06/09/2026
Avant de parler, un enfant apprend d’abord à partager son attention.
Suivre un regard.
Montrer un objet.
Partager une découverte.
Ces petites interactions du quotidien sont les fondations
- du langage
- des apprentissages
- des relations sociales.
L’attention conjointe n’est pas une simple question d’attention.
C’est une compétence qui mobilise plusieurs systèmes du cerveau pour créer une connexion avec les autres.
Le développement commence souvent par la connexion.
06/08/2026
On a longtemps répété que le cerveau TDAH avait “2 à 3 ans de re**rd”.
Mais une grande étude récente publiée dans PNAS, menée sur plus de 11 000 jeunes, vient nuancer cette idée.
Les chercheurs ont observé que ce qu’on interprétait comme un re**rd de maturation corticale pourrait en partie s’expliquer par des différences de développement entre filles et garçons.
En clair :
le TDAH ne se résume pas à un cerveau “en re**rd”.
Attention, ça ne veut pas dire que le TDAH n’existe pas.
Ça veut dire qu’on doit éviter les raccourcis.
Mais chaque profil est différent.
Moins de slogans.
Moins de bla-bla
Plus d’observation.
Plus de nuance.
Plus d’individualisation.
Et toi, tu avais déjà entendu cette phrase du “cerveau TDAH en re**rd” ?
06/04/2026
Un orthophoniste parle du langage.
Un ergothérapeute observe les difficultés motrices et sensorielles.
Un psychologue analyse le comportement.
Un enseignant voit les apprentissages.
Un médecin recherche des causes médicales.
Et pourtant… ils parlent tous du même enfant.
Le problème, c’est que chaque professionnel observe une partie différente de l’éléphant.
Lorsqu’un enfant présente des difficultés, les parents peuvent parfois recevoir plusieurs explications qui semblent incompatibles :
👉 « C’est de l’attention. »
👉 « C’est du langage. »
👉 « C’est sensoriel. »
👉 « C’est émotionnel. »
👉 « C’est moteur. »
Mais dans la réalité, le cerveau fonctionne comme un système intégré. Une difficulté dans un domaine peut avoir des répercussions dans de nombreux autres.
L’objectif n’est donc pas de déterminer qui a raison.
L’objectif est de comprendre comment toutes les pièces du puzzle s’assemblent.
Plus la vision est globale, plus l’accompagnement peut être cohérent.
Parce qu’au final, les parents n’ont pas besoin de choisir entre plusieurs vérités.
Ils ont besoin de comprendre leur enfant dans toute sa complexité.
Et si la meilleure approche consistait à réunir les regards plutôt qu’à les opposer ?
06/03/2026
« Regarde-moi quand je te parle ! »
Chaque seconde, son cerveau reçoit une avalanche d’informations :
👂 des sons
👀 des images
🤸 des sensations
💭 des pensées
❤️ des émotions
Pour éviter la surcharge, il doit constamment faire un choix :
« Qu’est-ce qui est important maintenant ? »
C’est le rôle du Réseau de la Saillance, un système cérébral qui agit comme un détecteur de priorité.
Quand ce réseau fonctionne différemment, l’enfant peut :
🔹 être facilement distrait
🔹 sembler « dans sa bulle »
🔹 être hypersensible à certains stimuli
🔹 avoir du mal à filtrer les informations
Comprendre ces mécanismes nous aide à mieux comprendre certains comportements… et à regarder l’enfant avec un autre regard.
06/01/2026
Votre enfant est souvent “dans la lune” ?
Il commence ses devoirs… puis décroche.
Il fixe sa feuille sans avancer.
Il semble écouter… mais oublie la consigne 10 secondes après.
Il part dans ses pensées alors que vous venez de lui expliquer quoi faire.
Et très souvent, on interprète ça comme :
“Il ne fait pas d’effort.”
“Il n’écoute pas.”
“Il est paresseux.”
“Il le fait exprès.”
Mais ce n’est pas toujours une question de volonté.
Le cerveau possède différents réseaux.
Certains sont impliqués dans l’attention dirigée, l’action, la concentration.
D’autres s’activent davantage quand l’enfant pense à autre chose, imagine, rêve, s’inquiète ou se replie dans son monde intérieur.
C’est ce qu’on appelle notamment le réseau du mode par défaut.
Chez certains enfants, le passage entre le mode “pensées internes” et le mode “attention active” peut être plus difficile.
Résultat :
l’enfant est là physiquement…
mais son cerveau est déjà ailleurs.
Et c’est là que le système nerveux entre en jeu.
La posture, la fatigue, les informations sensorielles, la respiration, les mouvements oculaires, le vestibulaire ou encore la proprioception peuvent influencer la capacité de l’enfant à rester engagé dans une tâche.
Alors au lieu de répéter uniquement :
“Concentre-toi.”
On peut commencer à se demander :
“Qu’est-ce qui aide son cerveau à revenir dans la tâche ?”
Ce changement de regard ne règle pas tout.
Mais il permet souvent de mieux comprendre l’enfant, de moins le culpabiliser, et d’ouvrir des pistes d’accompagnement plus adaptées.
