USML Triathlon

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Club de triathlon de Maisons Laffitte

Photos from USML Triathlon's post 17/08/2026

🇫🇮🥈 UNE DEUXIÈME PLACE MONDIALE POUR L’USML TRIATHLON !

Ce week-end, direction les îles Åland, en Finlande, pour une nouvelle étape de l’ÖTILLÖ Swimrun World Series,l’un des circuits majeurs du swimrun international.

Dans le décor spectaculaire de cet archipel finlandais, les concurrents ont dû affronter un parcours particulièrement exigeant : 46,5 km d’effort, dont 36,6 km de course à pied et près de 10 km de natation, répartis en pas moins de 22 sections de course et 22 sections de natation ! 🏃‍♂️🏊‍♂️

Et au milieu de cette élite mondiale du swimrun, deux athlètes de l’USML Triathlon Maisons-Laffitte ont une nouvelle fois fait briller nos couleurs. 🔵🔴

🔥 PIERRE & ARNAUD DE LUSTRAC TERMINENT 2ᵉ 🔥

🥈 2e place sur la World Series Åland
⏱️ 6h12’22’’

Une performance exceptionnelle sur une épreuve où il faut être solide du premier au dernier kilomètre, mais aussi parfaitement synchronisé avec son équipier.

Comme dit Arnaud «on s est battu, c est quand même plus de 6h de chantier sur des cailloux glissants! »

👏 Ville de Maisons-Laffitte et l’USML Triathlon sont extrêmement fiers de vous !

Bravo Pierre de Lustrac, bravo Arnaud De Lustracpour ce nouveau podium international et pour avoir une nouvelle fois porté les couleurs de Maisons-Laffitte au plus haut niveau du swimrun mondial. ÖtillÖ Swimrun🌍🇫🇷

🎥 Revivez leur course en vidéo :
https://www.facebook.com/share/r/1NtF4niokH/?mibextid=wwXIfr

Fiers de nos champions ! 🔵🔴

Photos from USML Triathlon's post 16/08/2026

⚡️ EMBRUNMAN, LE MYTHE ! ⚡️

Thunder Kéké l’a fait ! 😍

Il y a des courses qui sont difficiles… et puis il y a l’EmbrunMan
3,8 km de natation dans le lac de Serre-Ponçon, 185 km de vélo et près de 5 000 m de D+, avec notamment le mythique col de l’Izoard à 2 360 m, avant d’enchaîner sur un marathon de 42,195 km. Et pour couronner le tout, un départ à 6 h du matin, dans une ambiance encore plongée dans la nuit.

Un parcours qui fait de l’EmbrunMan l’un des triathlons longue distance les plus exigeants… et certainement l’un des plus mythiques.

Pour Clément, alias Thunder Kéké, c’était surtout LE rêve depuis ses débuts dans le triathlon.

🏊‍♂️🚴‍♂️🏃‍♂️ Son récit :

« EmbrunMan, LE MYTHE !

La course qui me fait totalement rêver depuis que j’ai commencé le triathlon.

J’ai commencé à réfléchir sérieusement à une inscription sur un XXL l’été dernier.

Embrun présentait deux avantages :

• le calendrier : il y avait du temps pour se préparer ;
• le coup de cœur : la course de rêve pour un premier XXL, c’est forcément une bonne idée 😍.

Je valide donc mon inscription en janvier 2026 et c’est parti pour la prépa !

J’ai décidé de prendre un coach pour préparer cette course : Mon père, Christophe Cédoz. Il m’a dit tout ce qu’il fallait faire pour être prêt le jour J.

Spoiler alert : j’étais prêt ! 😎

La prépa s’est bien passée, les séances passaient bien et j’ai eu la chance de n’avoir aucune blessure pour venir perturber tout ça.

JOUR J

Arrivée au parc à 5 h pour les derniers préparatifs.

Ambiance particulière : le parc est complètement fermé et, une fois rentrés dedans, impossible d’en sortir avant le départ…

Départ donné à 6 h, donc de nuit.

La natation de nuit, c’est vraiment particulier… mais j’ai adoré !

Pour cette phase-là, je remercie le coach Guillaume pour son dernier CR : il avait donné toutes les clés pour réussir une bonne natation de nuit. J’applique donc les conseils à la lettre.

Première bouée : il y avait tellement de monde que, même à la verticale, j’avançais à une bonne allure ! 😂

Au final, une natation en 1 h 05. Très content, car je ne pensais pas sortir si vite de l’eau.

Après une transition où je privilégie le confort à la vitesse, me voilà parti pour les 183 km de vélo.

