27/05/2026
عيدكم مبارك تقبل الله منكم ومنا صالح الاعمال . وأدام الله علينا و عليكم نعم الصحة والعافية
كل عام وانتم بخير
L’Union sportive Médinete 'Aïn Beïda est un club algérien de football, fondé en 1943. C'est le club phare de la ville d'Aïn Béïda, dans l'Est de l'Algérie.
🏁 USMAB 🏁 1943 اتحاد عين البيضاء 🏁
🏁USM Ain Beida 🏁 UAB 🏁
⭐️صفحة الشعب 🌟
🌟 المنبر الحر لأنصار اتحاد عين البيضاء⭐️
27/05/2026
عيدكم مبارك تقبل الله منكم ومنا صالح الاعمال . وأدام الله علينا و عليكم نعم الصحة والعافية
كل عام وانتم بخير
25/05/2026
[Belgacem Hamdoudi] ✍️
~ 23 MAI 1976 -- 23 MAI 2026.
* 50ème anniversaire des événements tragiques survenus à Ain Beida, au terme d'un match de football, le dernier de la saison sportive 1975-1976 ayant opposé l'USMAB et l'ESG, comptant pour l'accession en division nationale .
- USM Ain Beida vs ES Guelma ( pour que personne n'oublie ).
~ Composition des équipes :
_ USM AIN BEIDA :
Ahmed Mohammedi - Nouar Djefafla - Kamel Kouachi, Abderrahmane Bentahar - Abdellah Fezzani - Chérif Fezzani - Slimane Amokrane - Djamel Daroui - Khemissi Kouachi - Yahia Ouattar - Djemaï Mammeri.
Entraineur : Bachir Amokrane.
Président du club : Salah Benaboud.
_ ES GUELMA:
Gheffar- Mustapha Seridi- Seridi2- Chekati- Hemmami- Maghmouli-Hachouf......
Entraineur : Kamel Mouassa.
Président du club : Mustapha Khelalfa
_ Arbitre de la rencontre : Aouissi
*L'embrasement.
📌 C'était le dimanche 23 mai 1976. Il faisait chaud, et cette chaleur était attisée par l'événement du jour qui s'apprêtait à avoir lieu à Ain Beida, et qui revêtait une dimension nationale. Il s'agissait d'un match de football qui allait opposer les deux meilleures équipes de division régionale est de l'époque, en l'occurrence l'USMAB et l'ESG, en tête du classement, et l'enjeu de la joute consistait pour chacune à grimper, selon un score établi, en division nationale, l'entité la plus huppée et la plus visée dans le monde du football en Algérie, comptant dans ses rangs de prestigieux clubs ayant marqué de leur sceau l'histoire du football, et par la même, de tout le sport algérien, tels le CRB, le MCA, le NAHD, le MCO, le MOC, la JSK, le CSC, le WAT, l’USMA, l'ESS, la JSMS, le CABBA etc. , toujours tonitruants, malgré les vicissitudes du pays. Les habitants d'Ain Beida ne parlaient que de ce sujet depuis des jours, sans cesser de supputer sur l'issue du duel décisif, en attendant avec impatience la date butoir. La veille de la rencontre, ils sont sortis en grand nombre, et l'on pouvait remarquer que les rues de la ville grouillaient de monde et l'agitation était à son comble. Beaucoup passèrent la nuit dehors et n'ont pas fermé l'oeil. Quand vint le moment de l'affrontement, les fans du club prirent d'assaut, tôt dans la journée, le stade Méziani Abderrahmane, le seul dans la ville, qui attendait le nouveau stade à la structure beaucoup plus moderne, alors en phase de réalisation, implanté à sa sortie orientale, en bordure de la route menant à Tébessa. Bien avant le début du match, quelques supporters n'ayant pas encore rejoint le stade, épars dans la ville, emplissaient les rues de leurs cris d’encouragements adressés aux joueurs, et on pouvait entendre par ci par là " USMAB en nationale ", " ça passe ou ça casse ", " CSC, CRB, MCO…etc., nous