21/09/2026
AYURVÉDA | 𝗕𝗮𝗹𝗮, 𝗹𝗮 𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲
On évoque souvent Ojas, l’immunité, mais on connaît moins la notion de 𝗕𝗮𝗹𝗮, qui englobe la force physique, la stabilité mentale et la capacité de l’organisme à résister à la maladie.
Selon la Chakara Samhita, Bala peut-être classé en trois catégories :
- 𝗹𝗮 𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲 𝗶𝗻𝗻𝗲́𝗲 : notre « capital » de départ, la force physique et mentale présente dès la naissance, liée à notre constitution.
- 𝗹𝗮 𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲 𝗹𝗶𝗲́𝗲 𝗮𝘂 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 : notre vitalité varie avec l’âge et les saisons. Les transitions saisonnières peuvent fragiliser Bala, d’où l’importance d’adapter notre hygiène de vie.
- 𝗹𝗮 𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲 𝗮𝗰𝗾𝘂𝗶𝘀𝗲 : celle que nous cultivons par l’alimentation, nos habitudes de vie, l’exercice, le repos.
Bala dépend également de notre 𝗣𝗿𝗮𝗸𝗿𝗶𝘁𝗶, de nos déséquilibres, de la qualité des tissus (Dhatus), de l’âge, de notre capacité à l’effort, de 𝗦𝗮𝘁𝘁𝘃𝗮 (la stabilité psychique) et de notre force digestive, 𝗔𝗴𝗻𝗶.
Un Agni équilibré permet de bien transformer les aliments et de nourrir les tissus. L’alimentation constitue ainsi une source majeure de Bala
𝗔𝘂 𝗱𝗲𝗹𝗮̀ 𝗱𝗲 𝗹’𝗶𝗺𝗺𝘂𝗻𝗶𝘁𝗲́, 𝗕𝗮𝗹𝗮 𝗲𝘀𝘁 𝗱𝗼𝗻𝗰 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗹𝗮𝗿𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮𝘀𝘀𝗼𝗰𝗶𝗲́ 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝘃𝗶𝘁𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : stabilité du tissu musculaire, capacité à accomplir nos tâches, bon fonctionnement des sens, des fonctions motrices et du mental.
À l’inverse 𝗕𝗮𝗹𝗮 𝗛𝗮𝗻𝗶, la diminution de Bala, peut être favorisée par l’exercice excessif, le jeûne, l’anxiété, la peur, le chagrin, le manque de sommeil et une alimentation insuffisante ou trop sèche.
𝗕𝗮𝗹𝘆𝗮 𝗱𝗲́𝗽𝗶𝗾𝘂𝗲́ 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗻𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝘁 𝗲𝘁 𝗮𝘂𝗴𝗺𝗲𝗻𝘁𝗲 𝗕𝗮𝗹𝗮 :
* Se nourrir et construire les tissus
* Soutenir la vitalité et la résistance de l’organisme
* Protéger et « lubrifier » grâce aux huiles, au ghee médicinal et au massage à l’huile.
Une alimentation nourrissante, certaines substances toniques, le repos et des pratiques comme le yoga participent ainsi à cultiver notre force. Bala nous rappelle que la vitalité n’est pas seulement quelque chose que l’on possède : c’est aussi quelque chose que l’on nourrit.