Séréni-Qi QiGong

Séréni-Qi QiGong

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QiGong pour le bien-être du corps, de l'esprit. Cours privés, semi-privés, ou scéances thérapeutiques

06/13/2026

Se Défendre… Mais Contre Quoi ?

Le Qi Gong n'est pas un art martial, il ne sert donc pas à se battre, se défendre. C'est une affirmation exacte au sens strict, mais elle passe complètement à côté de la question fondamentale. Face à cette remarque, il faut lever les yeux et se demander : se battre, se défendre de quoi, exactement ?

Dans notre réalité moderne, la probabilité d’avoir à repousser un agresseur lors d'une bagarre de rue est, pour la majorité d'entre nous, extrêmement faible. Les véritables menaces, celles qui nous assaillent jour après jour, sont d'une tout autre nature.

Au quotidien, nous avons un besoin vital de nous défendre contre :

• Notre propre anxiété et un mental qui refuse de se taire
• Les douleurs chroniques au dos causées par des heures d'immobilité
• Une respiration devenue courte, haute et superficielle
• L'insomnie, la fatigue chronique et l'épuisement cellulaire
• Notre incapacité à poser des limites claires et saines
• La rigidité mentale et les réactions impulsives face à la provocation

La violence physique est rare. L'usure interne, physique, mentale, émotionnelle, elle, est quotidienne.

Le mot « défense » possède plusieurs dimensions que le Qi Gong active simultanément :

• Sur le plan physiologique : La menace peut est le stress chronique et le flot continu de cortisol. Notre défense est la respiration abdominale profonde et la régulation consciente du système nerveux.
• Sur le plan psychologique : La menace peut est la dispersion mentale et les crises de panique. Notre défense est la pleine présence, l'ancrage et la désidentification des pensées.
• Sur le plan émotionnel : La menace peut est la réactivité impulsive, la colère et l’insécurité. Notre défense est la pause respiratoire, la longue expiration et le choix de la réponse plutôt que de la réaction subie.
• Sur le plan postural : La menace peut est la compression de la colonne, les tensions au cou et aux articulations. Notre défense est l’alignement juste et l’enracinement.

Le Qi Gong n'est pas une armure pour aller au combat ; c'est une écologie de culture personnelle, une hygiène de vie globale. La défense la plus cruciale est celle-ci : le Qi Gong nous apprend à nous immuniser contre la vie qui nous ronge à bas bruit, sans que nous nous en rendions compte.

Si ce n’est pas de la légitime défense, qu'est-ce que c'est ?

06/09/2026

Il ne reste que 1 place...

À qui la chance..?

En Qi Gong, la façon dont nous touchons le sol est le miroir exact de notre état intérieur.

Lien pour inscription en commentaire.

06/09/2026

Le temps est la ressource la plus précieuse et la plus fugitive qui soit.

Nous n’en possédons qu’une quantité limitée. Chaque jour, chaque respiration est une portion irremplaçable de notre vie qui s’écoule.

Si nous ne parvenons pas à maîtriser notre temps, comment pouvons-nous prétendre maîtriser quoi que ce soit d’autre dans notre existence ?

Le vrai Qi Gong ne consiste pas simplement à bouger lentement. Il nous invite à ralentir profondément pour affiner nos sens, notre perception et notre conscience.

Dans ce ralentissement conscient, nous apprenons à sentir ce qui se passe réellement en nous : les tensions, les habitudes mentales, les dispersions de l’énergie. Peu à peu, nous cessons d’être emportés par le courant du monde extérieur pour redevenir maîtres de notre intérieur.

Et c’est seulement lorsque nous redevenons maîtres de nous-mêmes que nous devenons naturellement maîtres de notre temps.

Le temps ne disparaît plus. Il s’habite.

Il devient espace de présence, de clarté et de puissance intérieure.

Un des nombreux bienfaits de cette pratique : passer d’une vie où le temps nous échappe à une vie où nous devenons le temps lui-même.

06/06/2026

Dans un post précédent, j'ai ouvert avec la phrase "L'art de mourir un peu... pour apprendre".

Poussons la réflexion un peu, pour explorer "L'art de mourir un peu... pour renaître".

La mort d'un état antérieur n'est jamais la garantie d'une résurrection lumineuse. C'est simplement une dissolution de la forme actuelle. Ce qui émerge ensuite dépend entièrement de la nature de l'intention derrière l'apprentissage. Chaque micro-mort est une bifurcation.