Directement en sortant du parc, ça monte. Le ton est donné ! 🤣

Au bout de 30 minutes, j’avais fait 7 bornes et je me suis dit que ça allait être long…

Au final, la bascule est arrivée et les kilomètres se sont enchaînés plus rapidement jusqu’à arriver dans la partie la plus dure : le col de l’Izoard depuis Guillestre.

En bref : 13,8 km à 7,1 % de pente moyenne. Mais ça, c’est si on s’intéresse au col tel qu’il est répertorié pour le Tour de France. Dans la réalité, ça commence à monter depuis Guillestre, ce qui fait 32 km à 4,1 %.

De quoi y laisser quelques plumes ! 😅

J’arrive à plutôt bien gérer cette partie et je remonte des concurrents. Comme disait la Compagnie Créole : « C’est bon pour le moral ! » 😂

Une fois le col passé, il reste encore 85 kilomètres de vélo et environ 900 m de D+.

Une belle sortie dans le Vexin, quoi… 😏

Sur le papier, ça semble être un bon programme. Dans la réalité, pas du tout !

Après 20 bornes de descente, j’arrive à Briançon et c’est parti pour 50 bornes avec supplément vent de face : environ 30 km/h et des rafales à 50.

Le col n’était peut-être pas si dur, en fait ! 🤣

Cela fait donc 70 bornes que j’ai passé le col et me voilà arrivé à… Embrun.

Et pourtant, il reste encore environ 15 km.

Où sont-ils ?

En un mot : CHALVET.

Un petit village de montagne au-dessus d’Embrun. Et il va falloir monter là-haut : 7 km à 6 %, à base de replats et de murs à 11-12 %.

En prime, une descente technique sur une route en sale état.

Pas vraiment de quoi récupérer avant le marathon…

Pour résumer, le vélo était vraiment magnifique et j’ai pris beaucoup de plaisir.

Au moment de l’inscription, c’est dans cette discipline que j’avais le plus de doutes. Au final, c’est celle où j’ai pris le plus de plaisir.

À part dans Chalvet, la dernière montée, je n’ai pas eu de coup de mou. 😍

Après 9 h 30 d’effort et un petit coup de chaud dans la dernière montée, il est temps de poser le vélo pour partir sur le marathon.

La tête en prend un petit coup, car je me dis que ça va être long !

Je prends le temps de me changer complètement et de bien m’alimenter au ravito en sortie de parc.

Le premier tour se passe plutôt bien. J’alterne course et marche dans la côte pour ne pas me cramer et je prends le temps de manger et de m’hydrater aux ravitos.

C’est au début du deuxième tour que les choses deviennent plus compliquées…

Des nausées viennent perturber l’alimentation. Je suis donc obligé de m’arrêter plus longtemps aux ravitos et d’alterner course et marche.

Il reste 28 km, donc l’objectif est assez clair : gérer pour ne pas exploser et continuer tant bien que mal à m’alimenter.

Au final, j’arrive à continuer le reste du marathon en alternant 400 m de course et 100 m de marche.

Les jambes pouvaient faire plus, mais l’estomac non !

J’avance donc progressivement vers la fameuse finish line.

Il reste 3 km… 2 km… 1 km…

Les derniers câlins avec la team de supporters et la finish line qui est enfin là ! 😍

Beaucoup d’émotions au moment de passer la ligne.

Ça y est : j’ai fini le mythe.

Le rêve est accompli, avec en bonus un temps pour lequel j’aurais signé de suite :

🏁 14 h 16 min 59 s !

Mais il est temps de boucler ce CR par ce qui est presque le plus important dans cette journée : la team de supporters.

Ils ont été grandioses du début à la fin !

Tee-shirts personnalisés, tête géante, présents du petit matin jusqu’au soir avec toujours la même énergie.

Que ce soit au départ natation, au beau milieu de l’Izoard ou au détour d’un virage en course à pied, je savais que je pouvais compter sur :

❤️ Christelle (ma maman) : supporter in chief !
🔮 Loïc (mon futur beau-frère) : le forecaster !
📸 Marion (ma sista) : director of photography !
🧠 Christopje (je crois que vous le connaissez) : strategy manager !
❤️ Coline (ma copine) : the fan !
🎉 Polo (un copain du club d’Andrésy) : l’invité surprise — j’ai appris la veille qu’il serait là !
🐶 Vallouise (la chienne) : qui aurait pu manger les mollets des autres concurrents mais qui ne l’a pas fait. !

