23/09/2026
Un corps baigné dans le confort est un corps fragile.
Notre corps fonctionne selon un principe assez simple :
il s’adapte à ce qu’on lui demande… mais aussi à ce qu’on ne lui demande plus.
Et avec l’âge, cette deuxième partie prend de plus en plus d’importance.
On prend l’ascenseur plutôt que les escaliers.
On évite de s’asseoir au sol parce qu’il devient difficile de se relever.
On porte moins lourd.
On marche moins.
On évite progressivement tout ce qui devient inconfortable ou difficile.
Le problème ?
Moins on utilise une capacité, plus on risque de la perdre. Et plus on la perd, plus on cherche à l’éviter.
Jusqu’au jour où des choses autrefois banales deviennent de véritables épreuves :
🛒 Porter ses courses.
🪜 Monter des escaliers.
🧎 Se relever du sol.
⚖️ Rattraper un déséquilibre.
Une chute peut arriver à n’importe qui.
Mais lorsqu’une personne chute et n’a plus suffisamment de force pour se relever seule, le problème dépasse largement la chute elle-même.
C’est là tout le paradoxe :
à force d’adapter notre environnement à la diminution de nos capacités, nous pouvons aussi accélérer leur disparition.
Cela ne veut pas dire qu’il faut rechercher l’inconfort en permanence.
Le confort n’est pas l’ennemi.
La dépendance au confort peut le devenir.
Parce que le véritable confort en vieillissant, ce n’est peut-être pas d’avoir supprimé toutes les difficultés de son quotidien.
C’est d’avoir conservé un corps suffisamment capable pour qu’elles restent faciles. 💪