Irine

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Petite structure d'hébergement et d'accompagnement pour femmes en difficultés de vie, dans un cadre permaculturel.

Irine se veut un lieu d’accueil solidaire, serein et humain, destiné aux femmes, vulnérables, victimes de violence, en difficulté de vie. Il s’agit de proposer
- un espace favorable à la résilience, voué à la découverte du collectif, clef d’un retour au bien-être et au «soin de la relation» selon une formule empruntée à Sophie Rabhi.
- un lieu de partage et de mutualisation, où le vivre et le f

Le changement climatique exacerbe les violences contre les femmes 11/07/2026

Le changement climatique exacerbe les violences contre les femmes Les violences faites aux femmes sont accentuées durant les sécheresses, canicules ou inondations. Les féminicides augmentent même de 28 % durant les vagues de chaleur. Le changement climatique, qui joue notamment sur l'humeur, amplifie ainsi les mécanismes de domination patriarcale.

20/05/2026

"L'équilibre pour moi, c'est se retrouver dans son lit, le soir, sans épouvante, et le matin sans découragement. Une espèce d'accord entre ce qu'on pense de soi et sa vie. Se maintenir dans une situation qui ne vous paraisse jamais épouvantable."
Françoise Sagan, Un certain regard

09/04/2026

L'une des peintures artistiques les plus expressives et les plus tragiques est la peinture de l'artiste polonais Thomasz Kopera, car elle montre la quantité de douleur et de souffrance qu'un individu subit lorsqu'il essaie de s'arracher à la culture de troupeau à laquelle la majorité de la société croit.

Se libérer des fonds intellectuels de la société demande du courage et de la patience.