- La renaissance vers le haut (Croissance) : Nous apprenons à maîtriser une nouvelle technique, à lâcher prise sur une vieille rancune, ou à calmer notre esprit. L'ancienne version rigide meurt, et nous renaissons plus flexible, plus fort, plus conscient.
- La renaissance vers le bas (Régression/Raidissement) : On peut aussi "apprendre" de mauvaises choses. Quelqu'un qui vit un traumatisme ou une trahison peut apprendre que "le monde est dangereux et qu'il ne faut faire confiance à personne". Pour adopter cette nouvelle croyance, l'ancienne version (naïve ou ouverte) meurt. Il renaît sous une forme plus amère, blindée, cynique.

Le bouddhisme parle souvent de l'impermanence à l'échelle de la milliseconde : la personne qui a commencé à lire cette phrase est déjà "morte" pour laisser la place à celle qui la termine. En Qi Gong on laisse mourir les tensions, les souffles stagnants et les schémas mentaux usés pour accumuler et faire circuler un Qi neuf, purifié. C'est une réincarnation cellulaire et énergétique à chaque respiration.

Au fond, nous ne changeons pas d'existence une seule fois à la fin de notre vie. Nous passons notre temps à mourir et à renaître à l'intérieur de la même enveloppe corporelle. La pratique (comme le Qi Gong) devient alors un entraînement conscient à ce cycle : apprendre à mourir (laisser-aller) en douceur à ce qui ne sert plus, pour renaître sans cesse dans une forme plus juste.

Et cela donne une toute autre dimension à notre quotidien.

06/04/2026

L’art de mourir un peu… pour apprendre. 🙏✨

Dans notre pratique du Qi Gong, comme dans la vie, nous rencontrons souvent cette résistance invisible : cette petite paresse, cette hésitation avant de commencer un nouveau mouvement, d’adopter une habitude ou même d’ouvrir un livre.

Pourquoi résistons-nous à ce qui nous fait du bien ?

Parce que tout apprentissage demande un sacrifice. Apprendre, c’est accepter une petite mort.

Je m’explique.

Avant d’apprendre, nous baignons dans le royaume de tous les possibles. Notre potentiel y est infini… mais sans forme. En Qi Gong, on appelle cela le Wuji : le vide primordial, le chaos fertile.

Puis vient le moment de choisir. Et choisir, c’est éliminer toutes les possibilités sauf une.

C’est en sortant du Chaos des possibilités infinies que naît l’Ordre : le geste précis, la voix juste, le mouvement clair.

L’Ordre devient alors le cimetière des possibles.

Lorsque l’on apprend la structure juste d’un mouvement de Qi Gong, on doit tuer mille versions imaginaires. On échange l’illusion d’une liberté infinie contre la rigueur du réel.

C’est précisément ce passage du Yin infini au Yang manifesté qui fait peur à l’ego. Il préfère rester maître dans le flou plutôt que de se confronter aux limites du concret.

Pourtant, le Tao nous l’enseigne : c’est de cette mort que naît la vie.
C’est en acceptant de perdre le Tout pour incarner l’Un que le potentiel se transforme en maîtrise.

Expire le chaos. Inspire la forme.

05/31/2026

Voici mon troisième texte sur "La tête". Je vous suggère fortement de lire les deux précédents pour avoir l'information complète, cohérente et directement applicable dans votre pratique. Les voici :

Texte 1 : La Tête Flottante - https://www.facebook.com/share/p/1G9XU1TQFN/

Texte 2 : Le Regard Ancré - https://www.facebook.com/share/p/19txnDrkGv/

La clé cachée : Ouvrir la porte de « l’Oreiller de Jade »

Maintenant que les bases de la posture et du regard sont posées, poussons la pratique dans sa dimension la plus subtile et énergétique : déverrouiller la base du crâne.

En Qi Gong et en alchimie interne, cette région s'appelle Yuzhen Guan, la porte (Gate) de « l'Oreiller de Jade ». C’est l’un des trois passages les plus étroits de la colonne vertébrale, là où l'énergie (le Qi) a le plus de mal à monter vers le cerveau. Souvent, la tension accumulée ici agit comme un barrage invisible.

Comment l'ouvrir sans créer la crispation que nous voulons à tout prix éviter ?

Par un double mouvement d'opposition d'une subtilité infinie : éloigner l’occiput du sacrum.

