Coach Oisma

Coach Oisma ex joueur amateur, ex arbitre régional, ex président CSA et actuel éducateur-formateur
"Le jeu prime sur l'enjeu"
"On joue comme on s'entraîne"

Entrainement football pour enfantModul5: la séance du football amateur
18/08/2026

Entrainement football pour enfant
Modul5: la séance du football amateur

Pendant un match, il est fréquent d’entendre une consigne :« Cherchez le joueur situé entre les lignes. »En apparence, c...
09/08/2026

Pendant un match, il est fréquent d’entendre une consigne :
« Cherchez le joueur situé entre les lignes. »
En apparence, cela semble simple.
- Le milieu offensif se positionne derrière les milieux adverses et devant les défenseurs.
- Il se trouve à l’intérieur du bloc.
- Il occupe une zone potentiellement dangereuse.
Mais il y a un problème :
✍Être entre les lignes ne signifie pas nécessairement être disponible pour recevoir le ballon.
Le joueur peut se trouver au bon endroit et malgré tout :
• Être couvert par l’ombre de pression d’un adversaire.
• Avoir un défenseur trop proche.
• Recevoir complètement dos au jeu.
• Ne pas disposer d’une ligne de passe dégagée.
• Se retrouver sans soutien après le contrôle.
• Ou perdre l’espace avant que le ballon n’arrive.
C’est pourquoi jouer entre les lignes signifie bien plus qu’occuper une zone du terrain.(voir image1)
✍Que signifie réellement jouer entre les lignes ?
L’espace entre les lignes est la zone qui sépare deux lignes défensives.
Par exemple, face à une équipe organisée en 4-4-2, nous pouvons identifier :
• Un espace entre les attaquants et les milieux.
• Un autre entre les milieux et les défenseurs.
Cependant, le véritable objectif n’est pas simplement de placer un joueur dans l’un de ces espaces.
L’objectif est de lui permettre de recevoir :
- Dans le dos d’une ligne défensive.
- Devant la ligne suivante.
- Et avec de réelles possibilités de poursuivre l’attaque.
Lorsque cela se produit, l’adversaire doit prendre une décision :
• Un défenseur peut quitter sa position pour sortir au pressing.
• Un milieu peut reculer pour fermer l’espace.
• Ou les deux lignes peuvent rester en place et permettre au receveur d’agir avec davantage de liberté.
Chacune de ces réponses peut modifier la structure défensive. Et lorsque la structure se modifie, de nouvelles possibilités peuvent apparaître pour l’équipe qui attaque.
✍Éliminer une ligne sans devoir éliminer chaque joueur individuellement
L’un des grands avantages du jeu entre les lignes est qu’il permet de progresser à l’intérieur de la structure adverse sans devoir éliminer individuellement chaque défenseur.
Imaginez que l’adversaire dispose de quatre milieux formant une ligne compacte.
Si l’équipe parvient à trouver un joueur positionné dans le dos de ces quatre milieux, elle aura déjà franchi une barrière défensive complète grâce à une seule passe.
Le receveur se retrouve alors :
• Plus proche des attaquants.
• Plus proche de la dernière ligne défensive.
• Plus proche du but.
• Et dans une position qui peut obliger l’adversaire à réagir.
Depuis cette position, il peut :
- Se retourner et progresser.
- Attirer la sortie d’un défenseur.
- Trouver un attaquant.
- Remettre le ballon face au jeu pour un troisième joueur.
- Lancer un appel dans le dos de la défense.
- Créer une supériorité près de la surface.
C’est pourquoi l’espace situé entre la ligne des milieux et la ligne défensive est souvent l’un des plus précieux dans la construction offensive.
✍Le porteur du ballon peut utiliser la pression
Dans le jeu de position, le porteur du ballon ne cherche pas toujours à éviter qu’un adversaire sorte pour le presser.
Dans certaines situations, il peut volontairement attirer cette pression.
Pourquoi ?
Parce que lorsqu’un adversaire quitte sa position pour presser le porteur, il peut libérer un espace dans son dos.
Une séquence très importante apparaît alors :
Attirer la pression → trouver le joueur libre → franchir une ligne → poursuivre l’attaque.
L’objectif de la circulation n’est pas d’accumuler les passes.
- Il s’agit de déplacer la structure défensive.
- D’obliger un adversaire à quitter sa zone.
- D’ouvrir une ligne de passe.
- Et de trouver un partenaire dans une position plus avancée.
✍L’espace ne reste pas immobile
