11/04/2026
Quelle place accordons-nous réellement à la préparation mentale des sportifs au Togo ?
Depuis plusieurs années, en tant qu’observateur attentif du sport togolais, un constat revient de manière récurrente à travers les différentes disciplines : football, athlétisme, basketball, handball, volleyball, aviron etc. la préparation mentale reste le parent pauvre de la performance sportive.
Or, dans le sport de haut niveau, les spécialistes s’accordent de plus en plus sur une réalité importante : la performance repose en grande partie sur le mental. Certains avancent même que la performance sportive dépend à près de 90% de la force mentale contre 10% des capacités physiques. Car au-delà de la technique et de la condition physique, c’est la gestion du stress, de la pression, de la fatigue et des moments décisifs qui fait souvent la différence.
J’ai été particulièrement impressionnée et marquée par la performance de Neymar Jr en 2025, qui a porté son club formateur Santos FC. Blessé au genou et considérablement diminué, il a choisi de terminer la saison pour aider son équipe à éviter la relégation, contre l’avis des médecins. Trois matchs plus t**d, grâce notamment à sa présence et son influence, Santos valide son maintien dans l’élite et décroche même une qualification pour la Copa Sudamericana. Épuisé mais déterminé, il a tenu et porté son équipe dans un moment critique.
Un athlète peut être épuisé physiquement, mais un mental solide lui permet de tenir, de résister, de revenir au score et parfois même de renverser une situation compromise.
Les compétitions récentes, notamment dans les catégories juniors et cadets comme lors du IHF Trophy de handball qui se joue à Lomé ont une fois de plus mis en lumière cette dimension souvent négligée. Le même constat se répète dans le football, où certaines rencontres des Éperviers ont montré des difficultés dans la gestion des temps forts et des temps faibles, avec des buts concédés dans des moments clés, comme face à la Guinée (2-2) ou encore l’Eswatini lors de précédentes confrontations.
Même au niveau du championnat national de première division de football, cette réalité demeure perceptible : des équipes perdent parfois leur concentration, leur rigueur ou leur capacité de réaction dans les moments décisifs.
Il ne s’agit pas de remettre en cause le talent ou l’engagement des athlètes togolais. Mais plutôt de souligner un manque structurel : l’absence ou l’insuffisance d’un véritable accompagnement psychologique et mental intégré dans la préparation sportive.
Le mental se construit, s’éduque et se travaille, au même titre que le physique ou la technique. Et cela doit commencer dès les catégories de jeunes, afin de former des sportifs capables de résister à la pression, de gérer les échecs et de rester compétitifs jusqu’au bout.
Il est donc temps de donner à la préparation mentale la place qu’elle mérite dans nos politiques sportives et dans les programmes des encadreurs. C’est un investissement indispensable pour élever durablement le niveau de performance de nos athlètes.
Le sport moderne ne se gagne plus seulement avec les jambes… mais aussi avec la tête.
FTF-Fédération Togolaise de Football TOGO Football Féminin INFOS.
Yas Togo
Présidence de la République Togolaise Benjamin Boukpeti
06/04/2026
Je suis heureuse et honorée de vous annoncer ma sélection pour la cohorte 2 de la Bourse WanaData 2026, portée par Code For Africa.
Pendant six mois, je travaillerai aux côtés de femmes africaines engagées sur des thématiques telles que la cybersécurité, la protection des données, la e-démocratie et les droits numériques.
Cette opportunité marque un nouveau pas dans mon engagement pour un journalisme de qualité, fondé sur la donnée et au service des citoyens africains.
À travers Djena info, je continuerai à produire des contenus utiles et fiables pour contribuer à un internet plus sûr et inclusif en Afrique. Les productions réalisées dans le cadre de la bourse seront publiées chaque mois sur notre site www.djena.tg
Je vous invite également à découvrir mon récent article sur les filles en situation de rue au Togo : https://djena.tg/2026/03/31/togo-les-filles-de-rue-et-leurs-enfants-une-identite-en-pointille/
Merci à toutes celles et ceux qui me soutiennent dans ce parcours 🙏
04/04/2026
D1 togolaise : l’arbitrage face à ses responsabilités dans le sprint final
À sept journées de la fin du championnat de la D1 togolaise de football, la saison (2025-2026) entre dans son virage le plus décisif. Sept matchs, sept finales. Sept occasions de toucher le graal… ou de sombrer dans la relégation.
