Valentinadore

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🌸Dorothée Vogt
🌿Je t’aide à structurer ton projet pro/perso
🎓 Psycho | Entrepreneuriat | Mindset
📕 Auteure (Alix et Maxime) & Conférencière
📆 Sur RDV uniquement 📍Aube ou visio

06/09/2026

Ce matin, mon réveil a sonné alors que, de toute évidence, la nuit n’était pas terminée.

Dehors, il faisait noir. Le vrai noir. Celui qui dit : Madame, veuillez vous recoucher immédiatement, il y a manifestement eu une erreur.

J’ai ouvert un œil. Puis l’autre, par solidarité.

Et j’ai pensé que les gens qui disent que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt n’ont probablement jamais eu à se lever tôt.

À l’aube, je suis partie prendre un train pour Paris.

J’aime ces départs malgré tout.

Les rues encore vides, les maisons endormies, les premières boulangeries éclairées et cette impression que le monde n’a pas encore commencé sa journée alors que vous, vous êtes déjà dehors, à peine coiffée, avec un sac trop lourd dans une main et votre dignité dans l’autre.

J’avais emporté mon ordinateur, un carnet, trois stylos dont statistiquement deux ne fonctionnent pas, un livre, deux chargeurs, une batterie externe et suffisamment d’affaires pour qu’un contrôleur puisse raisonnablement penser que je fuyais le pays.

Je partais jusqu’à ce soir.

Je voyage léger.

Dans le train, j’avais décidé de ne rien faire.

Regarder par la fenêtre.

Peut-être lire quelques pages.

Être cette femme sérieuse et parfaitement sereine qui contemple les champs défiler en songeant à la beauté de l’existence.

J’ai ouvert mon ordinateur « juste cinq minutes ».

Quand j’ai relevé la tête, nous étions à Paris.

Entre-temps, des gens étaient montés, descendus, avaient téléphoné, mangé des viennoiseries, probablement changé de métier, fondé une famille et remboursé leur prêt immobilier.

Je n’avais rien vu.

J’écrivais.

Il faut dire que depuis quelques années, j’écris beaucoup.

Non.

Ce n’est pas vrai.

J’écris tout le temps.

Il y a eu Alix et Maxime.❤️ Mon premier roman.

Puis ce livre sur les coûts cachés de la non-inclusion en société. Très très pénible à écrire mais nécessaire, selon moi, à l’ouverture des consciences.

Mon mémoire sur les types d’attachement. Je n’en ai pas beaucoup parlé, c’était pour valider une certification. Donc très académique et pas fun fun.

Les textes professionnels.

Ceux que j’écris ici. Et que je me demande si quelqu’un les lit vraiment ?

Et depuis plusieurs mois, il y a lui.

Mon prochain roman.

Je dis « lui » parce qu’à ce stade, il semble posséder sa propre identité.

Il vit avec moi.

Il monte dans ma voiture.

Il vient faire les courses.

Il s’invite sous la do**he.

Il débarque au travail et, surtout, il a la fâcheuse habitude de résoudre ses problèmes narratifs exactement au moment où je suis incapable d’écrire : jamais devant mon ordinateur. Évidemment.

Mes personnages sont des gens très occupés qui ne prennent rendez-vous qu’entre le rayon des yaourts et celui du papier toilette.

Alors je note tout.

Absolument tout.

Mon téléphone ressemble désormais aux pièces à conviction d’une enquête criminelle.

« Elle ne doit pas savoir tout de suite. »

« Pourquoi a-t-il gardé ça toutes ces années ? »

« La faire partir avant le matin. »

« Il ment à ce moment-là. »

« NE SURTOUT PAS OUBLIER LA FENÊTRE. »

J’espère sincèrement ne jamais avoir à expliquer mes notes à un policier.

👮Madame, pourquoi avez-vous écrit « la faire disparaître avant jeudi » ?

🙃Alors, vous allez rire monsieur l’agent.

Je ne veux pas encore raconter l’histoire de ce roman.

Pas vraiment.

Il y a des histoires qui supportent très bien qu’on les raconte pendant qu’on les écrit.

Et puis il y en a d’autres qu’on protège un peu.

Celle-ci en fait partie.

Ça fait des mois que j’avance avec ce roman.

Certains jours, j’écris dix pages.

D’autres, je passe quarante-cinq minutes à décider si quelqu’un entre dans la cuisine ou reste dans le couloir.

