12/07/2024
Un grand merci à mes nouveaux followers ! Karim Kouada, Soumaila Ouedraogo, Ouéogo Nikiema, Charlito Ouedraogo, Serge Valian, Souleymane Ganamé, Tim Jon Mutong, Françis Zoungrana, Abdul Drame, Kabiroi Emmanuel Samsongo
L’EFO est un club omnisports créé en 1955 à Ouaga et comprend l’athlétisme, le basket-ball, le handball, football et le volley-ball.
D’autres sections de disciplines sportives conventionnelles dont les arts Martiaux seront mis en place.
12/07/2024
Un grand merci à mes nouveaux followers ! Karim Kouada, Soumaila Ouedraogo, Ouéogo Nikiema, Charlito Ouedraogo, Serge Valian, Souleymane Ganamé, Tim Jon Mutong, Françis Zoungrana, Abdul Drame, Kabiroi Emmanuel Samsongo
08/07/2024
Allons au stade pour soutenir les Bleu-Blanc !
Allez la Reine des Stades!
🇧🇫 𝗙𝗜𝗡𝗔𝗟𝗘 𝗖𝗢𝗨𝗣𝗘 𝗗𝗨 𝗙𝗔𝗦𝗢 𝟮𝟬𝟮𝟰 🇧🇫
𝗘𝗙𝗢 🆚 𝗥𝗔𝗛𝗜𝗠𝗢 𝗙𝗖
🗓️14 𝙟𝙪𝙞𝙡𝙡𝙚𝙩 2024🏆
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📂 𝗥𝗘́𝗨𝗡𝗜𝗢𝗡 𝗧𝗘𝗖𝗛𝗡𝗜𝗤𝗨𝗘
🗓️ Vendredi 12 juillet 2024
🚩 Excellence Hôtel
🕕 8H30
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📂 𝗖𝗢𝗡𝗙𝗘́𝗥𝗘𝗡𝗖𝗘 𝗗𝗘 𝗣𝗥𝗘𝗦𝗦𝗘
🗓️ Vendredi 12 juillet 2024
🚩 Excellence Hôtel
🕕 10H00
𝗟𝗮 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗖𝗼𝘂𝗽𝗲 𝗱𝘂 𝗙𝗮𝘀𝗼 𝘀𝗲𝗿𝗮 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲́𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝘂𝗻 𝘁𝗿𝗶𝗼 𝗮𝗿𝗯𝗶𝘁𝗿𝗮𝗹 𝗜𝗩𝗢𝗜𝗥𝗜𝗘𝗡 𝗮𝘀𝘀𝗶𝘀𝘁𝗲́ 𝗱'𝘂𝗻 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹 𝗯𝘂𝗿𝗸𝗶𝗻𝗮𝗯𝗲̀.
𝗔𝗟𝗟𝗢𝗡𝗦 𝗔𝗨 𝗦𝗧𝗔𝗗𝗘 !
02/04/2024
Inna lillahi wa Inna illehi rajoune.
Regret d'annoncer le décès à Tunis le 1er Avril 2024 de Salifou Touré, figure emblématique de l'Etoile Filante de Ouaga dont il a porté haut les couleurs des Sports de Main et particulièrement le Volley Ball!
C'est une grande douleur pour la famille Bleu-Blanc !
03/12/2023
HOMMAGE À IDRISSA MALO TRAORÉ
J'ai appris avec une grande émotion la disparition, ce 3 décembre à Ouagadougou, de Idrissa Malo Traoré, celui-là même qui a coaché et managé l’équipe nationale de football du Burkina à deux reprises et qu'on n'appelait que par son surnom de «Saboteur». Une grande perte pour la nation et un moment triste qui doit nous permettre cependant d'illuminer la vie de cet homme rigoureux, parfois incompris, qui a fait sa part dans l'évolution du sport-roi au Burkina. Voici donc, en guise d'hommage et pour la mémoire, quelques facettes de Idrissa Malo Traoré dit Saboteur, tête d'affiche, en 2007, du bimestriel Fasozine...
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PROLOGUE
Il y a des gens qui rêvent leur vie. Idrissa Malo Traoré dit Saboteur est, lui, sans doute, de ceux qui vivent leurs rêves. A son arc, l’homme a tissé deux cordes qui font de lui l’une des personnalités les plus accomplies de ses domaines d’actions. Dans la police, où il a officiellement été admis à la retraite en 1998, en qualité de commissaire de grade terminal de la classe exceptionnelle, il aura marqué ce corps à travers une non moins exceptionnelle carrière universitaire de docteur en droit, avec une spécialisation en criminologie et en relations internationales.