arrivons ", et, empruntant l’air d’une chanson célèbre de l’époque, ils laissaient fuser, en refrain, et en faisant allusion aux couleurs revêtues alors par l’équipe locale " noire et blanche, en route vers la nationale… ". Il y avait encore " kahla ou fahla ". De plus, ils s’essoufflaient à vanter les mérites des Amokrane, des Bouaddis, des Fezzani, des Djertli,, des Djefafla, des Ghrib… etc. L'heure de la rencontre sonna, avec un stade archi-comble, qui fut comme assiégé, dans une effervescence rappelant la prise de la Bastille en 1789, cette célèbre prison parisienne symbolisant l’arbitraire royal, acte constituant le prélude aux révolutions qui se succédèrent en France et aboutirent à un régime démocratique envié par les peuples toujours sous le joug d'un totalitarisme tenace, car on pouvait remarquer, en faisant le tour du stade, que les gens n'ayant pas eu la chance d'y pénétrer faute de places, se tenaient serrés sur le rebord du mur d'enceinte, en s'étant au préalable bousculé pour en atteindre le sommet. D'autres se juchèrent sur les cyprès longeant tout le côté nord du mur entourant le stade, une rangée de beaux cyprès, sans doute centenaires, bien agencés, à égale distance l’un de l’autre, droits et hauts sur pied, avec des cimes en pointe s’arrêtant presqu'au même niveau, ayant une forme tout à fait identique, on dirait le même cyprès savamment reproduit en plusieurs sujets ; " des sosies ", pouvait-on remarquer, aujourd'hui inexistants parce qu'ayant fait les frais de l'ignorance agissante, un patrimoine arboricole de la ville abattu froidement par les mains des autorités locales de l'époque, pour une raison banale, qui dénotait avant tout leur incapacité à gérer une rencontre de football, recourant à des moyens faciles et débiles: celle d’empêcher les habitués de l’escalade de ces arbres à avoir une vue sur le terrain, considérés sans doute comme resquilleurs. De même, les terrasses des immeubles environnants et des maisons qui surplombaient le terrain étaient bondées de gens. La partie débuta dans une atmosphère extrêmement tendue, et rien ne pouvait arrêter la frénésie de suivre la rencontre, ni l'inconfort occasionné par la mauvaise attitude des personnes exposées au soleil et se débattant en faisant des gestes virulents ininterrompus, ponctués par des vociférations émanant des profondeurs de leurs âmes, ni les éventuelles affaires urgentes appelant ces personnes. La ville était déserte, ce qui faisait sans doute le bonheur des monte-en-l'air, et attendait anxieusement le verdict en retenant son souffle. Cela sentait vraiment le roussi quoique l'espoir de vaincre, dicté surtout par le fait que le match se jouait à domicile, dominât. Et pour Ain Beida, il fallait absolument gagner afin d'assurer l'accession en division nationale, car ni la défaite, ni l'égalité du score ne convenaient à ses aspirations. Le suspense était à son comble, et tout au long de la rencontre, le silence de mort qui planait sur la ville se trouvait brisé tantôt par des cris de joie provenant de l’arène, tantôt de déception, et la plupart du temps, c'était le courroux qui prévalait, dû à la mauvaise prestation affichée par les joueurs locaux et surtout aux protestations réclamant l'impartialité de l'arbitre...
