Le Hockey et ses Histoires

Le Hockey et ses Histoires

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Bienvenue sur cette page principalement consacrée au hockey professionnel, d'hier à aujourd'hui. N'hésitez pas à aimer la page!

Photos from Le Hockey et ses Histoires's post 06/11/2026

Aujourd’hui, on laisse un peu de côté la LNH pour se concentrer sur un hockeyeur européen qui a connu une belle carrière sur le Vieux Continent, remportant des championnats dans deux ligues différentes. Jamais repêché dans la LNH, il était petit à seulement 5’8 pieds, mais cela ne l’empêchait pas d’être un des bons joueurs de son pays, lui qui représenta sa patrie durant pas moins de dix-sept ans sur la scène internationale.

Né le 5 avril 1977 à Bülach, en Suisse, Martin Plüss a débuté sa carrière professionnelle au milieu des années ’90, alors que le hockey helvète était loin d’être ce qu’il est aujourd’hui! Pas de Nico Hischier, de Mark Streit, de Roman Josi ou de Nino Niederreiter! Les joueurs suisses n’étaient vraiment, mais vraiment pas connus ici dans le temps.

Ceci étant dit, l’ailier gauche Plüss jouait quand même avec une équipe qui jouissait d’une bonne réputation en Suisse, soit les Flyers de Kl**en (Kl**en HC). Lorsqu’il commença à patiner à temps avec les Flyers, le diminutif patineur arrivait dans une équipe qui venait de remporter deux championnats consécutifs. Il allait donc devoir travailler très fort pour se faire une place au sein d’un club champion!

D’ailleurs, à ses deux premières saisons (1996 à 1998), il amasse des modestes totaux de onze et dix-neuf points, respectivement. Il commençait à montrer des signes plus encourageants vers la fin de la saison 1997-98, et il fut appelé à représenter la Suisse au championnat mondial pour la première fois de sa carrière (une passe en neuf matchs). C’était prometteur pour la suite!

Plüss amena ce momentum à la saison suivante, alors qu’il enregistra la première saison de trente points (en 45 matchs) de sa carrière, avant d’être à nouveau invité au championnat mondial pour une deuxième année de suite (une passe en six matchs).

Après une saison 1999-00 en dents de scie, l’ailier gauche de Kl**en reprend de plus belle avec trente-cinq points en 2000-01, avant d’enchaîner avec la meilleure saison de sa carrière l’année suivante, alors qu’il amasse cinquante-cinq points, dont vingt-trois buts, en quarante-quatre joutes.

Après deux autres saisons à Kl**en (au-dessus de trente points toujours), l’attaquant suisse décide de passer au niveau supérieur et joindre la Ligue Élite de Suède, la puissante équipe de Frölunda, plus précisément.

Plüss remporte le premier championnat de sa carrière dès sa première saison là-bas (2004-05), même s’il dut se contenter d’un but en treize matchs de séries, après pourtant en avoir inscrit vingt-trois en saison. Il passe trois autres saisons sous le signe de l’inconstance, accumulant 22, 50 (!) et 25 points respectivement, entre 2005 et 2008.

Après ce jeu en montagnes russes et cette instabilité relative, l’Helvète décide de rentrer à la maison à l’âge de 31 ans, mais pas pour y jouer avec Kl**en. C’est plutôt Berne qui devient la nouvelle maison du vétéran ailier, lui qui y passera le reste de sa carrière, soit neuf saisons de plus.

Dans des saisons qui ne durent jamais plus de cinquante matchs, Martin Plüss continuera de produire jusqu’à la fin de sa carrière, lui qui ne rate les trente points qu’à une seule reprise durant ses années à Berne, lors de la saison 2011-12.

Très utile à son club, le rapide patineur aide le Bern SC à remporter quatre fois le championnat de la LNA (2010-13-16-17), dont à ses deux dernières saisons. Encore productif (32 et 33 points à ses deux dernières années) à la fin de sa carrière, il décide néanmoins de tirer sa révérence à quarante ans, à l’issue de la saison 2016-17.

Plüss n’a évidemment jamais joué dans la LNH, mais il a connu une carrière ponctuée de pas moins de cinq championnats! Il a aussi remporté une médaille d’argent avec la Suisse au championnat du monde, en 2013.

Il a disputé 791 en carrière dans la LNA, avec 255 buts et 326 passes pour 581 points au compteur. Il a ajouté 195 matchs de plus en Suède (66-70-136), pour près de mille matchs de saison régulière en carrière, et plus de 1200 si on inclut les séries.

