivraie. La célèbre parabole du Nouveau Testament est utilisée à profusion, chez les disciples de Shincheonji. Sophie l’a appris à ses dépens : «Ceux qui adhèrent au mouvement sont nés de la semence de Dieu. Ceux qui ne sont pas intéressés sont la semence du Diable». En 2017, notre témoin est une des premières à adhérer à cette mystérieuse église en France. Laquelle existe depuis 1984 en Corée du Sud ; là-bas, son gourou a été condamné pour avoir détourné près de 4 millions d’euros. Aujourd’hui, la structure revendique plus de 400.000 fidèles dans le monde. Les méthodes de recrutement sont donc bien rodées. Invitée poliment, Sophie participe à ce premier cours... seule face à un «BB teacher», un enseignant débutant, dans un café parisien près de Châtelet. «Tout semble alors très logique. La création, Adam et Eve, est expliquée de façon claire. Ça paraît être la vérité», se remémore-t-elle. À la fin de cet entretien, elle est incitée à assister à des enseignements introductifs en petit groupe, dans un appartement à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), que les fidèles appellent Rodem. «Les Coréens dormaient là-bas et transformaient ça en salle de classe pour l’occasion, avec les chaises et les tableaux».

Très vite, cette femme active se retrouve à engloutir les paroles religieuses du mouvement, du lundi au dimanche. On lui donne un nom d’emprunt coréen, une bonne manière de la dépersonnaliser. Les leçons sont données dans un lieu au nom prestigieux, «La victoire», en réalité un entrepôt au fond du parking d’une entreprise à Ivry-sur-Seine. «Ils avaient toujours un bon prétexte pour nous inciter à revenir, on voulait toujours en savoir plus», note Sophie. Comme cette fois où la «chef» de l’église en France, considérée comme une «personne supérieure», vient donner une conférence exceptionnelle. «Certains pensaient qu’il fallait attendre 6 mois pour la voir, je ne pouvais pas rater ça. En réalité, elle était toujours là, c’était juste un stratagème pour nous inciter à venir».

Ce jour-là, après plusieurs cours de préparation pour «accepter et croire au pasteur promis», Lee Man-hee, la jeune recrue reçoit l’«ouverture». Cette leçon dure pendant une nuit entière ; elle y apprend que le mouvement s’appelle Shincheonji, ou Nouveau Ciel Nouvelle Terre. «Avant, on ne nous avait rien dit», affirme-t-elle. C’est aussi là qu’on lui révèle que Jésus est «revenu» et que son esprit «travaille avec la chair du pasteur promis». Le gourou nonagénaire serait le seul capable de transmettre la parole de Dieu. «Le voir, c’est voir Jésus au temps de l’accomplissement de l’Apocalypse», lui répète-t-on. Un culte de la personnalité indirect, mais puissant. «Si on a la foi, on doit obéir à 100% sans douter parce que c’est le seul à travers qui on peut obtenir le salut». Lors de cette soirée de révélations, «l’ambiance était f***e, se souvient-elle. Tout le monde était transcendé par cette nouvelle. On ne pouvait qu’être convaincus, il y avait une telle émulation.»

Lee Man-hee, le leader du mouvement Shincheonji, aussi baptisé Nouveau Ciel Nouvelle Terre. - / AFP
Le mensonge comme mantra
Sans s’en rendre compte, lors d’entretiens avec les instructeurs, Sophie livre de nombreuses informations sur son caractère. Ces enseignants en herbe utilisent l’ennéagramme, un outil pseudoscientifique controversé qui dresse neuf types de personnalités, de «Je suis calme, facile à vivre» à «Je suis sensible et différent» en passant par «Je suis g*i et optimiste». Importé en France par le mage arménien Georges Gurdjieff, l’un des pères fondateurs du mouvement New Age, dans les années 20, il fait partie selon la Miviludes des méthodes «psychologisantes», sans aucune vérité scientifique. «Grâce à ça, ils savaient tout sur moi et comment trouver mes points faibles», déplore Sophie. Ce qui n’empêche pas notre témoin de devenir, après environ un an, une «évangéliste», sorte de référente auprès des recrues. Elle apprend aussi à utiliser l’ennéagramme pour mieux moissonner les nouveaux. «Tous les moyens sont bons pour faire apprendre la Bible. On nous disait que mentir n’était pas un problème, qu’il s’agissait simplement de “stratégies”. Le seul mensonge, pour eux, est de modifier la parole de Dieu». Pour ne pas dire que les cours sont dispensés par Shincheonji, Sophie, avec l’aide d’autres fidèles, va jusqu’à monter une fausse structure, nommée European Christian Association (ECA) : «On avait créé un faux site internet, à la suite de vidéos YouTube et de tweets qui disaient qu’on était une secte».