En haut comme en bas du classement, rien n’est encore joué. La lutte pour le titre est intense, mais c’est surtout dans les profondeurs du tableau que la tension atteint son paroxysme. Plusieurs clubs restent sous la menace directe de la descente. Chaque point vaudra de l’or. Chaque décision comptera.
Dans ce contexte électrique, un acteur clé est attendu au tournant : l’arbitrage.
Depuis le début de la saison, les contestations n’ont pas manqué. Décisions litigieuses, gestion approximative de certains matchs, manque de constance… autant de critiques qui ont parfois terni l’image de la compétition. Mais aujourd’hui, le moment n’est plus aux approximations.
Le sprint final exige rigueur, intégrité et sang-froid.
Ce n’est pas le moment de faire des expérimentations hasardeuses ni de tester de nouveaux profils sur des rencontres à haute intensité. L’enjeu est trop grand. Chaque match peut sceller le destin d’un club, influencer une montée ou précipiter une relégation.
Les désignations doivent être guidées par la compétence et l’expérience, et non par la complaisance ou les affinités. Le football togolais mérite une fin de saison à la hauteur de ses ambitions : juste, crédible et sans polémique.
Car au-delà des clubs, c’est toute la crédibilité du championnat qui est en jeu.
Messieurs les arbitres, vous avez sept journées pour faire la différence.
Sept journées pour rassurer, pour affirmer votre professionnalisme, pour être à la hauteur de la passion que suscite ce championnat.
Le ballon est dans votre camp.
Habillé par la marque Sergio Sport
FTF-Fédération Togolaise de Football
03/04/2026
Vie associative & reconnaissance du mérite dans la presse sportive togolaise 🇹🇬⚽
Le mois de mars s’est achevé en beauté pour les journalistes sportifs avec deux journées (26 & 27 mars 2026) riches en activités et en apprentissage.
D’abord, l’Assemblée Générale Ordinaire Élective de l’Association des Journalistes Sportifs Indépendants du Togo (AJSIT), qui a consacré la reconduction de ma consœur Fifi Assogbavi à la tête de l’organisation. Une marque de confiance pour la poursuite des actions en faveur du journalisme sportif indépendant.
Pour ma part, je suis honorée de continuer à servir notre association en tant que responsable du portefeuille financier. Merci à tous les membres pour cette confiance renouvelée 🙏
Ensuite, place à l’excellence avec la Soirée des “i”, un événement qui célèbre les meilleures productions journalistiques dans le cadre du concours initié par l’AJSIT. Sans oublier la matinée de formation sur la protection des données à caractère personnel et le montage vidéo mobile.
🎙️ À Radio Djena, nous sommes particulièrement fiers d’avoir reçu le Trophée de l’Innovation, une distinction qui vient saluer le travail engagé que nous menons dans le paysage médiatique numérique togolais.
Merci à l’AJSIT pour cette belle initiative qui valorise le professionnalisme et l’engagement, et bravo à tous les acteurs qui œuvrent chaque jour pour faire rayonner le journalisme sportif au Togo.
Donaldo Darryl Léonidas Bassinga Arnaud Bocco Espoire Prénam Tawi
02/04/2026
Bon mois d’avril à tous !
Sport et droits humains : deux domaines qui vont ensemble… car chaque victoire sur le terrain doit aussi rimer avec respect et justice.
28/03/2026
Guinée 2-2 Togo.
Les Éperviers se font rattraper en toute fin de match… 😔
26/03/2026
Éperviers du Togo : et si on regardait aussi chez nous ?
Depuis quelques années, le projet de reconstruction des Éperviers semble s’appuyer largement sur les binationaux. Une stratégie compréhensible dans un football globalisé, où l’expérience occidentale peut apporter un plus. Mais une question mérite d’être posée, sans détour : les joueurs togolais évoluant sur le continent africain et dans le championnat togolais ont-ils encore leur place dans ce projet ? Sont-ils réellement moins performants, ou simplement moins visibles ?
