16/08/2026
⚡️ EMBRUNMAN, LE MYTHE ! ⚡️
Thunder Kéké l’a fait ! 😍
Il y a des courses qui sont difficiles… et puis il y a l’EmbrunMan
3,8 km de natation dans le lac de Serre-Ponçon, 185 km de vélo et près de 5 000 m de D+, avec notamment le mythique col de l’Izoard à 2 360 m, avant d’enchaîner sur un marathon de 42,195 km. Et pour couronner le tout, un départ à 6 h du matin, dans une ambiance encore plongée dans la nuit.
Un parcours qui fait de l’EmbrunMan l’un des triathlons longue distance les plus exigeants… et certainement l’un des plus mythiques.
Pour Clément, alias Thunder Kéké, c’était surtout LE rêve depuis ses débuts dans le triathlon.
🏊♂️🚴♂️🏃♂️ Son récit :
« EmbrunMan, LE MYTHE !
La course qui me fait totalement rêver depuis que j’ai commencé le triathlon.
J’ai commencé à réfléchir sérieusement à une inscription sur un XXL l’été dernier.
Embrun présentait deux avantages :
• le calendrier : il y avait du temps pour se préparer ;
• le coup de cœur : la course de rêve pour un premier XXL, c’est forcément une bonne idée 😍.
Je valide donc mon inscription en janvier 2026 et c’est parti pour la prépa !
J’ai décidé de prendre un coach pour préparer cette course : Mon père, Christophe Cédoz. Il m’a dit tout ce qu’il fallait faire pour être prêt le jour J.
Spoiler alert : j’étais prêt ! 😎
La prépa s’est bien passée, les séances passaient bien et j’ai eu la chance de n’avoir aucune blessure pour venir perturber tout ça.
JOUR J
Arrivée au parc à 5 h pour les derniers préparatifs.
Ambiance particulière : le parc est complètement fermé et, une fois rentrés dedans, impossible d’en sortir avant le départ…
Départ donné à 6 h, donc de nuit.
La natation de nuit, c’est vraiment particulier… mais j’ai adoré !
Pour cette phase-là, je remercie le coach Guillaume pour son dernier CR : il avait donné toutes les clés pour réussir une bonne natation de nuit. J’applique donc les conseils à la lettre.
Première bouée : il y avait tellement de monde que, même à la verticale, j’avançais à une bonne allure ! 😂
Au final, une natation en 1 h 05. Très content, car je ne pensais pas sortir si vite de l’eau.
Après une transition où je privilégie le confort à la vitesse, me voilà parti pour les 183 km de vélo.
Directement en sortant du parc, ça monte. Le ton est donné ! 🤣
Au bout de 30 minutes, j’avais fait 7 bornes et je me suis dit que ça allait être long…
Au final, la bascule est arrivée et les kilomètres se sont enchaînés plus rapidement jusqu’à arriver dans la partie la plus dure : le col de l’Izoard depuis Guillestre.
En bref : 13,8 km à 7,1 % de pente moyenne. Mais ça, c’est si on s’intéresse au col tel qu’il est répertorié pour le Tour de France. Dans la réalité, ça commence à monter depuis Guillestre, ce qui fait 32 km à 4,1 %.
De quoi y laisser quelques plumes ! 😅
J’arrive à plutôt bien gérer cette partie et je remonte des concurrents. Comme disait la Compagnie Créole : « C’est bon pour le moral ! » 😂
Une fois le col passé, il reste encore 85 kilomètres de vélo et environ 900 m de D+.
Une belle sortie dans le Vexin, quoi… 😏
Sur le papier, ça semble être un bon programme. Dans la réalité, pas du tout !
Après 20 bornes de descente, j’arrive à Briançon et c’est parti pour 50 bornes avec supplément vent de face : environ 30 km/h et des rafales à 50.
Le col n’était peut-être pas si dur, en fait ! 🤣
Cela fait donc 70 bornes que j’ai passé le col et me voilà arrivé à… Embrun.