Au cœur des «stratégies» de Shincheonji, le mensonge s’étend auprès des proches. On lui suggère de ne rien dire à ses parents, chez qui elle vit encore. Les cours font soi-disant partie du «secret du royaume des cieux» ; Satan pourrait «utiliser» sa famille et la détruire. Au bout de six mois, Sophie entame ses journées de travail à 7 heures, jusqu’à 14 heures, et enchaîne avec les enseignements jusqu’à 23 heures ou minuit. Le rythme devenant intenable, elle décide d’emménager seule, en région parisienne. «J’ai dit à mes parents que je poursuivais mes études pour obtenir une promotion dans mon travail. Donc ils étaient contents pour moi».

Encore employée, Sophie doit verser la dîme. Régulièrement, elle est sollicitée pour donner de l’argent pour divers projets. Elle doit ainsi céder plus de 800 euros pour la construction d’un temple en Corée du Sud, participe au financement d’un «parc pour la paix» au pays du Matin frais, multiplie les offrandes. En l’espace de trois ans, elle estime avoir abandonné au moins 15.000 euros au mouvement.

Violences et maltraitances
Quelques mois plus t**d, un instructeur du centre lui «offre» une opportunité. Commencer une «mission» divine, qui lui révélera les «secrets de Dieu». Mais pour ce faire, elle doit quitter son travail. De cette période, ses souvenirs semblent intacts : «En travaillant le matin, je ratais les cours d’“éducation”, donc on considérait que je n’étais pas assez investie. Je n’étais plus motivée au bureau, d’autant plus qu’à côté j’avais l’opportunité de guérir les esprits et faire le travail de Dieu». Face à ce coup de pression, Sophie accepte de tout plaquer pour devenir une «personne de devoir».

Lentement, les griffes toxiques du groupe se referment. Assommée par la fatigue des cours bibliques, elle rate parfois l’arrêt de train pour rentrer chez elle. Mais pour eux, comme tout problème a une solution, on lui offre l’opportunité de venir vivre dans un appartement à Maisons-Alfort. En contrepartie, son studio sera occupé par quatre fidèles. La jeune femme déménage donc dans un 40 mètres carrés, où une dizaine de personnes sont déjà logées.

L’appartement est surveillé par deux Coréens, «hiérarchiquement supérieurs». Sur place, ils imposent à ces adeptes, souvent très jeunes, un rythme de vie infernal. Par manque de place, certains sont obligés de dormir à même le sol. Sophie doit adopter la position du «prêtre», en restant allongée sur le dos les bras le long du corps. Si elle bouge pendant son sommeil, elle est «repositionnée» par l’un des Coréens.

Les fidèles sont parfois frappés avec un « long chausse-pieds ou des bouteilles d’eau » s’ils font « mal les choses » ou n’ont « pas le bon état d’esprit » afin de « chasser le Satan en nous »
Le réveil se fait à 5 heures, le footing à 5h10. À peine le temps d’avaler un petit-déjeuner - particulièrement frugal - qu’il faut partir pour le centre jusqu’à 23 heures ou minuit. Au niveau de l’hygiène, une seule do**he est autorisée par semaine et elle doit durer 5 minutes chrono. «Le “schedule” (planning, NDLR) était parfaitement calculé. Et si on était malade, c’était à cause de Satan», se remémore-t-elle. Les fidèles sont parfois frappés avec un «long chausse-pieds ou des bouteilles d’eau» s’ils font «mal les choses» ou n’ont «pas le bon état d’esprit» afin de «chasser le Satan en nous». La jeune femme est, avec ses camarades, contrainte à des exercices physiques «pénibles», où on l’oblige à rester plusieurs minutes dans la même position.

