09/24/2026
**Ton fils n’est pas ton frère.
Regarde comme ils sont différents.**
Cette semaine, j’ai dit cette phrase à une cliente.
Et elle s’est mise à pleurer.
Pas parce que ses larmes étaient une réaction à quelque chose que je venais de lui apprendre… mais peut-être parce qu’une partie d’elle venait de se rappeler quelque chose d’essentiel.
Parfois, notre cerveau apprend à reconnaître certains paramètres d’une situation qui nous a profondément marqués.
Une façon de parler.
Une réaction.
Une période de vie.
Une dynamique familiale.
Un comportement qui nous rappelle, même subtilement, quelque chose que nous avons déjà vécu.
Et alors, notre cerveau fait ce qu’il croit être son travail : **il anticipe.**
Il se dit :
*« Je connais cette histoire. Je sais comment elle va finir. »*
Parce qu’il veut nous protéger.
Mais…
**ce n’est pas nécessairement la même histoire.**
Ton enfant n’est pas ton frère.
Ton partenaire n’est pas ton parent.
Cette relation n’est pas celle que tu as vécue autrefois.
Et cette journée n’est pas celle d’il y a 20 ans.
Parfois, deux situations peuvent avoir quelques ressemblances…
tout en étant profondément différentes.
C’est un peu comme ces deux pierres.
Elles peuvent toutes les deux être appelées « pierre ».
Mais regarde-les.
**Elles ne sont pas les mêmes.**
Et si notre cerveau reconnaît une forme familière, il peut parfois oublier de regarder ce qui est réellement devant lui.
Alors, lorsqu’une vieille peur se présente, peut-être pouvons-nous prendre un instant pour nous demander :
**Est-ce que je suis réellement dans le même scénario…
ou est-ce que mon cerveau essaie de me protéger d’un scénario qui n’est pas encore arrivé?**
Parce qu’à force d’avoir peur de revivre le passé,
on peut parfois passer à côté de ce qui est en train de se vivre maintenant.
Et le présent mérite, lui aussi, d’être rencontré.
Avec ses différences.
Avec ses surprises.
Avec ses possibilités.
**Le passé peut nous apprendre.
Il n’a pas nécessairement à nous prédire l’avenir.** 🤍