24/09/2026
🏇 Hippodrome de Méral : pourquoi supprimer ce qui fonctionne ?
Le président de l’hippodrome de Méral, Didier Dauverné, et son adjoint, Bernard Dasras, réagissent avec surprise à la décision concernant la suppression / le transfert des réunions de galop.
« Nous avons découvert cette décision avec surprise, sans avoir été consultés au préalable. Cette absence de concertation nous interroge. »
Depuis plusieurs années, les responsables et bénévoles de l’hippodrome de Méral se mobilisent pour répondre aux exigences de France Galop et aux règles de sécurité des jockeys et des chevaux.
Tous les travaux demandés ont été réalisés avec sérieux, au moindre coût grâce à l’investissement des bénévoles.
Sur les obstacles, par exemple, les travaux représentent environ 3 000 à 4 000 € tous les trois ans grâce au bénévolat, alors qu’ils coûteraient au moins 15 000 € s’ils étaient réalisés par des entreprises extérieures.
« Pourquoi supprimer ce qui fonctionne ? »
L’hippodrome de Méral bénéficie d’une forte mobilisation locale, d’un nombre important de sociétaires et d’un public fidèle.
Avec 420 sociétaires, l’hippodrome de Méral fait partie des hippodromes français qui disposent d’une importante vie associative.
La fréquentation des réunions est également au rendez-vous. Le nombre de partants reste satisfaisant et les professionnels apprécient l’état de la piste.
« La suppression du galop ne ferait pas simplement disparaître une réunion de courses. Elle remettrait en cause plusieurs années d’investissements, de travaux et de mobilisation locale. »
Un véritable enjeu pour le territoire
L’hippodrome de Méral, ce sont aussi des bénévoles, des sociétaires, des professionnels, des partenaires et des spectateurs.
Chaque réunion fait travailler et vivre de nombreux acteurs locaux et contribue à créer du lien social et une véritable dynamique autour des courses.
« Pourquoi couper la branche qui fonctionne ? Notre hippodrome permet de faire découvrir les courses à de nouveaux passionnés. C’est aussi ce public qui représente l’avenir de la filière. »
Et une question demeure :
❓ Quel bénéfice France Galop attend-il du transfert de ces réunions vers un hippodrome voisin ?
Rien ne garantit que les spectateurs, les bénévoles et les partenaires de Méral se déplaceront vers un autre hippodrome.
Supprimer une réunion, ce n’est pas simplement changer un lieu. C’est prendre le risque de fragiliser tout un écosystème local construit au fil des années.
Didier Dauverné, président de l’hippodrome de Méral, et Bernard Dasras, son adjoint, souhaitent donc une véritable concertation avec les responsables et les acteurs de l’hippodrome avant toute décision définitive.
L’hippodrome de Méral fonctionne.
Ses bénévoles sont mobilisés.
Son public est présent.
Ses sociétaires sont nombreux.
Alors, pourquoi supprimer ce qui fonctionne ?