Elle doit aussi envoyer tous les matins une photo à son référent, habillée de noir et blanc, la couleur utilisée pour enseigner. Tout en vivant avec 120 euros par mois fournis par la secte - n’ayant plus aucun revenu - duquel il fallait, notamment, soustraire le passe Navigo. «Il ne restait plus grand-chose», regrette-t-elle. À ce moment-là, il existe au moins trois appartements comme celui-ci, appartenant à la structure, dans le même immeuble de Maisons-Alfort : un pour les filles, un pour les garçons. Le mouvement revendiquant au moins 1300 membres en France, le processus pourrait s’être multiplié. D’autant que l’église possède plusieurs lieux à Goussainville (le siège dans une zone commerciale du Val d’Oise, NDLR), ou encore à Sucy-en-Brie.

La parole de Dieu qui guérit le cancer
Alors que les instructeurs sèment les leçons apocalyptiques de Shincheonji, Sophie, en tant qu’«évangéliste», doit s’assurer que la graine est bien plantée. Elle doit ainsi contacter tous les jours des personnes ayant été accostées et qui ont donné leurs coordonnées. «On faisait aussi du “counselling” pour s’assurer que les étudiants avaient bien compris la leçon. C’est-à-dire qu’on les incitait à quitter le travail plus tôt, à mentir à leur famille. En cas de problème on devait “reporter” les faits dans un dossier pour nos supérieurs», raconte-t-elle. Un processus parfaitement huilé, à base de «feedback», dans le but, in fine, de rendre les recrues toujours plus fidèles à Shincheonji. Un travail de longue haleine pour faire croire aux étudiants que le pasteur Lee est l’«avocat» (le Saint-Esprit) de l’humanité pour inaugurer le royaume de Dieu, peu avant l’Apocalypse. Une fois celle-ci survenue, Lee s’est promis d’établir sur la planète le nouveau ciel et la nouvelle terre en tant que nouvel Israël spirituel et de restaurer les Douze Tribus, constituées de 144.000 saints. Les membres espèrent ainsi faire partie de cette élite qui régnera avec Jésus pendant 1000 ans sur la planète.

Les Shincheonji apprennent qu’en explorant les textes et en relayant la parole divine, ils pourront devenir «immortels», comme Lee Man-hee. Problème, en 2024, un des étudiants, Jacques, meurt d’un cancer à l’âge de 28 ans. «On nous avait pourtant dit que grâce à la parole, des cancéreux avaient été guéris», se rappelle Sophie. Ce décès soudain lui met la puce à l’oreille. En interne, le discours change subitement. L’immortalité n’interviendrait «qu’après avoir reçu l’esprit», une leçon de haut niveau. Et que malgré tout, il est possible de mourir de maladie, de vieillesse. «Ils ont dit que Jacques est maintenant un ange moissonneur et que si on l’aime, il fallait aller évangéliser, relaie la jeune femme. Sa mort a été banalisée , il n’y avait pas le temps d’être triste puisqu’il fallait faire le travail de Dieu».

«Mon cerveau a été éteint»
Au pire de la crise sanitaire, les dirigeants du mouvement auraient «menti» aux adeptes, affirmant que le Covid n’existe qu’en France, malgré l’omniprésence du sujet dans les médias. Faisant écho aux polémiques ayant eu lieu en Corée du Sud, où Shincheonji a participé à la propagation du virus en ignorant les règles de distanciation en vigueur. Sophie tombe aussi sur une vidéo, dans laquelle une femme prétend avoir eu une relation extraconjugale avec le leader de la secte. Elle découvre des témoignages, où des Coréens critiquent la doctrine du mouvement après l’avoir quitté. La confiance de la jeune femme est définitivement entamée. À cela s’ajoute l’épuisement induit par les dizaines d’heures de cours et les conditions de vie déplorables. Elle n’a quasiment plus aucun contact avec sa famille ; mais quand ils se voient, ils remarquent son «apparence négligée» et ses «vieux vêtements», rarement changés durant ces longs mois d’emprise.

Tous ces électrochocs ramènent Sophie à la réalité, qui décide de quitter la structure. Ce que n’apprécient pas les responsables, qui la relancent à plusieurs reprises, la menaçant que son nom soit «effacé du livre de vie» si elle ne poursuit pas les «services». Pas suffisant pour la faire revenir. Quelques années plus t**d, elle est parvenue à se reconstruire, même si elle dit avoir été «traumatisée» par cette expérience. Un processus loin d’être évident, quand on sait que les membres de Shincheonji sont «encouragés à ne pas être en couple, ne pas se marier, ne pas enfanter et à avorter en cas de grossesse». Depuis la publication de notre première enquête au mois de novembre, Sophie envisage de porter plainte, mais craint les lourdeurs de la justice. «Quand on prend du recul, on se demande pourquoi on n’a pas tilté. Mais à l’époque c’était impossible. Mon cerveau, notre cerveau a été éteint».