Parfois je supprime six pages, puis je les regrette, puis je les remets, puis je me demande si je ne devrais pas plutôt ouvrir une mercerie.

La littérature est un métier dangereux…

Mais je ne suis pas venue à Paris uniquement pour écrire.

Je travaille toujours.

Je préfère le préciser parce que certains de mes clients me lisent et que je les imagine soudain regarder leur téléphone en pensant :

Formidable. Elle écrit des romans dans les trains pendant que j’attends mon document.

Je vous rassure. Je travaille en parallèle.

Mais au milieu de tout ça, il y a quelque chose qui me manque…

Mes bijoux.

Ils me manquent d’une façon parfaitement déraisonnable.

Les collections qui commencent par une idée griffonnée quelque part et finissent étalées sur une table où il devient impossible de retrouver une paire de ciseaux alors qu’il y en a quatre.

Le foutoir magnifique de l’atelier.

J’ai essayé d’être adulte à ce sujet.

De me dire que nous avions vécu une très belle histoire ensemble.

Six années.

Que d’autres projets étaient arrivés.

Que la vie avançait.

Qu’il fallait savoir tourner la page.

Mes bijoux ont manifestement un profil d’attachement anxieux.

Ils refusent la séparation.

Et, pour être tout à fait sincère, moi aussi.

Alors depuis quelque temps, discrètement, j’organise leur retour.

Pas exactement comme avant.

C’est même toute la différence.

Tout à l’heure, j’en parlais avec un homme que je ne connaissais pas.

Une de ces conversations qui commencent par une banalité et qui, sans qu’on sache très bien comment, finissent par parler de la vie.

J’aime les inconnus pour ça.

Il existe une intimité très particulière avec quelqu’un que l’on ne reverra probablement jamais.

On peut lui raconter en vingt minutes des choses qu’on mettrait trois déjeuners à expliquer à quelqu’un qu’on connaît.

Nous parlions de travail.

De projets.

De cette manie que certaines personnes ont de vouloir tout faire elles-mêmes.

Je ne donnerai aucun nom.

Mais cette personne possède trois stylos dont deux ne fonctionnent pas et transporte sa maison dans un train pour passer neuf heures à Paris.

Je lui expliquais que j’avais toujours fonctionné comme ça.

Je vais le faire.

Cette phrase pourrait probablement être gravée sur ma tombe.

- Vous devriez vous faire aider, m’a-t-il dit.

J’ai souri.

Parce qu’il y a des phrases qu’on a entendues cent fois et qui, soudain, arrivent exactement au bon endroit.

Se faire aider.

J’ai longtemps cru que savoir tout porter était une qualité. J’étais autonome, débrouillarde, courageuse. Épuisée aussi, mais nous n’allions quand même pas laisser un détail aussi vulgaire gâcher le tableau.

Aujourd’hui, j’ai compris que si je veux faire revenir les bijoux dans ma vie, je ne pourrai pas les faire revenir comme avant.

Alors cette fois, je vais me faire aider.

Je veux garder ce que j’aime : imaginer, créer, inventer des collections, raconter leurs histoires. Et apprendre à confier le reste.

À déléguer. À m’entourer. À ne plus croire que tout faire soi-même est une preuve de talent.

Rien que de l’écrire, j’ai un petit vertige.

Mais un vertige qui ressemble beaucoup à une bonne nouvelle.

Pendant que je vous parle, Paris fait son bruit de Paris autour de moi.

Des tasses s’entrechoquent.

Des conversations arrivent jusqu’à moi par petits morceaux.

Une femme raconte une histoire de belle-mère à la table voisine avec un niveau de détail qui fait que je suis désormais émotionnellement impliquée dans cette famille.

Quelqu’un rit beaucoup trop fort.

Un serveur vient de regarder mon ordinateur puis ma tasse vide et je crois qu’il commence à comprendre que j’ai l’intention de rentabiliser ce café jusqu’au remboursement du mobilier.

Dehors, les gens passent.

Moi, j’écris.

Mon téléphone contient déjà plusieurs nouvelles notes que je ne comprendrai probablement plus demain.

Le roman avance.

Le travail aussi.

D’autres projets poussent doucement.

Et quelque part, dans un coin encore secret de ma vie, mes bijoux recommencent à faire un peu de bruit. Avec une résolution extrêmement ambitieuse : accepter enfin que je n’ai pas besoin de tout porter seule. Et je trouve ça beau.

