12/05/2025
La Chronique de la rédac’📝
Football professionnel au Gabon : Quid de la situation financière des clubs et du paiement des salaires aux joueurs.
Après plusieurs années d’absence et des grèves à en plus finir, le nouvellement élu président de la république son excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a pu et su relancer un secteur d’activité aux arrêts et surtout en perte d’innovation.
Nous avons tous salué le retour du football gabonais tant le besoin de faisait ressentir jusqu’en sélection nationale (Le pep national obligé de composer avec des boulangers et influenceurs) mais malheureusement celui-ci était clairement prématuré et mal pensé.
Pourquoi me direz-vous
Tout simplement parce que les causes de la mise à l’arrêt et du disfonctionnement de celui-ci (sans évoquer la crise sanitaire mondiale et ses restrictions) n’ont pas été étudiées de façon systématique. On peut les citer :
- Le statut du club professionnel conformément aux normes de la FIFA ( contrats écrits obligatoires pour les joueurs professionnels; durée maximale des contrats (5ans sauf si la législation nationale prévoit autrement); conditions de prêt des joueurs,obligations financières et transparence; infrastructure et encadrement professionnel; engagement dans le développement du football local et international.
- La mise en place d’une commission financière et disciplinaire impulsée par le ministère des Sports
- La redistribution égalitaire des recettes (entrée au stade, marketing etc)
- Mission de contrôle (mensuelle par exemple) au sein des institutions
- Détacher les subventions de l’Etat du capital des équipes
- Mise en application d’une section marketing efficace et efficiente imposée à tous les clubs professionnels
- Création des sections féminines et centre de formation imposées à tous les clubs
- Imposer un quota s’agissant du capital des clubs professionnels comme dans les ligues fermées américaines.
-Couverture médiatique efficace
-Transparence lors du mercato
- Redistribution des droits de transmission
Pour ne citer que ces points.
Dans notre cas, le point 1 et
Le point 5 nous intéresse étant le sujet qui frappe la toile depuis le début du championnat.
Au-delà du beau jeu proposé par les acteurs, un élément brille par son aura tant négatif que meurtrier à savoir le non paiement des salaires et son petit frère la maltraitance subit par les joueurs.
Et que dire de l’état financier de nos clubs qui, pour la plupart en N1 et 2 n’arrivent pas à remplir leurs obligations premières. Une situation qui touche directement les joueurs et les membres du staff qui, au final travaillent sans percevoir un salaire conséquent et parfois sans rien percevoir durant des mois. Pendant ce temps les présidents de club investissent dans la politique, la construction des maisons à caractère personnel etc. Les choses de la honte !!!
Comment concevoir que malgré les subventions de l’Etat, les partenariats, le capital, les équipes n’arrivent toujours pas à payer convenablement les joueurs ? Comment est-ce possible de demander à un joueur de performer avec Le ventre vide et les dettes à n’en plus finir ? À quand un statut portant sur la protection des joueurs professionnels ?!
Pourquoi observe t-on un silence de nos anciens, nos ambassadeurs, de la ligue et de nos autorités ?
Une telle situation arrange qui ?
En réalité on devrait arrêter plusieurs présidents de clubs coupables de telles atrocités !!!
Le président de Dikaki, l’ancien président de l’USB, le président de Lozosport, celui-ci d’Akanda Fc et j’en passe doivent répondre de leurs actes !!!
Nous ne voulons plus d’un football business, d’un esclavage des temps modernes!!!
Arrêtez d’exploiter les enfants d’autrui si vous n’arrivez pas à les payer correctement !!!
Et on s’interroge sur le niveau des championnats N1 et N2 !!
Vous faites couler le pays mais vous n’êtes pas inquiétés c’est horrible !!!
Il est plus que temps de changer les et des repenser un secteur d’activité qui représente 2 à 3% du PIB mondial.
Linaf