Pour les journées FIFA de mars 2026, ils ne sont que 4 sur la liste de Patrice Neveu, dont 1 évoluant au Togo.
Sur les pelouses africaines, du Maghreb à l’Afrique de l’Ouest, en passant par l’Afrique centrale, de l’Est jusqu’au Sud, des Togolais enchaînent les matchs et gagnent en maturité ainsi qu’en compétitivité. Au pays, malgré les limites structurelles d’un championnat encore en quête de professionnalisation, des talents émergent chaque saison.
➡️ Le problème est-il sportif… ou structurel ?
Manque de suivi ? Absence d’un réseau de détection efficace ? Faible exposition médiatique ?
Pendant ce temps, certains binationaux, parfois en manque de temps de jeu ou de forme, continuent de bénéficier d’un accès privilégié à la sélection.
Il ne s’agit pas d’opposer les profils, mais de rééquilibrer les choix. Une sélection nationale doit reposer sur la performance, la régularité et l’engagement, peu importe le championnat.
Valoriser les talents locaux et africains, c’est aussi construire une identité forte, renforcer le sentiment d’appartenance et envoyer un message clair aux jeunes joueurs du pays : le mérite paie, ici aussi.
📌 Le rôle du Team Manager et du staff devient alors central : observer, anticiper, ratisser large, et surtout ne laisser aucun talent dans l’ombre.
La renaissance des Éperviers du Togo passera par une politique inclusive, lucide et ambitieuse.
Et si la solution était déjà, en partie, sous nos yeux ?
📷 Institut Supérieur Don Bosco
Donaldo Darryl Léonidas Bassinga FTF-Fédération Togolaise de Football Serge Akakpo Arnaud Bocco
22/03/2026
⚽ Clubs identitaires togolais : quand le passé glorieux s’efface
Des clubs comme Semassi de Sokodé, Gomido de Kpalimé, Agaza de Lomé, Étoile Filante, Maranatha de Fiokpo, Gbikinti de Bassar, Foadan de Dapaong, Ifodjè d’Atakpamé… ont été des piliers du football togolais. Ils ont porté haut les couleurs de leurs régions, fait vibrer les supporters et forgé l’identité du football national.
Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux se battent dans l’ombre : certains en divisions inférieures, d’autres luttant simplement pour survivre en première division, à l’image de Gomido de Kpalimé ou Semassi de Sokodé.
Les causes ?
• Changements incessants d’entraîneurs et de joueurs, empêchant toute stabilité sportive.
• Projets mal définis ou inexistants, laissant le club sans direction claire.
• Dirigeants essoufflés ou distants, incapables de mobiliser ressources et énergie.
• Perte du lien avec les supporters, entraînant un désamour progressif.
Résultat : le déclin se poursuit, saison après saison, et certains clubs risquent purement et simplement de disparaître.
Pour inverser la tendance :
✅ Des réformes structurelles s’imposent au sein des clubs.
✅ Des projets sportifs et financiers solides sont essentiels pour attirer partenaires et spectateurs.
✅ Une gouvernance proactive, qui valorise stabilité et vision à long terme. Il faut faire appel à des acteurs compétents pour contribuer au développement des clubs, pas seulement aux fils de la région. Aller chercher de bons profils est crucial.
✅ Une reconquête des supporters est nécessaire, en redonnant fierté et identité à chaque équipe.
Le football togolais a besoin de ses clubs emblématiques. Les laisser s’éteindre, c’est perdre une part de notre histoire et de nos émotions. Il est temps d’agir pour que demain, ces équipes continuent de nous faire rêver et vibrer.
18/03/2026
En attendant l’annonce de Patrice Neveu pour les journées FIFA de mars 2026 et au-delà des polémiques autour de la CAF et de la CAN, une réflexion s’impose chez nous.
Il est peut-être temps de faire confiance à des joueurs qui veulent réellement défendre les couleurs du Togo, avec fierté et engagement…et non à des opportunistes de passage.
