Avenue de la Bouvine

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Évoquons nos souvenirs autour du stade des Costières qui, lui aussi, fait partie de l'histoire du NO.

20/04/2026

Août 1991 : quand Zidane marquait aux Costières… et que les Crocos gagnaient !

Semaine "Spécial Nîmes vs Cannes" : J - 6

Nîmes Olympique / AS Cannes : quand Zidane marquait aux Costières… et que les Crocos gagnaient

Avant le choc de ce samedi 25 avril aux Antonins, un souvenir revient forcément dans la mémoire nîmoise. Le 28 août 1991, en Division 1, Nîmes Olympique recevait déjà l’AS Cannes au stade des Costières, devant 16 590 spectateurs. Ce soir-là, les Crocos s’étaient imposés 2-1.
Cette affiche a gardé une place particulière dans l’histoire des deux clubs. Côté cannois, un jeune milieu de terrain commençait à se faire un nom : Zinédine Zidane. Il avait même égalisé à la 40e minute. Mais Nîmes avait eu le dernier mot grâce à Gérard Bernardet, auteur d’un doublé aux 7e et 56e minutes.
Ce souvenir résonne forcément à quelques jours d’un nouveau rendez-vous crucial entre les deux équipes. Cette fois, le décor a changé, avec un match aux Antonins en National 2, mais l’enjeu est immense : Nîmes, dauphin à un point du leader cannois, reçoit un adversaire direct dans la course à l’accession. Plus que jamais, le NO a son destin entre les mains.
Le parallèle est simple et parlant : en 1991, Zidane avait marqué aux Costières, mais Nîmes Olympique avait gagné. Les supporters crocos espèrent voir samedi un scénario du même genre : un stade plein, une grosse ambiance et une victoire nîmoise 2-1 pour continuer à rêver plus grand.
Pour mémoire, le onze nîmois ce soir-là était composé de :
Pérez, Catalano, Ayache, Tittel, Cuciuffo, Vercruysse, Lemoult, Bernardet, Alidra, Garcin et Cissé.
Touron et Meilhac étaient entrés en jeu.
Débrief de cette rencontre et de la J26 de N2 dans le magazine radio (web, podcast,réseaux, FM et DAB+).

26/08/2025

Pour la troisième journée de championnat, le Nîmes Olympique recevra Fréjus Saint-Raphaël ce samedi 30 août.

A quelques jours de la fermeture du mercato d’été et alors que Renaud Ripart est encore libre de tout contrat, comment ne pas se souvenir du premier but en pro inscrit par celui qui est ensuite devenu le meilleur buteur de l’histoire du Stade des Costières ?

C’était le vendredi 13 janvier 2012, contre l’Étoile de Fréjus Saint-Raphaël. Les Crocos s’imposaient 4-1….

01/08/2025

ARRANGEMENTS ENTRE AMIS ET CAMOUFLETS, LE DRÔLE D’ÉTÉ 2014

Alors que Rani Assaf est poussé vers la sortie, rafraîchissons-nous la mémoire et revenons sur le début de notre histoire commune. Une aventure commencée il y a plus de 11 ans avec, déjà, quelques remous et incertitudes lors du mercato d’été.

Au printemps 2014, Jean-Louis Gazeau cède le Nîmes Olympique à un groupe d’investisseurs mené par le sulfureux et bling-bling Jean-Marc Conrad. L’ancien président d’Arles-Avignon est accompagné de trois « sleeping partners » : Rabah Tagmi, Rani Assaf et Serge Kasparian. Afin de s’assurer une visibilité médiatique large et pour compenser la discrétion de ses co-actionnaires, Jean-Marc Conrad profite de la feria pour dévoiler sa première recrue. Le journaliste Jean-Jacques Bourdin est nommé parrain du club.

