04/29/2024
Elle marque un super bon point avec cette image! 👍
Salut les raceurs !
⚠️ 𝐶𝑒 𝑝𝑜𝑠𝑡 𝑛𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑖𝑡𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑗𝑒𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑙𝑡𝑟𝑎𝑖𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 : ℎ𝑦𝑝𝑒𝑟𝑓𝑙𝑒𝑥𝑖𝑜𝑛, 𝑛𝑜𝑠𝑒𝑏𝑎𝑛𝑑 𝑠𝑒𝑟𝑟𝑒́, 𝑏𝑎𝑟𝑟𝑎𝑔𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑒𝑣𝑎𝑢𝑥 𝑒𝑡 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑗𝑜𝑦𝑒𝑢𝑠𝑒𝑡𝑒́𝑠. 𝐽𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑒𝑟𝑎𝑖𝑠 𝑒𝑥𝑡𝑟𝑒̂𝑚𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑟𝑒𝑐𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒𝑟 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑡ℎ𝑒̀𝑚𝑒 𝑑𝑢 𝑝𝑜𝑠𝑡 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑛𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒́𝑟𝑖𝑣𝑒𝑟 𝑠𝑢𝑟 𝑑𝑢 "𝑜𝑢𝑖, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑒 𝑟𝑜𝑙𝑙𝑘𝑢𝑟..." 𝑜𝑢 "𝑜𝑢𝑖, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑒 𝑛𝑜𝑠𝑒𝑏𝑎𝑛𝑑..." 𝑗'𝑎𝑖𝑚𝑒𝑟𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑚𝑒𝑛𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑟𝑒́𝑓𝑙𝑒𝑥𝑖𝑜𝑛 𝑢𝑛 𝑝𝑒𝑢 𝑎𝑢 𝑑𝑒𝑙𝑎̀ 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑗𝑒𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑙𝑡𝑟𝑎𝑖𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑟𝑎𝑐𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑠𝑒́𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑣𝑖𝑑𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠.
𝐶𝑒𝑐𝑖 𝑛'𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑒𝑛𝑠𝑢𝑟𝑒, 𝑗𝑢𝑠𝑡𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑣𝑜𝑙𝑜𝑛𝑡𝑒́ 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒𝑟 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑠𝑢𝑗𝑒𝑡. 𝑀𝑒𝑟𝑐𝑖 𝑎̀ 𝑡𝑜𝑢𝑠 🙏
Il n'a jamais été autant à la "mode" que de vouloir le bien-être de Pompon et c'est très bien !
La mouvance est bonne, l'envie est bonne, mais...attention !
Les expressions du cheval étant de plus en plus étudiées et décryptées grâce à des personnes qui font un travail formidable comme LEA Lansade, tout le monde cherche à voir si les chevaux en photos ou vidéo vont bien, s'ils sont heureux, effrayés, tristes, joyeux, souffrants, etc.
Or, si sur le principe, il est une bonne chose que de s'entrainer à observer les différentes mimiques de nos animaux, il faut toutefois faire attention à ne pas tomber dans l'effet Dunning-Kruger. Comme le montre les études actuelles, et notamment l'éthogramme de la douleur de Sue Dyson, il ne suffit pas d'une mimique seule et isolée pour comprendre l'état émotionnel et physique du cheval ! Il faut que plusieurs de ces mimiques soient combinées et que le contexte soit pris en compte.
Prendre comme référence une seule de ces expressions faciales pour juger avec beaucoup d'assurance et même avec un certain dédain que le cheval est joyeux, souffrant, en colère ou que sais-je, est sans doute le meilleur moyen de se fourvoyer.
Malheureusement, aujourd'hui, nous assistons trop souvent à ces jugements péremptoires qui ne prennent pas du tout en compte, notamment, le contexte dans lequel le cheval se trouve. Alors que c'est peut-être le contexte qui est l'élément le plus simple à vérifier...
J'ai donc eu envie de faire un parallèle entre les visages de sportifs humains de haut niveau et celui d'un cheval de haut niveau, car, sans faire d'anthropomorphisme, ce sont tous des athlètes. Je n'ai évidemment pas pris le sportif du dimanche.
Nous parlons ici d'êtres vivants qui emmènent le corps jusqu'à ses propres limites.
(Le fait d'aller si loin dans le sport et d'emmener son corps à de tels efforts qu'il faille un régime et des produits de récupération spécifiques serait d'ailleurs un excellent sujet de réflexion à traiter, mais c'est un autre sujet).
Les sportifs que j'ai ici représentés, sont décalqués, vous reconnaitrez entre autre Simone Biles (gymnaste plusieurs fois médaillée), pas un ne semble détendu, pas un n'affiche un visage complétement neutre en plein effort !
Et pour cause, un effort physique intense demande une concentration extrême et une contraction musculaire supérieure. Pour autant, est-ce qu'il s'agit de mal-être ou de souffrance ? Et bien au bout d'un certain temps, potentiellement oui, quand le corps commence à fatiguer et à manquer d'énergie, il peut apparaître des douleurs. Pour autant, ces douleurs s'arrêtent dès lors que l'effort cesse, elles sont momentanées.
Et c'est là qu'il est important et même nécessaire de distinguer plusieurs moments lors desquels une mimique de crispation/douleur peut apparaitre :
- chez certaines personnes aller aux toilettes suffit et pourtant elles ne souffrent pas
- lors d'un effort sportif intense dans lequel la personne ne souffre pas
- lors d'un effort physique intense durant lequel la personne souffre momentanément
- lors d'une blessure et dans ce dernier cas, c'est uniquement de la souffrance.
Le premier et le dernier cas peuvent être éliminés d'office dans les images de compétition de haut niveau sauf si le cheval s'est blessé (mais normalement dans ce cas, il n'est pas censé partir sur son épreuve), il reste donc deux situations ; celle dans laquelle le cheval fait juste un effort intense sans souffrir, et celui dans lequel l'effort intense le fait momentanément souffrir.
Et là mes amis, à moins d'être à la place du sportif, il est vraiment très compliqué de savoir de laquelle des deux situations il s'agit, à moins d'être particulièrement aguerri dans la pratique et dans l'observation, de bien connaître le sportif, qu'il soit humain ou cheval, etc.
Et quand-bien même, s'il s'agit d'une souffrance momentanée, est-ce un problème ?
Combien d'entre nous aiment pousser un peu dans l'effort ?
Pour conclure, voir les mimiques de souffrances sur un athlète ne signifiant pas forcément qu'il souffre, il serait vraiment fort de pouvoir affirmer quoi que ce soit de ce genre en tant que spectateur lointain.
Alors si tout le monde pouvait se poser la question avant de commenter trop rapidement, je pense que cela ferait du bien à tous 🙏
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