05/10/2026
⚽ 𝗪𝗔𝗣𝗜 𝗙𝗢𝗢𝗧 𝗔𝗖𝗧𝗨 – 𝗜𝗡𝗧𝗘𝗥𝗩𝗜𝗘𝗪 𝗗𝗘 𝗡𝗢𝗘́𝗠𝗜𝗘 𝗩𝗔𝗡𝗟𝗘𝗬𝗡𝗦𝗘𝗘𝗟𝗘
Présidente du pôle féminin du SC Néchin
📌 𝗡𝗼𝗲́𝗺𝗶𝗲, 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝘇 𝗹𝗮 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗳𝗲́𝗺𝗶𝗻𝗶𝗻𝗲 𝗮̀ 𝗡𝗲́𝗰𝗵𝗶𝗻, 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹’𝘂𝗻𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝘀𝗲𝘂𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗹𝘂𝗯 𝗼𝘂 𝗱𝗲 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗖𝗵𝗿𝗶𝘀𝘁𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗗𝘂𝗿𝗶𝗲𝘂𝘅 𝗮̀ 𝗪𝗶𝗲𝗿𝘀. 𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗲𝗻 𝗮𝗿𝗿𝗶𝘃𝗲𝗿 𝗮̀ 𝗲𝗻𝗱𝗼𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗰𝗲 𝗿𝗼̂𝗹𝗲 ?
Noémie Vanleynseele :
« Je suis là depuis le début de la création de l’équipe des Pépites du SC Néchin. Avec Patrice Poppe , nous avons géré les recrutements et participé à la création de cette équipe.
Au début, le club n’y croyait pas forcément beaucoup. Une équipe féminine avait déjà existé quelques années auparavant sans que cela fonctionne vraiment. Mais, au fur et à mesure, ils ont vu que notre projet prenait forme. Nous avons alors décidé de nous inscrire en championnat et, depuis, nous sommes toujours là. Nous ne sommes pas près de partir, bien au contraire : nous voulons continuer à faire évoluer ce pôle féminin.
J’étais joueuse, capitaine et je participais déjà à toute l’organisation de l’équipe. Le club nous laissait carte blanche et nous n’avions pas peur de prendre nos responsabilités pour faire avancer le projet.
Lorsque Patrice Poppe a décidé d’arrêter avec les filles pour rejoindre le football masculin, j’ai repris le flambeau. J’ai notamment géré la création d’une deuxième équipe, le recrutement des joueuses et celui des coaches.
Le club m’a fait confiance à 100 %. Je pense que ce poste est aussi une manière de me remercier pour tout le travail accompli depuis quatre ans au SC Néchin. Quand on me l’a proposé, j’ai directement accepté.
Pour moi, cela ne change finalement pas grand-chose. C’est un titre donné au travail que j’effectuais déjà. Je continuerai à être investie à 100 %. Je suis désormais à la tête de ces deux équipes. C’est beaucoup de travail, mais les filles me le rendent bien et le club aussi. Pour moi, j’ai déjà tout gagné.
L’aventure ne fait que commencer et je veux que l’on entende encore parler des Pépites pendant longtemps ! »
⸻
📌 𝗟𝗲 𝗰𝗵𝗶𝗳𝗳𝗿𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗳𝗿𝗮𝗽𝗽𝗮𝗻𝘁 : 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻’𝗲̂𝘁𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘁𝗼𝘂𝘁𝗲 𝗹𝗮 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻. 𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘅𝗽𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝘀𝗶 𝗽𝗲𝘂 𝗻𝗼𝗺𝗯𝗿𝗲𝘂𝘀𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘅 𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲𝘀 𝗮̀ 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗳𝗼𝗼𝘁𝗯𝗮𝗹𝗹 𝗽𝗿𝗼𝘃𝗶𝗻𝗰𝗶𝗮𝗹 ?
Noémie :
« Je pense que beaucoup de clubs n’osent peut-être pas encore faire confiance à une femme pour être à la tête d’un pôle féminin. Mais il y a également des femmes qui n’osent pas se lancer à 100 %, parfois par peur d’échouer.
Pourtant, quand on veut, on peut. Le football féminin est en pleine croissance et je pense que nous verrons de plus en plus de femmes occuper ce type de fonction dans les années à venir.
Les clubs doivent aussi faire confiance aux femmes. On entend parfois qu’un homme possède davantage d’expérience ou connaît mieux le football, mais une femme peut avoir tout autant de capacités et de connaissances.
Il existe encore certains clichés. Des femmes me racontent parfois qu’un club ne veut pas d’une femme comme coach parce qu’elle n’aurait pas assez de poigne. C’est une image sur laquelle il faut encore travailler.
Nous devons continuer à montrer qu’une femme possède autant de capacités qu’un homme. »
⸻
📌 𝗔𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝗿𝗳𝗼𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝘀𝗲𝗻𝘁𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗼𝗶𝗿 « 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝘃𝗼𝘀 𝗽𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲𝘀 » 𝗱𝗮𝘃𝗮𝗻𝘁𝗮𝗴𝗲 𝗼𝘂 𝗱’𝗲𝘅𝗲𝗿𝗰𝗲𝗿 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗳𝗼𝗻𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗺𝗶𝗹𝗶𝗲𝘂 𝘁𝗿𝗮𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘁𝗿𝗲̀𝘀 𝗺𝗮𝘀𝗰𝘂𝗹𝗶𝗻 ?
