10/09/2026
97 % des genoux sans douleur présentent pourtant au moins une « anomalie » à l’IRM.
Oui, 97 %.
On ne parle pas de personnes qui ont mal au genou.
On parle de personnes sans douleur.
Et pourtant, lorsqu’on regarde leurs genoux à l’imagerie, on retrouve fréquemment certaines modifications structurelles :
👉 ostéophytes
👉 anomalies du cartilage
👉 lésions méniscales
👉 anomalies de la moelle osseuse
Certaines personnes peuvent donc avoir une IRM qui paraît loin d’être « parfaite » et ne ressentir aucune douleur.
Et c’est une information importante à comprendre. Parce que lorsque ton genou commence à te faire mal et que ton compte rendu mentionne des termes comme « lésion méniscale », « usure du cartilage », « changements dégénératifs », il est facile de penser :
« Mon genou est abîmé. »
« Je ne pourrai plus faire comme avant. »
« Si je bouge, je vais l’user encore davantage. »
Mais une image ne raconte pas toute l’histoire.
Une IRM permet aux professionnels de santé d’observer les structures de ton genou et peut évidemment être essentielle dans certaines situations.
Mais ce que montre une image ne définit pas, à elle seule, ce dont ton genou et ton corps sont capables.
Et c’est précisément là que mon travail intervient, en complément du diagnostic et de la prise en charge des professionnels de santé.
Je ne lis pas ton IRM.
Je ne pose pas de diagnostic médical.
J’évalue tes capacités de mouvement.
Je regarde bien sûr ce que ton genou est capable de faire aujourd’hui, mais je ne m’arrête surtout pas au genou.
J’évalue ton corps dans son ensemble :
👉 ta force
👉 ta mobilité
👉 ton équilibre
👉 ta coordination
👉 la qualité de tes appuis
👉 tes éventuels manques musculaires
👉 tes limitations articulaires
Parce qu’un genou ne fonctionne jamais tout seul.
Un manque de mobilité à la cheville, un appui peu stable, un déficit de force ou une limitation de mouvement ailleurs peuvent changer complètement ce que ton genou est capable d’encaisser.
C’est à partir de toutes ces informations que l’on peut construire un travail adapté et progressif pour développer tes capacités, plutôt que simplement empiler des exercices « pour le genou ».
L’objectif ?
Que ton corps soit progressivement capable de mieux tolérer les contraintes de la vie et du sport que TU veux retrouver.
Marcher. Courir. Sauter. T’accroupir. Reprendre ton sport.
Et surtout, retrouver confiance dans ce que ton genou est capable de faire.
Parce qu’au bout du compte, tu ne veux pas simplement avoir une « belle » IRM.
Tu veux un genou et un corps capables de te permettre de refaire ce que tu aimes.
Ton diagnostic compte.
Mais il ne définit pas à lui seul tes capacités.
📚 Sources :
Culvenor et al., British Journal of Sports Medicine, 2019.
Horga et al., Skeletal Radiology, 2020.
Contenu éducatif. Ne remplace pas un avis, un diagnostic ou une prise en charge médicale.