L’ÉPREUVE DE LA DNCG

Viennent ensuite les premiers mauvais présages. La DNCG rétrograde le club en National, avant de le réintégrer sur le fil en Ligue 2, en seconde instance. Au cours de cet épisode, les supporters apprennent qu’un accord tacite existe entre Rani Assaf et le nouveau président Conrad : la propriété du centre de La Bastide, seul véritable actif du club, doit être transférée à l’actionnaire de l’ombre. Ce projet serait à l’origine du retoquage du budget par la DNCG, qui protège les intérêts des clubs face à la cupidité des actionnaires.

LE PONTET, UN CLUB FRÈRE ?

Pour son premier mercato estival, Jean-Marc Conrad sait qu’il doit se montrer à la hauteur des ambitions affichées. Président d’un club qui vient de frôler la rétrogradation sportive puis administrative, il dit viser le premier tiers du championnat en 2014-2015 et la montée sous trois ans. Alors qu’il annonçait en mai que l’entraineur René Marsiglia et les joueurs cadres seraient conservés, le mois de juin est marqué par les départs coup sur coup du coach, du gardien Cyrille Merville, du capitaine Benoît Poulain et du très prolifique Vincent Gragnic. Parti en vacances au Sénégal, Ousmane Cissokho est prié de ne pas rentrer en France trop vite. Anthony Koura est quant à lui invité à chercher un nouveau club.
En parallèle, les premières recrues proviennent toutes des échelons inférieurs, et en particulier du Pontet, l’autre club que JMC dirige. On retrouve pêlemêle : Romain Elie, Kevin Renaut, Anthony Marin et Anthony Kasparian (fils de l’actionnaire). Pour remplacer Marsiglia, le président des crocos attire José Pasqualetti, mais il ne le laisse pas composer son staff lui-même. Ses adjoints seront Hakim Malek (venu du Pontet) et Jérôme Arpinon. Enfin, le match amical contre le FC Parme est remplacé par une rencontre contre Istres, à la suite de désaccords entre les deux clubs équipés par Erreà. Les supporters commencent à grogner.

UNE OUVERTURE À L’INTERNATIONAL

Pour rassurer, la direction annonce les arrivées de trois joueurs d’expérience : l’Écossais Kris Boyd, l’Espagnol César Arzo et l’Argentin Pedro Joaquín Galván. Le début d’un feuilleton en deux actes. Boyd et Arzo ne poseront jamais un pied à Nîmes, bien que leurs dossiers aient été « bouclés à 90% » d’après Jean-Marc Conrad.
Quant à Galván, il signe un contrat XXL, alors même que la masse salariale du club est encadrée par la DNCG. Midi Libre annonce un salaire mensuel de plus de 20 000 €. Une visite de la Bastide pour l’attaquant et une conférence de presse avec remise du maillot est organisée aux Costières. Mais ce maillot, Galván ne le mouillera jamais… Le joueur arrive en provenance d’un club israélien, et pour homologuer son contrat, la LFP exige entre autres un certificat international de transfert (CIT). Le conflit au Proche-Orient aurait ret**dé son envoi, rendant impossible son transfert dans les temps fixés par le club nîmois. Quelques jours seulement après son arrivée, Pedro Joaquín Galván retourne en Israël. Face à cet échec, Jean-Marc Conrad n’a d’autre choix que de reconnaître : « c’est un camouflet ».
Côté joueurs, c’est une opportunité pour Cissokho et Koura qui se voient offrir la possibilité de réintégrer le groupe professionnel. Et pour les supporters, c'est un premier avertissement sur les errements d’une direction qui ne maîtrise pas tous les codes du football de haut niveau et qui va leur faire vivre une saison galère…

Nîmes Olympique - Girondins de Bordeaux : La billetterie en ligne est ouverte ! - Nîmes Olympique 18/10/2022

Pour une dernière danse...
http://www.nimes-olympique.com/nimes-olympique-girondins-de-bordeaux-la-billetterie-en-ligne-est-ouverte/?fbclid=IwAR3F_Nn75wMMw5uVVU8xLHAnxhiUO4q-4XhHfl2i6X1W4glTzdg_LJQ9cTc

Nîmes Olympique - Girondins de Bordeaux : La billetterie en ligne est ouverte ! - Nîmes Olympique Le samedi 5 novembre à partir de 15h00, les Crocos reçoivent les Girondins de Bordeaux au Stade des Costières dans le cadre de la 14ème journée de Ligue 2 BKT. Pour bénéficier de tarifs réduits sur notre billetterie et d’une place dans le stade réservée pour tous les matchs de la saison,...

