04/09/2026
"À Dunkerque, les gens n’ont de l’argent que pour le carnaval, ton entreprise ne marchera jamais." Aujourd’hui, elle entre dans sa 7e année… Oupssss 😅
Aujourd’hui, 4 septembre, mon entreprise fête ses 6 ans. Et forcément, quand je repense à cette phrase qu’on m’avait sortie au moment où je me lançais, ça me fait sourire. D’autant plus qu’à l’époque, la personne qui avait probablement le plus de mal à croire que des gens allaient réellement accepter de me payer… c’était moi. 😂
Mon premier client était un contact d’une amie et je me souviens encore du mal que j’ai eu à lui faire payer la prestation. Déjà parce que c’était à l'époque une connaissance et que, dans ma tête, faire payer quelqu’un qu’on connaît, c’était compliqué. Mais il y avait surtout autre chose : j’allais demander de l’argent pour quelque chose que j’avais l’impression de faire depuis que j’étais gamine. Écouter les gens, poser des questions, essayer de comprendre ce qui coince, les aider à avancer… j’avais beau m’être formée et avoir créé mon entreprise, j’avais encore du mal à intégrer que tout ça était devenu mon métier et que, oui, mon travail avait un prix.
À cette époque, mon entreprise ne ressemblait d’ailleurs pas du tout à celle d’aujourd’hui. Le 4 septembre 2020, je faisais uniquement du coaching et j’avais décidé d’accompagner les mamans. J’avais ma cible, mon idée, mon premier logo et, histoire d’être raccord jusqu’au bout, j’avais même mis une énorme cible dessus. Subtilité, bonjour. 😂
Puis j’ai commencé à accompagner des gens et forcément, les choses ont bougé. Les mamans sont devenues les femmes, puis j’ai fini par accepter que les hommes avaient eux aussi le droit de venir me voir. 😂 Plus t**d, j’ai ajouté le bilan de compétences, qui a lui-même évolué jusqu’aux trois versions que je propose aujourd’hui. Les ateliers sont arrivés, puis les formations et les interventions en entreprise. Quand j’y pense, quasiment rien de tout ça n’existait dans ma tête le jour où j’ai créé mon entreprise.
Je n’ai jamais eu un grand plan avec les six prochaines années dessinées à l’avance. J’ai surtout avancé, travaillé, rencontré des gens et appris énormément. J’ai découvert ce que j’aimais vraiment faire, ce que j’avais envie de développer et parfois aussi ce qui ne me correspondait plus. Mes services ont évolué avec moi et, pendant longtemps, chaque évolution m’a quand même valu une bonne dose de questions.
Parce qu’à chaque fois que j’avais envie de changer quelque chose, j’avais peur de perdre les gens en route. Si je changeais ma cible, est-ce qu’on allait encore comprendre ce que je faisais ? Si j’ajoutais une nouvelle activité, est-ce que ça n’allait pas devenir complètement illisible ? Si je modifiais ma façon de communiquer, est-ce que les personnes qui me suivaient allaient encore s’y retrouver ? Aujourd’hui, je ne me pose plus vraiment ces questions de la même manière, mais à l’époque, chaque réajustement me faisait douter.
Et finalement, mes logos ont suivi exactement le même chemin. Au départ, je voulais cette fameuse cible parce qu’elle représentait l’objectif. Ensuite, je l’ai trouvée beaucoup trop lourde, j’ai changé le vert pour du bleu, puis j’ai trouvé le bleu beaucoup trop sombre pour moi parce que, quand même, je suis plutôt solaire comme fille. 😂 À un moment, j’ai tout enlevé pour ne garder que mon prénom et mon nom. Et cette année, j’ai fait un changement beaucoup plus important pour moi : après toutes ces années à mettre mon identité au centre, je n’avais plus envie que mon entreprise soit simplement identifiée à mon prénom et à mon nom. C’est comme ça qu’elle est devenue KOHEZIA.
Entre le premier logo et KOHEZIA, j’ai aussi appris à prendre des décisions de cheffe d’entreprise. Enfin… certaines étaient plus raisonnables que d’autres. 😅
Il y en a une en particulier que je n’oublierai jamais. J’avais trouvé mon premier bureau et je le voulais vraiment mais le loyer était de 750 € par mois. À ce moment-là, mon activité fonctionnait, mais je n’avais absolument pas la certitude qu’elle me permettrait de sortir 750 € supplémentaires tous les mois. Et malgré ce petit détail qui aurait peut-être mérité réflexion… j’ai signé le bail. 😂
Je me suis donc retrouvée avec un bureau à 750 € par mois et une question assez simple : maintenant, comment je le paye ?