Peut-être n’a-t-il jamais été dans les conversations ici, mais Martin Plüss a été un des bons joueurs de son pays durant près de deux décennies. Peut-être pas assez pour prendre place avec les Suisses plus connus de la LNH, mais assez pour se faire une place de choix en Europe pendant vingt ans!

Photos from Le Hockey et ses Histoires's post 06/10/2026

Notre joueur d’aujourd’hui vous dira peut-être quelque chose, mais probablement pas par ses performances dans la LNH. Il y a joué 134 matchs avec les Stars à la fin des années 2000, accumulant de très modestes totaux de sept buts et dix-neuf passes, pour vingt-six points.

Lorsqu’il retourna chez lui, c’était pour ne plus jamais revenir, mais il était quand même respecté dans son pays et, surtout, par les fans son équipe de toujours!

Repêché au troisième tour par les Stars de Dallas (68e au total) en 2000, ce joueur de centre, né le 2 mars 1982, avait un frère jumeau, beaucoup plus populaire, qui gardait les buts pour une équipe ayant appartenu aux six équipes originales et qui était très populaire là-bas.

C’est après son stage junior en Suède que Joel Lundqvist, centre réputé pour un bon jeu défensif, entend son nom appelé par les anciens North Stars. Projet à long terme de l’équipe texane, il était clair que le jumeau de King Henrik n’allait pas arriver avant quelques années en Amérique du Nord, car il devait peaufiner sa touche offensive quelque peu, lui qui n’était pas nécessairement dominant en zone adverse, même au niveau junior.

Débutant sa carrière professionnelle en 2000-01 et partageant son temps entre la première division et la division élite, Lundqvist devient un joueur de la Ligue Élite de Suède à temps plein en 2001-02, s’alignant avec la toujours menaçante équipe du HC Frölunda, puissance reconnue du hockey suédois.

Il y restera quatre ans de plus avant de joindre la LNH, ayant joué six saisons chez lui au total avant d’arriver en Amérique du Nord pour la saison 2006-07. Il avait remporté deux championnats de Suède avec Frölunda, et inscrit un sommet de trente-sept points en cinquante matchs (dix-sept buts) lors de la saison 2002-03.

Lors de ses deux premières saison dans l’organisation de Stars, il partage son temps entre la LNH et la LAH, montrant presque un point par match dans les mineures, mais produisant très peu dans le circuit Bettman. Lors des saisons 2006-07 et 2007-08 combinées, Joel Lundqvist n’amasse que six buts et quatorze passes en 91 parties dans la LNH.

Il dispute la saison 2008-09, sa dernière en Amérique du Nord, exclusivement avec Dallas. Après une saison d’un but et six points en quarante-trois matchs, il décide de rentrer en Suède pour retourner jouer avec HC Frölunda pour la saison 2009-10. Et on peut dire qu’il aime la ville de Göteborg, puisqu’il demeurera avec son équipe fétiche jusqu’à ce que se termine sa carrière en 2022-23, à 41 ans!

Joueur fiable et apprécié des fans, il remporte deux autres championnats (2015-16, 2018-19) et connaît sa meilleure saison en 2015-16, avec dix-neuf buts et trente-huit points, deux sommets en carrière dans la SHL.

Et nous laissez pas berner par son (trop) court séjour dans la LNH, car le frère d’Henrik était quand même un des bons joueurs de son pays, lui qui a représenté la Suède dans pas moins de dix-neuf compétitions internationale, dont une présence aux Olympiques de 2018 à Pyeongchang et sept présences aux championnats du monde, remportant trois médailles d’or (2006-2013-2017) et deux de bronze dans le processus. À noter : Henrik et Joel Lundqvist faisaient tous deux partie de l’équipe suédoise ayant enlevé l’or en 2017!

En plus de ses 134 matchs dans la LNH, l’ancien des Stars a aussi joué 915 parties dans la SHL et 48 dans la Ligue Américaine, pour un total de 1097 matchs de saison régulière de hockey professionnel, tous niveaux confondus. En ajoutant les matchs de séries, on parle de plus de 1200 matchs!

Peut-être n’est-il pas devenu la vedette qu’été Henrik avec les Rangers, mais Joel Lundqvist a connu toute une carrière aussi de son côté. Pour accumuler près de six cent points au hockey professionnel, il faut savoir jouer sur un méchant temps, comme on dirait en bon québécois!