Passionné du ballon rond depuis son jeune âge, il a mis son talent de footb***eur au rayonnement de la Jeanne d’Arc (aujourd’hui Asfa-Yennenga), l’un des plus prestigieux clubs de la capitale burkinabè, puis de l’équipe nationale avant de se muer en entraîneur professionnel. Instructeur de la Confédération africaine de football et de la Fédération internationale de football association (Fifa), Idrissa Traoré est l’un des plus grands experts, dévoué corps et âme au rayonnement du football africain. A 64 ans et sans une seule ride, «Saboteur» est appelé pour la deuxième fois à la tête de la sélection nationale de son Burkina natal. Son challenge: offrir au Faso, une sixième qualification pour la prochaine phase finale de la Coupe d’Afrique des nations, Ghana’2008.
UN PARCOURS EXCEPTIONNEL
Né à la veille de Noël 1943 dans la ville Gaoua, chef-lieu de la province du Poni, Idrissa Malo Traoré a connu un destin assez exceptionnel. En effet, si ses parents ont forgé son sens de la rigueur, le jeune homme a eu très vite l’injustice en horreur. Ce qui a notablement pesé dans son désir de devenir policier.
Fils de l’un des premiers cadres africains de l’époque coloniale, Idrissa Traoré aura ainsi eu la chance de bénéficier d’une éducation à la fois moderne et traditionnelle, faite de principes et de rigueur. «Mes parents étaient très rigoureux avec moi», se souvient-il. Son attachement à la rigueur vient de cette éducation familiale qui aura également eu l’avantage de le soustraire de la délinquance juvénile et de tous ses corollaires. C’est avec beaucoup de révérence qu’il témoigne n’avoir pas «touché à la cigarette et à l’alcool». Cette bonne disposition n’a pas moins joué dans sa carrière sportive et professionnelle.
Après ses études primaires à Gaoua et secondaires à Bouna — aujourd’hui dans la partie ivoirienne de l’ancienne Haute Côte d’Ivoire — le jeune Idrissa a passé le concours d’entrée à l’Ecole de police en 1964. Il y sort major de sa promotion en 1966. Parallèlement à sa nouvelle carrière, il obtient une capacité en droit, qui va faciliter son orientation vers des carrières judiciaires. C’est donc logiquement qu’il obtient une bourse pour poursuivre des études supérieures en France. Sa licence en droit, obtenue à la Faculté de droit et l’Université des sciences sociales de Toulouse, en poche en 1969, il ne s’arrêtera pas en si bon chemin. En 1970, il décroche successivement le diplôme de l’Académie de police de Washington DC, le diplôme d’expert au tir dans les armes à feu, la sécurité des hautes personnalités de l’Académie de police du FBI, le Brevet militaire de parachutiste et le diplôme de l’Académie militaire de Fort Bragg, Caroline du Nord, aux Etats-Unis.
En 1971, il retourne en France pour préparer le Diplôme d’études supérieures en sciences criminelles de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de droit et de la santé de Lille. Quatre années plus t**d, il soutient, avec la mention «Très bien», une thèse de doctorat en droit, option Criminologie, à la Faculté de droit de l’Université de Montpellier I, sur le thème: «La délinquance juvénile en Haute-Volta, approche criminologique». Une année après, il débarque cette fois à l’Université des Sciences sociales de Toulouse pour un Diplôme d’études supérieures en économie du développement et des relations internationales. Il a par ailleurs dispensé des cours de droit et de criminologie, respectivement à l’Ecole nationale de police du Burkina et dans les universités de Ouagadougou (Burkina), d’Abidjan (Côte d’Ivoire) et de Bujumbura (Burundi).
Ainsi que l’on peut en juger, Idrissa Malo Traoré est un policier universitaire qui, malgré toutes ses armes intellectuelles et professionnelles, a gardé les pieds sur terre et… sur le ballon rond.
TALENTUEUX FOOTBALLEUR ET ÉMINENT ENTRAÎNEUR
Dans l’histoire sportive du Burkina, «Saboteur» est un grand footb***eur, qui a donné naissance à un grand entraîneur. Il a, en effet, signé sa première licence dans l’équipe des «Fonctionnaires» de Bobo-Dioulasso en 1959, c’est-à-dire à l’âge de 16 ans, comme latéral droit. Son aventure footballistique l’a ensuite conduit dans la capitale, où il a évolué dans l’équipe de la Jeanne d’Arc devenue aujourd’hui l’Asfa-Yennenga, qu’il entraînera plus t**d, de 1975 à 1976.
C’est dans ce prestigieux club de Ouagadougou que son immense talent a tapé dans l’œil du coach français Guy Fabre qui l’a sélectionné dans le onze national en 1964. Il participe notamment aux célèbres expéditions contre l’Algérie, en avril 1967, et contre la Guinée Conakry, en mars 1968. Il a même fait un bref passage comme «pro» à l’AS-PTT de Toulouse, une équipe française de deuxième division.