Je vous souhaite d’avoir une team comme ça derrière vous, parce que je peux vous assurer que ça fait une différence énorme !

Et pour être honnête, je pense qu’ils étaient au moins tout autant fatigués que moi à la fin de la journée ! 😂

Rien n’aurait été possible sans eux.

Cette finish line, mentalement, je ne l’ai pas franchie seul. ❤️

À présent, place à la récup et surtout…

AU GRAS !!!! 🤣🍕

Félicitations Thunder Kéké ! 👏🔥

Pour un premier XXL, choisir l’EmbrunMan, c’était clairement choisir la difficulté maximale… et tu es allé au bout du mythe en 14h16’59. Une préparation, une gestion de course et surtout un mental à toute épreuve. 💪

Bravo Clément, et bravo à toute la team derrière toi ! ❤️💙

Photos from USML Triathlon's post 15/08/2026

⚡THE "THUNDER KEKE" A FRAPPÉ À EMBRUN ! ⚡
En ce week-end du 15 août, pendant que certains profitaient des vacances, nous avions tous les yeux rivés sur le mythique Embrunman pour suivre notre héros du jour !
Après des semaines de préparation intense que nous avons tous pu suivre de près au club, Clément Cédoz (alias Kéké) a concrétisé ce projet géant de la plus belle des manières !
Porté par une équipe de supporters au top, Kéké est allé au bout de l'un des triathlons XXL les plus exigeants de la planète en 14h17'19" :
🏊‍♂️ Natation : 1h05'17"
🚴‍♂️ Vélo : 8h13'04" (avec l'ascension du Col d'Izoard en 1h13'58")
🏃‍♂️ Marathon : 4h35'35"
Un immense bravo à toi Kéké, tu nous as fait vibrer tout au long de la journée ! 🙌⚡

🏆 Et pendant ce temps-là aux ÖTILLÖ World Series Åland...
Autre très gros résultat du week-end : Arnaud De Lustrac et Pierre de Lustrac décrochent une belle 2ème place sur ce Swimrun d'exception avec un temps de 6h02'39" ! 🏊‍♂️🏃‍♂️

Un grand bravo à nos 3 athlètes pour ces superbes résultats ! Bonne récupération et bonnes vacances à tous ! ☀️😎

Photos from USML Triathlon's post 10/08/2026

🇧🇷 Caio, à l’assaut de l’IRONMAN 70.3 de Rio de Janeiro ! 🇧🇷

Ce week-end, Caio Carvalho prenait la direction de ses terres pour participer à l’IRONMAN 70.3 de Rio de Janeiro. Une course forcément particulière et chargée d’émotions, puisqu’il a eu la chance de prendre le départ aux côtés de son papa ❤️

Malgré un virus et des conditions particulièrement chaudes, Caio n’a rien lâché et s’est battu jusqu’au bout pour aller chercher une très belle 76e place dans sa catégorie 💪🔥

🏊‍♂️ Natation – 1,9 km : 36’18’’ — soit 1’58/100 m
🚴‍♂️ Vélo – 90 km : 2h51 — soit plus de 31 km/h de moyenne
🏃‍♂️ Course à pied – 21,1 km : 2h00 — soit 5’43/km

Après 5h37 d’effort, Caio franchit la ligne d’arrivée et boucle le Half Ironman de Rio de Janeiro! 👏👏

Une belle performance, mais surtout une aventure humaine et familiale qui restera forcément gravée. 🇧🇷❤️

👏 Bravo Caio pour cette magnifique course et pour avoir porté les couleurs de l’USML Triathlon jusqu’au Brésil ! 🇧🇷💙❤️

IRONMAN France

Photos from USML Triathlon's post 09/08/2026

Il y a quelques jours, notre coach de course à pied, Guillaume Peirone prenait le depart de l Ascend Xtream Triathlon. Guillaume revient sur cette épreuve… épique !

Pour moi un résumé d’un triathlon c’est : « j’ai nagé, puis j’ai fait du vélo et après j’ai couru », mais on m’a demandé de faire un peu plus long alors installez-vous bien car on va passer d’un extrême à l’autre. Donc, en parlant d’extrême voici la petite histoire de ma participation à The Ascend – Xtreme Triathlon.