26/03/2026

Le 24 octobre 1975, près de 90 % des femmes islandaises refusèrent d’aller travailler — ou même d’accomplir le moindre travail domestique non rémunéré.
Elles appelèrent cette journée Kvennafrídagurinn : le Jour de congé des femmes.
Les écoles fermèrent parce que la majorité des enseignants étaient des femmes. Les banques et les bureaux cessèrent leurs activités ou fonctionnèrent avec un personnel minimal. Les usines ralentirent. Les épiceries eurent du mal à suivre. Des pères, qui n’avaient jamais auparavant assumé la garde des enfants, les emmenèrent au travail, les portèrent sur leurs épaules pendant les réunions, ou restèrent simplement chez eux, déconcertés. Les journaux titrèrent : « Le jour où l’Islande s’est arrêtée. » Le pays ressentit l’absence du travail des femmes comme un corps ressent l’absence d’air.
C’était volontaire. Organisé. Impossible à ignorer.
L’idée venait des Bas rouges, un groupe féministe inspiré par les mouvements de libération des femmes de la fin des années 1960 et du début des années 1970. Elles en avaient assez d’entendre que le travail des femmes — rémunéré ou non — était « naturel », invisible, secondaire. Elles voulaient montrer ce qui se passait lorsque ce travail s’arrêtait. Elles choisirent soigneusement la date : le 24 octobre 1975, exactement neuf mois avant l’Année internationale de la femme proclamée par l’ONU en 1976, afin que l’action résonne à l’échelle mondiale.
Elles demandèrent à chaque femme — qu’elle travaille ou non — de faire grève. Aucun travail rémunéré. Pas de cuisine. Pas de ménage. Pas de garde d’enfants. L’appel était simple :
« Ne nettoyez pas la maison. Ne cuisinez pas. Ne vous occupez pas des enfants. Regardez ce qui se passe. »
La réponse fut massive.
On estime qu’environ 25 000 femmes — sur une population d’environ 220 000 habitants — manifestèrent à Reykjavik seulement. Cela représentait environ un Islandais sur dix. Elles remplirent les rues, portant des pancartes où l’on pouvait lire : « Nous voulons un salaire égal » et « Les femmes représentent 80 % de la main-d’œuvre mais seulement 20 % des salaires. » Elles chantèrent, scandèrent des slogans et firent sentir leur absence partout ailleurs.
Cette grève n’était pas symbolique. Elle était concrète.
Des hommes amenèrent leurs enfants au travail, où ils s’assirent sur les bureaux ou jouèrent dans les couloirs. Certains lieux de travail fermèrent complètement. Les hôpitaux fonctionnèrent avec un personnel d’urgence. Le pays tourna au ralenti, porté par une poignée d’hommes et les quelques femmes contraintes de travailler. Le message fut reçu exactement comme prévu : la société ne peut pas fonctionner sans le travail des femmes. Quand les femmes s’arrêtent, tout s’arrête.
L’action eut des effets immédiats et durables.
En moins de cinq ans, l’Islande adopta l’une des lois les plus fortes au monde sur l’égalité salariale. L’écart de rémunération entre les sexes commença à se réduire plus rapidement que dans la plupart des autres pays. La participation politique des femmes augmenta fortement. En 1980, Vigdís Finnbogadóttir devint la première femme élue démocratiquement présidente au monde — cinq ans seulement après la grève qui avait démontré la puissance de l’action collective des femmes. Aujourd’hui encore, l’Islande figure régulièrement parmi les pays les plus égalitaires au monde.
La grève fut répétée en 1985 puis en 2005, rappelant chaque fois la même leçon : lorsque les femmes retirent leur travail — rémunéré ou non — le monde le remarque.
Mais la leçon la plus puissante n’était pas seulement politique. Elle était humaine.
Pendant une journée, l’Islande fut contrainte de reconnaître une vérité ancienne : les femmes ordinaires faisaient tenir la société debout. Non pas comme des héroïnes ou des martyres, mais comme des personnes dont le travail — visible et invisible — permettait à la vie quotidienne de fonctionner.
C’est pour cela que cette histoire reste importante aujourd’hui.
Un individu ne peut pas arrêter une guerre à lui seul. Un individu ne peut pas démanteler un système du jour au lendemain. Mais un individu peut refuser de devenir indifférent. Il peut dire la vérité quand le silence est plus facile. Il peut soutenir les plus vulnérables. Il peut s’unir aux autres. Il peut refuser son travail lorsque celui-ci est exploité. Il peut rediriger son argent lorsqu’il sert à faire du mal. Il peut aider à construire des systèmes qui rendent la cruauté plus difficile à maintenir.
Le pouvoir ne se trouve pas seulement au sommet.
Il vit aussi chez les gens ordinaires.
Et lorsque suffisamment de personnes agissent ensemble — même pour une seule journée — l’histoire peut basculer. Des décisions peuvent changer. Le monde peut se rappeler qu’il ne peut pas fonctionner sans ceux qu’il tente d’ignorer.
En 1975, l’Islande a appris cette leçon en vingt-quatre heures.
C’est une leçon qui mérite encore d’être apprise aujourd’hui.

Photos from Irine's post 14/03/2026

137 cookies vendus ! Merci à toutes celles et à tous ceux qui, tout en les savourant, ont soutenu l'action d'Irine.
Reprenons le slogan de la nouvelle campagne de la Fondation des Femmes : "Soyons inarrêtables".
Et rappelez-vous : "on vous voit, on vous croit".

Mille remerciements à l'équipe de Fleur de Sarrasin : Cerise, Laura et Thomas.

08/03/2026

À méditer…

07/03/2026

🇮🇹 Le Parlement italien a adopté à l’unanimité une loi reconnaissant le féminicide comme un crime autonome dans le Code pénal. Voté par 237 voix, le texte prévoit la réclusion à perpétuité pour les meurtres motivés par la haine, la discrimination, la domination ou le contrôle liés au fait d’être une femme.

⚖️ La loi définit le féminicide comme la mort d’une femme dans un contexte de pouvoir ou de possession, notamment au sein d’une relation ou après une séparation. L’objectif est de distinguer juridiquement ces crimes des homicides ordinaires.

🕊️ Cette réforme intervient après plusieurs affaires très médiatisées et s’accompagne de mesures contre le harcèlement et les violences numériques. Certains experts rappellent toutefois que la prévention, l’éducation et l’accompagnement des victimes restent essentiels pour lutter durablement contre ces violences.

07/03/2026
07/03/2026

Nouvelle belle action en faveur d'Irine, en ce week-end international des droits des femmes, Cerise et Thomas, de la boulangerie Fleur de sarrasin réputée pour l'excellence de ses cookies, ont décidé de soutenir Irine.
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