04/09/2026
🏛️ le sénat veux un budget pour améliorer les conditions de vie des gabonais
Le 1er septembre 2026, dans l’hémicycle, Huguette Yvonne Nyana Ekoume épouse Awori Onanga a pris la parole sans détour. À l’ouverture de la deuxième session ordinaire, la présidente du Sénat n’a pas parlé de chiffres pour parler de chiffres. Elle a parlé des Gabonais. Des jeunes qui déposent des CV sans réponse. Des mères qui font les comptes au marché.
Son message au gouvernement pour le budget 2027 est simple : qu’il serve d’abord à soulager le quotidien. Plus de médecins dans les centres de santé, plus de bancs dans les écoles, des routes pour désenclaver, du courant qui tient, et surtout du travail pour une jeunesse qui attend sa chance. Pour le Sénat, l’argent public doit arrêter de se perdre en route et atterrir là où ça fait mal : dans l’assiette, dans la poche, dans la vie des familles.
Derrière cette exigence, il y a des visages et des statistiques têtues. Selon la Banque africaine de développement, en 2023, 34,3 % des Gabonais vivaient sous le seuil de pauvreté. Le chômage touchait 21,5 % de la population, et 38 % des jeunes. Dans les marchés, 6 produits sur 10 viennent de l’étranger. Résultat : tout augmente, sauf les revenus. Alors que le budget 2026 a été révisé à 5 495,2 milliards de FCFA, le Sénat demande une rupture. Moins de promesses, plus d’investissements utiles : soigner, éduquer, employer, et produire local pour que le panier de la ménagère respire enfin.
Avec cette interpellation, la chambre haute rappelle que le budget n’est pas qu’une addition de lignes. C’est la mesure de ce qu’un pays décide de faire pour ses citoyens. En 2027, les Gabonais jugeront sur pièce.
Rédaction de Sébé241
03/09/2026
📛[ ] Haut-Ogooué : Un brigadier malade et son épouse admise au CHU après une "audition" présumée
En service dans la province du Haut-Ogooué, le brigadier Christian Rodrigue Assogo serait, selon des informations recueillies, atteint depuis plusieurs années d’une affection mystérieuse désignée localement sous le nom de « fusil nocturne ». Face à sa situation, le brigadier Assogo se fait connaître en diffusant un message de SOS sur les réseaux sociaux à l’endroit du Président de la République gabonaise, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, auquel il sollicitait de l’aide.
Dans ce contexte, son épouse aurait été approchée récemment par des individus s’étant présentés comme des agents de la présidence. Ces derniers l’auraient conduite pour une prétendue « audition ». Au sortir de cette audition, sa tension artérielle se serait fortement élevée, ce qui expliquerait qu’elle se retrouve actuellement hospitalisée au Centre Hospitalier Universitaire Amissa Bongo de Franceville.
Les circonstances exactes de cette interpellation, ainsi que l’identité des personnes impliquées, restent pour l’heure à établir. Son état de santé et les raisons précises de sa prise en charge n’ont pas été communiqués officiellement. Aucune source institutionnelle n’a, à ce stade, confirmé l’implication de services de la présidence dans cette affaire.
Cette affaire soulève des interrogations sur les conditions d’intervention des agents se réclamant d’institutions de l’État et sur la protection des familles de fonctionnaires.
03/09/2026
🚨[ ] Gabon : Le Ministre de la Justice ordonne une enquête sur l’interpellation de Jeff Blampain par la DGSS
Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a ordonné le 25 août 2026 l’ouverture d’une enquête judiciaire dans l’affaire Jeff Blampain, ancien conducteur de Taxi Gab. Saisi le 6 juillet par SOS Prisonniers Gabon, le Garde des Sceaux a instruit le Procureur de la République de faire la lumière sur les faits dénoncés le 27 avril 2026 suite à l’interpellation de M. Jeff blampin
En présence de son fils de 3 ans, dans les locaux de TaxiGab par des agents de la DGSS, et sa rétention présumée de près de 10 heures sans eau, ni nourriture, ni notification de motif légal. L’ONG évoque des allégations d’arrestation arbitraire, de séquestration, de traitements cruels, inhumains ou dégradants et de menaces, qu’elle relie à des persécutions présumées liées à des opinions politiques.
Rappelant les articles 12 de la Constitution et 395 du Code pénal gabonais, ainsi que les engagements internationaux du Gabon, SOS Prisonniers Gabon a sollicité une enquête impartiale et la protection du plaignant et de sa famille. Le Ministère de la Justice, s’appuyant sur l’article 17 du Code de procédure pénale, a donc donné instruction de poursuites. SOS Prisonniers Gabon salue cette décision et appelle le Parquet à la diligence et à l’impartialité pour établir les responsabilités.
Cette saisine et la réaction du Ministère marquent un test pour l’État de droit au Gabon. Au-delà du cas Blampain, c’est la crédibilité des institutions et la garantie des libertés fondamentales qui sont attendues au terme de cette enquête.