23/04/2022

« Quelques minutes de bonheur en plus »

On a coutume de dire qu’un match de football se joue sur 90 minutes. Les habitués des Costières ont depuis bien longtemps compris qu’encourager les joueurs au-delà du temps règlementaire pouvait parfois permettre de vivre des moments de joie indescriptibles. Privés de stade cette saison, il nous est toujours possible de consulter les résultats et de nous réjouir des victoires à l’arrachée du Nîmes Olympique, comme hier soir face à Rodez. L’occasion de se remémorer ces heureux buts inscrits en toute fin de match par nos Crocos.

05/11/2004 : Nîmes 2 - 1 Besançon (M. Verschave, 90+2)

Pour cette troisième saison consécutive en National, Nîmes affiche de nouveau de légitimes ambitions de montée en Ligue 2. La première saison avait été marquée par le choc de la descente et la reprise du club, la deuxième par un recrutement ambitieux, un nouveau coach – Didier Ollé Nicolle –, mais la mayonnaise n'avait pas pris. La saison 2004-2005 voit le Nîmes Olympique évoluer, pour la première fois depuis sa création, sous le statut amateur. Après un début de saison poussif, une reprise s'instaure à compter du mois de septembre. Ce vendredi 5 novembre, Nîmes, en embuscade derrière les trois premières places synonymes de montée, reçoit Besançon, ex-pensionnaire de Ligue 2 et grosse écurie du championnat. Les Bisontins ouvrent le score en début de seconde mi-temps mais le capitaine Cédric Horjak, lui qui était venu au club l'année précédente dans la perspective de jouer en réserve avant de finalement devenir un cadre indiscutable de l'équipe, égalise à la 73e. A la 90e+2, un coup-franc indirect à l'intérieur de la surface est sifflé. C'est Horjak qui s'en charge, en décalant Matthias Verschave qui, au travers d'une forêt de jambes, envoie un ballon à ras-de-terre, au fond des filets du gardien adverse. Nîmes est 4ème du championnat de National, à une portée de fusil des potentiels promus.

08/05/2009 : Nîmes 1-0 Châteauroux (M. Sidibé, 90+2)

Une saison débutée de la plus mauvaise des manières permet pourtant, à quelques matchs de la clôture de l'exercice et ce à la faveur d'un changement d'entraîneur accompagné de recrues bien choisies, d'y croire encore. Le public des Costières ne s'y est pas trompé et ce sont plus de 12 500 Nîmois qui prennent place dans les travées du stade pour une rencontre qui est tout sauf une affiche. Mais l'enjeu est là ! Chose assez insolite, le coup d'envoi fictif du match est donné par Paulo Cesar, footballeur brésilien champion du monde en 1970. C'est un match disputé et ponctué de quelques occasions de part et d'autre (plus tranchantes côté nîmois, avouons-le), mais alors qu'on se dirige vers un match nul qui n'arrangerait pas vraiment les affaires des Crocos, Moussa Sidibé, lancé dans la profondeur côté droit (côté Nord en attaquant vers le pesage Est), parvient dans un style peu académique à propulser le ballon dans les filets de Vincent Fernandez, le portier castelroussin. Le stade exulte, même si la route vers un maintien incroyable (et ayant déjà fait l'objet d'un article sur Avenue de la Bouvine) sera encore semée de nombreuses embûches.