Quand j’y repense, je ne sais toujours pas si c’était de la confiance, de l’inconscience ou un savant mélange des deux. Toujours est-il qu’après la signature, les choses ont commencé à se décanter. L’activité a augmenté, les clients sont arrivés, le chiffre a suivi et ce bureau que je ne savais même pas si j’allais réussir à payer, j’ai réussi à le payer tous les mois.
Mais surtout, j’ai réussi à me payer moi aussi.
Et ça, pour moi, c’était énorme. Parce que quelques années auparavant, j’avais déjà du mal à accepter l’idée de faire payer mon premier client. Là, non seulement mon entreprise payait ses charges et ce fameux bureau que j’avais signé avec une confiance assez approximative 😂, mais elle me permettait aussi de vivre. Avec le temps, j’ai retrouvé le niveau de salaire que j’avais avant de me lancer et j’ai fini par avoir six mois de trésorerie devant moi (et j'ai changé de bureau). Je me souviens avoir regardé mes chiffres et m’être dit que, cette fois, oui, mon entreprise tenait vraiment debout.
Pourtant, six ans plus t**d, ce n’est même pas ça qui me rend le plus fière.
Je viens d’un environnement où, pour faire simple, on avait plutôt tendance à penser que les patrons étaient des cons et un peu cul-cul. 😂 Autant dire que je n’ai pas grandi en me disant : "Plus t**d, je serai cheffe d’entreprise !" Et quand je le suis devenue, j’avais moi aussi tout un tas d’idées sur la personne qu’il fallait être pour être crédible. Je pensais qu’il fallait être plus sérieuse, parler d’une certaine façon, avoir une certaine posture, peut-être même gommer quelques morceaux de ma personnalité.
Et en six ans, j’ai surtout découvert que je pouvais faire tout ça en restant moi.
Aujourd’hui, je peux accompagner quelqu’un seule dans mon bureau et, le lendemain, intervenir dans une entreprise. Je peux gérer mes chiffres, prendre des décisions qui m’engagent, animer une formation et parler devant une salle pleine de monde sans rougir ni bredouiller. Le plus drôle, c’est que j’adore ça maintenant. Si on avait raconté ça à la Priscilla de 2020, je pense qu’elle aurait eu beaucoup de mal à nous croire.
D’ailleurs, si elle voyait cette photo aujourd’hui, elle commencerait probablement par se demander ce qu’est KOHEZIA et pourquoi son prénom a disparu. Ensuite, il faudrait lui raconter tout le reste. Les personnes accompagnées, les bilans de compétences, les formations, les ateliers, les entreprises, les prises de parole, les périodes de doute, les changements de direction, le bureau à 750 balles et tous ces moments où elle a eu peur qu’en faisant évoluer son entreprise, elle finisse par perdre ce qu’elle avait déjà construit.
Je pense qu’elle serait surprise de voir où tout ça l’a menée.
Alors oui, quand je regarde ces quatre logos, je vois évidemment quelques choix graphiques sur lesquels nous ne nous att**derons pas trop longtemps. Merci de respecter la Priscilla de 2020 et ses compétences Canva de l’époque. 😂 Mais je vois surtout tout ce qui a changé derrière.
Mon entreprise fête aujourd’hui ses 6 ans et elle ne ressemble plus vraiment à celle que j’avais imaginée en septembre 2020. Moi non plus d’ailleurs. Et finalement, je crois que c’est plutôt une bonne nouvelle.
Elle entre maintenant dans sa 7e année avec son identité : KOHEZIA, et j’ai toujours autant envie de voir jusqu’où elle va encore évoluer.
Quant aux Dunkerquois qui étaient censés n’avoir de l’argent que pour le carnaval… apparemment, vous avez quand même réussi à garder quelques sous pour moi pendant toutes ces années. 😂Merci ! ❤️
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À très vite,
Priscilla - Fondatrice de KOHEZIA
Là où l'humain et la performance se rencontrent
Bilan de compétences · Coaching · Ateliers & Formation
📍 Dunkerque · Wormhout · visio
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