25/08/2026
Jacques Fernandes, le virtuose du sifflet
Nous avons appris dernièrement, à la suite d’une brève hospitalisation, la disparition de Jacques Fernandes, arbitre du District du Pays-Minier et de la Ligue de Bourgogne. Il avait 81 ans.
Immigré très jeune avec ses parents en provenance du Portugal - son papa étant venu travailler à Creusot-Loire -, et après avoir pratiqué le football, il s’est vite passionné pour l’arbitrage, vers l’âge de 25 ans. Et cela durera plus de 30 ans !
Très vite, ses qualités lui ont permis d’arbitrer au niveau régional, où il restera l’un des plus illustres arbitres du territoire, officiant au plus haut niveau, en Honneur régional.
Personnage atypique, doté d’une personnalité marquée, il ne laissait personne indifférent sur le terrain, par son style unique et ses qualités physiques exceptionnelles.
Très sensible aux nombreuses rencontres avec Robert Wurtz, à qui il a fait la touche plusieurs fois, Jacques avait donné à son arbitrage ce style particulier, alliant des postures parfois comiques, des courses effrénées et des coups de sifflet mélodieux. « Quand on entendait le sifflet, on savait qui était l’arbitre ! » se souvient ce dirigeant bourguignon.
Ceux qui l’ont côtoyé - joueurs, entraîneurs, arbitres - s’en souviennent forcément.
Homme de dialogue, il savait que l’arbitrage repose souvent davantage sur la façon dont le message passe que sur le message lui-même.
Il nous rappelait souvent ne pas avoir hésité, lors d’un certain match de Coupe de France, à éconduire de son vestiaire un célèbre entraîneur icaunais. On ne lui marchait pas sur les pieds !
Déjà affaibli, il y a une quinzaine d’années, par la maladie, il avait su rebondir et on l’apercevait encore quelquefois dans la région creusotine, autour des terrains.
Selon sa volonté, ses obsèques se tiendront dans la plus stricte intimité, mais il avait demandé la présence de quelques amis arbitres… Une famille qui lui était chère !
L’UNAF 71, la SR Bourgogne-Franche-Comté de l’UNAF et tous ses amis arbitres s’associent, en ces douloureuses circonstances, à la peine de tous ceux qu’il laisse derrière lui.