20/03/2015 : Nîmes 3 – 2 Tours (A. Marin, 90+2)

Pour bien comprendre l’importance de ce but, il faut accepter de se replonger dans la douloureuse saison 2014-2015. L’affaire des matchs présumés truqués a débuté début novembre, affectant sérieusement l’image du club et le moral de l’ensemble des nîmois. Mi-mars, la sanction redoutée tombe : Nîmes sera rétrogradé d’une division à l’issue de la saison ! Alors que le club fait appel de la décision, les hommes de Pasqualetti reçoivent Tours devant à peine plus de 5500 spectateurs. C’est un match d’une grande intensité au cours duquel les deux équipes se rendent coup sur coup. Dans le dernier quart d’heure, les locaux sont cependant menés. Loin d’abdiquer, ils peuvent compter sur le soutien de leurs plus fidèles supporters qui assurent une chaude ambiance malgré l’affluence. Après l’égalisation de Maoulida à la 79e minute, le but de la victoire est l’œuvre d’Anthony Marin à la 90e minute +2. Une puissante tête redonne un peu de joie à tout le monde. Et si Nîmes allait chercher le podium synonyme de… maintien ?

27/11/2015 Nîmes-Tours (F. Tchenkoua, 90+2)

Nîmes ayant fait appel auprès de la FFF, l’équipe est finalement maintenue en Ligue 2, mais devra débuter avec une pénalité de 8 points. Après un début de saison difficile, José Pasqualetti démissionne de son poste d’entraîneur. Bernard Blaquart, alors directeur du centre de formation, est nommé à sa place. Deux matchs plus t**d, dans un contexte de deuil suite aux attentats du 13 novembre, Blaquart retrouve son ancien club pour ce qui deviendra un des matchs les plus mythiques du renouveau nîmois.
Après un but tourangeau à la 16e minute, Nîmes est mené et ne semble pas capable de revenir. Le fil du match va basculer avec l’entrée de Fabien Tchenkoua à la 74e minute. Dix minutes plus t**d, il inscrit le but égalisateur. L’espoir de la victoire commence à s’immiscer et le match s’emballe. Dans le temps additionnel, à la 92e minute, Tchenkoua décoche une frappe surpuissante de l’extérieur de la surface, qui permet aux Nîmois de l’emporter une deuxième année d’affilée dans le money time face à Tours. De quoi se redonner de l’espoir dans l’infernale course au maintien…

22/02/2016 : Nîmes 2 –1 Metz (O. Cissokho, 90+2)

La saison des -8 points, ou plutôt … LA saison ! Celle du maintien historique, des débuts de Bernard Blaquart, de la remontée fantastique du NO vers l’élite du football français. En somme, l’an 0 du renouveau nîmois. Une saison que l’on ne peut évoquer sans penser à ce Nîmes Olympique – FC Metz du 22 février 2016. Ce lundi soir-là, plus de 10.000 supporters s’entassent dans les tribunes nîmoises. En parcage, les ultras messins affichent encore un énorme sourire suite à leur victoire sur le fil dans le derby lorrain la semaine précédente. Pour l’occasion ils sortent même une banderole « je t’aime comme un but de Métanire à la 91e ». Les Crocos ont quant à eux débuté l’année 2016 tambours battants : seize points pris sur les vingt-et-un possibles, l’impossible maintien commence à être envisagé. Mais allons tout de suite à la 90e minute +2. Alors que Nîmes est sur le point de prendre un satisfaisant point du nul contre un prétendant à la montée, Ousmane Cissokho décoche une frappe flottante depuis l’extérieur de la surface. Celle-ci termine sa course au fond des filets et Michel saute sur le grillage de l’Est pour fêter le but avec les Gladiators. En bord terrain, c’est l’euphorie et les caméras saisissent l’inoubliable image du Président Perdrier, rouge de bonheur, s’effondrant sur la pelouse. Tout Nîmes vient de comprendre que le maintien ne peut plus échapper à ce formidable groupe.

