12/09/2026
[COMMUNIQUÉ OFFICIEL]
Parce que beaucoup de choses ont été dites ces derniers jours, nous vous demandons simplement quelques minutes pour lire ce communiqué jusqu’au bout avant de vous faire votre opinion.
Notre objectif n’est pas d’alimenter une polémique, mais de rétablir les faits, dans leur ordre chronologique, après les nombreuses publications, réactions et interprétations apparues sur les réseaux sociaux.
POURQUOI LE MATCH DEVAIT-IL ÊTRE DÉLOCALISÉ ?
À la suite des travaux de rénovation réalisés cet été, notre terrain de Laroque d’Olmes est temporairement indisponible. Une visite de la Ligue est prévue le 17 septembre 2026 en vue de son homologation.
Après notre qualification au 2ᵉ tour de Coupe de France face au FC Pamiers (R2), nous devions donc trouver rapidement un terrain de repli pour dimanche 30 août.
Notre premier choix s’est naturellement porté sur le stade Éric Spécia de Lavelanet, notre terrain de repli officiel. Malgré l’accord du FCPO, la mairie de Lavelanet nous a indiqué qu’aucune rencontre ne pourrait y être organisée avant le début du championnat du FCPO, notamment afin de préserver la pelouse.
Nous avons également sollicité Villeneuve d’Olmes, sans succès.
Dans les deux cas, nous avons ensuite constaté que d’autres rencontres avaient malgré tout pu être organisées sur ces installations pendant cette période. Nous ne souhaitons accuser personne, mais nous pouvons légitimement exprimer notre incompréhension.
LE PEYRAT : UNE SOLUTION VALIDÉE, PAS UNE DÉCISION PRISE SEULS
Face à cette situation, la municipalité du Peyrat, qui mettait déjà son terrain à notre disposition pour nos entraînements, a immédiatement accepté de nous aider.
Nous souhaitons d’ailleurs la remercier très sincèrement pour sa disponibilité, sa réactivité et sa solidarité dans une période compliquée pour notre club.
Le District, la Ligue et le FC Pamiers ont été informés.
À la suite des réserves émises par le FC Pamiers, un représentant de la Ligue s’est déplacé sur place. Après inspection, la tenue du match au Peyrat a été validée.
C’est un élément essentiel.
Une solution à La Tour du Crieu sur le terrain synthétique nous a ensuite été proposée par le FC Pamiers. Nous ne l’avons pas retenue puisque le terrain du Peyrat venait précisément d’être inspecté et validé par les instances compétentes.
Le FC Laroque d’Olmes n’a donc jamais décidé seul de faire jouer cette rencontre au Peyrat.
CE QUI S’EST PASSÉ LE JOUR DU MATCH
Le jour de la rencontre, après une première inspection, l’arbitre central nous a d’abord été indiqué que le match pourrait se jouer.
Après une nouvelle vérification, l’arbitre central a finalement décidé de ne pas faire disputer la rencontre, considérant le terrain dangereux.
Nous avons pris acte de cette décision, qui relevait de sa responsabilité.
Le District a ensuite suspendu l’utilisation du terrain du Peyrat pour les rencontres officielles et le match a été reporté.
Grâce à l’intervention du District et de la Ligue, le stade Éric Spécia de Lavelanet a finalement pu accueillir la rencontre le dimanche suivant.
Malgré la présence de plusieurs débris liés au feu d’artifice tiré la veille dans l’enceinte du stade, ainsi que des vestiaires laissés dans un état déplorable, que nous avons dû nous-mêmes nettoyer avant la rencontre, le match a pu se dérouler sans difficulté notable.
UNE PHOTO, DES COMMENTAIRES… ET UNE VERSION DES FAITS QUI DISPARAÎT
Après le report, une photographie du terrain du Peyrat, prise plusieurs jours auparavant et sous un angle particulier, a été publiée par le FC Pamiers.
Elle a entraîné de nombreux commentaires, moqueries et accusations envers notre club.
Certains ont même laissé entendre que nous aurions volontairement choisi un terrain inadapté pour obtenir un avantage sportif.