Le maillot national doit être un honneur, pas une option. Ouvrir la porte aux binationaux est une bonne chose, mais une question reste : ont-ils vraiment la volonté de venir défendre le pays et contribuer à la reconstruction de l’équipe ?
Pour certains, le doute est permis. Il est temps de repenser notre stratégie. Être en difficulté ne signifie pas perdre sa dignité. Ce n’est pas aussi une raison pour se rabaisser ou courir derrière des joueurs qui ne se considèrent pas pleinement Togolais, ou qui ne viennent que lorsqu’ils n’ont plus d’opportunités ailleurs.
👉 Valorisons ceux qui s’engagent sincèrement.
👉 Mettons en avant les joueurs performants et investis.
Construire une équipe, c’est avant tout construire un état d’esprit solide.
Beaucoup de courage également à ceux qui demandent à certains joueurs de ne pas s’engager avec le Togo. Vous êtes la fierté du Togo !
FTF-Fédération Togolaise de Football Serge Akakpo Ortega djene dakonam Arnaud Bocco Donaldo Darryl Léonidas Bassinga Anne-Joanithe Blavo-tsri
18/03/2026
Le théâtre de la CAN 2025… jusqu’où ira le football africain ?
En prenant du recul, une question dérange vraiment :
👉 À quel moment peut-on retirer un titre de CAN à une équipe pour l’attribuer à une autre… comme du Sénégal vers le Maroc ?
Ce scénario soulève de sérieuses interrogations dans un contexte où les décisions de la CAF font régulièrement débat…
Entre arbitrages contestés, soupçons d’influence en coulisses et manque de transparence, une inquiétude grandit : peut-on encore accorder une confiance totale aux instances dirigeantes ?
Une chose est claire : ce genre de situation n’honore ni l’Afrique, ni son football. Notre continent mérite des compétitions crédibles, transparentes et respectées.
Et vous, que pensez-vous de la situation ?
15/03/2026
“L’école nous apprend beaucoup… mais pas tout.”
Cette semaine, avec l’Association des Femmes Professionnelles des Médias du Togo, nous avons échangé avec des étudiantes et étudiants en journalisme et communication à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2026.
J’y ai partagé mon parcours, de journaliste reporter à directrice de média, et surtout ce que l’expérience nous apprend sur le terrain : les défis, les réalités du métier et les leçons que l’on découvre souvent… après l’école.
Ces moments de discussion avec la relève sont toujours précieux.
Un message que nous leur avons laissé : travaillez avec passion, formez-vous continuellement, restez professionnels et humbles… c’est ainsi que l’on se démarque vraiment.
Avec Anne-Joanithe Blavo-tsri Amen Assignon Eugenie Gadedjisso Espoire Prénam Tawi Elisabeth Apampa
Association Des Femmes Professionnelles Des Médias Du Togo
08/03/2026
En cette Journée internationale des droits des femmes, je veux lancer un message à nous toutes, et particulièrement aux jeunes filles.
Lorsqu’on a une passion, pour réussir et devenir incontournable dans son domaine, il faut accepter de se former, de chercher, d’apprendre et de s’adapter. Aucun parcours solide ne se construit sans travail ni exigence.
Oui, les programmes de promotion de la femme existent et ils sont importants. Oui, les opportunités qui nous sont offertes doivent être saisies. Mais cela ne doit jamais nous détourner de la quête de l’excellence.
Devenons incontournables dans ce que nous faisons. Appuyons-nous sur nos forces, développons nos compétences et n’hésitons pas à nous former encore et encore si nécessaire.
En tant que journaliste sport et engagée dans le développement du sport et la promotion des droits des enfants, je suis convaincue que l’éducation, la discipline et la persévérance restent les clés pour bâtir une génération de femmes fortes, capables d’impacter positivement leurs communautés.
Oui, la femme est belle.
Mais elle est encore plus belle avec ses compétences, son expertise et son leadership.
À toutes les filles qui rêvent grand : travaillez, formez-vous et osez. Votre place existe.
📷 Capturée par Arnaud Bocco dans l’un de mes chapeaux : consultante sport.