Photos from Le Hockey et ses Histoires's post 06/09/2026

Né le 19 juin 1994 à Edmonton, en Alberta, Matt Tomkins est un gardien ayant surtout évolué dans la Ligue Américaine et la Ligue Suédoise depuis le début de sa carrière au niveau professionnel, avec un séjour de six parties avec le Lightning de Tampa Bay, lors de la saison 2023-24.

Lointain choix de septième tour des Oilers en 2012 (199e au total), le cerbère intriguait surtout en raison de sa stature, du haut de ses 6’4 pieds, puisqu’il n’avait même pas joué au niveau junior majeur, disputant plutôt deux saisons dans la Alberta Junior Hockey League (à 18 et 19 ans), avant d’aller disputer quatre années à Ohio State University, dans la division Big 10 de la NCAA.

Il n’était pas dominant au collège, mais a tout de même montré une moyenne de 2,48 et un taux d’arrêts de ,909 à sa dernière saison là-bas en 2016-17, avant de faire le saut chez les professionnels l’année suivante, partageant son temps entre le Fuel d’Indianapolis (ECHL, 25 matchs) et les IceHogs de Rockford (LAH, 8 matchs).
Il a été solide dans l’ECHL, mais n’a rien cassé du tout durant ses huit matchs dans la Ligue Américaine.

Tomkins dispute sa deuxième saison au complet avec le Fuel (54 matchs), avant de s’accrocher à la LAH comme deuxième gardien lors des saisons 2019-2020 et 2020-21. N’étant jamais même passé près d’obtenir sa chance dans la LNH, il décide de plier bagage et, à vingt-sept ans, il part jouer jouer pour la légendaire équipe du Frölunda HC, dans la SHL (Swedish Hockey League).

Il dispute la saison 2021-22 avec Frölunda (2,46 ; ,908) et la suivante avec Farjestads (2,53 ; ,911), paraissant très bien de l’autre côté de l’Atlantique. Il participe aussi, en tant que ‘’non-NHLer’’, aux Olympiques de Pékin en 2022. Il participe à trois matchs avec Équipe Canada, remportant deux de ses trois matchs.

Grâce à ces deux saisons de qualité et son aventure olympique, il reçoit une offre de contrat d’un an à deux volets du Lightning en mai 2023, offre qu’il s’empresse d’accepter.

Et ce fut la bonne décision, puisque le longiligne portier albertain obtient enfin sa chance dans le ‘’Show’’, disputant six parties en octobre et novembre 2023, avec une plus-que-respectable fiche de trois victoires, deux défaites et une de plus en temps supplémentaire, avec une moyenne de 3,33 et un taux d’efficacité de ,892.

Rien pour écrire à sa mère, direz-vous, mais pour un 199ème choix au total qui a commencé sa carrière dans la ECHL et qui a dû passer par l’Europe, c’est un exploit hors du commun et une incroyable histoire pour le gardien car à vingt-neuf ans, il avait enfin sa chance dans la LNH!

Il passe le reste de la saison avec le Crunch de Syracuse, dans la Ligue Américaine, ainsi que la totalité de la suivante. À l’été 2025, les Oilers ont décidé d’octroyer un contrat de deux ans à deux volets à Tomkins et, la saison dernière, il a effectué 42 apparitions dans avec les Condors de Bakersfield (LAH), avec une moyenne de 2,98 et un taux de ,904.

Il aura trente-deux ans lorsqu’il débutera sa dernière année de contrat avec l’organisation des Oilers, pour la saison 2026-27.

Le reverra-t-on un jour dans la LNH? Peu importe la réponse, Matt Tomkins peut déjà se dire mission accomplie, lui qui a déjà dépassé les attentes avec une carrière professionnelle qui dure depuis maintenant neuf ans, incluant six matchs dans la meilleure ligue de hockey au monde!

Photos from Le Hockey et ses Histoires's post 06/08/2026

Il y a vingt-sept ans aujourd’hui, le 8 juin 1999, était disputé le premier match de la finale de la Coupe Stanley entre les Sabres de Buffalo et les Stars de Dallas. L’avantage de la glace appartenant à l’équipe texane, ce match était présenté au Reunion Arena, domicile de l’équipe de l’entraîneur Ken Hitchcock.