📍Le temps de jeu réglementaire arriva à son terme, avec un score vierge, sans buts (0-0) et le coup de sifflet de l'arbitre entraîna l'ESG vers la félicité en l’éjectant dans le cénacle des vedettes footballistiques et livra l'USMAB aux pleurs et au malheur d’avoir raté le coche, ne pouvant rejoindre ainsi le palmarès tant rêvé des grands clubs. Il faut noter que l'USMAB marqua trois buts, tous refusés par Aouissi, prétextant un hors-jeu à chaque fois, hors-jeux contestés par tous ceux qui avaient suivi la rencontre, et qui assurent toujours qu'ils étaient propres et dénués de tout vice, notamment le troisième, marqué par Djefafla sur corner pendant l'exécution duquel deux joueurs adverses étaient collés aux poteaux du but et restèrent retranchés dans les lieux jusqu'à ce qu'il fût inscrit. Peu avant la fin de la rencontre, quelques-uns dans les tribunes, excédés par ce qu'ils qualifiaient de mascarade, appelèrent les spectateurs à défoncer le grillage clôturant le terrain de jeu, sitôt la partie terminée, et à l'investir pour se révolter contre une injustice flagrante. Ce fut fait. Ces derniers répondirent à l'appel et envahirent la pelouse, traumatisés par l'échec, les nerfs en pelote, prêts à tout faire, car l'espoir et aussi l'orgueil de rallier les grandes équipes du pays, entretenus depuis longtemps, s'évaporèrent en cinq sec cédant la place à une rage sans bornes qu'accentuait l'impression que le match était entaché de fraude, sachant qu’en vertu d'une règle empirique établie, les locaux sortent presque toujours vainqueurs dans toute compétition. Mais il faut quand même signaler que le staff local, au terme de la rencontre, n’eut pas droit à une bonne appréciation de la part du public ayant suivi le match dans son intégralité. De l’avis de certains, il ne se montra pas du tout à la hauteur de ses aspirations. Il évoluait, la plupart du temps, dans des mouvements d’incoordination flagrants. Une mauvaise qualité de jeu qui dénotait le trac auquel il était en proie, ce qui profita aux visiteurs qui exploitèrent cette incohérence pour s’imposer. La foule déchaînée se mit à traquer tout d'abord l'arbitre de la rencontre, accusé d'avoir favorisé l'équipe adverse, dont les joueurs étaient eux aussi visés par la rage de cette foule. Et le souci premier des forces de l'ordre, assistées par le onze local, se montrant ainsi fair-play, était d'évacuer les visiteurs et l'arbitre de l'arène, et de les acheminer rapidement vers un lieu sûr, loin de toute menace. Ce fut fait. On les embarqua à bord d’un autocar que la cohue poursuivit et chercha à atteindre pour y mettre le feu, et qu’on escorta loin du foyer de tension. L’arbitre de la rencontre, le défunt Aouissi, doit sa vie à Bachir Amokrane, selon les témoignages et selon Bachir lui-même. On voulait vraiment sa peau, mais Dieu lui envoya un sauveur, pas de la taille de Jésus Christ, mais bien intentionné. " Si on l’avait attrapé, on l’eut coupé en morceaux ", racontait l’entraîneur de l’USMAB qui lui assura sa protection en se dressant en bouclier contre les agressions qui le visaient, et ne le quitta pas jusqu'à ce qu’il fût complètement hors de danger. Toutefois, il s’en tira avec des blessures, ainsi que plusieurs joueurs de l’ES Guelma. Et à l’hôpital où on les transporta pour leur prodiguer des soins, l’ex joueur du CSC dût se coucher de tout son long sur l’arbitre étendu sur un lit pour empêcher ses poursuivants de lui sauter dessus. Un acte de bravoure de la part de Bachir Amokrane,digne de tous les éloges. Les supporters de l’ES Guelma ayant fait le déplacement profitèrent du premier chaos qui s’installait, se faufilèrent dans les rues et regagnèrent tant bien que mal le chemin du retour. Certains de ceux qui s’étaient att**dés trouvèrent refuge chez les bonnes âmes de la ville, échappant de la sorte à une vendetta certaine. Après l’évacuation des joueurs et de l’arbitre, la foule à l’intérieur du stade déferla sur les artères de la ville, toutes voiles dehors, et rallia les émeutiers s’y trouvant, déjà à l’œuvre...