Parce que l’évolution personnelle, c’est magnifique.

Mais les cartons de bijoux restent lourds quand on les porte seule. 🌸

Bon dimanche
Dorothée

22/08/2026

Et maintenant, la fin août arrive.

Je la reconnais chaque année avant même de regarder le calendrier. Le matin, quand j’ouvre la fenêtre, l’air a changé. Il fait encore doux, mais il y a une fraîcheur quelque part derrière. Le soleil n’entre plus tout à fait de la même façon dans la maison. Parfois une feuille jaune traîne déjà sur le trottoir et je la regarde avec l’émotion d’une femme qui découvrirait l’automne pour la première fois alors que, statistiquement, j’en ai déjà vécu un certain nombre.

Je suis une fille d’automne.

J’aime l’été, mais vers la fin août je commence à le raccompagner poliment vers la sortie.

Je pense aux pulls. Aux grosses chaussettes. À la laine. Aux cafés brûlants qu’on tient entre les deux mains. Aux après-midi où il pleut suffisamment pour annuler toute ambition sociale et où rester chez soi avec un livre devient soudain une activité parfaitement légitime.

Et surtout, je recommence à rôder dans les rayons de fournitures scolaires.

Je n’ai besoin de rien.

C’est important de le préciser parce que cela ne m’empêchera absolument pas d’acheter quelque chose.

J’ai déjà des carnets. Un très beau, que je n’ose pas utiliser parce qu’il est trop beau. Un pratique, mais moche. Un que j’avais perdu et que je viens de retrouver. Et un autre dont personne ne connaît vraiment la fonction, mais qui contient une liste de livres à lire, trois idées de robes à coudre et le numéro d’un plombier..

J’ai des stylos. J’ai probablement suffisamment de fluos pour assurer la scolarité d’une classe de sixième jusqu’au brevet. Mais ceux de cette année sont pastel. Et il existe manifestement, dans mon esprit, une différence fondamentale entre le jaune pastel que je possède déjà et cet autre jaune pastel qui est légèrement moins jaune pastel.

Je respire les protège-cahiers.

Voilà.

C’est dit.

Je pourrais tenter de rendre cela poétique en parlant de mémoire olfactive et de madeleine de Proust, mais la vérité est beaucoup moins élégante : je prends un protège cahier et je le sens.
Cette odeur de plastique neuf mélangée à celle du papier me ramène immédiatement aux rentrées de mon enfance. Les cahiers encore parfaitement plats, la trousse complète, les crayons qui avaient tous la même taille et cette certitude que, cette année, j’allais écrire proprement jusqu’en juin.

Généralement, vers le 10 septembre, c’était terminé.

Cette année, j’ai également décidé qu’il me fallait de nouvelles tasses.
J’en veux avec ces petites figurines en relief cachées au fond, celles qu’on découvre à mesure que le café disparaît. Un champignon, une fleur, un petit animal. Quelque chose de parfaitement inutile dont l’unique fonction sera de m’attendre sous mon café du matin.

Je trouve que la vie adulte manque cruellement de ce genre de choses.

On passe nos journées à parler d’échéances, de chiffre d’affaires, de réunions, de factures, de stratégies, de mots de passe oubliés et de rendez-vous chez le dentiste. Si un minuscule champignon en céramique peut m’attendre au fond d’une tasse à 6 h 42 un mardi matin, je considère que c’est un investissement raisonnable.

Je vais aussi ressortir mon tour de potier, acheter de la laine alors que j’ai déjà de la laine et probablement commencer un nouveau carnet (les 4 précédents évoqués ci dessus ont fait leur temps. Oui, je viens de le décider)

Chaque rentrée me fait cet effet-là.

Pendant quelques jours, septembre ressemble à une page blanche. J’imagine une version de moi extrêmement organisée qui prépare ses repas le dimanche, fait du yoga au lever du soleil, boit beaucoup d’eau et sait exactement où se trouvent ses clés.

Je l’aime bien, cette femme.

Nous nous croisons brièvement tous les ans.

Puis, vers la deuxième semaine de septembre, elle dit qu’elle en a marre d’être efficace et je recommence à chercher mon téléphone alors qu’il est dans ma main.

Mais ce n’est pas très grave.

Avec les années, je crois que j’ai cessé d’attendre de septembre qu’il me transforme.