Rédaction de Sébé241
03/09/2026
[ ] Quand créer une entreprise au Gabon rime avec importation de la main-d’œuvre étrangère au mépris de la décision de Brice Clotaire Oligui Nguema
Trois ans. Voilà le temps qui s’est écoulé depuis l’annonce du Président Brice Clotaire Oligui Nguema : la priorité aux Gabonais dans l’emploi au Gabon. Une décision forte, applaudie dans les quartiers, dans les familles, par tous ces jeunes diplômés qui n’attendent qu’une chance. Mais aujourd’hui, le constat est amer et il fait mal. Sur le terrain, rien n’a bougé. Dans les entreprises montées par des expatriés, les Gabonais sont encore des figurants. Pire, certains patrons se passent carrément des gabonais.
Ils ferment leurs portes aux CV locaux et font venir "les leurs". C’est cette même pratique que Chamberlain Moukouama dénonçait déjà dans Cash avec le cas de Foberd Gabon. Elle n’a pas disparu. Elle a grandi. Faute de contrôle, faute de peur, elle s’est installée comme une norme. Pendant ce temps, l’inspection du travail regarde ailleurs, et des Gabonais continuent de quémander l'emploi au Gabon.
Cette importation déguisée de main-d’œuvre est aujourd’hui l’une des causes directes de l’explosion du nombre d’étrangers au Gabon, comme le révèle le RGPL 2026. On la vit dans nos rues. À Libreville, des stations-service tenues par des Béninois où seuls des Béninois travaillaient. L’État a dû taper du poing pour reprendre le contrôle de ces stations services. Mais le problème s’est déplacé et a pris de l’ampleur.
Dans les écoles privées créées par des étrangers, le schéma est le même : 2 ou 3 Gabonais recrutés pour la forme, juste "pour faire le nombre" lors d’un contrôle, et 90% du personnel importé. À la cité Damas, l’exemple est criant. Une clinique où sur tout le personnel soignant, seules deux Gabonaises ont eu droit à un poste. Le reste vient du Nigeria et d’ailleurs. Juste à côté, une école privée après l’ancien Prix Import, aujourd’hui Carrefour toujours à Damas, applique la même recette.
Des mères de famille gabonaises déposent des dossiers, essuient des refus, pendant que des étrangers débarquent pour occuper les postes. Ce n’est pas de la concurrence. C’est du remplacement pur et simple. Et chaque emploi donné à un étranger au lieu d’un Gabonais fait mécaniquement grossir les statistiques des non-nationaux dans ce pays.
Face à cette situation, la responsabilité incombe désormais aux autorités gabonaises. Le Gabon a besoin des entrepreneurs expatriés et des étrangers. Il ne s’agit pas d’une chasse aux sorcières. Il s’agit d’un constat, et d’un constat qui fait mal. La décision présidentielle ne peut rester au stade du discours. L’Inspection du Travail, les ministères techniques et les administrations de contrôle sont appelés à sortir de leur inaction.
Des audits indépendants, des contrôles inopinés et des sanctions exemplaires doivent être engagés contre les entreprises qui violent ouvertement la loi gabonaise. Le Gabon a besoin d’investisseurs, mais pas au prix du sacrifice de ses propres enfants. Sans volonté politique ferme et sans courage pour faire respecter les textes, le pays s’expose à une fracture sociale profonde. Car une jeunesse à qui l’on promet l’avenir mais à qui l’on refuse le travail finit toujours par douter.
La gabonisation de l’emploi n’est pas une faveur. C’est une question de justice et de dignité. Trois ans après, les Gabonais attendent encore que la promesse devienne réalité. Sans volonté politique et sans courage pour sanctionner, le discours ne suffira pas. Le Gabon a besoin de travail pour ses fils et ses filles. Et vite.
Rédaction Sébé241
02/09/2026
[ ] Sénégal : Teranga Pharma lance DREPAF, premier anti-drépanocytaire produit localement
Une étape majeure vient d’être franchie à Dakar dans la prise en charge de la drépanocytose. Le laboratoire pharmaceutique sénégalais Teranga Pharma a mis sur le marché DREPAF, un générique à base d’hydroxyurée fabriqué au Sénégal et lancé en novembre 2025. Jusqu’ici importée à coût élevé, cette molécule de référence dans le traitement de la maladie est désormais produite sur le continent.
Le médicament est disponible en deux présentations : DREPAF 500 mg pour les adultes et DREPAF 100 mg pour les enfants. Cette relocalisation de la production vise à lever l’un des principaux freins à l’accès : le prix et la disponibilité.
Par-delà l’aspect industriel, DREPAF répond à un enjeu de santé publique crucial. La drépanocytose touche des milliers de familles en Afrique de l’Ouest et se traduit par des crises douloureuses récurrentes, des hospitalisations fréquentes et des complications sévères qui pèsent lourdement sur les patients et le système de soins.