🔥Les meneurs de l’émeute étaient répertoriés. On parlait de Berrah El Hadi et de Negli Ahmed. L’affrontement impliquait alors ces derniers et les forces de l’ordre qui ne comptaient dans leurs rangs que les policiers et les gendarmes exerçant à Ain Beida. L’effectif sécuritaire était donc insuffisant pour juguler le raz de marée grossissant sans cesse et entraînant tout sur son passage. Peut-être parce qu’on ne s’attendait pas trop à cette explosion gigantesque, dans un contexte politique monolithique, fondé essentiellement sur la répression et semant la terreur dans les cœurs. Le débordement et la situation intenable dont les contours se dessinaient nettement, poussèrent les policemen à ouvrir le feu, faisant plusieurs victimes. Parmi elles, un facteur sympathique, surnommé Houssa, connu pour sa prestesse et son enjouement, et surtout par l’empressement à s’acquitter de sa tâche, toujours au trot, une sacoche en bandoulière chargée d’un courrier qui ne faisait pas toujours le bonheur de ses destinataires, égayant les uns, attristant les autres. Ce fut alors que ces derniers devinrent la cible privilégiée des mutins, dans une vindicte publique déclarée, avec pour but l’application de la loi du talion, adoptée comme crédo. Un des flics traqué trouva refuge, selon les témoins، dans le domicile du défunt Omar Amokrane qui, dans un geste héroïque, refusa de le livrer quand on vint réclamer sa tête, offrant la sienne en échange. Un autre, s’étant terré dans une maison non loin du stade, réussit à sauver astucieusement sa peau en sortant emmitouflé dans un voile blanc, se faisant passer pour une femme, dont il avait même imité la démarche. Mais le plus recherché de tous, c’était le brigadier dénommé Alleg, celui que la population abhorrait le plus, à cause de son austérité à vouloir instaurer l’ordre à sa façon. Les mutins remuèrent ciel et terre, en vain. Point de Alleg. S’il s’en tira sain et sauf, il paya quand même un lourd tribut. Sa voiture a été incendiée et sa maison saccagée. En effet, Il fallait qu’ils eussent leur revanche sur la personne, alors ils se dirigèrent vers son appartement, situé au troisième étage d’un immeuble, sa famille avertie prit ses précautions et disparut plutôt, s’y introduisirent et se saisirent rageusement des objets s’y trouvant qu’ils abîmèrent en les balançant par les fenêtres. Et soit dit en passant, comme de nos jours, nos villes, gagnées farouchement par une anarchie infecte, éprouvent de la nostalgie pour cette époque en matière d’ordre, et comme elles souhaitent le retour des hommes de poigne de la trempe de Alleg, de Tertebbou etc. pour supplanter les zombies sur terrain, qui n’ont de police que le nom et l’habit ! L’envie de casser allait crescendo et puisait sa force dans le refoulement où se sont accumulées les rancœurs des lustres durant, s’ajoutant aux douloureuses séquelles héritées du colonialisme, et de passage près de l’hôpital de la ville, les émeutiers aperçurent la motocyclette abandonnée d’un flic, sans doute le flic préféra-t-il prendre la poudre d’escampette en se faufilant dans les ruelles, se sentant de la sorte mieux en sécurité, et l’incendièrent. Plus loin, deux voitures de police subirent le même sort...
🌈Les émeutiers sillonnaient les grandes artères de la ville, et les objectifs visés se décidaient spontanément " Cap sur la prison ! ", s’élevèrent des voix. La cohue obéit illico et prit la direction de l’établissement de prévention, euphémisme par lequel on désigne les prisons en Algérie, avec l’intention certaine de libérer les détenus. Sitôt arrivés, un nommé Mohammed Chérif alla droit vers le drapeau qui flottait au-dessus de la porte d’entrée et fit des efforts pour parvenir à son niveau, dans le but de l’arracher. Mais il fut interrompu dans son entreprise par un coup de feu parti d’une des meurtrières ajourant les donjons, qui l’atteignit au bras, lui causant une blessure. Cette riposte musclée dissuada la foule à poursuivre son action et la poussa à rechercher d’autres conquêtes. L’étape suivante fut le siège du commissariat de police. On ne pouvait imaginer, en ce temps-là où l’état se proclamait policier, au vu des pratiques en cours, que l’institution symbolisant cet état justement, fût entièrement désertée et livrée avec tous ses secrets à une bande de rouspéteurs désarmés, inexpérimentés sur le plan de la revendication, et qu’un peu d’organisation dans les rangs des forces de l’ordre, elles-mêmes manquant d’expérience et n’ayant sans doute jamais fait face à des situations pareilles dans le passé, eut anéanti, puisque la cohue investit les locaux dudit commissariat sans se heurter à aucune résistance, détruisit documents et instruments et s’en alla poursuivre son bonhomme de chemin, avec la sensation première que la peur qu’inspirait le pouvoir était purement fantasmagorique, et qu’il avait suffi de quelques trémoussements pour mettre à nu la précarité des institutions étatiques, qui faisaient de l’esbroufe, en définitive. Mais l’irréparable faillit être commis quand la meute tourna le regard vers le centre d’emplissage GPL, situé en bordure de la route menant à Constantine, entre le centre culturel de l’Emir Khaled et l’enclos renfermant la zone industrielle. Son intention était de l’incendier, et n’eut été l’interposition de certains sages, la catastrophe se fut produite, sans doute...