03/03/2018 Nîmes 2 –1 Paris FC (R. Ripart, 90+1)

Encore un match électrique. Cette fois-ci, Nîmes fait partie des cadors du championnat et se classe à la deuxième place. Son adversaire du jour rêve également de monter, il n’est qu’à trois points derrière. Le match commence très mal, Teji Savanier rate un penalty (le seul raté de sa carrière nîmoise ?). Comble de malchance, la défense nîmoise commet des erreurs de débutants, permettant à Paris d’ouvrir la marque dès le retour des vestiaires. Mais les nîmois ont un mental solide et recollent au score par Bozok à la 67e minute. Les 10.500 spectateurs doivent ensuite s’armer de patience pour voir Nîmes s’imposer. Le but de la victoire arrive sur corner, d’une tête rageuse de Renaud Ripart. On joue la 90e minute +1 et le parfum de la Ligue 1 commence à se sentir au stade des Costières…

Revoir les résumés vidéos :
1.
2. https://youtu.be/bRwUb_GZuWk
3. https://youtu.be/c8RPjhWA4nY
4. https://youtu.be/rwjHe5B5Nsk
5. https://youtu.be/z-1zkEJBCHo
6. https://youtu.be/iNfI1fo2rQU

05/04/2022

=== LA COUPE D'EUROPE AUX COSTIÈRES ===

Les nîmois souhaitant assister à un match de Coupe d’Europe pourront ce soir se garer sur le parking du Stade des Costières. Ils devront en revanche tourner le dos au terrain de foot afin de passer sous l’obscur tunnel qui mène jusqu’à la salle du Parnasse… L’occasion de se souvenir que l’antre des Crocodiles a aussi accueilli des rencontres européennes. C’était en 1996-1997, en Coupe des Vainqueurs de Coupes.

Finalistes de la Coupe de France la saison précédente, les nîmois s’étaient inclinés face au champion de D1, l’AJ Auxerre. Le club bourguignon étant déjà qualifié en Ligue des Champions, Nîmes fut donc propulsé sur la scène européenne. Une situation cocasse, puisque les Crocos évoluaient alors en 3ème division française. Cette participation alimenta d’ailleurs les débats nationaux pendant une bonne partie de l’été. Les clubs habitués à la Coupe d’Europe, au lieu de se questionner sur leurs mauvais résultats, préférèrent remettre en cause la légitimité de cette qualification. Néanmoins, la loi du sport étant claire, Nîmes Olympique allait devenir le premier club de troisième division à prendre part à une coupe continentale.

L’entrée des nîmois en Coupe des Coupes eut lieu à l’heure de la Pégoulade des Vendanges, le jeudi 12 septembre 1996, face au Kispest Honvéd de Budapest. Diffusée sur Canal+, la rencontre n’attira que 8000 spectateurs. Le prix des places pour ce match allait de 70 francs (environ 15 euros) à 250 francs (environ 50 euros). Un maillot spécial fut conçu pour l’occasion, orné d’un crocodile vert en son centre. Le sponsor était également différent de l’habituel Cacharel. Il fut remplacé par le nom de la société informatique iCL, qui déboursa 120 000 francs pour s’afficher au cours des deux matchs contre Budapest (environ 25 000 euros). Les nîmois l’emportèrent 3 à 1 grâce à des buts de Jeunechamp, Préget et Di Fraya. Au match retour en Hongrie, les nîmois se qualifièrent pour le tour suivant grâce à une victoire 2 buts à 1.

En huitièmes de finale, nos Rouges et Blancs eurent le plaisir d’accueillir un géant du football scandinave - l’AIK Solna de Stockholm. Un club notamment soutenu par Lennart Johansson, président de l’UEFA à cette époque-là. La rencontre aux Costières se déroula cette fois devant plus de 16000 spectateurs, dont 200 supporters suédois venus en bus. Les nîmois ne purent rééditer l’exploit du mois de septembre. Après seulement 12 minutes de jeu, les joueurs de l’AIK menaient déjà 2 buts à 0. Seul le but de Fidani, formé au club et âgé d’à peine 18 ans, qui jouait là son premier match en pro, vint sauver l’honneur des gardois. Malgré le score de 3 buts à 1 pour les visiteurs, le public des Costières félicita les joueurs nîmois pour leur beau parcours et leur hargne. Ils venaient de prouver que les procès d’intention vécus avant leur entrée en lice dans la compétition n’avaient pas lieu d’être. Au match retour en Suède, Nîmes s’imposa 1-0 mais fut donc, sans surprise, éliminé.