J’aime simplement ce qu’il raconte : on peut recommencer sans forcément tout recommencer.

C’est peut-être pour ça, finalement, que j’aime tant les gens qui doutent.

Parce qu’ils sont exactement là.

À la fin du mois d’août de quelque chose : ☀️🍂

Et je trouve cet endroit beaucoup plus beau qu’on ne le raconte.

Alors je ne prends pas de grandes résolutions cette année. Je vais continuer à écrire, à écouter les gens me raconter leurs virages, à travailler sur mes projets, à changer d’avis lorsque ce sera nécessaire et, vraisemblablement, à laisser refroidir mes cafés.

Pour le reste, on verra.

L’été n’est pas encore terminé.

L’automne n’a pas commencé.

Et quelque part entre les deux, tout peut arriver.

En attendant, je vais acheter des fluos.

Bon week-end ☀️❤️
Dorothée

18/07/2026

La vie a un sens de l’humour assez particulier.

Elle dépose des indices un peu partout, sans prendre la peine de nous prévenir.

Sur le moment, on croit simplement changer de métier, suivre une intuition ou accepter une rencontre. Puis, des années plus t**d, on regarde derrière soi et on comprend que tout était déjà là.

Il fallait seulement relier les points.

Lorsque j’étais créatrice de bijoux, je pensais fabriquer des objets.

En réalité, je travaillais déjà sur l’identité.

Chaque bijou racontait quelque chose de la personne qui allait le porter : une histoire, une émotion, une part d’elle-même qu’elle avait envie de rendre visible.

Et puis, comme cela arrive souvent lorsque l’on entreprend, d’autres personnes sont venues me demander comment j’avais fait.

Comment commencer ?

Comment transformer une idée en projet ?

Comment trouver ses premiers clients ?

Comment se lancer sans connaître toutes les réponses et, idéalement, sans vendre sa maison ni développer des TOCs ?

J’ai commencé à accompagner des entrepreneurs presque naturellement. Sans savoir que je posais déjà les premières pierres de ce qui viendrait plus t**d.

Quelques années auparavant et plusieurs vies après, je me suis formée à la psychométrie, aux neurosciences et à l’accompagnement des transitions de vie.

Je voulais comprendre ce qui nous met en mouvement, ce qui nous rend singuliers, mais aussi ce qui peut nous retenir au bord de notre propre vie, alors même que nous savons très bien dans quelle direction nous aimerions aller.

À la fin de ma formation, un détail m’a frappée.

La plupart des personnes que j’accompagnais nourrissaient un rêve entrepreneurial.

Parfois, ce rêve était déjà très précis.

Parfois, il ressemblait davantage à une phrase murmurée en fin de séance :

« Un jour, j’aimerais bien… »

Ce genre de phrase que l’on prononce doucement, au cas où quelqu’un (ou nous-même) aurait l’idée un peu brutale de nous prendre au sérieux.

J’ai alors créé les Ateliers Fondation, pour guider ces premiers pas.

Identifier une envie.

Reconnaître ses forces.

Clarifier une idée.

Mais j’ai un léger défaut. (Léger, j’ai dit 😌)

Lorsque je m’intéresse à un sujet, je ne sais pas très bien rester à la surface.

J’ai besoin de comprendre. De creuser. De vérifier. Puis de creuser encore un peu, au cas où une information essentielle se serait cachée sous la précédente.

Je me suis donc inscrite au programme Entrepreneurship: From Ideation to Exit de HEC Paris, afin de maîtriser toutes les étapes de l’entrepreneuriat et de proposer des conseils réellement solides, de l’idée initiale jusqu’au développement de l’entreprise.

J’ai obtenu ma certification au rattrapage.

Une phrase assez courte pour une expérience qui, elle, m’a paru légèrement plus longue.

Pour la première fois de ma vie, j’ai cru avoir échoué.

Moi qui avais l’habitude de travailler beaucoup, de comprendre vite et de tenir mes objectifs, j’ai découvert cette sensation assez peu premium qui consiste à rafraîchir compulsivement une page de résultats en négociant intérieurement avec l’univers.

Finalement, ce rattrapage m’a appris beaucoup plus qu’un parcours parfaitement linéaire ne l’aurait fait.

Il m’a obligée à accepter de ne pas réussir immédiatement.

À distinguer un résultat provisoire de ma valeur.

À continuer malgré le doute.