🏮La nuit venue, l’émeute prit une tournure politique quand la foule se mit soudainement à scander, franchissant le Rubicon avec une telle conduite, " vive Ben Bella !".
Ahmed Ben Bella, le premier président de l’Algérie indépendante, accusé de déviationnisme, était alors en prison. Son incarcération avait suivi sa destitution lors du coup d’état dont il fut victime, fomenté par le colonel Houari Boumediene, alors ministre de la défense nationale, et ses acolytes, en juin 1965; un coup de force baptisé
" redressement révolutionnaire " par les putschistes. Il ne fut libéré que sous le règne de Chadli Benjedid, le président à la bonhomie notoire. " Vive Ben Bella ! " A croire que c’était le président Boumediene, réputé par sa verve révolutionnaire, son anti-impérialisme légendaire et sa probité exemplaire, natif des environs de Guelma, ce qui eut pu vraiment éveiller les soupçons de certains, qui avait soudoyé l’arbitre de la rencontre afin qu’il favorisât l’ESG. L’hystérie sous toutes ses formes. Un réveil violent et inattendu, non programmé, qui semblait conduire vers l’inconnu.
🔺️Ce soir-là, le défunt Abdellaoui Abdelaziz, avec son charisme incontestable et son profil de vrai édile, l’homme à la démarche et au verbe pondérés , avec toutefois un brin de hauteur dégagé de prime abord par sa physionomie bien faite, tout compte fait, se sentant responsable en tant que notable, et ayant déjà occupé le poste de premier magistrat municipal, s’impliqua seul sur scène en l’absence de toutes les autorités, et fit preuve d’un grand civisme en désignant des vigiles qu’il chargea de monter la garde tout autour des résidences policières en vue d’assurer leur protection. Ce soir-là, l’atmosphère à Ain Beida était celle d’une révolution en marche qui attendait d’autres soubresauts pour son accomplissement total. Tout le monde le répétait. On n’avait d’ailleurs cessé de s’égosiller tout au long de la journée " enfin la révolution! " La ville s’endormit harassée, courbatue, le bastringue ayant accompagné ses ébats furieux tomba, cédant la place à un silence funèbre. Elle s’assoupit, mais sans un grand sentiment de fierté d’avoir osé braver et défier un système opaque qu’on croyait intouchable, et sans ignorer qu’à sa porte ouest, dans le boqueteau faisant face à la zone industrielle, un bataillon de l’armée nationale populaire, expédié pour intervenir si nécessaire, car le chaos était vraiment perceptible, planta ses tentes et y passa la nuit, sur le qui-vive. On apprit plus t**d que des vols par effraction avaient eu lieu durant la nuit, et qu’un peu plus tôt, tout l’argent constituant la recette des entrées du stade avait disparu, et jamais retrouvé...
🧰Quand vint le lundi 24 mai 1976, les émeutiers se rassemblèrent encore, décidés à reprendre leurs cris revendicatifs jusqu’à obtenir gain de cause. Ce jour-là, ils s’en prirent aux étrangers résidant à Ain Beida, et les boutiques des Mozabites et des Tunisiens subirent quelques dégâts, sans gravité toutefois. Les habitants d’Ain Beida, nourris d’une propagande fort répandue en ce temps-là où la femme constituait encore l’élément central autour duquel pivotait l’honneur social, reprochaient à nos frères berbères les Mozabites, bonnetiers, merciers et tisserands traitant avec une clientèle exclusivement féminine, de se livrer à des fornications avec cette clientèle dans leurs boutiques qualifiées alors de lupanars par beaucoup, se sentant ainsi piqués dans leur machisme à l’idée de voir leurs femmes tomber dans les bras d’une communauté étrangère, ce qui faisait d’eux des cocus. Les Tunisiens, quant à eux, étaient spécialisés dans la confection des friandises ( makhroud, zlabia….). Les émeutiers se saisirent de plateaux pleins de ces sucreries et les emportèrent.