Tu sais pourquoi tu signes
Ouais, pourquoi s’inscrit-t-on à une course dont la phrase d’accroche sur le site est « un pèlerinage de souffrance » ? Lorsque le 5 juillet 2025 je tombe avec un peu de re**rd sur la création de cette nouvelle course du parcours X-Tri, c’est pour moi une évidence :

ça donne des chances supplémentaires au tirage au sort du Norseman qui me refuse depuis bientôt une dizaine d’année.
J’ai horreur du drafting et avec 300 pleu-pleus étirés sur un format XXL, ça ne devrait pas être un souci.
C’est dans un an, j’aurai le temps de me préparer.
Il reste des places. Je me dis que j’ai de la chance, faut pas trop réfléchir : je m’inscris.
Je repasse sur le site quelques mois plus t**d, il reste encore des places … ça aurait dû lever un premier warning.

Mais sais-tu pour quoi tu as signé ?
OK le parcours a l’air exigeant. Mais de ce point de vue, aucun parcours n’est impossible en lui-même ; à l’allure adaptée, tout est faisable. Ce qui devient compliqué ici, c'est le parcours associé aux barrières horaires.

Et là les barrières horaires auront leur importance. Celles pour pouvoir finir la course et surtout celle pour être Black Finisher. Comme sur le Norseman, ici deux types de finishers en fonction d’une barrière horaire au km 33 du marathon : ceux qui seront autorisés à faire l’ascension jusqu’au Pic du Midi (ils auront droit au T-shirt Noir) et ceux qui arriveront trop t**d et devront rallier directement l’arrivée (ils auront le T-shirt Blanc de la honte).

Bon, je ne m’étais pas encore trop occupé de ça jusqu’à ce que l’Organisation ait la magnifique idée de créer un groupe Whatsapp avec les 300 participants, que je baptiserai « le Whatsapp de l’Angoisse ».

Dans un premier temps, tout le monde déballe son palmarès puis les gens se mettent à faire des reconnaissances du parcours (avec un dénivelé donné par Garmin et Strava encore un peu supérieur à ce qu’annonce l’orga), à développer une app pour estimer tes temps de passage. Rapidement la conclusion devient : le seul moyen d’être Black Finisher c’est de faire un relais Léon Marchand- Tadej Pogacar- Kilian Jornet. Bon ok ça a l’air un peu exagéré mais ça ne met pas en confiance.

Il y a aussi les débats sur la Support Team. Car il n’y aura pas de ravitaillements, pas de bénévoles sur le parcours, pas de sacs à laisser dans les aires de transition ; il faut avoir une Support Team qui t’aide pour la logistique durant toute la course dont un accompagnateur qui doit faire avec toi les 22 derniers km (et 1800m D+) de la CAP. Beaucoup viendront avec plusieurs personnes et 2 véhicules. Pour paraphraser Tony Stark (référence bienvenue puisqu’on parle d’un ironman) : They have an army ? I have a Céline. (Il faudra d’ailleurs annoncer ça à Céline, 2 mois avant la course elle pense encore qu’elle devra juste me déposer le matin et m’attendre à l’arrivée).

Au fur et à mesure que la date se rapproche, les manques et les incohérences présents dans la maigre documentation fournie se font sentir et l’Organisation est aux abonnés absents. Des points de détails changent toutes les semaines, le parcours lui aussi subit des modifications sans communication, de nombreuses questions restent sans réponse, des rumeurs se créent, les esprits s’échauffent, ça part en boulette quoi. 3 semaines avant la course, l’Orga bloque les messages dans le Whatsapp en disant qu’ils donneront les infos officielles. En vérité, beaucoup d’infos ne sont jamais arrivées avant le briefing de la veille de course.

Moi pendant l’année écoulé depuis l’inscription je suis resté dans cette phase qu’on appelle …

Le déni
Les jours passent trop vite et je n’arrive pas à trouver le temps pour m’entrainer comme j’aurais voulu. De plus, les dernières semaines, une douleur persistante, me gêne à la cuisse gauche et m’empêche de faire mon volume habituel et mettre de l’intensité, mais bon, ce n’est pas le moment de faire une pause complète. Après tout ça a tenu sur les 10 premiers km du Champman. Alors j’occulte l’échéance en mode « bah, on verra ».

Trouver un logement ? S’assurer d’avoir le matériel nécessaire ? Lire les règles et les documents ? Faire un plan de course ? Bah, on verra.

Après tout il me reste encore 6mois, 3mois, 1 mois, 2 semaines : Logement réservé, bon ben y’a plus qu’à.

Puisqu’il faut y aller …
Le weekend d’avant, tour des magasins de cycles pour acheter de la nutrition et un éclairage qui me convient mais sur ce point c’est un échec.

