19/09/2026
La force appelle la force.
Quand on utilise la force avec quelqu’un, son réflexe peut être de se contracter et de s’opposer à cette force.
Si quelqu’un m’agrippe très fortement l’épaule, mon premier réflexe sera probablement de chercher à me dégager en utilisant ma propre force.
Avec un cheval, c’est pareil.
Prenons l’exemple du reculer.
J’exerce une pression sur le licol vers le poitrail.
Le cheval ne recule pas.
Mon réflexe peut être d’augmenter la pression.
Mais plus je force, plus le cheval peut se contracter et s’ancrer dans son opposition.
Et jouer au jeu de la force avec un animal de plus de 500 kg… on connaît déjà le gagnant.
Mais il y a autre chose à ne pas oublier : nous savons quelle réponse nous attendons. Le cheval, lui, ne le sait pas, tant qu’il n’a pas appris.
Si je mets une pression sur le licol et que je n’ai jamais appris à mon cheval à céder à cette pression, comment pourrait-il deviner que je lui demande de reculer ? Idem avec la pression des jambes pour avancer, etc…
Avant d’augmenter la force, il faut donc lui apprendre ce que signifie notre demande.
Et surtout, ne pas oublier que l’utilisation de la force va favoriser la contraction.
Or, ce que je recherche dans la réponse de mon cheval, ce n’est pas seulement qu’il fasse ce que je lui demande.
Je recherche de la réactivité, de la légèreté et de la DÉCONTRACTION.
Un cheval peut répondre rapidement et légèrement tout en étant contracté.
Pour moi, ce n’est donc pas encore une bonne réponse.
La question n’est pas seulement : « Est-ce qu’il a répondu ? »
Mais aussi : « Comment a-t-il répondu ? »