Nous rejetons catégoriquement cette accusation.
Le terrain avait été déclaré aux instances, inspecté et validé avant la rencontre. Ce sont des faits.
Et c’est précisément ici que nous souhaitons appeler chacun à la responsabilité.
Une photo ne raconte pas toujours toute l’histoire.
Une publication ne constitue pas une preuve.
Et des centaines de commentaires ne transforment pas une rumeur en vérité.
LES DERNIERS ÉVÉNEMENTS
Ce jeudi 10 septembre, la mairie de Lavelanet nous a informés de sa décision de ne plus mettre son stade à notre disposition, à la suite d’un différend entre notre entraîneur et le délégué de la rencontre, également membre du FCPO et élu municipal.
Nous nous interrogeons sur les circonstances ayant conduit à cette décision. Si le comportement de notre entraîneur avait été jugé incompatible avec le bon déroulement de la rencontre, les procédures sportives existantes permettaient d’en informer le corps arbitral et de prendre les mesures appropriées. Ainsi que des sanctions prises par la Ligue de Football d’Occitanie après le match aurait eu lieu.
Nous avons également été surpris de lire dans le communiqué de la mairie de Lavelanet qu’elle avait mis son terrain à disposition « avec le sens du devoir envers les deux équipes et la Ligue », alors que les échanges de la semaine précédente avaient été sensiblement différents.
Enfin, jeudi soir, la mairie de Laroque d’Olmes a choisi de publier sur ses réseaux sociaux le courrier de la mairie de Lavelanet, nommant directement notre entraîneur ainsi que le délégué de la rencontre.
Nous regrettons profondément cette exposition publique.
Car derrière les fonctions, les clubs et les écussons, il y a des personnes.
Et lorsqu’une personne est publiquement désignée sur les réseaux sociaux, les conséquences peuvent rapidement dépasser le football : jugements, insultes, attaques personnelles et harcèlement.
NOTRE MESSAGE EST SIMPLE
Nous ne demandons à personne de prendre notre parti.
Nous demandons simplement à chacun de connaître l’ensemble des faits avant de juger.
Les désaccords entre clubs, collectivités ou personnes doivent être réglés par le dialogue et par les voies institutionnelles prévues à cet effet, pas par une exposition publique qui ne fait qu’attiser les tensions.
La diffusion de propos visant à désigner, humilier ou mobiliser un public contre une personne peut également contribuer à un appel à la haine, à la violence ou au harcèlement. Même lorsqu’ils sont publiés en ligne sous forme de commentaires, de partages ou de messages, ces contenus peuvent avoir de graves conséquences humaines et juridiques.
En France, le harcèlement numérique, notamment lorsqu’il est commis de manière répétée ou en meute sur les réseaux sociaux, peut constituer une infraction pénale. Selon les faits, les peines peuvent aller jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, et jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende lorsque la victime est mineure ou particulièrement vulnérable. Les appels à la haine, à la violence ou à la discrimination peuvent également faire l’objet de poursuites pénales, avec des sanctions pouvant atteindre 1 an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, selon leur nature et leur contexte.
Alors, avant de publier : vérifiez.
Avant de partager : renseignez-vous.
Avant d’accuser : écoutez toutes les parties.
Et avant de commenter : rappelez-vous qu’une personne se trouve derrière l’écran.
Le football amateur doit rester un lieu de passion, de compétition, de solidarité et de respect, pas devenir le terrain de campagnes de dénigrement, d’appels à la haine ou de harcèlement numérique.
Notre club continuera à défendre ses joueurs, éducateurs, dirigeants et bénévoles lorsqu’ils seront injustement mis en cause. Il restera également disponible pour échanger avec les clubs, collectivités et institutions concernés, dans un cadre respectueux et constructif.
Nous n’avons pas souhaité répondre dans la précipitation. Nous avons préféré laisser retomber les réactions et remettre les faits dans leur ordre.
Maintenant que chacun dispose de cette chronologie, nous espérons une seule chose : que le football reprenne sa place sur le terrain.
Le Football Club Laroquais