Et surtout, à ressentir de l’intérieur ce que vivent tant d’entrepreneurs : avancer sans garantie, ajuster, recommencer et découvrir que l’échec n’est parfois qu’une étape qui a particulièrement mal choisi son nom.

Puis, au hasard des rencontres (toujours) et grâce à des opportunités incroyables (souvent) Empreinte, notre cabinet conseils est né.

Empreinte est un cabinet de conseils en personal branding.

Mais c’est surtout le lieu où toutes les parties de mon parcours se rejoignent.

La communication, mon métier initial.

L’entrepreneuriat, que j’ai vécu, étudié et parfois appris avec quelques sueurs froides.

La psychométrie.

Les neurosciences.

La résilience et la gestion de l’anxiété, auxquelles je me suis formée auprès de Harvard.

L’accompagnement des freins psychologiques.

Et la stratégie commerciale.

Pendant longtemps, j’ai pu croire que j’avais plusieurs métiers.

Aujourd’hui, je comprends que je poursuivais simplement la même intention par des chemins différents : aider une personne à comprendre ce qui la rend unique, puis lui permettre d’en faire quelque chose de concret.

Avec Empreinte, nous accompagnons les entrepreneurs qui ne veulent pas seulement devenir plus visibles.

Ils veulent construire une marque qui leur ressemble suffisamment pour ne plus avoir à jouer un rôle afin de la faire exister.

Nous commençons par identifier leur zone de génie, grâce à la psychométrie : ce qu’ils font naturellement bien, leur manière singulière de réfléchir, de créer, de décider, d’accompagner ou de transformer.

Nous mettons ensuite en lumière leurs forces naturelles, ainsi que les peurs, les croyances et les mécanismes qui peuvent les freiner lorsqu’il faut choisir, vendre, s’exposer ou simplement oser prendre sa place.

Puis nous construisons leur ADN de marque.

Ce qu’ils font.

Pourquoi ils le font.

Pour qui.

Quelle transformation ils apportent.

Comment structurer leur offre.

Et à quel prix la proposer, parce qu’une activité alignée reste tout de même une activité qui doit pouvoir payer autre chose que des citations inspirantes imprimées sur du papier recyclé.

Enfin, nous définissons leur ligne éditoriale.

Pas une liste de sujets choisis parce qu’ils fonctionnent bien chez quelqu’un d’autre.

Une véritable colonne vertébrale de communication : les convictions qu’ils souhaitent porter, les histoires qu’ils peuvent raconter, les thèmes sur lesquels ils veulent prendre la parole, leur ton et la manière naturelle dont leur personnalité peut s’exprimer.

L’objectif n’est pas de fabriquer une image parfaite.

Il est de créer une communication cohérente, reconnaissable et si personnelle qu’elle devienne impossible à copier.

Aujourd’hui, lorsque je regarde derrière moi, je vois quelqu’un qui a toujours travaillé sur la même matière : la singularité.

D’abord, je lui ai donné la forme d’un bijou.

Puis, j’ai appris à la révéler chez une personne.

Désormais, je l’aide à devenir une marque, une offre, une voix et une place dans le monde.

La vie est vraiment pleine de surprises.

Mais elle laisse rarement les choses au hasard.

Elle attend simplement que nous soyons prêts à comprendre l’histoire qu’elle écrivait depuis le début.

Voilà pourquoi je n’étais plus beaucoup présente par ici 🙂 Ecrire l’histoire des autres prends du temps, mais le plaisir de revenir ici papoter avec vous est toujours aussi intact

Dorothée

31/05/2026

Cette semaine s’est trompée de saison.

Chaque journée est arrivée avec des allures de mois d’août. Une chaleur excessive, presque insolente, qui s’invite sans prévenir, mais qu’on accueille quand même.

Alors les fenêtres restent ouvertes plus longtemps. Les cafés deviennent glacés. Les robes quittent leur cintre avec un air de retrouvailles. Et quelque part, sans vraiment qu’on s’en aperçoive, quelque chose en nous ralentit pour se mettre au rythme de la nature.

Le printemps a ce talent : il remet un peu de lumière dans les endroits qu’on avait laissés en veille.

On dirait que l’air sent déjà les vacances. Pas les grandes, pas forcément celles qu’on réserve des mois à l’avance. Plutôt les petites échappées. Les peaux salées, les livres qu’on lit mal parce qu’on regarde la mer plus souvent que les pages. Les déjeuners qui s’étirent. Les heures qui cessent enfin d’être pressées.

