Camille Schweickhardt

Camille Schweickhardt

Partager

Coach
Prendre soin de soi, des autres & du vivant

Coach business carrière & santé mentale - engagée,
J’accompagne les femmes à conjuguer performance et vitalité pour s’épanouir dans leur travail sans s’épuiser.

à travers trois axes d’accompagnement adaptés à leur rythme et à leurs besoins.

🌿 Réguler ton système nerveux et retrouver vitalité et confiance en toi

🔥 Incarner un leadership authentique et oser prendre ta place professionnellement

26/04/2026

Le camouflage, c’est l’ensemble des stratégies qu’une personne autiste développe pour paraître neurotypique en interaction sociale.

Observer les autres pour imiter leurs codes, préparer ses phrases à l’avance, surveiller son ton, son regard, ses mains. Mais aussi gérer le bruit, la lumière, les odeurs et tout l’environnement, tout en souriant.

Ce que les autres voient : quelqu’un de “normal”, de sociable, qui s’en sort bien.

Ce qui se passe en coulisses : un système nerveux qui absorbe toutes les infos en même temps, en mode survie permanente.

Ce qu’on dit moins souvent :

Ce n’est pas qu’on ne veut pas de lien, c’est que celui ci nous coûte vraiment même quand c’est un bon moment.

Être en relation quand t’es autiste, c’est souvent un engagement réel, presque physique. On se prépare, on s’adapte, on traduit en temps réel des codes qui ne sont pas les nôtres.

C’est maladroit parfois, on rate des signaux, on dit quelque chose au mauvais moment ou avec le mauvais mot.

Mais on est là.

Parce qu’on aime ça être en lien : la conversation qui part loin, la personne qui surprend, le moment où la connexion est vraie et où on n’a plus besoin de faire semblant.

Et malgré tout après ça peut être le shutdown, une réponse automatique du système nerveux qui a atteint sa limite.

On parle moins, les réponses se font plus brève il est temps de disparaître pour se ressourcer.

Mais la fatigue après, c’est pas forcément la preuve qu’on aurait mieux fait de rester chez soi. C’est la preuve qu’on a donné quelque chose de réel et qu’il est temps de se régénérer. Et il n’y a aucune gêne ou honte à avoir pour ce besoin la.

Photos from Camille Schweickhardt's post 23/04/2026

Je profite de ce mois de sensibilisation de l’autisme pour vous partager mes réflexions, mes compréhensions et mon cheminement autour de l’autisme depuis mon diagnostic fin 2025.

On parle souvent des défis. Rarement de ce qu’ils coûtent.

Ce carrousel parle de réalité.

Être autiste, ça coûte cher, sur tous les plans. Et j’ai envie de rendre visible ce qui ne figure sur aucun relevé bancaire.

Et pour toi, quel est le coût qui pèse le plus ?

autisme - autiste - TSA - neuroatypie - neuroatypique - neurodiversité - handicap invisible - sensibilisation

22/04/2026

La Terre n’est pas un décor, une ressource et encore moins un fond d’écran.

Elle est un être.
Vivant.
En relation.
Avec ses propres logiques, ses propres temps, ses propres besoins.

Et pendant des siècles, on nous a appris à vivre sur elle.
À l’arpenter, l’extraire, la gérer.
Comme un territoire à administrer.
Comme un capital à valoriser.

Tiokasin Ghosthorse, musicien et penseur lakota, le dit simplement :
L’humanité doit passer de vivre sur la Terre à vivre avec elle.

Une préposition.
Deux mots.
Un changement de paradigme.
Une cosmogonie nouvelle sur laquelle nous appuyer.

Passer de sur à avec, c’est abandonner la position du dominant.

C’est accepter d’être parmi, c’est reconnaître que l’on a besoin d’arrêter de se croire séparés d’elle et que l’on commence à se voir comme interdépendant.

Et cette bascule-là, elle ne commence pas à l’échelle planétaire.

Elle commence dans le corps.

Vivre « sur » sa santé mentale : la surveiller, l’optimiser, la gérer. Chercher la bonne technique pour rester performant·e malgré tout. Traiter ses émotions comme des signaux à réguler — pas comme des informations à habiter.

Vivre « avec » sa santé mentale : c’est autre chose. C’est écouter ce que l’épuisement dit vraiment. C’est arrêter d’extraire de soi ce qui ne peut pas se régénérer. C’est reconnaître que le corps n’est pas un obstacle à dépasser — il est un interlocuteur.