Après cette aventure brève mais rafraichissante, le nouveau mot d’ordre était alors : en route vers la remontée en D2 !

Photos from Avenue de la Bouvine's post 26/01/2022

=== LES RETOURS GAGNANTS (OU PAS !) AUX COSTIÈRES ===

Alors que Nicolas Benezet s’entraîne à La Bastide depuis deux semaines, alimentant les discussions autour d'un potentiel retour, revenons sur les cas de joueurs du Nîmes Olympique ayant connu le club (et plus particulièrement le stade des Costières) à plusieurs reprises dans leur carrière. Ces come-backs ne sont pas si fréquents, ni toujours heureux, mais ils n'en restent pas moins marquants. Sans prétendre atteindre une exhaustivité encyclopédique, nous vous proposons de vous remémorer avec nous certains cas emblématiques.

Le premier ex-croco à fouler la pelouse des Costières à l’occasion d’un retour au N.O. est l’argentin Jorge Dominguez : il aura connu la saison de l’inauguration du stade et, après un interlude d’une saison du côté de Tours, le goleador participe activement à la remontée en 1990-91, en étant notamment l’auteur d’un but mémorable au stade Bernard-Bardin d’Istres, envahi de supporters nîmois pour l’occasion.

En première division, Nîmes enregistre à l’été 1992 le retour de l’arrière latéral Franck Lucchesi, qui avait débuté en professionnel sous les couleurs rouges et blanches au stade Jean-Bouin. Ce combattant, défenseur de devoir, dur sur l’homme et au remarquable état d’esprit, ne pourra à lui seul empêcher une première descente, puis une seconde en 1994-95, saison catastrophe à l’occasion de laquelle il se demeura constamment un cadre d’une équipe sans cesse remaniée, avec 3 entraineurs, des joueurs licenciés et le lancement de nombreux jeunes issus du centre de formation. Il fut à cette occasion l’un des rares à surnager au milieu d’un naufrage qui laissa des traces pour longtemps.

Autre retour d’un fils prodigue, celui de Christian Perez en 1995-96. Tout au long de l’épopée en coupe de France, il fut l’un des seuls joueurs vraiment connus des journalistes au niveau national et pour cause, 22 sélections en équipe de France, ce n’est pas rien. En championnat et malgré son expérience du haut niveau et du professionnalisme, les choses furent plus difficiles et Nîmes ne dut son salut qu’à la rétrogradation administrative de Valenciennes et à un obscur point de règlement aujourd’hui disparu, qui prévoyait dans pareille situation un repêchage de l’un des deux 16èmes des deux poules, en choisissant le club qui disposait de la plus grande ancienneté.

Avec le retour en deuxième division en 1997-98, c’est Fauzi Alidra qui revient aux Costières après un exil de 5 années en terre cévenole. Il restera deux saisons dans son club formateur, avant de prendre sa retraite. Ce milieu de terrain de petit gabarit a, par rapport à d’autres joueurs cités précédemment, la particularité d’avoir débuté son parcours nîmois aux Costières et de l’avoir terminé sur cette même pelouse.