Et peut-être que le bonheur ressemble à ça, parfois.

À une saison qui arrive trop tôt.
Et qu’on décide quand même de laisser entrer.

Ça a été pour vous, cette chaleur ? ☀️🔥

Dorothée

23/05/2026

Ce matin, je me suis levée avec la discipline d’un général prussien, une liste de tâches qui aurait pu servir de roman d’aventures et la conviction absolue que j’allais travailler. J’ai donc dressé la to do en capitales. Avec majuscules. Et tout.

Et puis le printemps a dit : « alors euuuuh non »

Le soleil s’est glissé par la fenêtre, carrément sans-gêne. Le thermomètre a grimpé. Et quelque chose dans l’air a murmuré, avec cette voix un peu traîtresse qu’ont les belles journées : « Tu es vraiment sûre de toi, là ? »

Je n’étais pas sûre du tout.

Il est 14h15. Le bilan est éloquent. J’ai ouvert l’ordinateur. Je l’ai regardé. Il m’a regardée. On s’est quittés bons amis.

Entre-temps, j’ai sorti les sandales, abandonné les tâches à leur triste sort, et j’ai attrapé mon livre avec la sérénité de quelqu’un qui a pris une très bonne décision.

Est-ce que c’est ça, la liberté d’entreprendre ? Probablement pas. Surtout qu’on est samedi, et que mon seul vrai talent du jour, c’est négocier avec moi-même jusqu’à obtenir exactement ce que je voulais depuis le début.

Mais changer de plan en plein milieu d’une journée pour s’offrir du soleil, un livre et les orteils à l’air… c’est un de ces bonheurs minuscules et légèrement coupables qui font un bien considérable.

Alors je suis retournée voir Alix et Maxime. Alix qui répare les âmes avec ses bijoux faits main. Maxime qui apprend, doucement, à retirer le masque. Je les ai retrouvés là, dans la lumière de mai, et j’ai senti ce petit pincement familier celui qu’on a pour les gens qu’on a créés et qui, par un mystère que je ne m’explique toujours pas, finissent par nous manquer.

Il y a quelque chose d’un peu magique dans les livres qui parlent de fêlures et d’élans du cœur. Ils s’accordent divinement bien avec la lumière du printemps. Comme si la tendresse appelait la tendresse.

Voilà. Aujourd’hui je ne travaille pas. Je flemmarde avec mes propres personnages, et j’appelle ça de la recherche.

Et vous votre samedi ressemble à quoi ? Sandales dehors, bon livre en main, et une liste de tâches fermement ignorée ? ☀️🤍

😘 Dorothée

20/05/2026

Mon post précédent a dépassé les 500 000 vues et les 3 500 likes.

Bon.

Je savais que parler d’amour allait forcément attirer du monde. On peut disserter sur les impôts, les légumes vapeur ou les réunions Teams, ça ne provoquera jamais le même enthousiasme qu’une histoire d’♥️

Mais un demi-million de personnes, quand même.

Ça fait beaucoup de gens qui ont levé la tête de leur café, de leur charge mentale ou de leur scrolling compulsif pour s’arrêter quelques secondes sur des mots parlant d’amour.

Et je me suis demandé pourquoi.

Je crois que ce qui nous touche dans l’amour, ce n’est pas seulement l’amour. C’est ce qu’il vient réveiller. Nos manques. Nos élans. Nos espoirs un peu fatigués. Cette sensation étrange d’être parfois… entre deux.

Entre celle qu’on était et celle qu’on devient.

Parce qu’il y a des moments dans une vie où on ne sait plus très bien où l’on habite intérieurement.

On a quitté quelque chose, mais on n’a pas encore trouvé la suite. Un travail, une relation, une ancienne version de soi. On voudrait déjà être arrivés, comprendre, avoir le mode d’emploi, un GPS émotionnel avec une voix rassurante qui dirait : « dans 300 mètres, tournez à droite vers votre nouvelle vie ».

Mais ça n’existe pas.

Alors on s’agite. On remplit le vide. On cherche des réponses partout. On rafraîchit notre vie comme on rafraîchit une boîte mail en espérant qu’une solution miracle apparaisse entre deux pubs inutiles.

Et pourtant…

Je crois que ces moments flous ont quelque chose de précieux.