Prendre soin de la Terre, prendre soin des autres et prendre soin de soi : ce n’est pas une métaphore, c’est vivre avec, et non plus au détriment.

Photos from Camille Schweickhardt's post 15/04/2026

Hey venez on déconstruit ensemble des clichés qui sont de véritables micro-agressions — pour faire grandir une culture du care qui prend soin de la santé mentale de tous.tes.

Depuis que je parle de ma neuroatypie (et notamment du TSA) en dehors de mon cercle intime, j’ai eu droit à des remarques qui, je le sais, ne sont pas malveillantes — mais qui sont blessantes (et pas que pour moi).

Ce type de phrase fait plusieurs choses à la fois, toutes problématiques.

Elle minimise le vécu.
Suppose que la souffrance doit être visible et sévère pour être légitime.
Replace la personne concernée dans la position de devoir justifier son expérience
— exactement ce qui s’est passé toute sa vie sans qu’elle le sache.

« T’as pas l’air autiste » ressemble à un compliment, une façon de rassurer. Mais ce besoin de normalisation est exactement ce dont on cherche à se défaire pour explorer notre propre neuroatypie.

Ce que la phrase révèle : une conception très étroite de l’autisme, ancrée sur des critères de fonctionnement externe (et genré) — appris au prix d’efforts considérables. Elle ignore complètement le coût interne : l’énergie dépensée à masquer, l’épuisement chronique, les années sans compréhension de soi.

L’autisme est reconnu comme un spectre. La gradation « grave / pas grave » n’a pas de sens.

Et ce n’est pas sans conséquences : le su***de des personnes autistes est trois à sept fois supérieure à celle de la population générale. Les femmes autistes sont plus de 13 fois plus susceptibles que les femmes de la population générale de se su***der. Ce sont les conséquences réelles d’une vie entière passée à ne pas être entendue, vue, crue et comprise.
Source : étude Hirvikoski 2016

Je parle de moi — mais je sais aussi que c’est l’opportunité de mettre des mots sur des souffrances réelles, et de réduire le fossé entre personnes neuroatypiques et neurotypiques. Pour qu’on apprenne ensemble à mieux communiquer.

Parce qu’on n’a pas besoin d’être rassuré. On a besoin d’être entendu.



autisme au féminin | TSA adulte

10/04/2026

Il est tentant de reléguer la joie au rang de superficialité - surtout quand on est profondément sensible à ce qui se passe autour de soi, aux tensions, aux injustices, aux déséquilibres du monde.

Et pourtant, choisir la joie aujourd’hui relève d’un acte profondément incarné. C’est revenir habiter son expérience, prendre place dans sa propre vie sans attendre d’y être autorisée.

Dans cette perspective, incarner des valeurs de solidarité et de soin ne consiste pas à s’effacer. Au contraire, cela commence par un refus : celui de laisser les normes extérieures définir notre valeur ou restreindre ce que nous avons le droit de ressentir.

La joie n’est alors ni un luxe ni une récompense. Elle devient une manière d’être en relation — une posture écologique, au sens où elle soutient la vie en soi et autour de soi.

C’est précisément ce que met en lumière la pensée de Joanna Macy : sortir d’une logique de séparation pour réapprendre à se vivre comme partie prenante du vivant. La joie, dans ce cadre, n’est pas un déni des crises, mais une réponse enracinée dans l’interdépendance.

Elle coexiste avec la lucidité.

Une joie durable ne naît pas de l’illusion que tout va bien, elle émerge plutôt de trois ancrages essentiels :

— une relation sensible au vivant, qui nous rappelle que nous appartenons à la Terre

— une capacité à agir en cohérence avec ses valeurs, source de vitalité

— et l’expérience de la communauté, qui nous permet de ne pas porter seules ce qui nous traverse

Créer, jouer, partager depuis cet endroit — non pas pour performer, mais par élan de vie — devient alors un geste profondément politique. C’est rendre visible une manière singulière d’habiter le monde, et, ce faisant, ouvrir un espace où d’autres peuvent à leur tour se reconnaître. Non pas malgré leur singularité, mais grâce à elle.

Photos from Camille Schweickhardt's post 09/04/2026

On m’a longtemps dit que mes difficultés étaient dans ma tête.

Que si je faisais plus d’efforts, si je m’adaptais mieux, si j’apprenais à mieux « gérer » — ça irait.

Ce que personne ne m’a dit, c’est que mon système nerveux faisait exactement ce qu’il était censé faire. Il répondait à un environnement qui n’était pas sûr pour moi.