Imaginez que votre sacrum est un poids lourd qui coule profondément dans la Terre, tandis que l’arrière de votre crâne (l’occiput) est doucement attiré vers le Ciel. Ce n'est pas un mouvement musculaire visible, c'est une intention d'espace.

Pour parfaire cette ouverture, un micro-ajustement se produit : le menton recule d'un millimètre (maximum), provoquant un infime pivot de la tête vers l'avant, comme pour lisser et allonger la nuque. Les vertèbres cervicales se décompressent, la « porte » s'entrouvre enfin.

C'est ici que la synthèse de notre exploration prend tout son sens :

Si vous forcez ce mouvement, vous créez le "double menton" rigide critiqué dans le Texte 1, alors que si vous le faites avec l'intention de la « b***e flottant sur le jet d'eau », la structure s'aligne et Yuzhen Guan s'ouvre sans effort.

En libérant ainsi l'Oreiller de Jade, le pont est rétabli. L'énergie accumulée dans le dos peut enfin traverser la nuque, nourrir le cerveau (le Dantian supérieur) et redescendre calmement vers le Dantian inférieur (abdomen) grâce, entre autres, au regard ancré du Texte 2.

La boucle est bouclée : la structure est libre, le souffle circule, l'esprit est tranquille.

05/29/2026

2 semaines... quelques places encore dispo. À qui la chance..?

En Qi Gong, la façon dont nous touchons le sol est le miroir exact de notre état intérieur.

05/28/2026

Dans une publication récente, je parlais de la tête qui flotte. Voici pour vous rafraîchir la mémoire : https://www.facebook.com/share/p/1E2hjpzVxf/

La tête est la porte par laquelle le souffle et le regard interagissent avec le monde. Poussons donc la réflexion un peu plus loin.

Lorsque nous choisissons un point devant nous, le regard s’ancre. L’esprit y projette alors la respiration. Le souffle suit l’ancrage visuel, et le corps suit le souffle.

Quand ce regard se stabilise, l’énergie descend naturellement dans le Dantian.

La tête flottante est le prérequis essentiel. Si la nuque est crispée ou la tête mal alignée, le regard perd sa profondeur et sa projection. L’ancrage devient superficiel. À l’inverse, quand la tête flotte vraiment, les yeux se posent sans effort et l’ancrage descend avec une qualité toute particulière.

Cette pratique crée une hiérarchie claire, chère aux arts internes :
Yi (l’intention par le regard) → Qi (le souffle) → Xing (le mouvement).

Le corps n’est plus celui qui commande, il devient celui qui suit.
En pratique, cet ancrage visuel devient un allié puissant pour l’équilibre. Sur une jambe ou sur les pointes de pieds, le regard ancré agit comme un mur invisible, un soutien à la fois psychique et énergétique.

Attention : simplement « fixer » un point aide un peu, mais le vrai pouvoir arrive quand on ancrage vraiment, en laissant le souffle accompagner cette projection.

Enfin, sur un plan plus profond, le regard et le souffle sont deux ponts constants entre notre monde intérieur et le monde extérieur. Projeter l’ancrage jusqu’aux pieds via les yeux crée une boucle magnifique : Terre → Corps → Ciel.

Dans votre pratique du Wuji ou tout mouvement de Qi Gong, gardez les yeux ouverts. Certains y verront une distraction supplémentaire… d’autres, une belle occasion de cultiver une présence calme et ancrée, même au milieu des stimulations extérieures. Plus l’esprit reste stable et enraciné au travers des distractions, plus la pratique gagne en profondeur et en richesse.

05/26/2026

« Quand on marche toujours sur le même chemin, on finit toujours au même endroit. »

Chaque jour, entre 12 000 et 60 000 pensées traversent notre esprit. Et 90 à 95 % d’entre elles sont pratiquement identiques à celles d’hier… dont 65 à 70 % sont négatives ou limitantes.

Nous répétons sans cesse les mêmes pensées, les mêmes tensions corporelles, les mêmes réactions et les mêmes habitudes.

Et nous nous étonnons de rester au même endroit dans notre vie et notre énergie.

Le Qi Gong nous propose une voie différente : changer de chemin, même subtilement.

- Changer sa respiration.
- Changer sa posture.
- Changer sa façon d’être présent à son corps.

Un petit changement conscient, répété chaque jour, peut nous mener vers un tout autre état.

Tu veux vivre quelque chose de différent ?

Commence par observer tes pensées… et fais un premier pas différent.

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