Même si nous parlons de « l’espace entre les lignes », il ne s’agit pas d’une zone fixe.
Sa taille et son emplacement changent constamment selon :
• La position du ballon.
• La hauteur du bloc défensif.
• Les distances entre les joueurs adverses.
• Les déplacements de l’équipe qui attaque.
• La pression exercée sur le porteur.
• Et le moment précis de l’action.
Une équipe bien organisée cherchera à maintenir peu de distance entre ses lignes.
Plus le bloc est court et compact, moins le receveur disposera de temps pour contrôler, se retourner et décider.
Mais si une ligne sort au pressing sans que la suivante l’accompagne, un intervalle peut apparaître.
Cet intervalle peut ne rester ouvert que quelques secondes.
C’est pourquoi l’espace entre les lignes ne doit pas seulement être occupé.
Il doit d’abord être identifié.
Et, dans de nombreuses situations, il doit également être créé.
✍Une action qui nécessite toute l’équipe
Le joueur qui reçoit le ballon est généralement le protagoniste visible.
Mais la connexion entre les lignes est une action collective.
Pour que l’action réussisse, plusieurs joueurs doivent intervenir :
• Le porteur du ballon : il doit reconnaître l’espace et effectuer la passe au bon moment.
• Le receveur : il doit observer, ajuster sa position et apparaître lorsque l’espace peut réellement être exploité.
• Les joueurs éloignés du ballon : ils peuvent fixer les défenseurs, attirer les marquages ou apporter de la largeur.
• Les partenaires proches : ils doivent offrir une solution pour assurer la continuité après la réception.
• Les attaquants : ils peuvent effectuer des appels qui obligent la dernière ligne à reculer.
Il ne suffit pas de dire au milieu offensif :
« Place-toi entre les lignes. »
L’équipe doit créer les conditions nécessaires pour le trouver.
Elle doit également préparer ce qui se produira après sa réception.
✍Réussir la passe n’est pas l’objectif final
Une équipe peut réussir une passe entre les lignes sans obtenir le moindre avantage.
Le receveur peut :
• Recevoir entouré d’adversaires.
• Être obligé de jouer vers l’arrière.
• Perdre le ballon.
• Ne disposer d’aucun soutien.
• Ou ne pas parvenir à modifier la structure adverse.
L’action ne doit donc pas être évaluée uniquement en vérifiant si la passe est arrivée à destination.
La bonne question est :
Quel avantage l’équipe a-t-elle obtenu après avoir trouvé un joueur entre les lignes ?
- Le receveur a-t-il pu se retourner ?
- A-t-il attiré un défenseur ?
- A-t-il libéré un partenaire ?
- L’action a-t-elle permis à l’équipe de progresser ?
- A-t-elle provoqué un appel dans la profondeur ?
- A-t-elle rapproché l’équipe du but ?
Jouer entre les lignes prend de la valeur lorsque la réception permet de poursuivre l’attaque depuis une position avantageuse.
✍Comment analyser une réception entre les lignes
Lorsque vous étudiez une action de ce type, n’observez pas uniquement l’endroit où se trouvait le receveur.
Analysez également :
- S’il existait une véritable ligne de passe.
- Combien de temps l’espace est resté ouvert.
- Quel adversaire est sorti au pressing.
- Quelle était l’orientation corporelle du receveur.
- Quels soutiens sont apparus autour du ballon.
- Quels déplacements ont fixé la dernière ligne défensive.
- Quel avantage l’équipe a obtenu après la passe.
Cette analyse permet de différencier une simple occupation de l’espace d’une véritable connexion offensive.
✍Ce n’est pas une position. C’est une relation
Nous pouvons définir le jeu entre les lignes comme la capacité d’une équipe à créer, reconnaître et exploiter les espaces présents à l’intérieur de la structure défensive adverse.
Il ne s’agit pas simplement de placer un joueur au centre du bloc adverse.
Il s’agit de mettre en relation :
- L’espace.
- Le mouvement.
- La perception.
- La passe.
- L’orientation corporelle.
- La continuité.
L'objectif est d'observer le jeu au-delà de la position visible du joueur, sans se limiter à l'endroit où il reçoit le ballon. Cela implique également de comprendre :
- Comment l’espace est apparu.
- Quels déplacements ont permis de trouver le receveur
- Quelle réaction cette connexion a provoquée chez l’adversaire.
- Et quel avantage l’équipe a obtenu après la réception.