Puis il faut quitter ML. Sur le trajet on fait un stop bienvenu chez beau-papa : l’occasion de lui emprunter de l’éclairage vélo et son compteur (car le mien ne tiendra pas assez longtemps et est trop petit pour suivre confortablement une trace, surtout de nuit). On arrive à Lourdes le jeudi, retrait du dossard. On a toute la journée caniculaire de vendredi pour trier les affaires, faire le plan de course, déposer le vélo en début d’après-midi, aller au briefing d’avant course.

Ce dernier répondra à une bonne partie des doutes restants même s’il confirme ce qu’on voyait déjà depuis un moment : c’est quand même très léger niveau Orga pour un évènement de cette ampleur.

Il se termine assez t**d, le temps de rentrer, diner, finir les derniers préparatifs, il est 22h au moment de se mettre au lit … avec un réveil prévu à 01h00.

Le reste du plan est défini :

Natation : nager comme d’habitude (C’est pas comme si j’avais le choix). Sur le site ils annonçaient une eau froide, en vérité les dernières mesures annoncent une eau trop chaude. Probablement à 26°. Mais lors du briefing l’Orga sort la règle de l’alinéa 6b-3 « l’air sera à 20°, si on fait la moyenne c’est moins de 24°, donc la combi c'est ok ». On sent bien que ça les rassure de savoir tout le monde en combi en pleine nuit.
Temps cible : 1h30 pour natation + T1.
Transitions : sur une telle épreuve je pense qu’il mieux vaut favoriser le confort que gratter quelques minutes aux transitions. Donc changement complet et désolé pour la trifonction du club (besoin de poches et c’est pas ma faute si Thibaud n’a pas voulu qu’on ait cette fameuse chamoisine longue distance).
Vélo : Avec la barrière horaire Black/White, il n’y a pas le choix : ça serait bien de faire 9h max. 10h ça pourrait encore passer mais ça demande ensuite de faire la CAP sans défaillance, comme en partant frais (ce qui ne sera pas le cas).
Le profil distance/D+ étant similaire à l’Etape du Tour qui a eu lieu la semaine précédente, j’essaie de me baser sur ce qu’on fait les copains et ce n’est pas rassurant Si le profil est comparable sur le papier, tout ne l’est pas : pas de peloton de 15000 coureurs, premières heures de nuit, descentes moins rapides sur routes étroites, ouvertes et humides. Donc 9h max sans s’être mis dans le rouge pour pouvoir enchainer, ça me semble trop optimiste. Je remonte l’estimation réaliste à 10h en espérant avoir les jambes de ma vie pour la CAP.

CAP : « foncer » au début tant que ça tient pour prendre de l’avance sur la barrière, de toute façon ça va forcément craquer à un moment alors autant que ça arrive dans la partie où il n’est de toute façon plus possible de courir. Car si les 10 premiers km sont censés être relativement roulants, après ça ne fait quasiment que monter jusqu’au cut. L’impératif étant d’être à 16h15 de course au km 33 de la CAP pour pouvoir continuer jusqu’au sommet.


D-Day
Lorsque le réveil sonne, je n’ai pas réussi à fermer l’œil. Ça va être une longue journée.

Jusqu’au départ c’est du classique d’avant course, la combinaison est bien autorisée (petite pensée pour les concurrents venus de pays nordiques et qui n’ont que des combis thermiques), tout le monde essaie tant bien que mal de faire tenir sur l’élastique de ses lunettes le tube phosphorescent fourni par l’Orga. On attend les pieds dans l’eau que les kayaks se mettent en place, dans une ambiance très calme et une obscurité quasi-complète.

Et c’est parti pour le classique bouillon d’un mass-start, à ceci près qu’on y voit que dalle, ce qui fait que c’est encore plus l’anarchie mais dans un ballet de lumières jaunes. A plusieurs reprises lors des premières centaines de mètres, lorsque je sors la tête de l’eau pour prendre de l’air la bouée d’un autre participant vient me boucher la bouche, ça fait bizarre. Quand on a la tête sous l’eau la seule chose qu’on voit ce sont les ellipses vertes des capteurs cardio des montres, c’est rigolo. Une fois que la densité a un peu baissé et que la nage s’est posée, il ne reste plus qu’à s’orienter et ce n’est pas évident. C’est vraiment difficile de voir les lumières au sommet des quelques bouées délimitant le parcours, et c’est aussi compliqué de se baser sur les autres concurrents car si même on voit plein de lumières, dur d’estimer leur direction. Il faut donc sortir la tête beaucoup plus longtemps qu’en temps normal.

Il fait vite très chaud dans la combi mais bon, ça se passe. Sortie de l’eau en 1h18, c’est pas ouf (même pour moi), mais c’est dans la fourchette prévue.