Un peu comme une pâte à gâteau qu’on ouvre trop tôt dans le four : si on veut absolument aller vite, on risque surtout de faire retomber quelque chose qui avait besoin de temps.

Alors si, en ce moment, vous êtes dans un entre-deux… un flou, une attente, une transition un peu bancale… peut-être que vous n’êtes pas perdus.

Peut-être que quelque chose est simplement en train de se réorganiser doucement à l’intérieur.

Et ça, même si ce n’est pas très Instagrammable, c’est déjà beaucoup. ✨

Dorothée

L’agenda est ouvert pour juin. 🌈

17/05/2026

« Jeux d’enfants » est mon film préféré.

Pas seulement parce qu’il raconte une histoire d’amour. Des films d’amour, il y en a des centaines. Non. Jeux d’enfants, c’est autre chose. C’est un film qui parle de ce vertige rare : celui d’aimer quelqu’un au point que cette personne devienne une langue intérieure. Une évidence et un chaos à la fois. Une relation qui vous construit autant qu’elle vous bouscule. Une histoire qui échappe aux règles raisonnables, aux bons timings, aux cases qu’on aimerait tant pouvoir cocher proprement. Quand j’ai vu ce film pour la première fois, j’ai compris quelque chose que je n’avais pas encore les mots pour nommer : certaines rencontres ne s’expliquent pas. Elles nous traversent. Elles nous transforment. Elles laissent une empreinte qui ne ressemble à aucune autre.

Alors forcément, voir aujourd’hui Marion Cotillard et Guillaume Canet me bouleverse un peu plus que je ne voudrais l’admettre.

Parce qu’il y a parfois des images qui racontent davantage que mille interviews savamment maîtrisées. Une étreinte. Quelques secondes suspendues. Une douceur dans un geste. Et soudain, quelque chose nous percute sans prévenir. Peut-être parce qu’à travers eux, ce n’est pas seulement un ancien couple que nous regardons. Nous regardons deux êtres qui semblent nous murmurer quelque chose de profondément oublié dans notre époque du tout ou rien.

On nous a appris que l’amour devait obéir à une logique binaire. Ensemble ou séparés. Présents ou absents. Aimés ou oubliés. Comme si une rupture devait forcément exiger l’effacement. Comme si le respect, la tendresse ou la complicité après l’amour étaient suspects. Comme si aimer quelqu’un autrement revenait à ne pas savoir tourner la page.

Et pourtant.

Il y avait dans cette étreinte quelque chose d’infiniment plus subtil. Quelque chose qui ressemblait à une vérité silencieuse : l’amour, le vrai, ne disparaît peut-être pas toujours. Il se transforme. Il quitte parfois le territoire du couple sans quitter celui du cœur. Il cesse d’être possession pour devenir reconnaissance. Il apprend à prendre d’autres formes, plus calmes, plus libres, parfois plus profondes encore.

J’ai regardé cette image et j’y ai vu quelque chose de terriblement beau : deux personnes qui ont partagé une vie, construit une histoire, traversé le temps, et qui semblent avoir trouvé une autre façon de faire lien. Ni retour en arrière, ni théâtre de façade. Juste cette tendresse immense qu’on réserve parfois aux êtres qui nous ont profondément connus.

Et peut-être que c’est cela qui nous touche autant. Parce qu’au fond, nous aimerions croire que certains liens échappent à la brutalité des fins. Que tout ne doit pas forcément mourir pour que quelque chose change. Que l’amour peut survivre à ses propres métamorphoses. Qu’il existe une forme d’amour assez mature pour dire : je ne t’aime plus comme avant, mais ce que nous avons été ne cessera jamais complètement d’exister.

Peut-être que Jeux d’enfants racontait déjà ça, au fond. Cette idée un peu f***e que certains êtres se reconnaissent au-delà des formes, au-delà du temps, au-delà même de ce que devient leur histoire. Et qu’aimer vraiment, parfois, ce n’est pas retenir. C’est laisser le lien devenir ce qu’il doit être… sans jamais lui retirer sa vérité.

Mais sinon, bonne fin de week-end 💙
Dorothée

16/05/2026

L’art du plan B (ou quand la météo s'en mêle...) 🌧️🌈☀️🌊
Ce week-end, j’avais tout prévu : sac à dos, chaussures de rando et direction l'Auvergne pour gravir les volcans. C'était sans compter sur la météo qui a décidé de me do**her le moral... au sens propre.