La méthodologie Ekkono est l'une des méthodes de développement des joueurs de football les plus populaires au monde et e...
06/08/2026

La méthodologie Ekkono est l'une des méthodes de développement des joueurs de football les plus populaires au monde et est utilisée par de nombreux clubs et fédérations pour le développement des joueurs et des entraîneurs. Fondée par un groupe d'experts espagnols, elle vise à créer un joueur intelligent qui comprend le jeu plutôt qu'un joueur qui se contente d'exécuter des gestes techniques.

Principes de base de la méthodologie Ekkono

1. Le joueur réfléchit avant d'agir
* Qu'est-ce qu'il voit ?
* Qu'est-ce qu'il lit chez l'adversaire ?
* Quelle est la meilleure décision à prendre ?
* Puis il exécute sa décision.

2. Entraînement lié au jeu
* Chaque exercice doit ressembler à une situation de match réelle.
* Pas d'exercices isolés pendant de longues périodes.

3. Apprentissage par la découverte
* Le formateur ne donne pas toutes les réponses.
* Il pose des questions :
* Qu'avez-vous vu ?
* Pourquoi êtes-vous passé par là ?
* Quelle est la meilleure option ?

4. Le développement du joueur sous 4 aspects
* Technique
* Tactique
* Cognitif et cognitif
* Psychologique

5. L'individu avant l'équipe
* Chaque joueur a ses propres objectifs de développement, même au sein d'un groupe d'entraînement.

Format du module de formation
* Activation liée au ballon.
* Situations 1v1 et 2v2.
* Jeux à effectifs réduits.
* Situations spécifiques à un poste.
* Jeu pratique.
* Révision et discussion post-entraînement.

Rôle de l'entraîneur

Au lieu de dire : "Passe la b***e".
il demande : "Pourquoi as-tu choisi de faire une passe ?"
"Qu'est-ce qui vous a fait changer de direction ?"
"Que se serait-il passé si tu avais gardé le ballon ?"

L'objectif est de former un joueur qui réfléchit par lui-même dans le cadre du jeu.

Qu'est-ce qui distingue Ekkono ?
* Développer la vitesse de perception.
* Améliorer la prise de décision.
* Augmenter l'intelligence tactique.
* Comprendre les espaces et les angles.
* Lier la compétence à la bonne décision au bon moment.

Les 7 erreurs les plus courantes lors de l'attaque d'un bloc basL'attaque d'un bloc bas est l'une des plus grandes défis...
01/08/2026

Les 7 erreurs les plus courantes lors de l'attaque d'un bloc bas

L'attaque d'un bloc bas est l'une des plus grandes défis du football moderne. Lorsqu'une équipe défend avec de nombreux joueurs près de leur but, les espaces sont réduits et chaque décision offensive devient plus importante.

Les erreurs les plus courantes sont de bouger le ballon avec peu de vitesse, d'insister sur le centre, de ne pas générer de largeur ou de profondeur, d'oublier de changer de direction, d'envoyer des paires sans une bonne occupation de la zone, et de maintenir une faible mobilité sans le ballon. Ces actions facilitent l'organisation défensive de l'adversaire et réduisent les chances de créer des occasions de marquer.

Pour surmonter un bloc bas, il est essentiel de bouger l'adversaire avant le ballon. Une circulation rapide, des changements de direction, une marque coordonnée, une attaque en intervalles, et une bonne occupation des espaces permettent à la défense de devenir désorganisée et de créer des avantages.

🔑 La clé : Les blocs bas ne sont pas brisés avec plus d'attaques, mais avec de meilleures mouvements, une vitesse de circulation plus élevée et une meilleure occupation des espaces.