Après un aussi brillant parcours de footb***eur et parallèlement à ses activités de policier, Idrissa Traoré choisit d’embrasser une carrière d’entraîneur professionnel. Ainsi, a-t-il successivement obtenu ses diplômes d’entraîneur de premier degré en 1967 — alors qu’il évoluait en équipe nationale — de deuxième degré en 1972, et de «Licence A» en 1977. Trois années plus t**d, c’est-à-dire en 1980, il décroche le diplôme d’instructeur de la Fédération internationale de football association (Fifa), devenant ainsi l’un des tout premiers experts africains en matière de football.
Au cours de sa riche carrière d’entraîneur, Idrissa Malo Traoré a vendu son expertise dans son Burkina natal — à l’encadrement technique de clubs et de l’équipe nationale — en Côte d’Ivoire, en Centrafrique, au Congo, au Gabon, au Niger, au Mali et en Tunisie. Tout en étant fier d’avoir mis ses talents au service du développement du football dans plusieurs pays d’Afrique, il regrette de n’avoir pas été sollicité comme il se devait dans son pays, auquel il doit tout ce qu’il est. Quoiqu’il en soit, il est le premier entraîneur à qualifier l’équipe nationale du Burkina pour une phase finale de Coupe d’Afrique des nations, b***e aux pieds. C’était à l’issue des éliminatoires de la CAN’1996 en Afrique du Sud.
Dix ans après avoir été limogé dans des conditions tumultueuses, voilà qu’on le rappelle, en 2006, pour redorer le blason d’un football burkinabè au creux de la vague. En homme de défi, il a signé, en octobre 2006, une victoire historique de 1 but à 0 contre les Lions du Sénégal à Ouagadougou. Son objectif à court terme: qualifier les Étalons pour la CAN’2008 au Ghana. Et pour le long terme, mettre en place un groupe homogène, stable et vraiment compétitif.
POURQUOI «SABOTEUR»?
Avec des joueurs de renom, tels Assurance et Bamba, Idrissa Traoré a fait la fierté et la gloire de l’équipe nationale de la Haute-Volta de l’époque. Très athlétique et endurant, il a été appelé au sein du onze national en 1964 par l’entraîneur français Guy Fabre pour ses grandes qualités de latéral droit. «Quand il y avait des attaquants dangereux, j’étais chargé de les marquer». Pour lui, «marquer un joueur» était synonyme de ne lui donner aucune chance de développer son jeu. C’est ainsi que lors qu’une confrontation entre les équipes nationales du Burkina et du Mali, en 1967 à Ouagadougou, il a donné du fil à retordre à l’attaquant malien Gnambélé. Considéré comme un grand dribbleur, il n’a pas eu la chance de piquer une seule b***e devant Idrissa Traoré. À l’issue du match, le chroniqueur de radio n’a pas trouvé une meilleure expression que de qualifier l’action du défenseur burkinabè de sabotage. Ainsi naquit la légende de «Saboteur».
HOMMAGE À LAMIZANA
Directeur de la sécurité présidentielle et des voyages officiels, puis chef de la sécurité rapprochée du président de la République et des hautes personnalités étrangères, le commissaire Idrissa Traoré a fait partie des hommes de confiance de feu le général Sangoulé Lamizana, décédé le 26 mai 2005. Il rend ici un vibrant hommage à celui qui fut président de la Haute-Volta de 1966 à 1980. Témoignage.
«Le Général Lamizana était un homme d’ouverture. Il était très humain en ce sens qu’il ne faisait pas de distinction entre les fils du pays. Il m’a toujours dit: «Mon fils, quelles que soient les fonctions que tu vas occuper, il faut te mettre au-dessus de tout le monde. Il faut servir pour l’intérêt général. Peut-être que tu souffriras en assumant ta mission, mais un jour l’histoire parlera de toi». Il ajoutait aussi qu’il n’était ni du Nord, ni du Sud, ni de l’Est ni de l’Ouest mais, affirmait-il avec conviction, «je suis Voltaïque et je suis là pour servir mes frères, mes sœurs, mes enfants…».
Avant les élections de 1978, des gens sont allés le voir pour lui demander de donner des «instructions» aux fins de passer au premier tour. Il a dit non. À l’issue du premier tour, il était en ballottage avec Macaire Ouédraogo. Alors, au second tour, les électeurs sont massivement sortis pour porter leurs suffrages sur lui. C’est ainsi qu’il a été élu.
Il m’a toujours donné l’image d’un homme de morale et de la rigueur. Je me souviens lui avoir conseillé de réformer le secteur universitaire en mettant en place un ministère autonome de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et aussi de créer un ministère de la Solidarité nationale pour s’occuper des problèmes de ravitaillement, de l’alimentation, les aides et autres parce que nous sommes un pays enclavé. C’est ainsi que ces deux ministères ont été créés».
© Félix Koffi Amétépé
et Serge Mathias Tomondji
Crédit photo: Hippolyte Sama
(in Fasozine N°7, Février-Mars 2007)