15/09/2026
Il y a dix ans, jour pour jour, j’aurais pu mourir. Mourir sous ses mains…
Il y a dix ans, le pervers narcissique qui partageait ma vie a tenté de me tuer. Il m’a étouffée, a frappé ma tête contre les murs jusqu’à me fracturer la mâchoire, m’a séquestrée, puis violée une nouvelle fois.
Alors aujourd’hui, je remercie cette petite étoile, ou je ne sais quelle force dans l’univers qui a fait que je ne suis pas morte ce soir-là.
Et je repense à la promesse que je me suis faite : plus jamais personne ne me fera autant de mal. Ni physiquement. Ni psychologiquement.
Dix ans, cela paraît loin. Mais lorsque je ferme les yeux, ce n’est pas si loin. Les années passent, mais elles n’effacent pas tout. Le corps se souvient. La mémoire revient par fragments. Certaines traces restent invisibles, mais profondément ancrées.
Et parfois les choses que j’aurai aimé me rappeler de mon enfance par exemple ont disparu…
Se relever d’une chose aussi terrible ne signifie pas ne plus souffrir. Cela ne signifie pas être forte chaque jour, ni avoir définitivement tourné la page. Parfois, se relever, c’est simplement continuer à vivre avec ce qui demeure.
Aujourd’hui, je ne vais pas particulièrement bien. Cette date pèse plus lourd que je ne voudrais. Mais je suis vivante.
Dix ans plus t**d, malgré les blessures, malgré les souvenirs et malgré les traces, je suis toujours là.