♨️Mais le fait le plus important au cours de ce deuxième jour de mécontentement, c’était le débarquement dans la ville d’une délégation officielle dépêchée par le conseil de la révolution présidé par Houari Boumediene, délégation conduite par le colonel Hachemi Hadjeres, alors commandant de la cinquième région militaire. Aussitôt la nouvelle tombée, la meute se précipita sur la carcasse d’une voiture calcinée se trouvant au niveau du café Boumaiza et l’étala sur toute la largeur de la chaussée, obstruant ainsi la voie aux hôtes qui durent faire le chemin à pied. L’événement était donc d’une ampleur telle qu’il fit écho aux quatre coins du pays, et en franchit même les frontières. La venue d’une délégation de cette envergure suffisait à elle seule à mesurer la portée de la déflagration qui incommoda jusqu’aux instances supérieures du pays. La délégation était venue s’enquérir sur la situation et apporter un apaisement, semblait-il. Elle fut accueillie et acheminée vers la sous-préfecture. Sur les marches du perron donnant sur la porte d’entrée de l’administration, le colonel Hadjeres et sa suite, flanqués du sous-préfet, du maire en exercice Abdelouahab Benidir et d’Abdelaziz Abdellaoui faisaient face à la foule qui accourut et se massa tout autour, surmontant un peu son désespoir car mirant dans l’hôte de la ville la personne venue à sa rescousse pour la rétablir dans ses droits. L’agitation était grande et la cohue s’empressa d’abord à huer le maire, Benidir Abdelouahab, jugé indésirable, et réclama le retour d’Abdellaoui Abdelaziz. Quelques-uns s’avancèrent vers ce dernier, le soulevèrent, le posèrent sur leurs épaules, de sorte qu’il domina la scène, et tout le monde se mit à crier "Abdellaoui Abdelaziz à la mairie!"
🛑Pour rappel, Abdelouahab Benidir, en ce temps-là premier magistrat de la ville n’a pas été élu directement, quoique candidat aux municipales de 1974, mais désigné par les autorités départementales, en l’occurrence le commissaire du parti, le chef du secteur militaire et le wali, pour mettre fin au bras de fer opposant les deux candidats en tête, Abdelaziz Abdellaoui et Mohamed Benaboud, chacun se proclamant vainqueur, ce qui bloqua la situation quelques temps. Le trio départemental réunit tous les candidats au siège de l’ancienne mairie, retint Benidir qu’il présenta comme nouveau maire au public, à partir du balcon de la salle où il se trouvait, et congédia les autres. Sous la houlette du parti unique, tout candidat à quelqu’ élection que ce fût, devait obligatoirement être membre du F.L.N. Tous les candidats appartenaient donc au même parti, et celui qui totalisait le plus de points prenait les rênes de la mairie. En l’absence du multipartisme, c’étaient les tribus qui s’affrontaient en fait, chacune représentée par son candidat, et des alliances se tissaient, dans un contexte politique absurde, avec au sommet un parti narcissique, égocentrique qui, à force de fatuité et de surestime de soi, sur fond de démagogie démesurée, a fini par perdre le prestige qui l’habillait et la ténacité qui le caractérisait au temps où, en grand stratège et avec des moyens rudimentaires, il mit à genoux un empire colonial hargneux, parti entretenu par une dialectique tribale millénaire qui tonne toujours opiniâtrement , malgré la poussée des civilisations.
🎈Le colonel haranguait une foule hagarde. Il n’était pas sans savoir que cette foule, ayant subi des pertes, de vies humaines surtout, attendait de lui quelque réconfort. Ses propos étaient mitigés. Entre la menace, l’apaisement, en passant par des promesses vagues, Hadjeres se voulait rassembleur. Parlant du brandon de discorde qu’était le match, il manqua de fermeté. Dans un bafouillage, il avança une maigre probabilité concernant l’issue de la rencontre, celle consistant à inverser la situation : déclasser l’ESG pour permettre ainsi à l’USMAB d’avoir droit de cité en nationale. Ce qui était vraiment utopique. Mais à ces paroles, la foule laissa échapper à l'unanimité "vive Boumediene !" faisant volte-face et dévoilant son immaturité politique.