On n’a pas le droit de laisser d’affaires à côté du vélo, la zone de transition est en amont du parc à vélos et c’est au Support d’amener et récupérer toutes les affaires. Céline me récupère à la sortie de l’eau après s’être battu avec quelques conna.. princesses et c’est parti pour le vélo.

La première partie du parcours est loin d’être aussi roulante que ce que le profil peut laisser croire et il me faut souvent ralentir aux intersections car l’orientation n’est pas évidente : le marquage au sol n’est pas très visible (bon ça sera pareil de jour) et le matériel emprunté au dernier moment souffre de ne pas avoir été testé avant (le rétro-éclairage du compteur est OFF et, sur mon guidon légèrement incurvé, la lumière avant n’éclaire pas vraiment tout droit ce qui m’oblige à ralentir très fortement dans les descentes sinueuses, c’est ballot). Bref, je suis content de voir le jour se lever au bout de 2h et j’arrive légèrement en avance au point de RDV fixé au km 75, sans avoir l’impression d’avoir trop forcé.

Quelques kilomètres plus loin, après un virage en épingle on passe sous une banderole « Port de Balès – 19 km de bonheur ». Et 19 km de montée à 7% de moyenne c’est long, Les changements de pourcentages cassent un peu la monotonie, les changements de météo aussi. Arrivé au col, le brouillard est très dense et humide la descente qui suit est annoncée comme « piégeuse » donc, même une fois sorti du brouillard, je la fais en mode flipette, faut dire qu’il faut se méfier des quelques voitures qui montent en sens inverse et souvent doubler celles qui descendent. Puis, au bout de 15km de descente, une épingle dans un village et on passe instantanément de -7% à +7,5% de pente, ça fait bizarre dans les jambes. C’est parti pour 10km de montée régulière à 7,5% vers le col de Peyresourde, sur une route large, assez rectiligne, avec un peu circulation. C’est monotone, certainement le col le plus pénible pour moi, je m’accroche pour résister à l’envie de faire une petite pause. Il parait qu’au sommet la vue superbe, on vérifiera sur Google images parce que les derniers km sont à nouveau dans un brouillard à couper au couteau. Nouvelle longue descente, l’enchainement sur le troisième col (Val Louron-Azet) est moins brutal, et les 8km de montée régulière à 8%, pourtant sans répit, passent beaucoup mieux même si je commence à sentir ma douleur à la cuisse alors qu’elle n’apparait d’habitude qu’en courant. La route est plus étroite et sinueuse, sans voitures. Plus on s’élève plus le brouillard est épais et on ne voit plus le ravin sur le bord de la route, juste un nuage dense et gris. Parfois une vache émerge du brouillard, plantée au milieu de la route. Une fine pluie s’invite et s’intensifie progressivement. Arrivé au col je retrouve Céline, refill de ravitaillement, veste et je me lance dans une descente raide et technique avec pluie et brouillard. Très rapidement l’orage éclate, rafales de vent et trombes d’eau, la route devient un torrent, les chaussures se remplissent de flotte et pour rajouter du fun on bifurque sur une petite route en sale état. Il faut choisir entre les flaques d’eau et les plaques de gravier. Bref, je ne descends pas très vite, à la limite du sur-place dans les virages serrés, au son lancinant des freins à disque sous la pluie. Les quelques kilomètres de transition dans la vallée auraient pu être considérées comme du répit dans d’autres conditions.

Peu après avoir entamé la monté du dernier col, la pluie se calme puis s’arrête. 12km, entre 6 et 8% (+ souvent 8 quand même), on commence à avoir l’habitude, c’est long, surtout avec l’accumulation mais ce n’est pas le moment de jouer la pancarte ou le KOM. La bascule arrive enfin, pas de pause pour se lancer dans la dernière descente de 5 km. La prudence est de mise, il y a + à perdre qu’à gagner sur cette route mouillée, surtout que les vaches qui surgissent du brouillard sont plus techniques à éviter en descente.

C’est enfin T2, 9h03 sur le vélo !!! J’ai le sentiment de ne pas avoir trop tapé dans les jambes. Pour respecter le plan il me reste 3h15 maximum pour me changer et atteindre le km25 ce qui nous laisserait alors 1h30 pour parcourir avec Céline les 7 km jusqu’à la barrière des 33km. Donc, tout va plutôt bien.