«Ils sont persuadés que leur pasteur est immortel» : Shincheonji, ce mystérieux mouvement sectaire qui s’étend en France
La dangereuse expansion des sectes évangéliques
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Église de scientologie : la Miviludes alerte sur une campagne de recrutement sur les réseaux sociaux 10/01/2025

Encore et toujours l'ADFI Actions Anti Sectes soutien la MIVILUDES dans cette action de PREVENTION
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https://www.leparisien.fr/societe/eglise-de-scientologie-la-miviludes-alerte-sur-une-campagne-de-recrutement-sur-les-reseaux-sociaux-09-01-2025-2TGLIZYIYZA4JCMDHMXMSYKHGU.php?ts=1736497048582

Église de scientologie : la Miviludes alerte sur une campagne de recrutement sur les réseaux sociaux
« Risque de déstabilisation mentale, exigences financières, rupture avec la famille »… La Miviludes met en garde après avoir reçu des signalements portant sur une campagne de communication lancée depuis la fin décembre.

Par Ronan Tésorière
Le 9 janvier 2025 à 15h56
L'église de scientologie a inauguré son siège à deux pas du Stade de France, en avril 2024. Et a déployé une grande campagne de communication cet été durant les JO. LP/ Gwenael Bourdon
L'église de scientologie a inauguré son siège à deux pas du Stade de France, en avril 2024. Et a déployé une grande campagne de communication cet été durant les JO. LP/ Gwenael Bourdon

Attention, danger. Une campagne publicitaire de recrutement en France menée par l’Église de Scientologie est dans le collimateur de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). En effet, depuis la fin du mois de décembre, l’organisme gouvernemental a reçu de nombreux signalements faisant part d’une campagne « agressive » sur les réseaux de la part du mouvement soutenu par Tom Cruise. Sont touchés Facebook, Instagram et surtout X, le réseau social d’Elon Musk. Certains sites de presse voyant aussi apparaître la publicité dans leurs bannières digitales.

De nombreux utilisateurs s’en sont d’ailleurs fait l’écho directement sur la plateforme, dénonçant cette publicité non désirée dans leur fil de tweets.

Dans ce contexte, la Miviludes lance officiellement une alerte ce jeudi après-midi, a appris Le Parisien. « L’adhésion à la scientologie peut notamment se faire à l’occasion de tests de personnalité gratuits, de conférences « d’introduction » gratuites, ainsi que de cours et d’étude de la « dianétique », la méthodologie d’apprentissage et de développement personnel créée par Ron Hubbard ou encore par toutes autres manifestations « culturelles » ou à « visée humanitaire », détaille-t-elle dans son message.

« Les pratiques de la scientologie peuvent présenter des risques de déstabilisation mentale, d’exigences financières exorbitantes, et de rupture avec l’environnement d’origine, notamment familial », prévient encore la Miviludes.

« Très difficile d’encadrer ce genre de publication »
Du côté des associations de victimes des sectes, on n’est pas très étonné de cette offensive publicitaire de la part du mouvement. « C’est un des groupes qui font le plus de publicité », commente Pascale Duval, directrice et porte-parole de l’Unadfi (Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes).

« Quelles armes a-t-on pour se protéger de cette propagande ? C’est très difficile d’encadrer ce genre de publication, on le sait », s’alarme cette combattante contre l’influence néfaste des mouvements sectaires, impuissante face à ces méthodes numériques.

Cet été, la Miviludes avait déjà alerté l’opinion hexagonale de l’installation de l’Église de Scientologie dans un immeuble très visible à Saint-Denis, à l’heure des JO de Paris. « La Scientologie vise les populations paupérisées. Ils vont chercher les plus fragilisés », enchaîne la militante. « En s’appropriant des immeubles comme à Saint Denis, ils donnent encore l’impression d’être très riches et très puissants, mais les constatations faites aux États-Unis et au Canada par des associations de lutte montrent que cela ne semble plus être le cas. Leur nombre de membres aurait même plutôt tendance à diminuer », assure cette spécialiste des méthodes des sectes.