La stratégie des Sabres était simple : étouffer ses adversaires avec un jeu hermétique, et laisser Dominik Hasek s’occuper du reste. Blague à part, les Sabres n’étaient pas terrifiants à l’attaque, à part peut-être pour Miroslav Satan et ses quarante buts en saison, ou encore l’excellent attaquant défensif (mais capable d’offensive) Mike Peca.

Les Stars, eux, avaient plus de punch, surtout à l’avant, menés par des vétérans comme Jamie Langenbrunner, Pat Verbeek, Jere Lehtinen, Joe Nieuwendyk, Brett Hull et Mike Modano. Ils n’étaient pas exactement mal pris devant le filet non plus, eux qui pouvaient compter sur le bouillant mais toujours solide Ed Belfour. Zubov, Sydor et Derian Hatcher patrouillaient la ligne bleue.

Clin d’œil aux vieux routiers Mike Keane, Craig Ludwig et Guy Carbonneau, trois anciens gagnants de la Coupe Stanley avec le Canadien, qui faisaient partie de l’alignement des Stars cette année-là.

Pour revenir au match, on a eu droit à du grand Dominik Hasek (photo du bas, avec Brett Hull), l’énigmatique cerbère arrêtant trente-cinq des trente-sept projectiles dirigés vers sa cage. Moins occupé, Ed Belfour vit trois des vingt-quatre tirs dirigés vers lui passer derrière et les Stars furent défaits 3-2 devant leurs partisans, dans un match qui nécessita la prolongation.

Brett Hull (6e) marqua en première, avant de voir Stu Barnes (5e) et Wayne Primeau (3e) répliquer en milieu de troisième et, à mesure que s’écoulaient les minutes, les secondes, du troisième tiers-temps, les Sabres pensaient bien retraiter au vestiaire avec l’avance 1-0 dans la série!

C’était avant que Jere Lehtinen (8e), merveilleux ailier défensif gagnant de trois Selke durant sa carrière, n’égalise la marque avec 49 secondes à jouer avant le son de la sirène, et les équipes retraitèrent vers leurs quartiers respectifs avec le score à 2 partout. La prolongation allait être nécessaire!

C’est Jason Woolley (4e, photo du haut) qui joua les héros avec plus de quinze minutes de jouées en surtemps, alors que son tir trompa la vigilance d’un Belfour débiné. Les favoris allaient devoir jouer du hockey de rattrapage au prochain match!

Et on peut dire que les Stars ont réussi à renverser la vapeur, puisqu’ils remportèrent ultimement la Coupe Stanley en six parties, sur le fameux ‘’No Goal’’ de Brett Hull, alors que dans le temps, les règles sur le patin dans la zone du gardien adverse étaient strictes, mais avec un peu de flou (comme c’est souvent le cas dans la LNH, finalement!).

Le patin du prolifique marqueur était dans la zone bleue réservée à Dominik Hasek lorsqu’il pourra la rondelle derrière le Dominator, mais on alloua le but malgré tout et c’en était fait des Sabres. Pour les curieux, c’est Joe Nieuwendyk qui enleva le Conn Smythe grâce à ses vingt-et-un points en vingt-trois joutes mais surtout, il a été un leader responsable dans les deux sens de la patinoire, intense et déterminant pour son équipe.

Les Stars remportaient donc ce qui constitue encore, à ce jour, la seule Coupe Stanley de leur histoire. Les Sabres, de leur côté, attendent encore la chance de la soulever, eux qui tentent contre vents et marées de se rendre jusqu’au Saint-Graal du hockey depuis cinquante-six ans maintenant.

Photos from Le Hockey et ses Histoires's post 06/05/2026

Né le 24 juin 1985 à Chicago, en Illinois, notre joueur d’aujourd’hui était un dur-à-cuire qui termina sa carrière dans la LNH avec un séjour à Montréal, au milieu des années 2010.

Choix de cinquième tour des Canucks en 2004 (159e au total), il joua deux saisons au niveau universitaire américain (Michigan University) avant de joindre la filiale des Canucks, le Moose du Manitoba (LAH), pour la saison 2005-06.

Déjà reconnu pour un jeu rude à l’université, Mike Brown n’était pas le plus gros, à 5’11 pieds et 205 livres, mais il ne reculait devant personne. Lorsqu’il joint le Moose, à vingt ans, il ne se gêne déjà pas pour intimider ses adversaires, accumulant 139 minutes de pénalité (sept buts et quinze points aussi!) en soixante-treize joutes.
L’année suivante, il monte les enchères : 194 minutes de pénalité en soixante-deux matchs!

