07/09/2026
Editorial
Un joli coup de force
Alors que débute la deuxième semaine de l’US Open, que peut-on retenir de la première ? De toute évidence, c’est l’exploit signé par Alexander Blockx qui s’impose à l’attention et pas seulement à celle des Belges. L’Anversois a, de fait, réussi à forcer l’accès des huitièmes de finale – il jouera le sien ce lundi 7 septembre contre l’Argentin Francesco Cerundolo qu’il avait battu en avril dernier à Madrid (7/6 6/2) à la surprise générale – en défaisant Flavio Cobolli, le sixième joueur mondial. C’est le deuxième top 10, après Auger-Aliassime (ATP 5), qu’il contraint à rendre les armes. Et sa victoire, dans les chiffres, est nette : 6/7 6/3 6/0 6/4.
A Monte-Carlo, à l’ouverture de la saison sur terre battue, il avait déjà vaincu l’Italien qui n’avait pas encore fait le bond au classement que devait lui valoir sa place de finaliste à Roland-Garros ; mais, au récent Masters 1000 de Cincinnati, le Romain venait de prendre sa revanche en se tirant d’affaire alors qu’il était mené 5/3 dans la dernière manche. Et si l’on rappelle ce fait, c’est pour mieux souligner la force mentale de Blockx, aussi impressionnante que la puissance de ses coups, même si, côté revers, des progrès restent envisageables. Il sut rester maître de lui-même alors que l’on commençait à trembler pour lui quand il imagina sans doute que le plus dur était accompli après qu’il eut réussi le break pour mener 3/1 dans le quatrième set. Las, sur sa mise en jeu qui suivit, il manqua une volée facile en voulant la lifter ; et s’il revint ensuite de 0/40, ce fut pour perdre le jeu et devoir, peu après, sauver à 3/3 une b***e de break ! En perdant ce point, il eût été condamné à jouer un cinquième set, au dénouement combien incertain, contre un adversaire remis en confiance. Mais Blockx, heureusement, ne trembla guère…
Le très beau parcours (quoi qu’il arrive aujourd’hui) de l’actuel numéro un belge ne fera toutefois pas oublier celui, catastrophique, de Raphaël Collignon. Depuis sa finale à Gstaad, où il tira le meilleur parti du tie-break – il remporta les six qu’il eut à jouer – il n’a plus gagner un seul match. A New York, il a sombré d’entrée de jeu contre un Américain inconnu, Sebastian Gorzny (22 ans -ATP 731) après avoir manqué, faute d’audace, cinq b***es de match, et mené 7/4 dans le tie-break décisif achevé sur la marque de 11/9.
Quant à Zizou Bergs, il s’inclina lui aussi au terme de cinq manches, mais ce fut au troisième tour. Son bourreau fut le Hollandais Van de Zandschulp qui lui a coupé la voie vers un potentiel quart de finale, les principales têtes de série (Musetti et Jodar) étant tombées dans sa partie du tableau. Bref, que de regrets à nouveau après sa déconvenue de Wimbledon…
Enfin, on ajoutera qu’Elise Mertens a répondu à l’attente en passant deux tours contre des joueuses à sa portée et qu’elle dut s’avouer vaincue, comme au mois de juin à Bad Hombourg, par l’ancienne numéro un mondiale Naomi Osaka (6/3 3/6 7/5)