Contactée, l’Église de Scientologie a confirmé cette campagne « Bienvenue en Scientology », qui se veut mondiale. « Les gens se posent des questions, et nous voulons leur apporter les réponses sur ce qu’est notre religion, et qui nous sommes », nous a déclaré la représentation du mouvement en France.

Pour mémoire, la scientologie a été condamnée à plusieurs reprises de manière indirecte via ses membres car en fait d’Église, la Scientologie est une association loi 1901 en France. En 1997, plusieurs membres dont l’ancien président de l’Église de Lyon ont été condamnés pour escroquerie et homicide involontaire après le su***de d’une fidèle. Dans un procès ayant eu lieu en 2013, deux des principales structures du mouvement, le Celebrity Center et sa librairie, ont été condamnées pour escroquerie en bande organisée, ainsi que deux scientologues pour exercice illégal de la pharmacie.

Église de scientologie : la Miviludes alerte sur une campagne de recrutement sur les réseaux sociaux « Risque de déstabilisation mentale, exigences financières, rupture avec la famille »… La Miviludes met en garde après avoir reçu des signal

10/01/2025

L'ADFI Actions Anti Sectes soutien aussi la campagne menée par la MIVILUDES sur les dangers du recrutement par la scientologie sur les réseaux sociaux
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https://www.francetvinfo.fr/societe/l-eglise-de-scientologie-essaie-de-reconstituer-ses-forces-car-elle-s-est-affaiblie-grace-a-l-information-de-l-opinion-selon-l-ex-depute-jean-pierre-brard_7004432.html
L'église de scientologie "essaie de reconstituer ses forces" car elle "s'est affaiblie grâce à l'information de l'opinion", selon l'ex-député Jean-Pierre Brard
Une campagne de recrutement d'e l'église de scientologie sur les réseaux sociaux est dans le viseur de la Miviludes, le gendarme des dérives sectaires.

Article rédigé parfranceinfo
Radio France
Publié le 09/01/2025 23:48

La façade du siège de l'Église de Scientologie à Saint-Denis, le 6 avril 2024. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

"Bien sûr que j'approuve cette campagne" de la Miviludes, a réagi jeudi 9 janvier sur franceinfo Jean-Pierre Brard, ancien député communiste de la Seine-Saint-Denis et ancien maire de Montreuil, et ancien membre de l’observatoire interministériel des sectes. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) alerte sur des opérations de recrutement menées en France par l'église de scientologie sur les réseaux sociaux.

Une alerte qui est importante parce que "grâce à l'information de l'opinion, l'église de scientologie s'est beaucoup affaiblie ces dernières années. Elle essaie de reconstituer ses forces aujourd'hui avec toujours les mêmes méthodes, toujours les mêmes objectifs, le pouvoir et l'argent", dénonce Jean-Pierre Brard.

Selon lui "la scientologie s'infiltre partout, dans les secteurs de la formation, partout, où il y a de l'argent à gagner des adeptes à gagner elle y est. Il faut informer, appeler les gens à réfléchir et redonner des moyens à la Miviludes et lui restaurer sa vraie structure interministérielle", insiste l'ancien rapporteur de la commission d’enquête sur la situation financière, patrimoine et fiscale des sectes.

"La scientologie a beaucoup d'argent car elle rançonne ses adeptes, il y a eu des cas de su***de parce qu'il y a eu des gens qui sont poussés au désespoir, tellement la scientologie passe ses adeptes à l'essoreuse."

Jean-Pierre Brard, ex-député
à franceinfo
Les réseaux sociaux, c'est le lieu idéal pour cette église qui a "a son siège aux Etats-Unis, qui fait renoncer ses adeptes à tout esprit critique, et avec Elon Musk [patron du réseau social X], la scientologie est parfaitement à l'aise".

09/01/2025

Les bénévoles de l'ADFI Actions Anti Sectes vous souhaitent une excellente année 2025 et vous invite à vous méfier des charlatans

