08/02/2025
Blabla perso âą "Suis-je encore une yogini ?"
Questionnement sans réponse, qui appellera éventuellement à la réflexion en fonction de votre propre point de vue, votre propre chemin, votre propre pratique...
Déjà , considérons le mot "yogini" au sens le plus simple et le moins présomptueux : une nana passionnée par le yoga, qui a passé des années sur le tapis à tenter de vivre des asanas. (Je vous laisse le soin de définir le concept "Yoga" si vous avez les bons mots).
J'ai toujours eu un rapport à la légitimité assez particulier (et ce dans plusieurs domaines). La version courte serait de citer cette maxime : "Comme ma vie serait belle et facile si seulement j'étais moins perfectionniste".
J'en viens au fait : Je n'ai plus pratiqué une série d'ashtanga depuis mars 2023. PIRE : ma pratique et mon "besoin" de dérouler le tapis se sont littéralement transformés aprÚs ma chirurgie/rééducation.
Vous le savez si vous m'avez lu à l'époque, j'avais fait à tort ET à raison un "yoga-deuil" avant d'aller au bloc. Question de santé mentale.
AprÚs l'opération, il a fallu attendre, se remettre, essayer de comprendre, se réparer, tester, bouger, refaire confiance, tùtonner... : Question de santé physique.
J'ai un peu l'impression d'avoir été une sportive de haut niveau (entendons-nous, hein...) qui a pris sa retraite pour ne jouer à présent que des challenges amicaux et sans pression. Vous avez l'image ?
Culpabilité ? Non.
Interrogations ? Tellement.
Je sais que tout s'adapte comme je le faisais déjà quand j'avais trop mal avec mon corps d'avant ou encore quand j'étais enceinte.
Aujourd'hui, je me demande si ça n'est pas justement dans la contrainte, que je trouve une forme de liberté ?
Mon dos et mon égo ne me font plus mal depuis presque 2 ans.
Cela apporte à un goût d'une libération. Mais aussi le besoin de re-situer ma place sur le tapis, en tant que pratiquante.
Avez-vous déjà vécu une si grande expérience / une telle transformation, qu'il vous a fallu tout repenser ? Je serai ravie de vous lire en privé.