♦️Le calme était donc revenu, surtout quand le colonel prit part aux obsèques des victimes tombées sous les balles des policiers : Houssa le facteur, Mokhbi et Boudiaf. Les journées qui suivirent furent consacrées à la remise en ordre des rues de la ville. On s’attelait à effacer les traces laissées par l’émeute quand les commentaires allaient bon train...
🕹Cette grogne, diligentée en apparence par le fait d’avoir fait chou blanc sur un terrain de football, trouvait sa source profonde dans le ressentiment de la frustration subie 2 ans auparavant, qui se traduisait par l’estocade portée par le pouvoir à la ville, en la privant du statut tant attendu de wilaya, statut attribué à Canrobert sous l'influence, croit-on toujours à Ain Beida, de Chérif Belgacem, originaire de la ville, alors ministre de l'intérieur de Boumediene, lors du premier grand découpage administratif post-indépendance qui vint enrichir le territoire de 16 nouveaux départements rejoignant les 15 déjà existants pour former un ensemble de 31 préfectures. Car à la fin de la journée mémorable du dimanche, dont les traces resteront indélébiles, on entendait çà et là, comme pour vilipender le sort et stigmatiser son acharnement maléfique à vouloir empêcher la ville de faire ses pas vers le progrès et rejoindre l’orbite prospère : " on nous a dépossédé de la wilaya il y a peu, et aujourd’hui, on nous confisque le match, c’est trop ! Nous ne nous tairons pas !"
💉Désormais, Ain Beida était perçue par certains, les caciques du pouvoir surtout, comme étant une ville rebelle sommée de regagner les rangs de Big Brother, et à laquelle il fallait apprendre par tous les moyens les règles de la soumission, et par d’autres, la voie vers la réflexion au bannissement définitif de la peur politique, et vers la revendication de tous les droits qui mènent à l’émancipation citoyenne.
💥Dès le retour à la vie normale, la population de la ville s’aperçut que tous les agents de l’ordre y exerçant furent mutés et remplacés par d’autres, ceci par crainte de représailles.
🎒La saison sportive 1976-1977 s’ouvrit, avec à l’affiche l’ES Guelma évoluant officiellement en division nationale, au grand dam de l’USMAB qui espéra longtemps, ne fut-ce que la reprogrammation du match, même en terrain neutre et à huis clos. Hélas ! rien ! la décision était prise, fondée sur le résultat de la rencontre dénué, selon le jury, d’ambiguïtés. Et Ain Beida s’en remit définitivement au Juge Suprême, le bon Dieu. Pour autant, l'USMAB ne perdit pas espoir de rejoindre un jour le cénacle des grands clubs. La déception consommée, elle redoubla d'effort, et après cinq années de labeur, son rêve se réalisa et elle finit par fouler le tapis tant convoité.
💢Quelques temps après la rencontre historique, un ancien joueur de l'USMAB racontait qu'ayant aperçu Aouissi au cours d'un mémorial auquel ils prirent part tous les deux, il s'approcha de lui et lui lança sans valse-hésitation:
- Ne me dis pas que tu es Aouissi!
Et comme s'il avait pressenti de quoi il s'agissait, peut-être encore blâmé par sa conscience d'avoir manqué d'impartialité lors du fameux match, Aouissi répondit du tac au tac, employant la même tournure:
-Ne me dis pas que tu es d'Ain Beida!
A ce moment il fit son mea culpa en avouant avoir favorisé l'ESG au détriment de l'USMAB.
🧩Le soulèvement d’Ain Beida suscita même des admirations, de sorte qu’on ne cesse de penser qu’il constitua peut-être le ferment des événements d’octobre 1988.
