09/22/2026
Certifiée biologique depuis 2014 !🦋
La semaine passée, nous avons eu la visite de l'inspecteur pour la certification biologique. Nous avons commencé par la visite des champs, des serres et des installations. Comme nous sommes entourés d'agriculture conventionnelle, le principal enjeu est le respect d'une bande tampon de 8 mètres entre nos cultures et celles des voisins. Afin de toujours respecter cette norme, nous avons implanté une haie brise-vent dès l'achat de la terre. Les arbres grandissants freinent les dérives de pesticides au besoin et la bande d'arbustes crée un refuge pour les pollinisateurs et insectes prédateurs. 🐝🐞
La gestion de la vermine est un autre enjeu important, car les serres et les chambres froides sont un immense garde-manger pour les souris, les rats, les campagnols et les musaraignes. Nous utilisons des trappes, car les poisons sont interdits en régie biologique, ce qui demande un entretien et un suivi constant. Nous aimerions dans les prochaines années installer des nichoirs à crécerelles, petites rapaces se nourrissant de rongeurs, afin d'augmenter leur présence sur la ferme. 🐭
L'inspecteur vérifie aussi tous nos intrants comme les fertilisants, les biopesticides et les semences. Par la suite, chaque facture est demandée et analysée pour s'assurer que le produit est accepté par la norme biologique. Si nous utilisons une semence non-biologique, nous devons nous assurer qu'elle est non-traitée et fournir des pièces justificatives de recherche chez nos fournisseurs pour démontrer que l'alternative biologique n'était pas disponible, pour les semences de légumes et celles d'engrais verts. L'inspecteur exige aussi que nous ayons en notre possession les fiches techniques des produits utilisés, les registres d'application et de travaux aux champs, les calendriers de semis, de récoltes, les bons de commande et les rapports de vente.
Avec lui, nous effectuons plusieurs exercices de traçabilité et de balances de vérification. Nous épluchons ensemble tout le chemin de vie d'un légume avec ses factures et ses registres de l'achat de la semence à la vente. Pour les balances de vérification, nous calculons le nombre de kilogrammes récoltés d'une culture versus le nombre vendus, le nombre de kilos de pommes achetées versus le nombre vendus.
Cette visite est toujours un peu stressante et l'angoisse s'installe facilement si une facture n'est pas trouvée ou un registre est incomplet. Toutefois, avec les années, nous avons mis en place des procédures qui facilitent cet entretien. Encore une fois cette année, l'inspecteur est parti en nous félicitant pour notre travail rigoureux et en nous remerciant pour la préparation des dossiers. 💪
Québec Vrai