22/08/2026
Cet article de notre collègue Alain Schonbrodt résume malheureusement très bien ce que nous vivons ici aussi, à la pisciculture des Étangs de Cendron. 💧🐟
De moins en moins d’eau, des rivières à sec ou qui chauffent fortement (la Wartoise est montée jusqu’à 25 °C cet été), moins d’oxygène dissous dans l'eau … et derrière, des pertes, parfois très importantes.
Chez nous, cela touche toute la production : des truites aux saumons de fontaine, en passant même par le sandre, pourtant réputé plus tolérant aux eaux chaude. Cela touche aussi l’alevinage, avec des pertes sur des poissons de quelques grammes à peine...
Nous faisons tourner pompes et oxygénateur … avec un coup énorme en énergie ... nous adaptons les densités, nous arrêtons le nourrissage lorsque cela devient nécessaire, mais il existe une limite à ce que la technique peut compenser.
Et nous sommes loin d’être les seuls à souffrir de cette situation.
Nous pensons aussi très fort aux agriculteurs, qui voient leurs prairies brûler, leurs cultures et leurs bêtes souffrir, et leurs réserves d’eau diminuer.
Plus largement, c’est toute la nature qui souffre.
Cet été, dans notre région, nous avons vu des fossés bruler, des ballots et des champs entiers partir en feu, et nos pompiers se battre pendant des heures et jours contre des incendies parfois hors normes et historiques, notamment dans les Fagnes. À eux aussi, un immense respect. ❤️
Tout cela doit nous interpeller.
Il ne s’agit plus seulement de parler de météo, de sécheresse ou de chaleur comme de simples épisodes passagers. Lorsque les mêmes difficultés reviennent, année après année, et semblent s’intensifier, il devient nécessaire de réfléchir autrement à notre manière de produire, de consommer, d’aménager nos territoires et, surtout, de préserver l’eau.
Pas uniquement « pour la planète », comme une idée lointaine ... Mais pour nos métiers, nos campagnes, notre alimentation, notre sécurité, notre indépendance alimentaire et financière, … et surtout pour les générations qui viendront après nous !
Il est probablement temps de faire certaines choses autrement.
Parce qu’au bout du compte, protéger la nature, c’est aussi protéger notre propre avenir.
« L’eau, c’est la vie », dit-on. Cet été nous le rappelle, peut-être plus brutalement que jamais. 💧