Ce carrousel, c’est ce que j’aurais voulu lire il y a dix ans.

La sécurité n’est pas une question de volonté. Ce n’est pas non plus une abstraction individuelle. C’est quelque chose d’incarné, de relationnel, d’écologique — et ça change radicalement la façon dont on se comprend, et dont on accompagne.

Swipe, et si tu veux aller plus je t’invite à cliquer en bio pour découvrir l’article complet ↓

Photos from Camille Schweickhardt's post 02/04/2026

On change ensemble.

Aujourd’hui c’est la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme.

Ce n’est pas un appel à la tolérance mais un appel à la compréhension réelle pour défaire le validisme structurelle et reconstruire du commun.

La co-régulation ne fonctionne que si les deux parties habitent le même espace de réalité. Tant que le handicap invisible doit se justifier, cet espace n’existe pas. On change plus quand on se comprend et qu’on s’accepte — pas quand on demande à l’un·e de s’adapter seul·e.

Ce que tu comprends aujourd’hui change ce que tu pourras faire demain. C’est ça, la responsabilisation.

Photos from Camille Schweickhardt's post 01/04/2026

Si tu t’épuises à « tenir » — ou si tu accompagnes des gens qui s’épuisent à tenir — ce compte est fait pour toi.

La souffrance n’est pas un échec personnel. C’est une réponse intelligente à un monde qui isole.

Nos corps ne sont pas faits pour tenir seuls — ils sont biologiquement conçus pour se réguler dans le lien.

C’est la neurobiologie du nerf vague : une présence sûre suffit à faire sortir le système nerveux du mode survie. Et c’est seulement là, depuis un corps régulé, que le psychologique peut vraiment se transformer — que la honte diminue, que la confiance revient, que la créativité et la curiosité redeviennent accessibles.

Ce n’est pas la psychologie qui répare le corps. C’est le corps régulé qui permet au psychologique de se transformer.

Ici, on explore une autre vision du soin — collective, incarnée, ancrée dans la neurobiologie du lien. Pour les personnes en chemin, et pour celles qui les accompagnent. Parce que se rétablir n’a jamais été une affaire solitaire.

27/03/2026

Mémo pour ce week-end 📎

Vendredi soir, la to do est peut être déjà prête.

Courses, cuisine, rangement, sorties, temps avec les enfants, projets, appels… La version surhumaine de toi-même est déjà en route alors que le week end n’a pas encore réellement commencé.

Petite note quand même : ton système nerveux a peut-être prévu autre chose.

Le décalage entre ce qu’on planifie et ce qu’on fait vraiment, ce n’est pas un échec de volonté — c’est souvent le corps qui recalibre.

Qui prend ce que le mental n’avait pas osé mettre sur la liste : du vide, du mou, du rien.

Ce week-end, tu peux faire tout ce que tu as prévu. 🌿

Ou pas.

Et au cas où tu l’oublierais, les deux sont ok.

​​​​​​​​​​​​​​​​

Photos from Camille Schweickhardt's post 25/03/2026

On aime réduire la santé mentale à un problème individuel — à corriger avec du dev perso, de la méditation ou un peu plus de volonté.

Mais la psychologie sociale, l’écopsychologie et des décennies de recherche nous disent autre chose.
On ne vit pas en vase clos. Notre psychisme est traversé par nos conditions de vie, nos relations, nos inégalités, et même par l’état du monde naturel qui nous entoure.

Ce n’est pas une excuse. C’est une réalité scientifique.

Faire peser le soin uniquement sur l’individu, c’est oublier tout ce qui le dépasse — et parfois, lui faire porter une honte qu’il ne mérite pas.

Ce que je propose, c’est autre chose.
💙 Revenir à la sagesse du corps, sans se forcer ni s’abîmer.
💜 Relier l’intime au politique, légitimer les vécus, inclure ce que les structures de pouvoir font à nos vies.
💚 Élargir le soin — à soi, aux autres, au vivant — dans le respect de nos rythmes et de nos limites.

Prendre soin de soi a de la valeur. Mais ça ne suffit pas si on ignore le monde et le contexte dans lequel on vit. 🌍

Swipe pour explorer tout ça. 👉

💬 Et toi, qu’est-ce qui résonne le plus dans cette approche ? Je lis tous vos commentaires.

Vous voulez que votre entreprise soit Gym la plus cotée à Marseille ?

Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.

Emplacement

Adresse


Marseille