La construction d'une identité commence par l'attaque ... et se termine par la défense et l'équilibre, et non l'inverse....
21/07/2026

La construction d'une identité commence par l'attaque ... et se termine par la défense et l'équilibre, et non l'inverse.
Dans le football moderne, il est beaucoup plus facile de passer d'un modèle offensif à un modèle défensif que d'un modèle défensif à un modèle offensif.
Un joueur formé dans un modèle offensif acquiert la possession, le jeu, la prise de décision, la compréhension de l'espace et le jeu sous pression. En cas de besoin, l'organisation et la discipline défensives peuvent être ajoutées sans que ces acquisitions ne soient perdues.
Un joueur qui grandit dans un modèle défensif, en revanche, maîtrise la fermeture des espaces et la réaction, mais a besoin de plus de temps pour acquérir l'initiative, la créativité et le contrôle du ballon, car ce sont des compétences qui se construisent au fil des années d'entraînement et qui ne s'ajoutent pas facilement.
Par conséquent, construire une identité offensive ne signifie pas négliger la défense, mais donne à l'équipe une base plus complète, tandis que la défense reste un élément qui peut être développé plus rapidement que la construction d'une culture offensive intégrée. Si on prend le modèle espagnol (l'Espagne a adopté l'attaque dans son identité au fil des ans, et aujourd'hui ce modèle l'a conduit à la meilleure défense de la Coupe du monde, où elle n'a encaissé qu'un seul but).
Une identité offensive ouvre de multiples options, tandis qu'une identité défensive restreint les possibilités de développement.

Coupe du monde 2026Cap-Vert – Argentine (2-3 a.p.) : le Petit Poucet tombe avec les honneursIls ont fait trembler le mon...
04/07/2026

Coupe du monde 2026
Cap-Vert – Argentine (2-3 a.p.) : le Petit Poucet tombe avec les honneurs

Ils ont fait trembler le monde. Pour leur première participation à une Coupe du monde, les Requins bleus du Cap-Vert ont écrit l’une des plus belles histoires du Mondial 2026, poussant jusqu’en prolongation le tenant du titre argentin avant de s’incliner 3-2 dans un scénario cruel.

Une qualification historique signée… trois matchs nuls

L’archipel de 525 000 habitants a déjoué tous les pronostics en phase de groupes. Dans le groupe H, les Capverdiens ont réussi l’exploit de se qualifier pour les seizièmes de finale sans remporter la moindre rencontre :

· 0-0 contre l’Espagne, championne d’Europe en titre
· 2-2 contre l’Uruguay, double championne du monde
· 0-0 contre l’Arabie saoudite

Cette série de trois nuls consécutifs a permis au Cap-Vert de décrocher la deuxième place du groupe H. Une performance inédite : les Requins bleus sont devenus le plus petit pays de l’histoire à atteindre une phase à élimination directe d’un Mondial.

« Des la***s de fierté et de joie partout dans les tribunes. Quel moment ! Le moment fort de cette Coupe du monde jusqu’à présent.»

Un seizième de finale de légende

Face à l’Argentine, tenante du titre et large favorite, le Cap-Vert n’a rien lâché. Au Hard Rock Stadium de Miami Gardens, le scénario fut haletant :

· 29e : Lionel Messi ouvre le score (1-0)
· 59e : Deroy Duarte égalise (1-1)
· 92e : Lisandro Martinez redonne l’avantage à l’Argentine (2-1)
· 103e : Sidny Lopes Cabral égalise à nouveau (2-2)
· 111e : Cristian Romero marque sur corner (3-2)

Les Requins bleus ont livré une prestation héroïque, multipliant les contre-attaques et s’appuyant sur un gardien Vozinha (40 ans, 96 sélections) impérial. Le destin s’est acharné sur un but C.Romero à la 111e minute, offrant la qualification aux champions du monde.

Un peuple, une fierté

Porté par une stratégie de recrutement large au sein de la diaspora capverdienne (14 des 26 joueurs du groupe sont nés hors de l’archipel), le sélectionneur Bubista a construit un collectif solidaire et discipliné.

« On a déjà gagné », résumait l’état d’esprit des joueurs avant la rencontre.

Quoi qu’il advienne, cette première Coupe du monde restera gravée dans la mémoire du Cap-Vert. Les Requins bleus quittent la compétition les a***s à la main, après avoir tenu tête à l’un des favoris du tournoi et rappelé qu’en football, les rêves les plus audacieux finissent parfois par devenir réalité.