Et là c’est la seconde do**he froide de la journée : à cause des conditions météo, le Tourmalet et le Pic du Midi ne sont pas accessibles. Au km 25, tout le monde bifurquera directement vers une nouvelle arrivée située 2km (de montée) plus loin.

J’accuse vraiment le coup, pour moi pas d’ascension ça veut dire Black Finisher pour personne et ce que j’espérais avec impatience c’était de pouvoir faire l’aventure des derniers km avec Céline.

Du coup on prend bien notre temps à T2, et je repars en courant avec l’objectif de respecter le plan initial (14h45 max pour rallier le km25). Les jambes sont relativement fraiches, l’allure est bonne. Jusqu’à la première mini-bosse où ma cuisse se met à me lancer très fortement. Courir en montée m’est impossible, sur le plat et les descentes c’est douloureux mais ça passe en serrant les dents. Rapidement je ne suis plus dans le game mentalement, je marche beaucoup en me disant que ça ne sert à rien de me blesser. J’estime perdre ainsi plus d’une demi-heure sur les 12 premiers km et me faire doubler par pas mal de gens. Puis d’un coup ça devient beaucoup plus vallonné. Je suis vers les km 15 lorsque Céline m’apprend que l’Orga vient de sortir de son chapeau une nouvelle règle « les 100 premiers seront Black Finishers ». Ça change totalement la philosophie de la course, ceux qui étaient des camarades de lutte dans un combat contre la montre, la montagne et les éléments, deviennent des adversaires. Avec le site de suivi qui fonctionne par intermittence et n’affiche pas tous les concurrents, impossible de connaitre sa position exacte mais Céline estime que je ne suis pas loin des 100. Je me remobilise et relance autant que possible, mais maintenant ça ne fait que monter, tout le monde marche, c’est compliqué de faire une grosse différence. KM 18 dernier checkpoint avec Céline sous des trombes d’eau puis je quitte les dernières sections pavées pour emprunter les chemins de haute montagne, je regrette de ne pas avoir récupéré les bâtons au passage. J’arrive à reprendre quelques concurrents sans savoir si ça sera suffisant.

Km 25 enfin, 14h38, il restait théoriquement 1h35 pour parcourir les 7km jusqu’au cut ; largement faisable vu l’allure où nous faisons les 2 derniers km de montée avec Céline jusqu’à la ligne d’arrivée improvisée à la va-vite.

Coup d’œil à l’écran et le verdict tombe : 105ème à un peu moins de 10min du 100ème. Bon ben je suis dég une seconde fois, je repense à toutes ces petites (ou grosses) minutes perdues qui semblaient alors sans conséquence, mais surtout je suis fâché de ce changement de règle après 12h30 de course.

Du coup on fout le feu et on se casse, place aux vacances et à une vraie pause pour soigner cette cuisse, enfin peut-être un petit semi le samedi suivant, mais après une pause, hein.

Avec un peu de recul c’était quand même vraiment sympa à faire malgré les frustrations évoquées et, bien qu’éternel insatisfait, je suis content d’avoir réussi à tenir l’objectif initial jusqu’au km25 (enfin 209) . J’aimerais pouvoir dire que j’aurai le black T-shirt l’année prochaine mais les places vont passer, comme pour les autres épreuves X-Tri, par un tirage au sort avec beaucoup trop de prétendants. Ouais, on aurait vraiment du fo**re le feu en partant.

Photos from USML Triathlon's post 04/08/2026

🏊 La rentrée approche… et une nouvelle coach rejoint les bassins de l’USML Triathlon ! Bienvenue à Manon Gosnet !

Manon assurera les entraînements de natation dédiés aux triathlètes le matin, ainsi que les séances du soir aux côtés de celui que l’on ne présente plus : Cyrille Guezello. Elle prendra également en charge les entraînements de notre section Natation Jeunes.

Parce que vous êtes certainement impatients de mieux la connaître, elle s’est prêtée au jeu de cette petite interview… et s’est jetée… dans le grand bain ! 😉



🎤 Interview – Manon Gosnet

Allez, grand classique, on te laisse te présenter.

Je m’appelle Manon, j’ai 23 ans. J’ai fait 14 ans de natation, jusqu’aux Championnats de France en brasse, avant de découvrir le triathlon il y a deux ans. Aujourd’hui, je suis maître-nageuse et triathlète. Super excitée de rejoindre le club de Maisons-Laffitte!



Quelles sont tes passions dans la vie ?

Le sport, évidemment ! Le triathlon, la montagne, les voyages… et mon Golden Retriever 🐶, qui trouve toujours une bonne excuse pour me faire sortir.