Noémie :
« Personnellement, au SC Néchin, je n’ai jamais vraiment rencontré de difficulté à ce niveau-là. Le club m’a toujours fait confiance. Les dirigeants ont toujours été à l’écoute de mon travail, de mes projets et de mes demandes. Je n’ai jamais eu l’impression que le fait d’être une femme posait problème.
Je sais cependant que, dans certains clubs, cela peut être plus compliqué.
Je pense aussi que la gestion d’un pôle féminin comporte une dimension sociale importante. Nous travaillons avec des jeunes filles et des adolescentes. Il faut savoir les accompagner et faire preuve de patience.
La patience est justement, selon moi, un très gros atout dans ce milieu. »
⸻
📌 𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗹’𝗲́𝘁𝗮𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲́ 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗳𝗲́𝗺𝗶𝗻𝗶𝗻𝗲 𝗮̀ 𝗡𝗲́𝗰𝗵𝗶𝗻 : 𝗻𝗼𝗺𝗯𝗿𝗲 𝗱’𝗲́𝗾𝘂𝗶𝗽𝗲𝘀, 𝗱𝗲 𝗷𝗼𝘂𝗲𝘂𝘀𝗲𝘀, 𝗱𝘆𝗻𝗮𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗴𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹𝗲 ?
Noémie :
« La section féminine se porte très, très bien ! Nous avons une soixantaine de joueuses et encore beaucoup de filles qui souhaitent nous rejoindre. Malheureusement, avec seulement deux équipes actuellement, je ne peux pas faire signer tout le monde.
Notre projet est donc de continuer à évoluer. L’objectif est notamment de faire progresser notre équipe de P3 et, pourquoi pas, de créer ensuite une troisième équipe. Nous souhaitons également développer des équipes de jeunes au sein de la section féminine. Nous travaillons déjà sur les saisons à venir.
La dynamique générale est excellente. Les filles sont impliquées, que ce soit en P1 ou en P3. Nous avons vraiment deux bons groupes, très soudés.
Nous ne voulons d’ailleurs pas créer de différence entre la P1 et la P3. Lorsqu’il y a des sorties ou des repas, les deux équipes sont ensemble. Pour nous, ce ne sont pas deux groupes séparés, mais un seul et même groupe.
J’accorde énormément d’importance à cette cohésion entre les joueuses et les coaches. Quand un groupe fonctionne bien et possède une bonne cohésion, je considère que 50 % du travail est déjà accompli. »
⸻
📌 𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗴𝗿𝗮𝗻𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗶𝗰𝘂𝗹𝘁𝗲́𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗻𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲𝘇 𝗮𝘂 𝗷𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗷𝗼𝘂𝗿 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝘃𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗳𝗼𝗼𝘁𝗯𝗮𝗹𝗹 𝗳𝗲́𝗺𝗶𝗻𝗶𝗻 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻 ?
Noémie :
« Une des difficultés est justement de pouvoir répondre à l’intérêt grandissant pour le football féminin. Nous avons beaucoup de demandes de joueuses qui souhaitent nous rejoindre, mais avec seulement deux équipes, nous ne pouvons malheureusement pas accueillir tout le monde.
Il faut donc continuer à structurer et à développer le projet, créer de nouvelles équipes et notamment travailler avec les plus jeunes.
Plus globalement, il reste également des mentalités à faire évoluer dans certains clubs. Le football féminin progresse énormément, mais il faut continuer à lui donner de la visibilité et à faire confiance aux personnes qui souhaitent s’y investir.
À Néchin, nous avons la chance d’avoir un club qui nous soutient et qui nous permet de développer notre projet. »
📌 𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗮𝗶𝗺𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀 𝗳𝗶𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗳𝗼𝘂𝗹𝗲𝗻𝘁 𝗻𝗼𝘀 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻𝘀, 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 𝗮𝘂𝘅 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗵𝗲́𝘀𝗶𝘁𝗲𝗻𝘁 𝗮̀ 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗵𝗶𝗿 𝗹𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘀’𝗶𝗻𝘃𝗲𝘀𝘁𝗶𝗿 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗴𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝘂𝗻 𝗰𝗹𝘂𝗯 ?
Noémie :
« Aux filles qui n’osent pas encore, je leur dirais simplement : prenez vos crampons et montez sur le terrain !
À la base, le football doit rester un plaisir, un loisir et un sport collectif. Il ne faut pas avoir peur, même lorsqu’on débute. Il ne faut pas se dire : “Je vais rater, je ne saurai pas faire une passe.” On est justement là pour apprendre, prendre du plaisir, faire des rencontres et progresser.
Quand une débutante arrive dans un club et que nous parvenons à la faire évoluer, c’est déjà une grande fierté. Il faut continuer à développer le football féminin et plus nous aurons de filles sur les terrains, mieux ce sera.
Aux femmes qui n’osent pas franchir le pas pour s’investir dans la gestion d’un club, je dirais qu’il faut prendre ses responsabilités, oser et croire en soi. Il faut croire en ses capacités. Bien sûr, cela ne se fait pas du jour au lendemain, mais il faut oser se faire connaître, exprimer ses idées et ne pas avoir peur de dire ce que l’on pense.
Je pense que les femmes peuvent avoir énormément de qualités pour occuper ce genre de fonction. Le pôle féminin demande notamment beaucoup de patience, d’écoute et d’ouverture d’esprit.
Aujourd’hui, dans notre région, il y a Christelle Durieux et moi-même, mais je pense que cela va évoluer d’année en année. Nous verrons de plus en plus de femmes occuper ces fonctions dans de nombreux clubs. »