26/09/2026
« Sur la plyo, je m'écrase grave. »
C'est ce que m'a écrit un sportif que j'accompagne.
Un autre, aprÚs une séance : « Pas de gaz. »
Tu connais la sensation. Tu touches le sol, ça s'affaisse, et la relance part à vide. Pourtant, en salle, ta force monte.
Le rĂ©flexe logique, c'est de pousser plus : plus de squat, plus de sĂ©ries, plus d'intention. Sauf que tu t'Ă©crases avant mĂȘme de pousser.
Chaque geste explosif commence par un freinage :
- à la réception d'un saut, tu absorbes avant de repartir
- en changement de direction, tu décélÚres avant de relancer
- au lancer, ta jambe d'appui freine la rotation pour la renvoyer
Tu ne renvoies jamais plus que ce que ton freinage a absorbé. Et tu es 30 à 40 % plus fort quand tu freines que quand tu pousses.
Cal Dietz, l'auteur de la mĂ©thode triphasique, a mesurĂ© deux lanceurs de mĂȘme force maximale. Chaque appui dessine un V. Le meilleur avait le V le plus Ă©troit : il absorbait plus de force, plus vite.
Ta force de salle est souvent lĂ . Elle fuit au freinage.
đ Freiner, tenir, renvoyer : c'est l'ordre de mon Cycle Accumulation TriphasĂ©, six semaines dans ta salle. Commente « triphasĂ© » : je t'envoie le lien du programme, avec pour qui il est fait et pour qui il ne l'est pas.