Et pourtant, il reste encore environ 15 km.
Où sont-ils ?
En un mot : CHALVET.
Un petit village de montagne au-dessus d’Embrun. Et il va falloir monter là-haut : 7 km à 6 %, à base de replats et de murs à 11-12 %.
En prime, une descente technique sur une route en sale état.
Pas vraiment de quoi récupérer avant le marathon…
Pour résumer, le vélo était vraiment magnifique et j’ai pris beaucoup de plaisir.
Au moment de l’inscription, c’est dans cette discipline que j’avais le plus de doutes. Au final, c’est celle où j’ai pris le plus de plaisir.
À part dans Chalvet, la dernière montée, je n’ai pas eu de coup de mou. 😍
Après 9 h 30 d’effort et un petit coup de chaud dans la dernière montée, il est temps de poser le vélo pour partir sur le marathon.
La tête en prend un petit coup, car je me dis que ça va être long !
Je prends le temps de me changer complètement et de bien m’alimenter au ravito en sortie de parc.
Le premier tour se passe plutôt bien. J’alterne course et marche dans la côte pour ne pas me cramer et je prends le temps de manger et de m’hydrater aux ravitos.
C’est au début du deuxième tour que les choses deviennent plus compliquées…
Des nausées viennent perturber l’alimentation. Je suis donc obligé de m’arrêter plus longtemps aux ravitos et d’alterner course et marche.
Il reste 28 km, donc l’objectif est assez clair : gérer pour ne pas exploser et continuer tant bien que mal à m’alimenter.
Au final, j’arrive à continuer le reste du marathon en alternant 400 m de course et 100 m de marche.
Les jambes pouvaient faire plus, mais l’estomac non !
J’avance donc progressivement vers la fameuse finish line.
Il reste 3 km… 2 km… 1 km…
Les derniers câlins avec la team de supporters et la finish line qui est enfin là ! 😍
Beaucoup d’émotions au moment de passer la ligne.
Ça y est : j’ai fini le mythe.
Le rêve est accompli, avec en bonus un temps pour lequel j’aurais signé de suite :
🏁 14 h 16 min 59 s !
Mais il est temps de boucler ce CR par ce qui est presque le plus important dans cette journée : la team de supporters.
Ils ont été grandioses du début à la fin !
Tee-shirts personnalisés, tête géante, présents du petit matin jusqu’au soir avec toujours la même énergie.
Que ce soit au départ natation, au beau milieu de l’Izoard ou au détour d’un virage en course à pied, je savais que je pouvais compter sur :
❤️ Christelle (ma maman) : supporter in chief !
🔮 Loïc (mon futur beau-frère) : le forecaster !
📸 Marion (ma sista) : director of photography !
🧠 Christopje (je crois que vous le connaissez) : strategy manager !
❤️ Coline (ma copine) : the fan !
🎉 Polo (un copain du club d’Andrésy) : l’invité surprise — j’ai appris la veille qu’il serait là !
🐶 Vallouise (la chienne) : qui aurait pu manger les mollets des autres concurrents mais qui ne l’a pas fait. !
Je vous souhaite d’avoir une team comme ça derrière vous, parce que je peux vous assurer que ça fait une différence énorme !
Et pour être honnête, je pense qu’ils étaient au moins tout autant fatigués que moi à la fin de la journée ! 😂
Rien n’aurait été possible sans eux.
Cette finish line, mentalement, je ne l’ai pas franchie seul. ❤️
À présent, place à la récup et surtout…
AU GRAS !!!! 🤣🍕
Félicitations Thunder Kéké ! 👏🔥
Pour un premier XXL, choisir l’EmbrunMan, c’était clairement choisir la difficulté maximale… et tu es allé au bout du mythe en 14h16’59. Une préparation, une gestion de course et surtout un mental à toute épreuve. 💪
Bravo Clément, et bravo à toute la team derrière toi ! ❤️💙