Tel un Bob Probert des temps modernes (bon, on exagère un peu ici!), le pugilistique patineur de l’Illinois amasse 201 minutes au cachot en cinquante-quatre matchs à ce qui sera sa dernière saison avec le Moose, trouvant le moyen de marquer dix buts malgré tout! Jamais avant (ou après) dans sa carrière n’aura-t-il fait autant bouger les cordages adverses dans une saison de hockey, incluant ses années à l’université. 2007-08 était déjà une merveilleuse saison pour Brown, mais il y avait plus encore…

Les Canucks rappellent l’Américain pour un séjour de dix-neuf matchs durant cette saison-là, et il marquera le premier but de sa carrière le 2 décembre 2007 au Minnesota, dans une défaite de 2-1 face au Wild. À ce but se sont ajoutées cinquante-cinq minutes au cachot durant le séjour de Brown en Colombie-Britannique.

Il avait cependant laissé une assez bonne impression pour se mériter un poste à temps plein dans la LNH dès la saison suivante. Utilisé moins de six minutes par match, il n’amasse qu’une passe en vingt joutes à Vancouver avant d’être échangé aux Ducks en février 2009. Il termine la saison avec eux, et aura aussi l’honneur de passer au complet la saison 2009-10 avec l’équipe, montrant des sommets en carrière (LNH) de 75 parties jouées et six buts.

Malheureusement, ce n’est pas assez au goût des Ducks, qui échangent Brown aux Leafs à l’été 2010. Ce dernier les remercie en connaissant sa meilleure saison offensive, avec cinq passes et huit points, deux autres sommets en carrière pour le belligérant de Chicago.

Il passera la saison suivante au complet à Toronto, avant d’être échangé aux Oilers d’Edmonton en mars 2013 en retour d’un choix de quatrième ronde. Il ne disputera que trente-cinq matchs au total avec eux, puisqu’en octobre de la même année, ils envoient Brown aux Sharks, encore en retour d’un choix de quatrième tour!

Il termine la saison 2013-14 en disputant 48 matchs avec San Jose, accumulant deux buts, trois passes et soixante-quinze minutes au cachot. Blessé et peu utilisé, il ne dispute que douze parties en 2014-15.

La saison suivante, il dispute quarante-quatre parties avec l’équipe en turquoise, mais il est laissé sans protection au ballottage et, le 29 février 2016, le Canadien réclame ses services pour venir terminer la saison avec l’équipe.

Arrivant avec le Tricolore dans des circonstances difficiles (ils allaient rater les séries après un départ canon en début de saison), Brown n’est utilisé que quatorze matchs et marque le dernier but de sa carrière le 22 mars au Centre Bell (en plus d’une passe), dans une victoire de 4-3 contre les Ducks. Ce sont ses derniers coups de patins dans la LNH, lui qui annonce sa retraite après avoir disputé onze parties dans la Ligue Américaine la saison suivante.

Tel un Tony Twist des temps modernes, Mike Brown ne marquait pas beaucoup de buts (ou de points), mais en 407 parties dans la LNH, il a fait bouger les cordages à dix-neuf reprises et inscrit un total de trente-six points. Il a aussi passé 778 minutes dans le ‘’sin bin’’.

L’ancien numéro 13 du Canadien a aussi évolué à une époque où les pugilistes avaient de moins en moins la cote, et où tous les patineurs d’un alignement devaient offrir du hockey de qualité avant tout. Peut-être aurait-il eu un peu plus sa place dans la LNH dix, quinze ans plus tôt?

Selon le site hockeyfights.com, Mike Brown revendique 163 combats en carrière dans le circuit Bettman, soit une bagarre dans 40% des matchs qu’il jouait en moyenne, un nombre relativement élevé dans le hockey d’aujourd’hui.

Le robuste attaquant américain n’était pas un mauvais joueur de hockey, loin de là. Il faut un talent certain pour jouer 407 matchs dans la LNH et plus de six cent au hockey professionnel tout court, surtout qu’il a été choisi 159ème à son année de repêchage!

06/05/2026

Né le 18 novembre 1928 à Fort William, en Ontario, Rudy Migay est un joueur de centre qui a joué avec les Maple Leafs de Toronto, de 1949 à 1959.