Pas question de me laisser abattre ! Changement de cap de toute dernière minute : j’ai troqué les montagnes contre les falaises d’Étretat. 🌊
Et franchement, je crois que le vent normand m'a poussée exactement là où je devais être.

Installez-moi face à la mer avec une vue pareille, et l'inspiration revient instantanément.

J'en profite pour me replonger à fond dans l’écriture de mon second manuscrit, je continue de creuser ce sujet qui me tient en éveil depuis 10 mois : les coûts cachés de la non-inclusion.
Qu'est-ce que cela nous coûte réellement sur le plan humain, social et économique, de ne pas faire une juste place à chacun ?

La structure de vos récits et partages d’expérience avance, les lignes se déploient au rythme des vagues, et ça fait un bien fou. L'Auvergne attendra, la Normandie a du bon.

En fait, les imprévus cachent souvent les plus jolis moments. 💙

Et vous, votre week-end ? Plutôt plan initial ou improvisation de dernière minute ? 👇

Photos from Valentinadore's post 08/05/2026

J’ai dit non à mon rêve…

J’ai refusé de signer un contrat d’édition pour mon roman.
C’est bizarre à écrire. Encore plus bizarre à assumer.
Parce que quand le mail du comité de lecture est arrivé, j’ai ressenti quelque chose que je n’avais pas ressenti depuis longtemps. Ce genre d’émotion bouleversante, qu’on reconnaît tout de suite parce qu’elle ne ressemble à rien d’autre. Comme le jour où on apprend qu’on a eu son examen. Ou qu’on décroche enfin le job qu’on n’osait plus espérer. Ou qu’on retrouve quelqu’un qui nous manquait sans qu’on se l’avoue vraiment.
J’étais heureuse. Simplement, heureuse.

Mon roman avait été lu. Et il avait plu.

Le premier échange avec l’agent s’est très bien passé. Elle était douce, claire, pédagogue. Elle m’a expliqué le processus, les étapes, ce qui allait se passer. J’écoutais, je hochais la tête, je souriais.

Et puis il y a eu d’autres rendez-vous. D’autres comités. D’autres échanges.

Et c’est là que le vertige a commencé.

Progressivement. Insidieusement. À chaque réunion, j’entendais des choses qui semblaient normales. Parce qu’elles l’étaient, objectivement. La couverture choisie par eux. Le titre discuté, peut-être modifié. Le texte retravaillé selon leur ligne éditoriale. C’est comme ça que ça marche, dans l’édition. Je le savais.
Mais moi, pendant que les autres parlaient de mon livre, je ne me voyais plus dedans.
À chaque rendez-vous, mon roman leur appartenait un peu plus. Mes personnages devenaient leur projet. Mon histoire devenait leur objet. Et moi je souriais, je prenais des notes, je disais oui merci c’est très intéressant pendant que quelque chose en moi criait doucement.

Alors quand la relance est arrivée, formulée comme une évidence, comme si mon hésitation n’était qu’un détail administratif à régler, j’ai senti ce signal que j’ai mis des années à apprendre à écouter. Celui qui ne s’explique pas. Qui ne se négocie pas. Qui dit juste : non. Pas comme ça. Pas à ce prix-là.

J’aurais pu l’ignorer. Faire ce qu’il faut faire. Signer, avancer, me répéter que c’est ça, la vraie vie d’autrice. Que les rêves, ça se compromet un peu, forcément.
Mais je me serais perdue. Et un livre écrit en se perdant, ce n’est plus vraiment le sien.

Alors j’ai dit non. C’était pas facile. Parce que je n’avais pas de plan B dans la poche. Juste parce que ce oui-là n’était pas le mien.

Mon rêve existe toujours. Il a juste une forme que je n’avais pas anticipée. Et pour la première fois depuis longtemps, c’est moi qui en décide.
Et maintenant que cette page est tournée, vraiment tournée, je peux enfin vous reparler de lui.

De mon livre. Le mien.

Je ne pouvais pas le faire avant. Pas tant que cette histoire-là n’était pas terminée. Pas tant que je n’étais pas certaine. Certaine du non, certaine de la suite, certaine de moi.

Alors restez connectés.

La version poche sort dans quelques jours. Et il sera disponible en ligne très bientôt.

On se retrouve là. ♥️

Dorothée

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