03/07/2026

L'Élimination de l'Algérie : Le Fiasco Tactique de Petkovic face à sonnpays d'origine (la Suisse)

L'élimination de l'Algérie porte la marque des hésitations de son sélectionneur. En ne trouvant pas la solution offensive face à son ancienne équipe, Vladimir Petkovic a vu ses limites tactiques exposées au grand jour. Ce match a révélé une équipe sans colonne vertébrale offensive, payant cher des choix de composition contestables et une gestion des remplacements qui a manqué de lucidité.

La Coupe du Monde 2026:Alors que le tournoi atteint les phases à élimination directe, un constat amer s'impose : le "syn...
01/07/2026

La Coupe du Monde 2026:
Alors que le tournoi atteint les phases à élimination directe, un constat amer s'impose : le "syndrome des cinq dernières minutes" semble hanter le parcours des représentants du continent africain.
​Une répétition douloureuse
​Le scénario se répète avec une précision chirurgicale qui laisse les supporters dans l'incompréhension. Après une phase de groupes globalement encourageante, les seizièmes de finale sont devenus un champ de mines.
- ​Sénégal : Face à la Belgique dans un match disputé, les Lions de la Teranga ont longtemps tenu tête avant de céder lors de la prolongation.
- ​RD Congo : Dans une opposition tactique contre l'Angleterre, les Léopards ont maintenu le suspense jusqu'au bout, ne s'inclinant que sur la plus petite des marges.
​- Côte d'Ivoire : Malgré le parcour remarquable durant la phase de poules, l'intensité des matchs à élimination directe a mis en lumière une fragilité récurrente dans la gestion du temps additionnel.
- l'Afrique du Sud: Les Sud-Africains ont tenu tête au pays organisateur, mais ils ont fini par plier dans le temps mort, s’inclinant au bout du suspense.

​Analyse d'une fragilité mentale
​Ce "syndrome" ne semble pas être une question de talent individuel ou de préparation physique, mais plutôt un défi psychologique. Dans les moments critiques, là où l'expérience des grandes nations européennes ou sud-américaines permet de verrouiller le score ou d'imposer un tempo plus lent, les sélections africaines semblent subir une baisse de concentration fatale.
​Cette incapacité à "tuer" les matchs ou à sécuriser un résultat nul dans les instants finaux — ou à l'inverse, à encaisser un but évitable — devient la signature d'un parcours 2026 marqué par le regret.
​
​Malgré ces sorties successives, cette Coupe du Monde aura montré que les écarts se réduisent.Le Maroc, le Côte d'Ivoire, l'Afrique du Sud, le RD Congo et le Sénégal ont prouvé qu'ils pouvaient rivaliser avec les cadors mondiaux. Le défi pour les prochaines échéances sera désormais de transformer cette intensité de jeu en une maîtrise émotionnelle de chaque seconde, pour que les cinq dernières minutes ne soient plus synonymes de fin de parcours.

Coupe du Monde 2026Le cauchemar des Africains : L'Angleterre crucifie la RDC dans le dernier quart d'heure Le scénario e...
01/07/2026

Coupe du Monde 2026
Le cauchemar des Africains : L'Angleterre crucifie la RDC dans le dernier quart d'heure

Le scénario est cruel, trop cruel. Déjà vécu par l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire, il s’est abattu sur la RD Congo, qui a vu sa qualification lui échapper dans les ultimes minutes face à l’Angleterre. Harry Kane, bourreau des Léopards, a signé un doublé fatal en huit minutes.

Le scénario de l'élimination sud-africaine et ivoirienne se répète avec la RD Congo

Comme ses prédécesseurs, la RD Congo a succombé au pire moment. Le même scénario que celui des éliminations sud-africaine et ivoirienne s'est produit avec les Léopards : une défaite arrachée dans les toutes dernières minutes par l'Angleterre. Un coup de massue pour une équipe qui avait pourtant tenu tête aux favoris pendant plus de soixante-quinze minutes.

La RD Congo : Le coup de massue Kane

Le scénario est peut-être le plus cruel. Les Léopards de la RDC, qui tenaient tête aux favoris anglais, ont vu leur rêve s’effondrer dans le dernier quart d’heure. Harry Kane, muet jusque-là, a surgi à deux reprises : une tête à la 75e minute, et un tir à la 86e. En quinze minutes, l’Angleterre a transformé un match difficile en victoire tranquille.