Très productif dans la Ligue Américaine avec les Hornets de Pittsburgh au tournant des années '50 (192 points en 198 matchs et la Coupe Calder en 1951-52), il joint les Leafs à temps plein en 1952-53 et demeurera dans la LNH sans interruption jusqu'en 1956-57.

Centre de petite taille à 5'6 pieds et environ 155 livres, il a dû tenir son bout dans une LNH dans laquelle le jeu pouvait devenir très violent, à l'époque.

N'étant pas une vedette à Toronto, il a tout de même dépassé les dix buts à deux reprises et les vingt points, cinq fois. Il a connu sa meilleure saison en 1956-57, sa dernière à temps plein dans la LNH, avec des sommets de quinze buts, vingt passes et trente-cinq points.

Il disputera trois saisons de plus dans l'organisation des Leafs, dominant dans la Ligue Américaine dans l'uniforme des Americans de Rochester. Il inscrit notamment 82 points en 51 matchs avec eux lors de la saison 1958-59, bon pour le troisième rang des pointeurs de la ligue.

Il se retire en 1960, puis tente un retour deux ans plus t**d avec des séjours à Rochester, Denver (WHL) et Tulsa (CPHL) avant de définitivement mettre fin à ses jours de joueur, en 1965.

Il a été entraîneur dans des circuits mineurs dans les années '70, avant de passer vingt-cinq ans dans l'organisation des Sabres comme recruteur. Il a pris sa retraite en 2005.

Il est décédé le 16 janvier 2016, à 87 ans.

Rudy Migay n'est certainement pas un nom mythique des années '50 comme l'étaient les grandes vedettes du temps, mais il a été très apprécié à Toronto en raison de sa combativité et il a été excellent dans la Ligue Américaine, avec une moyenne supérieure à un point par match.

En 417 matchs à l'ère des "Original Six" avec Toronto, il a inscrit 59 buts et 92 passes, pour 151 points.

Photos from Le Hockey et ses Histoires's post 06/04/2026

Aujourd’hui, l’ancien défenseur des Blues de Saint-Louis, Tom Koivisto, célèbre son cinquante-deuxième anniversaire de naissance.

Comme les joueurs européens devaient absolument être repêchés pour venir jouer en Amérique du Nord à l’époque, les Coyotes choisirent Koivisto au huitième tour (253e au total) du repêchage de 2002 même si ce dernier avait déjà vingt-huit ans et dix saisons de hockey professionnel derrière la cravate.

C’est en Finlande qu’il passa les dix premières années de sa carrière, lui qui était natif de Turku, dont Saku Koivu est aussi originaire. Il avait commencé avec le TPS Turku, s’alignant ensuite pour HPK Hameenlinna de 1995 à 1999, avant de joindre Jokerit Helsinki, où il est resté trois ans, remportant le championnat de la SM-Liiga lors de la saison 2001-02.

Mobile, fluide et doté d’une bonne première passe, l’arrière de 5’10 et 194 livres montrait des bonnes statistiques en SM-Liiga, avec notamment des saisons de 35 points (18 buts) en 1996-97 et de 39 points en 1998-99 (treize buts), respectivement.

Les Blues espéraient avoir mis la main sur un défenseur capable de contribuer de façon constante, mais ils ne furent pas satisfaits du Finlandais. Il ne joua que vingt-deux parties avec les Blues en 2002-03, marquant tout de même deux buts, six points et un différentiel de +1. Pas mauvais, mais pas assez au goût des Blues.

Koivisto passera le reste de la saison 2002-03 dans la Ligue Américaine, ainsi que la saison 2003-04 au complet, avant de décider de retourner en Europe pour ne jamais revenir. Il décide de joindre les rang de la légendaire équipe du HC Frölunda Göteborg (Suède), avec laquelle il reste deux ans, remportant notamment le championnat de la SEL (aujourd’hui SHL) à sa première campagne là-bas, en 2004-05.

Après son séjour en Suède, Koivisto jouera deux ans en LNA Suisse (Rapperswil-Jona) et deux autres en SM-Liiga (retour avec le Jokerit Helsinki), continuant d’accumuler environ un demi-point par match. Il termine sa carrière avec deux saisons en première division suédoise, de 2010 à 2012, avant d’annoncer sa retraite du hockey professionnel.

En vingt-deux matchs dans la LNH, il a compté deux buts et s’est fait complice de quatre autres. C’est en SM-Liiga qu’il joua le plus de matchs (435), accumulant 85 buts et 232 points.