État de santé - Serons-nous mieux soignés grâce à l'intelligence artificielle ? 05/01/2025

l'Adfi Actions Anti Sectes vous informe avec un peu de ret**d (mais vous avez jusqu'en 2026 pour regarder!) de cette excellente émission sur l'intelligence artificielle- ou techniques d'analyses automatisées comme le précise Jean-Emmanuel Bibault, oncologue radiothérapeute ET docteur en informatique
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https://lcp.fr/programmes/etat-de-sante/serons-nous-mieux-soignes-grace-a-l-intelligence-artificielle-328068
Plus d'un soignant sur deux utilise l'intelligence artificielle dans sa pratique quotidienne, d'après une enquête PulseLife de 2024. Les algorithmes intelligents se sont déjà fait une place au chevet des patients et aux côtés des médecins pour des tâches aussi variées que l'aide au diagnostic, la prescription de traitements, l'analyse d'imagerie médicale ou le suivi. Mais qu'en pensent les patients ? Sont-ils bien informés sur ces pratiques ? Quels garde-fous doivent être mis en place ? Nous poserons ces questions à notre invité Jean-Emmanuel Bibault, oncologue radiothérapeute.

La santé figure au premier rang des préoccupations des Français et au coeur de tous les grands débats politiques et sociétaux.
L'organisation des soins, le service public hospitalier, mais aussi le mal de dos, les allergies, la bioéthique ou encore la nutrition... Sur LCP-Assemblée nationale, Elizabeth Martichoux explore chaque mois un thème de santé publique.
Entre reportages, interviews de professionnels de santé, de personnalités politiques mais aussi de patients, ce rendez-vous aborde tous les maux d'une problématique de santé, ses enjeux, les avancées et les nouveaux défis pour mieux vivre demain !

État de santé - Serons-nous mieux soignés grâce à l'intelligence artificielle ? Plus d'un soignant sur deux utilise l'intelligence artificielle dans sa pratique quotidienne, d'après une enquête PulseLife de 2024. Mais qu'en pensent les patients ? Sont-ils bien informés sur ces pratiques ? Quels garde-fous doivent être mis en place ?

Franche-Comté. « Informer, mettre en garde » : ils publient une synthèse sur le système sectaire 26/12/2024

L' ADFI Actions Anti Sectes vous informe de l'article sur le Cercle laïque pour la prévention du sectarisme (CLPS) dans l'Est Républicain

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https://www.estrepublicain.fr/societe/2024/12/26/informer-mettre-en-garde-ils-publient-une-synthese-sur-le-systeme-sectaire
« Informer, mettre en garde » : ils publient une synthèse sur le système sectaire
Le Cercle laïque pour la prévention du sectarisme, fondé en 2002 en Haute-Saône, publie la synthèse de ses travaux de ces vingt dernières années.

Recueilli par Fred Jimenez - 26712/2024 à 06:00 - Temps de lecture : 3 min
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Gilbert Klein et son nouveau livre, Regards laïques sur les dérives sectaires. Photo Patrick Bar
Gilbert Klein et son nouveau livre, Regards laïques sur les dérives sectaires. Photo Patrick Bar

Gilbert Klein, vous publiez avec le Cercle laïque pour la prévention du sectarisme (CLPS), fondé en 2002 en Haute-Saône, un ouvrage qui se veut une synthèse de vos travaux ?
« Je dirais plutôt un instantané. Nous avons commencé par un site pas très commode et aujourd’hui un blog thématique où l’on accède aux articles par mots-clefs. Nous sommes plusieurs militants, avec des convictions laïques assez fortes, à nous intéresser aux dérives sectaires. Pour ma part, cela remonte à ma rencontre avec Roger Ikor. En 2004, j’ai rédigé une thèse sur les sectes et l’ordre public. »

Votre ouvrage met en exergue la difficulté à lutter contre ces dérives sectaires, en raison même de la liberté des individus à être victimes d’eux-mêmes ?
« C’est un problème extrêmement original et complexe où les gens se révèlent comme les auteurs de leur propre asservissement, avant qu’ils ne finissent par ouvrir les yeux. Pour cela, j’ai du mal à parler de victimes. C’est pourquoi nous luttons plus contre le système pervers qui fait que les gens sont acteurs de leur propre servitude. On essaie d’informer, de mettre en garde, avec l’idée que les droits de l’homme sont inaliénables. »

Les dérives que vous décrivez ne sont pas seulement religieuses, on les trouve aussi bien dans l’écologie, l’entreprise ou la médecine ?
« C’est juste. D’ailleurs, dans une affaire qui a abondamment été traitée dans vos colonnes, celle de la Ferme des deux soleils, il s’agissait d’une ferme bio dirigée par des thérapeutes autoproclamés. Mais dans tous les cas, c’est toujours une question d’emprise sur l’esprit d’individus dont on tire les fils comme des marionnettes. »