La RD Congo repart les mains vides, mais avec la certitude d'avoir fait jeu égal avec l'une des meilleures nations du monde pendant près de quatre-vingts minutes. Reste que le football est impitoyable : il ne récompense que ceux qui tiennent jusqu'au bout. L'Angleterre, elle, file en huitième de finale, portée par un Kane décidément inarrêtable dans les moments qui comptent.

La "dernière touche" qui échappe encore à l'Afrique : le cas de l'Afrique du Sud et de la Côte d'IvoireLe scénario est c...
30/06/2026

La "dernière touche" qui échappe encore à l'Afrique : le cas de l'Afrique du Sud et de la Côte d'Ivoire

Le scénario est cruellement familier. Une équipe africaine tient tête à son adversaire, parfois même le domine physiquement, mais finit par buter sur le même obstacle : l'incapacité à concrétiser ses temps forts. L'Afrique du Sud face au Canada et la Côte d'Ivoire contre la Norvège ont vécu ce même cauchemar. Pourquoi cette "dernière touche" leur échappe-t-elle encore ?

Le syndrome des occasions gâchées

Dans ces deux rencontres, le pattern est identique. Les équipes sud-africaine et ivoirienne ont affiché un engagement physique remarquable, bousculant leurs adversaires. Mais dans la surface de réparation, la lucidité s'évanouit : contrôles approximatifs, passes mal ajustées, choix de frappe inadaptés face au gardien.

Ce phénomène n'est pas isolé. Lors du match Ghana-Angleterre, les Black Stars ont tenu les anglais en échec 0-0 avec une discipline défensive exceptionnelle , mais ont manqué d'efficacité pour concrétiser leurs rares occasions. Le Sénégal, après avoir mené contre la Norvège, s'est effondré en seconde période . Le même scénario : des temps forts gaspillés, suivis d'une punition.

La maturité tactique en question

Ce manque de "dernière touche" révèle une carence plus profonde. Comme l'analyse l'ancien international nigérian William Troost-Ekong : "Le Maroc a créé un modèle de réussite, avec des années d'investissement dans le football de base et les académies. La cohérence à tous les niveaux d'âge, c'est le seul modèle à suivre" .

Les équipes africaines disposent d'un vivier de talents phénoménal, évoluant pour la plupart dans les meilleurs championnats européens. Mais la construction d'une véritable intelligence de jeu collective, capable de faire les bons choix dans les moments décisifs, nécessite une préparation et une continuité que peu de sélections africaines parviennent à instaurer durablement .

Des progrès historiques mais un plafond persistant

Il faut souligner l'évolution remarquable du football africain lors de cette Coupe du Monde 2026. Sur les 10 représentants du continent, 9 ont franchi le premier tour ! L'Afrique du Sud, la Côte d'Ivoire, le Maroc, l'Égypte et le Cap-Vert ont terminé deuxièmes de leur groupe ; l'Algérie, la RD Congo, le Ghana et le Sénégal sont passés comme meilleurs troisièmes . Un bilan historique.

La RD Congo a tenu tête au Portugal (1-1), le Ghana a frustré l'Angleterre (0-0), le Cap-Vert a résisté à l'Espagne . Ces performances prouvent que le fossé technique se réduit.

Mais le plafond des 16es reste difficile à franchir. L'Afrique du Sud, pour son retour en Coupe du Monde, a été éliminée sur un but tardif du Canada . La Côte d'Ivoire, malgré un groupe abordable, n'a pas su confirmer son potentiel .

Les causes profondes : formation, continuité et mental

Si ce syndrome persiste, c'est que les causes sont structurelles :

1- Le manque de continuité dans les projets : trop de sélections changent d'entraîneur avant les échéances majeures, brisant le processus de construction .
2- L'investissement inégal dans les académies : le Maroc a montré la voie avec des années de travail sur les jeunes, des infrastructures et une identité de jeu claire . Tous les pays africains n'ont pas encore suivi ce modèle.
3- La préparation psychologique : face aux "grandes" nations, le doute s'installe parfois dans les moments décisifs, comme l'a montré le Sénégal, menant contre la Norvège puis s'effondrant .

Pour transformer ces exploits ponctuels en parcours durables, les nations africaines doivent investir massivement dans la formation, la stabilité des staffs et le travail mental. La "dernière touche" ne s'acquiert pas par magie : elle se construit sur des années de travail, comme l'a démontré le Maroc . Le chemin est tracé. Reste à le parcourir jusqu'au bout.

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15017

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