En tout et partout, Tom Koivisto a disputé plus de 750 matchs de hockey professionnel durant sa carrière, représentant la Finlande lors de quelques tournois, européens comme mondiaux, sur la scène internationale.

On lui souhaite un bon 52ème!

06/03/2026

Né le 8 avril 1950 à Lacombe, en Alberta, Randy Wyrozub est un joueur de centre ayant disputé cent matchs dans la LNH de 1970 à 1974.

Choisi au quatrième tour (43e au total) de la séance amateur de 1970 par les Sabres de Buffalo, c'est avec eux qu'il disputa tous ses matchs, amassant huit buts et dix passes, pour dix-huit points.

Il a partagé son temps entre la LNH et la LAH durant ses quatre ans dans l'organisation des Sabres, remportant notamment la Coupe Calder avec les Swords de Cincinnati, en 1972-73. Appréciable joueur offensif dans la Ligue Américaine, il a marqué 65 fois et amassé 90 passes en 184 matchs.

Il a aussi patiné une saison dans l'AMH (Association Mondiale de Hockey) avec les Racers d'Indianapolis, avec lesquels il disputa cinquante-cinq joutes. Onze buts et quinze passes furent ses statistiques offensives pour la saison 1975-76 dans l'AMH, sa seule dans le circuit.

Par la suite, il est allé dominer durant trois saisons de plus dans des circuits mineurs comme la NAHL, la PHL et la NEHL, avant de prendre sa retraite à vingt-neuf ans, après la saison 1978-79.

Il a disputé plus de cinq cents matchs, tous niveaux confondus, et fait partie de la toute première édition des Sabres à leur arrivée dans la LNH, en 1970-71.

Photos from Le Hockey et ses Histoires's post 06/03/2026

Il y a vingt-deux ans aujourd’hui, les Flames et le Lightning se disputaient le cinquième match de la finale de la Coupe Stanley à Tampa Bay. À égalité 2-2 après quatre matchs, le Lightning avait l’avantage de la patinoire, avec les matchs 5 et 7 qui seraient joués au St. Pete Times Forum, à Tampa.

Extrêmement serrée après quatre matchs, la série s’est continuée dans la même tendance lors du match numéro cinq, qui nécessita une prolongation.
Martin Gélinas (8e) ouvrit le score pour Calgary tôt en première, alors qu’il fit dévier un tir de Toni Lydman derrière Nikolai Khabibulin lors d’un avantage numérique, 1-0 Calgary. Les Flames pensaient bien retraiter au vestiaire avec l’avance, mais Martin St. Louis (8e, vous le connaissez peut-être!) créa l’égalité en surprenant Miikka Kiprusoff en revenant devant le filet après une bataille pour la rondelle derrière, 1-1 fut le score lorsque la sirène retentit pour annoncer la fin du premier tiers-temps.

La deuxième période fut sans but jusqu’à 15 :10, alors que Jarome Iginla (13e) profita d’un revirement en zone défensive pour s’emparer de la rondelle et aller compter à l’autre bout, 2-1 Flames après deux périodes.

L’avance de Calgary n’a pas tenu longtemps en troisième, alors que Fredrik Modin (8e) accepte une belle passe de Brad Richards lors d’un avantage numérique pour ramener le score à 2 partout. La fin de la troisième période, excitante à souhait, ne fait pas de maître et les deux équipes s’en vont en surtemps!

Après quatorze minutes de jouées en prolongation, Oleg Saprykin (3e) jeta une do**he froide sur les partisans floridiens alors qu’il profita d’un retour de lancer pour donner l’avance 3-2 aux Flames, qui n’étaient plus qu’à une victoire de la Coupe Stanley!

Malheureusement pour eux lors du sixième match, un ‘’non-but’’ de Martin Gélinas combiné à un dramatique but de Martin St. Louis ramenèrent la série à Tampa Bay pour un match numéro sept en vertu d’une victoire de 3-2.

Grâce à deux buts de Ruslan Fedotenko dans le match décisif, Tampa Bay gagna 2-1 et souleva la Coupe Stanley, la première de son histoire, devant ses partisans. Brad Richards (26 points en 23 matchs en séries) remporta le trophée Conn Smythe. Le Lightning remporta deux autres coupes, en 2020 et 2021. Cette coupe de 2004 fut la seule de Martin St. Louis, Vincent Lecavalier et Dave Andreychuk, entres autres.