En dernier recours, c’est à la justice que revient la charge de démêler l’imbroglio entre abus et liberté de conscience lorsque ce système est mis en cause ?
« Sauf qu’il faut vraiment bien connaître le fonctionnement de la mécanique sectaire. J’ai déjà vu des dossiers où était mise en avant la liberté de chacun, sans rechercher si l’individu avait été manipulé ou pas. Mais de plus en plus se fait l’idée que le bénévolat prôné par les adeptes dissimule du travail illégal. »

Une bonne partie de votre livre est consacrée à l’enseignement hors contrat, pourquoi ?
« C’est un sujet important car les mineurs sont des personnes vulnérables. Nous ne disons pas que l’enseignement hors contrat est synonyme de secte. Mais parfois, on a affaire à des communautés qui sont déjà le signe d’un entre-soi alors que l’enseignement se doit d’être ouvert sur les autres. On n’est pas encore dans la dérive sectaire mais certains établissements véhiculent une idéologie qui peut devenir une porte d’entrée vers le système sectaire. Quand on refuse de traiter avec l’État, on entre dans une forme de marginalisation. »

Franche-Comté. « Informer, mettre en garde » : ils publient une synthèse sur le système sectaire Le cercle laïque pour la prévention du sectarisme, fondée en 2002 en Haute-Saône, publie la synthèse de ses travaux de ces vingt dernières années.

23/12/2024

Reconstruire l'espoir ....l'ADFI Actions Anti Sectes espère y participer avec ses moyens..

Le solstice d'hiver a eu lieu le 21/12/2024 celui-ci n'a rien à voir avec une croyance est passé, la lumière revient, les jours allongeront à partir du 27/12
Espérons qu'il apportera la lumière aux personnes (1/10) en France qui croient que la terre est plate, Elle a pris un peu d'avance avec Le YouTubeur américain Jeran Campanella dont nous vous transmettons un lien en autres datant du 17/12 par bfmtv

tout espoir n'est donc pas perdu !
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https://www.bfmtv.com/societe/parfois-on-se-trompe-un-platiste-se-rend-en-antarctique-et-reconnait-que-la-terre-est-ronde_AN-202412170810.html

"Parfois, on se trompe": un platiste se rend en Antarctique et reconnaît que la Terre est ronde
François Blanchard
Le 17/12/2024 à 20:09

Un avion au dessus d'un glacier en Antarctique. (Photo d'illustration) - Handout/Nasa

Un YouTubeur américain adepte du platisme - la théorie selon laquelle la Terre serait plate - a été contraint de reconnaître que notre planète était bien ronde, à l'issue d'une expérience menée au pôle sud.
Les faits lui ont donné tort. Le YouTubeur américain Jeran Campanella, qui publie des vidéos à caractère complotiste sur le thème de l'espace, a décidé de mettre à l'épreuve ses convictions platistes - selon les lesquelles la Terre serait plate - en se rendant dans l'Antarctique.

Le créateur de contenus a participé à "The Final Experiment", un projet collaboratif entre 24 YouTubeurs partisans de la théorie de la Terre plate et 24 autres qui, comme les scientifiques, savent que la Terre est bien ronde.

L'objectif? Observer le soleil en continu et vérifier qu’il est bien présent 24 heures d'affilée dans le ciel, ce qui ne serait pas possible avec une Terre plate.

"Je vais être traité de charlatan"
Sur sa chaîne YouTube "Jeranism", Jeran Campanella a admis au cours d'un direct adressé à ses 164.000 abonnés qu’il se trompait depuis le début. "D’accord les gars, parfois on se trompe dans la vie", a-t-il reconnu dans un extrait repéré par Le Parisien.

"Je pensais qu’il n’y avait pas de soleil 24 heures sur 24, en fait j’en étais presque sûr", a-t-il reconnu.

Avant d'ajouter: "N’écoutez pas mes croyances ou mon opinion, cela ne devrait pas vous importer. Mais vous devriez au moins pouvoir accepter que le soleil fait exactement ce que ces gars ont dit".

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"Je me rends compte que je vais être traité de charlatan simplement pour avoir dit ça et vous savez quoi, si vous êtes un charlatan pour être honnête, alors soyez-le. Je croyais vraiment qu’il n’y avait pas de soleil 24 heures sur 24… Maintenant je crois vraiment qu’il y en a un", a-t-il conclu.

François Blanchard

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