* ♨️♨️ Belgacem Hamdoudi ( document rétrospectif ) 💥💥
#اتحاد _عين_البيضاء
23/05/2026
إنا لله و إنا إليه راجعون .. الاعلامي والمعلق الرياضي الكبير في ذمة الله
معلّق متميز واسع الثقافة الرياضية .. امتعنا خلال سنوات طويلات بتعليقه الماتع وتحليله الدقيق لمختلف الرياضات ( كرة طائرة - كرة اليد - لعاب القوى - كاراتي .. الخ)
نسأل المولى عز و جل أن يتغمده برحمته و مغفرته و أن يجعل قبره روضة من رياض الجنة و أن يلهم أهله و ذويه الصبر و السلوان
23/05/2026
اتحاد عين البيضاء فريق كرة قدم جزائري .. لكنه لم يستلم حقّه المشروع في الاعانات المالية التي تخصصها الدولة الجزائرية للجمعيات الرياضية ( اعانة البلدية) منذ 2019 الى غاية يومنا هذا !!!!
والسبب حسب مايقولون هو غياب التقرير المالي لسنة 2019 .. وللاسف ولا واحد تدخل وحل هذا المشكل التافه ... لا مسيروا الفريق الذين تعاقبوا على تسيير شؤون الفريق استغلوا شرعيتهم وطالبوا باسترجاع التقرير المالي اللغز بكل الطرق الودية الممكنة او عن طريق العدالة ... لا البلدية بصفتها جهة مانحة للاعانات تدخلت وطالبت باسترجاع هذا التقرير عن طريق العدالة ؟!!!
الفريق حاليا وبسبب غياب الدعم المالي غارق في المديونية ( مايقارب 25 مليار سنيتم) .. الفريق حاليا يترنح في الاقسام السفلى بسبب غياب الدعم المادّي ... الفريق حاليا مهدد بالزوال النهائي من خريطة كرة القدم الجزائرية ...
نتمنى من السلطات العليا ان تتدخل وتضرب بيد من حديد وتحاسب كل الفاسدين والمتواطئين معهم وتعيد للفريق حقّه المسلوب
23/05/2026
📸 اتحاد عين البيضاء USMAB
🖇️ الواقفون من اليسار الى اليمين:
زغدود - عجدير - بلوطي (GK) - دانيو - بوڨندورة - توري.
🖇️ الجالسون من اليسار الى اليمين:
بوعون - بوزغاية - بورصاص - حمامدية - بن تونسي(C)
🏟️ المركب الرياضي حمدي حاج علي مدينة عين البيضاء
21/05/2026
لا حول ولاقوة إلا بالله
وفاة مدرب ومربي الأجيال الشيخ عبد الحميد حجاج المدعو "الشيخ حمودي"
دعواتكم له بالرحمة والمغفرة
طاڨي صحبك اللي جرّتو نحس ... ليكيب اللي يسيبورتيها ماتشوفش الرٌبح
كاين واحد تأكدت منو اليوم .. لوكان غير يخطي L USMAB مسكينة
19/05/2026
علويط رؤوف، ميزان خط الوسط، أحد قادة الفريق ومن اللاعبين الذين يقدمون مستوى ثابتا منذ عدة مواسم.
قوة بدنية هائلة ودخول في كل الصراعات، لاعب ارتكاز مفيد جدا في هذا المستوى.
ماتقييمكم لموسم رؤوف 🤔🤔
19/05/2026
رغم عدم مشاركتهما كثيرا في الشق الأول من الموسم، فإن دقائق لعب الثنائي تيتي هيثم ويونس بلقاضي تحسنت كثيرا في مرحلة العودة التي لعبا جل مبارياتها وقدما مستوا متميزا خاصة "بطّة" الذي نصب نفسه هدافا للفريق في فترة غياب عنتري وقاده لانتصارات هامة.
بالتوفيق للاعبين مستقبلا.
18/05/2026
📸 L'USM Ain Beïda saison 1989-1990 ( Président Dehbi Moulay, entraîneur Hamid Zouba Rahimahou Allah)
📸 اتحاد عين البيضاء الموسم الكروي 1989-1990 -- الرئيس #ذهبي _مولاي _ المدرب القدير رحمه الله
🖇️ المصدر [ صفحة الاستاذ زبير خلايفية]