Photos from Le Hockey et ses Histoires's post 06/02/2026

Né le 3 mai 1957 à Poprad, en Slovaquie, Peter Ihnacák est un joueur de centre ayant porté les couleurs des Maple Leafs de Toronto durant huit saisons, de 1982-83 à 1989-90.

Choix de deuxième tour (25e au total) des Leafs en 1982, le Slovaque avait déjà vingt-cinq ans, ayant remporté une médaille de bronze avec la Tchécoslovaquie au championnat mondial junior de 1977 et l’argent au championnat mondial (senior) de 1982. Il avait aussi disputé trois saisons professionnelles dans son pays (la Tchécoslovaquie, dans le temps), dont la dernière avec le Sparta Praha, équipe avec laquelle il marque seize buts et trente-huit points, en 1981-82.

Jouant de façon responsable des deux côtés de la glace, le patineur de 6’1 pieds avait une bonne intelligence au jeu et une vision au-dessus de la moyenne, étant en mesure de repérer ses coéquipiers et leur servir des bonnes passes.

À sa première saison à Toronto (1982-83), Ihnacák joint une équipe qui n’est pas dans sa meilleure forme. L’équipe n’a pas la compétitivité de ses belles années et avait connu des années ’70 en dents de scie. Le début des années ’80 n’était pas différent, mais l’équipe pouvait compter sur des jeunes joueurs comme Rick Vaive, Walt Poddubny, Dan Daoust et Miroslav Frycer.

Le Slovaque a connu une excellente première saison dans la LNH, inscrivant vingt-huit buts et trente-huit passes en quatre-vingt matchs, terminant au troisième rang de son équipe avec ses soixante-six points, derrière Vaive (51 buts!) et John Anderson (80 points). Ces bons débuts lui valurent le dixième rang dans la course au trophée Calder, remis à la meilleure recrue dans la LNH.

Qui plus est, dans une équipe médiocre qui ne remporte que vingt-huit victoires, Ihnacák termine la saison avec un différentiel de +6, une excellente statistique lorsqu’on considère que les Leafs encaissèrent 330 buts cette saison-là.

Malgré une entrée en matière prometteuse, ce fut la meilleure saison de Peter Ihnacák dans la LNH, lui qui n’approchera aucun de ces totaux lors de ses sept saisons subséquentes avec les Leafs. Blessé, il ne dispute que 47 matchs en 1983-84, terminant sa saison avec dix-buts et vingt-trois points.

Il produit respectablement lors des deux campagnes suivantes, avec des productions de 44 points (22 buts) et 45 points en 1984-85 et 1985-86, respectivement. Il participe même aux séries pour la première fois de sa carrière en ’86 disputant dix matchs (deux buts, cinq points). Les Leafs s’inclinent dans une dure bataille de sept matchs en finale de la division Norris, contre les Blues.

Les Leafs connaîtront encore un parcours intéressant en séries en 1987, mais perdent à nouveau en finale de la division Norris, cette fois contre les Red Wings, encore en sept matchs. Ihnacák amasse cinq points en treize matchs de séries, après en avoir amassé trente-neuf en saison régulière (58 matchs).

1987-88 sera la dernière saison à temps plein d’Ihnacák dans la LNH (68 matchs, 30 points), avant de partager son temps entre la Ligue Américaine (Saints de Newmarket) et la Ligue Nationale à ses deux dernières saisons en Amérique du Nord. Il dispute la presque totalité de la saison 1989-90 avec Newmarket, accumulant vingt-buts et soixante-treize points en soixante-douze joutes.

À trente-trois ans, c’était fini de ce côté-ci de l’Atlantique pour Peter Ihnacák. Il a cependant disputé sept saisons de plus en Europe, divisées entre la LNA Suisse, la DEL (Allemagne) et la première division allemande, de 1990 à 1997. Bien qu’il montra une moyenne supérieure en première division, il n’a pas dominé en LNA ou en DEL, malgré des statistiques très respectables.

Il a pris sa retraite après trois ans avec les Penguins de Krefeld (DEL), en 1997, à l’âge de quarante ans.

En 417 matchs dans la LNH, tous avec Toronto, il a marqué 102 buts et s’est fait complice de 165 autres pour 267 points, en plus d’un différentiel de -41, ce qui n’est vraiment pas catastrophique si on considère que les Leafs des années ’80 n’avaient rien d’une puissance.

Au niveau professionnel, il a joué plus de sept cent parties, en plus de représenter la Tchécoslovaquie à quelques reprises sur la scène internationale.

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