02/09/2026
OCC 🏔️ | PLUS QU’UNE COURSE
Il y a parfois des lignes de départ auxquelles on ne pense pas pouvoir être présent quelques jours auparavant. Deux semaines avant l’OCC, j’étais en train de remplir le formulaire pour reporter mon inscription à l’année suivante. La douleur, l’incertitude, les semaines sans vraiment courir… Rien ne laissait penser que je serais finalement à Orsières, avec un dossard sur le ventre.
Alors avant même que le départ soit donné, j’étais reconnaissant. Reconnaissant d’être là, simplement. Reconnaissant d’avoir une chance de prendre ce départ.
Et une fois lancé, je n’ai plus vraiment pensé à tout ça. J’étais dans l’instant présent. Courir, avancer, profiter. Jusqu’à Trient, tout roulait. Les sensations étaient bonnes et je profitais pleinement de ce que j’étais en train de vivre.
Puis le corps a commencé à changer. Cette sensation d’avoir encore un bon moteur, mais une batterie qui se vide beaucoup trop vite. Les doutes sont arrivés et, pendant un moment, j’ai vraiment eu l’impression de ne pas être à ma place sur cette course. Avec encore des kilomètres et des heures devant moi, la ligne d’arrivée à Chamonix paraissait très loin.
Puis, à un moment, quelque chose a changé. Puisque j’étais là, je ne voulais avoir aucun regret. Plus de calcul. Simplement mettre tout ce qu’il restait à l’instant T. Aller chercher chaque coureur devant moi, chaque place, chaque seconde.
Dans cette fin de course, j’ai beaucoup pensé à quelqu’un. Je me suis demandé comment elle aurait abordé ces derniers kilomètres. Et je crois connaître la réponse : sans rien lâcher. Alors moi non plus, je n’ai rien voulu lâché.
Et puis il y a eu Chamonix. Les rues, les encouragements, puis cette arche sur la place du Triangle de l’Amitié.
Et là, tout a lâché.
Des larmes de joie, de soulagement, mais surtout de fierté. La fierté d’avoir été sur cette ligne de départ alors que rien n’était acquis quelques jours auparavant. Et surtout, la fierté d’avoir su me remobiliser quand le corps commençait à dire non.
Deux semaines auparavant, je préparais presque mon report pour l’année suivante.
Et finalement, je passais cette ligne d’arrivée à Chamonix après 6h49’37 d’effort.
Je crois que c’est aussi pour ça que cette ligne d’arrivée restera particulière. 🏔️🕊️
Merci au PC Course pour les encouragements et le suivi pendant la course, avec quelques appels qui faisaient du bien au bon moment. Merci Marine, Martin, Maxime et Hugo. 📞
Merci à Béatrice et Lila de Kiné Élite pour leur suivi.
Merci à François de Cryoterra pour les outils de récupération mis à disposition ces dernières semaines.
Merci à Dorian, Miguel et Alexandre pour le travail de dernière minute, leur aide et leurs conseils qui m’ont permis de mieux comprendre les problématiques de ces dernières semaines.
Et merci, plus largement, à toutes les personnes qui contribuent, de près ou de loin, à ma progression dans ce sport. 🏔️