Tu deviens coach de natation. Tu veux nous en dire plus ? Une première ?

Non, ce n’est pas une première ! J’ai déjà eu l’occasion d’encadrer des nageurs et des triathlètes. J’espère vous faire progresser, vous donner quelques astuces… et peut-être même vous faire aimer les éducatifs. Bon, je sais que ce n’est pas gagné !



Qu’est-ce que tu voudrais que tes nageurs disent de toi en fin d’année ?

« Je ne suis toujours pas Léon Marchand… mais maintenant, je prends plaisir à nager ! »

Si chacun termine la saison en ayant progressé, pris confiance et avec l’envie de revenir à la piscine, alors j’aurai rempli ma mission.



Tu vas encadrer les séances de natation. Comment vois-tu les choses ?

Avec beaucoup de technique, parce que c’est souvent là que tout se joue. On travaillera aussi l’endurance, la vitesse et les départs. Mon objectif, c’est que chacun progresse à son niveau.



C’est quoi une bonne séance de nat’ ?

Une séance où tout le monde râle un peu quand j’annonce un 10 × 200… mais où, en sortant du bassin, tout le monde se dit : « Finalement, elle n’était pas si terrible ! » 🚀



Si on nage actuellement comme une enclume, est-ce qu’on peut encore garder espoir ?

Bien sûr ! En natation, la technique compte énormément. Quelques petits réglages peuvent parfois faire gagner plus qu’une séance à nager à fond. Donc oui, il y a de l’espoir… et promis, personne ne sera laissé au fond du bassin !



Tu vas aussi encadrer les jeunes. Quel est ton projet ?

Leur donner envie de revenir chaque semaine. J’aimerais qu’ils progressent sans avoir l’impression de subir les entraînements. Et si, à la fin de l’année, ils ont envie de faire une longueur de plus au lieu de sortir de l’eau en courant, ce sera déjà une belle victoire !



Qu’est-ce que tu voudrais dire aux parents qui hésitent encore à inscrire leur(s) enfant(s) à la natation ?

Je leur dirais de venir essayer ! Que leur enfant débute ou nage déjà, il y a une place pour chacun. Le plus important, c’est qu’il prenne du plaisir, progresse à son rythme et ait envie de revenir chaque semaine.



Au-delà de la natation, tu fais aussi du triathlon ?

Oui ! J’ai commencé le triathlon il y a deux ans avec le Half IRONMAN d’Aix-en-Provence. La saison 2025-2026 n’a pas été la plus simple à cause d’une grosse blessure, mais ça fait partie du jeu. Aujourd’hui, je reviens avec encore plus de motivation, avec deux beaux objectifs : le Half d’Aix-en-Provence et l’IRONMAN de Nice en 2027.



Ta compétition préférée et ton meilleur souvenir ?

Impossible de choisir ! Mes premiers Championnats de France de natation restent un souvenir incroyable. Et puis il y a mon premier Half IRONMAN à Aix-en-Provence.



Ton temps au 100 m ?

Je vais garder un peu de mystère… 😄



Ton record sur 10 km ?

Je n’en ai pas encore en compétition ! Mon meilleur temps à l’entraînement est de 56 minutes. Mon premier 10 km officiel est prévu le 5 septembre, alors on verra si l’ambiance et le dossard me font gagner quelques minutes ! 🏃‍♀️



Ta moyenne sur un 50 km à vélo ?

Autour de 25 km/h… avec encore de quoi progresser ! 💪



Ton format de triathlon préféré ?

Le format L. C’est le seul format que je connaisse. 🙃



⚡ Le QCM

Si tu ne devais choisir qu’un seul sport ?
La natation.

Plaquettes, palmes ou pull ?
Palmes.

Shimano ou Sram ?
Shimano.

Tã ou Maurten?
Maurten.

Saucony, Brooks ou Nike ?
Mizuno. 🤩

Ton style de musique et ta shame song ? (On doit avouer que sous influence d un membre, Mourir sur scene de Dalida revient souvent…)
J’écoute un peu de tout ! Et pour la shame song… je préfère garder ça secret. 😄

(Ndlr: ca n exclue pas officiellement David Charvet « should I leave… Should I Stay » ou K.maro « femme like You »)



Un dernier mot ? Un conseil avant la reprise ?

J’ai hâte de vous rencontrer ! Que vous soyez le premier à plonger ou celui qui espère secrètement qu’on oublie le 400 m d’échauffement, tout le monde est le bienvenu. On va travailler sérieusement, progresser ensemble, mais toujours dans la bonne humeur. À très vite au bord du bassin!

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