En rendant l’hydroxyurée accessible localement, le traitement ambitionne de réduire ces épisodes aigus et d’améliorer la qualité de vie des malades. La formulation pédiatrique à 100 mg, autorisée dès l’âge de 9 mois, comble par ailleurs un vide thérapeutique. Elle permet une adaptation plus fine des doses chez les tout-petits, population particulièrement vulnérable et jusqu’ici mal servie par les formes adultes importées.
Avec DREPAF, le Sénégal pose un jalon important pour la souveraineté sanitaire africaine. Produire localement un traitement essentiel, c’est rapprocher le soin des patients, baisser les coûts et sécuriser les approvisionnements. Reste maintenant à garantir la diffusion du médicament dans les hôpitaux, les centres de santé et les officines de toute la sous-région pour que cette avancée se traduise en vies réellement soulagées.
Source : Agence Senegalaise de presse
02/09/2026
[ ] Théa Frodin, l’athlète d’origine gabonaise qui se fraie un chemin vers l’élite du tennis mondial
De l’ombre des projecteurs d’Hollywood aux courts du circuit professionnel, Théa Frodin écrit un nouveau chapitre de sa carrière. Révélée au grand public pour avoir incarné Serena Williams aux côtés de Will Smith dans le film biographique La Méthode Williams, la jeune joueuse de tennis poursuit aujourd’hui l’ambition qui l’anime depuis l’enfance : évoluer au plus haut niveau de la compétition mondiale.
Portée par des origines gabonaises du côté maternel, Théa Frodin conjugue héritage culturel et exigence sportive. Après une première exposition médiatique hors des courts, elle a choisi de revenir à l’essentiel : l’entraînement, les tournois et la progression au classement WTA. Un parcours qui illustre la détermination d’une athlète à transformer une opportunité cinématographique en tremplin pour réaliser son rêve tennistique.
Avec Théa Frodin, le Gabon voit l’une des siennes tenter de s’imposer sur la scène internationale du tennis. Entre visibilité médiatique et travail de l’ombre, elle incarne une génération d’athlètes déterminés à faire entendre la voix du continent dans les grandes compétitions.
Son ascension sera suivie avec attention, tant elle symbolise la possibilité de concilier racines africaines et ambitions globales.
02/09/2026
[ ] RGPL 2026 : 1,2 million d’étrangers, mais où sont les emplois pour les 2,3 millions de Gabonais ?
Le RGPL 2026 lève enfin le voile sur une donnée sensible : le Gabon compte 2,3 millions de nationaux contre 1,2 million d’étrangers, soit 3,5 millions d’habitants au total. Autrement dit, plus d’un habitant sur trois n’est pas Gabonais. Cette proportion, inédite dans l’histoire récente du pays, interroge directement le modèle économique national.
Comment expliquer qu’un pays de 2,3 millions de citoyens, dont une majorité de jeunes, continue de faire appel massivement à une main-d’œuvre étrangère dans les secteurs vitaux comme le BTP, le commerce, les mines, l’agriculture et les services ? Cette situation soulève une question de fond : le Gabon produit-il des compétences pour lui-même, ou forme-t-il pour les autres pendant que d’autres occupent son marché du travail ?
Ce déséquilibre révèle trois failles structurelles qui ne peuvent plus être ignorées. La première est celle de la formation. Chaque année, des milliers de jeunes Gabonais sortent des universités, des lycées techniques et des centres de formation. Mais leurs diplômes ne correspondent pas aux besoins réels des entreprises. Résultat : on a des chômeurs diplômés et des employeurs qui importent des compétences. La deuxième faille concerne l’application des lois. Le Code du travail prévoit des quotas de Gabonais et la gabonisation progressive des postes.
Dans les faits, les contrôles sont rares, les sanctions quasi inexistantes, et de nombreuses entreprises contournent la règle avec des contrats de complaisance. La troisième faille est financière et culturelle. Dans l’informel, secteur qui fait vivre des millions de personnes, les nationaux peinent à accéder au crédit, aux marchés publics et à l’accompagnement. Pendant ce temps, des réseaux étrangers, solidaires et structurés, occupent le terrain, du petit commerce au transport. À la clé, un sentiment grandissant de dépossession et de concurrence inéquitable chez une jeunesse qui a l’impression de ne pas avoir sa place chez elle.
Le RGPL 2026 ne doit pas se limiter à dresser un état des lieux. Avec 2,3 millions de Gabonais, le pays a le capital humain pour se développer. Mais encore faut-il le qualifier, le protéger et lui donner les moyens d’entreprendre. Cela passe par un audit indépendant des emplois occupés par les étrangers, des contrôles renforcés dans les entreprises, un fonds de garantie pour financer les jeunes Gabonais, et une réforme profonde de l’adéquation formation-emploi.