Un enfant qui décroche n’est pas forcément paresseux.
Son cerveau peut avoir besoin d’aide pour passer d’un mode interne à un mode d’attention active.
Vous reconnaissez votre enfant dans ce post ?
Envoyez-nous un message pour échanger sur ce qui se joue peut-être derrière ses difficultés d’attention.
05/29/2026
0 à 3 ans : une période où le cerveau construit ses fondations.
Quand un enfant grimpe, rampe, tombe, recommence, manipule des objets ou explore son environnement.
Il ne fait pas que jouer.
Il développe progressivement :
• son équilibre
• sa coordination
• sa perception du corps
• son attention
• sa capacité à interagir avec le monde qui l’entoure
Ces expériences simples du quotidien participent à l’organisation des réseaux cérébraux.
Qui soutiendront plus t**d les apprentissages, le langage, la motricité et l’autonomie.
Parfois, les activités les plus ordinaires sont aussi les plus importantes.
05/27/2026
“C’est génétique.”
Cette phrase est souvent utilisée comme une conclusion définitive.
Comme si tout était déjà écrit d’avance.
La réalité du neurodéveloppement est beaucoup plus complexe.
Oui, la génétique joue un rôle majeur dans les TND.
Oui, certaines vulnérabilités peuvent être héritées.
Mais les gènes ne fonctionnent jamais dans le vide.
Le développement du cerveau est influencé par une interaction constante entre :
→ biologie
→ environnement
→ sommeil
→ mouvement
→ stress
→ expériences
→ relations humaines
→ santé globale
C’est aussi ce qu’étudie l’épigénétique : la façon dont certains contextes peuvent moduler l’expression de certains gènes.
Important :
❌ cela ne veut pas dire que “tout se reprogramme”
❌ ni que l’environnement explique tout
❌ ni qu’un parent est “responsable” d’un trouble
Les TND restent multifactoriels, complexes et très variables d’un enfant à l’autre.
Deux enfants avec une vulnérabilité génétique proche peuvent évoluer très différemment au fil du développement.
Le cerveau n’est pas un destin figé.
C’est un système vivant, dynamique et adaptatif.
05/26/2026
Les réflexes primitifs ne sont pas une explication magique.
Mais les ignorer complètement n’a pas plus de sens.
Chez l’enfant, leur persistance peut donner des indices sur son organisation motrice, posturale ou sensorielle.
Chez l’adulte, leur lecture est différente : certains réflexes sont notamment étudiés dans le vieillissement et certains contextes neurologiques.
Mais un réflexe, à lui seul, ne pose pas un diagnostic.
Il n’explique pas toute la difficulté.
Et il ne suffit pas à valider une prise en charge.
La vraie question reste :
qu’est-ce que cette observation nous aide à mieux comprendre chez cette personne ?
Un indice clinique.
Pas une conclusion.
05/22/2026
Le problème avec beaucoup de discussions autour du « TDAH », des « TSA » ou des « DYS », c’est qu’on finit parfois par regarder l’étiquette… avant de regarder l’enfant.
Deux enfants peuvent partager le même diagnostic et pourtant présenter :
• des profils attentionnels différents
• des stratégies de compensation opposées
• des difficultés sensorimotrices distinctes
• des besoins émotionnels complètement différents
Le diagnostic reste utile. Il oriente, structure, facilite l’accès aux soins.
Mais il ne remplace pas :
→ l’observation clinique fine
→ l’analyse fonctionnelle
→ la compréhension du profil réel de l’enfant
Lire un enfant uniquement à travers un label, c’est parfois passer à côté :
• d’un trouble oculomoteur
• d’un faible tonus postural
• d’une hypersensibilité sensorielle
• d’un déficit exécutif spécifique
• ou d’un état d’hypervigilance émotionnelle
L’objectif n’est pas d’opposer diagnostic et approche fonctionnelle.
L’objectif, c’est de mieux comprendre ce qui se passe réellement derrière les comportements observés.
Parce qu’un enfant n’est jamais résumé par un seul mot.
05/21/2026
Pendant longtemps, les réflexes primitifs ont été vus comme des réponses “archaïques” à faire disparaître.
Mais l’étude CPRIMS 2025 apporte une nuance importante.
Elle ne prouve pas que les réflexes causent les troubles du neurodéveloppement.
Elle montre surtout qu’on commence à mieux les mesurer.
555 enfants.
7 réflexes étudiés.
Une échelle standardisée.
Des indicateurs psychométriques solides.
Mais sur le terrain, un réflexe actif ne veut pas toujours dire “cause du problème”.
Il peut être un marqueur, une compensation, ou un signe d’instabilité dans un réseau plus large : posture, vision, vestibulaire, attention, régulation émotionnelle.
Le vrai enjeu n’est donc pas seulement :
“Comment intégrer ce réflexe ?”
Mais plutôt :
“Pourquoi le cerveau continue-t-il à l’utiliser ?”
Corrélation ≠ causalité.
Réflexe actif ≠ diagnostic.
Intégrer ≠ tout résoudre.