26/08/2026
De Madagascar à la France : le parcours de « BOBO », passionné et compétiteur
Dans le milieu du volleyball malgache, son nom est connu de ceux qui lâont accompagnĂ© depuis ses dĂ©buts. ANDRIANARISOA Lovatiana Michel, plus connu sous le surnom de « BOBO », a construit son parcours au fil des annĂ©es entre passion, travail et goĂ»t de la compĂ©tition. Aujourdâhui joueur du Fonsorbes Volleyball, en PrĂ©-Nationale en France, il garde une attache particuliĂšre avec son club de cĆur, la GNVB, qui a largement contribuĂ© Ă sa progression.
Du football au volleyball : une découverte devenue passion
Comme beaucoup de jeunes, BOBO a dâabord commencĂ© par le football. Câest finalement un ami de son quartier qui lui a proposĂ© de rejoindre un groupe pour jouer au volleyball. Au dĂ©part, lâobjectif Ă©tait simplement de dĂ©couvrir une nouvelle activitĂ© et de partager un moment avec ses amis.
Mais trĂšs rapidement, le volleyball a pris une place importante dans sa vie. Un Ă©vĂ©nement va notamment renforcer sa motivation : sa premiĂšre dĂ©faite lors dâun match officiel. Loin de le dĂ©courager, cette dĂ©faite devient pour lui un vĂ©ritable moteur.
Il dĂ©cide alors de travailler davantage afin de progresser et de ne plus ressentir ce sentiment. Cette mentalitĂ© de compĂ©titeur va progressivement devenir lâune des caractĂ©ristiques de son parcours.
Une jeunesse marquée par les titres
Entre 15 et 22 ans, BOBO connaĂźt une pĂ©riode particuliĂšrement riche sur le plan sportif. Il remporte Ă plusieurs reprises des championnats rĂ©gionaux, nationaux ainsi que des compĂ©titions de lâocĂ©an Indien. Sur cette pĂ©riode, seules deux ou trois saisons Ă©chappent Ă son palmarĂšs.
Ces nombreuses victoires lui permettent dâacquĂ©rir bien plus que des titres. Elles forgent sa rĂ©gularitĂ©, son expĂ©rience et surtout une vĂ©ritable culture de la compĂ©tition. AnnĂ©e aprĂšs annĂ©e, il apprend Ă gĂ©rer la pression, Ă rester exigeant envers lui-mĂȘme et Ă toujours chercher Ă progresser.
La GNVB, une étape majeure
Parmi les moments les plus importants de sa carriĂšre figure son intĂ©gration Ă lâĂ©quipe premiĂšre de la GNVB. Ses dĂ©buts en premiĂšre division lors du CCCOI â Zone 7 reprĂ©sentent alors une Ă©tape majeure.
Pour le jeune joueur, cette expĂ©rience signifie le passage Ă un niveau supĂ©rieur et lâopportunitĂ© de reprĂ©senter son club dans une compĂ©tition de haut niveau. Une Ă©tape qui reste aujourdâhui encore parmi les souvenirs les plus marquants de son parcours.
MalgrĂ© son expĂ©rience actuelle en France, BOBO conserve une relation particuliĂšre avec la GNVB, quâil considĂšre toujours comme son club de cĆur et comme une institution ayant jouĂ© un rĂŽle essentiel dans sa formation.
Un modĂšle : Bartosz Kurek
Sur la scĂšne internationale, un joueur retient particuliĂšrement son admiration : Bartosz Kurek, le numĂ©ro 6 de lâĂ©quipe nationale polonaise.
BOBO apprĂ©cie chez lui son niveau de jeu, son expĂ©rience et surtout sa capacitĂ© Ă rĂ©pondre prĂ©sent dans les moments dĂ©cisifs. Pour lui, Kurek incarne lâexigence et le trĂšs haut niveau du volleyball international.
Continuer Ă jouer par passion
Aujourdâhui, installĂ© dans un nouveau contexte sportif en France, BOBO reconnaĂźt quâil est difficile de dĂ©finir des objectifs sportifs Ă trĂšs long terme. Sa situation actuelle lâamĂšne davantage Ă profiter du prĂ©sent et de ce que le volleyball continue de lui apporter.
Son objectif reste avant tout de prendre du plaisir sur le terrain, rester compétitif et continuer à transmettre son expérience. AprÚs toutes les années passées à apprendre et à évoluer, il souhaite également partager certaines connaissances acquises au cours de son parcours avec les générations qui suivent.
Un message pour le volleyball malgache
Lorsquâil Ă©voque lâavenir du volleyball Ă Madagascar, BOBO se montre particuliĂšrement optimiste. Selon lui, le pays possĂšde un vĂ©ritable potentiel grĂące Ă une nouvelle gĂ©nĂ©ration de joueurs talentueux, motivĂ©s et capables de progresser rapidement.
Le rĂ©cent parcours de la sĂ©lection nationale, malgrĂ© une place de vice-champion, doit selon lui ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une source de motivation supplĂ©mentaire. Les efforts rĂ©alisĂ©s durant les prĂ©parations doivent progressivement se traduire par des rĂ©sultats Ă la hauteur des ambitions du volleyball malgache.
Mais pour franchir un nouveau cap, le joueur estime quâun soutien plus important est nĂ©cessaire. Les institutions et les mĂ©dias doivent contribuer davantage au dĂ©veloppement et Ă la visibilitĂ© de la discipline, afin que le volleyball puisse bĂ©nĂ©ficier dâun accompagnement comparable Ă celui dâautres sports.
Voir plus loin que lâocĂ©an Indien
Pour BOBO, lâambition du volleyball malgache ne doit toutefois pas sâarrĂȘter aux frontiĂšres de lâocĂ©an Indien. Madagascar possĂšde, selon lui, les qualitĂ©s nĂ©cessaires pour rivaliser avec certaines des meilleures nations africaines, aussi bien en volleyball en salle quâen beach-volley.
Le talent est prĂ©sent. Les joueurs capables dâatteindre ce niveau existent dĂ©jĂ . Le vĂ©ritable dĂ©fi consiste dĂ©sormais Ă leur offrir les infrastructures, lâencadrement, les moyens et les opportunitĂ©s nĂ©cessaires pour exprimer pleinement leur potentiel.
De ses premiers Ă©changes de ballon dans son quartier Ă Madagascar jusquâaux terrains français, le parcours de « BOBO » illustre ainsi une trajectoire construite autour dâune idĂ©e simple : la passion peut faire naĂźtre une vocation, mais câest le travail et la volontĂ© de progresser qui permettent de durer.
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