On remonte un peu plus loin dans le temps : à l’orée de la saison 2002-03, alors que le Nîmes Olympique est dans l’incertitude la plus totale, c’est Gilles Leclerc, déjà au club dix ans plus tôt en 1992-93, qui embarque sur le bateau croco. Un bateau qui tanguait beaucoup, dirigé par un président-fantôme, dans une ambiance d’incertitude (on se rappellera à cet égard du long feuilleton de l’été, avec la rétrogradation de Nice en National par la DNCG, qui nous a longtemps fait croire au repêchage en D2) et qui peinait à constituer une équipe en début de saison (certains joueurs présentées comme des recrues - Arnaud Marguerite, Stéphane Beyrac - ne signant finalement pas, tandis que d’autres pressentis pour rester avaient finalement quitté le club pour d’autres horizons plus cléments – Franck Rizzetto ou Christophe Borbiconi). Gilles Leclerc, qui exploite aujourd’hui un vignoble du côté de Laudun, aura apporté son expérience au sein d’une défense particulièrement perméable, dans un championnat difficile et rugueux, où être un club huppé ne garantit rien, bien au contraire.

L’année suivante, Gilles Leclerc ayant pris sa retraite, c’est Frédéric Arpinon qui lui emboîte le pas en signant à l’automne pour renforcer un effectif taillé pour la montée mais dans lequel la mayonnaise avait du mal à prendre. Après avoir disputé une dizaine de matchs, il prendra sa retraite et quittera le club avant la fin de saison.

Autre retour notable, celui de Johnny Ecker en 2006-2007. Le début de saison sera spectaculaire, avec notamment 4 victoires à l’occasion des 4 premiers matchs, et la défense alignant notamment Ecker, l’ancien montpelliérain et bordelais Hervé Alicarte, ainsi que le longiligne Christophe Dussart, se montrera intraitable. Toutefois, l’objectif de montée ne sera pas atteint et, en coulisses, des remous agiteront le club dès les mois de septembre/octobre avec une divergence de vues entre le président Jean-Louis Gazeau et Michel Mézy, revenu au club comme administrateur bénévole, ce qui entraînera le départ de ce dernier pour Montpellier (où il connaîtra un titre de champion de France en étant conseiller du président six ans plus t**d). La deuxième saison de Johnny au club sera plus délicate, en délicatesse sur le plan physique et ne rentrant pas dans les plans du manager Philippe Goursat.

Sur une note plus joyeuse, évoquons non pas le dernier retour mais sans doute l’un de ceux qui ont débouché sur une situation inattendue, celui de Mohamed Benyachou. Le latéral formé au club croco et ayant débuté sa carrière senior en 1996-1997 (il fut de la victoire en Suède face à l’AIK Solna en 1/8e de finale de coupe d’Europe des Vainqueurs de coupe !) revient au bercail en 2007-2008, pour jouer en réserve. Il fera quelques apparitions en équipe première et après plusieurs saisons en réserve, c’est en 2010-2011, en Ligue 2, qu’on le voit réapparaître pour une quinzaine de matchs dont dix titularisations, suite à des blessures et à des indisponibilités. Il fera mieux que se défendre et prendra sa retraite sportive sans parvenir à maintenir le club en L2.

Autre enfant de Nîmes, Adil Hermach aura connu le stade de France avec les U19 en 2004. Une formidable épopée jusqu’en finale de coupe Gambardella qui attirera l’œil du très huppé centre de formation de Lens. La même année, Nîmes perdra le statut pro et ne pourra conserver ses pépites, Hermach s’envolera pour le Pas-de-Calais sans avoir eu l’occasion d’endosser le maillot de l’équipe fanion. En 2015, à l’aube de ses 29 ans, il toquera à la porte de son club de cœur. Souhaitant revenir pour passer du temps avec son père malade, il deviendra le plus petit salaire de l’effectif professionnel. Pourtant, l’aventure tournera court. Après seulement six mois et dix bouts de matchs disputés, Hermach quittera Nîmes, attiré par un nouveau gros contrat au Moyen-Orient.

L’année précédente aura été marquée par le très séduisant prêt de Panagiotis Vlachodimos, en provenance de l’Olympiakos. En seulement quelques mois dans la cité des Antonins, les passements de jambes et la vitesse de l’ailier gauche séduiront les habitués des Costières. Il ne sera pourtant pas enrôlé la saison suivante et se retrouvera sans club pour six mois, avant de signer dans l’autre grand club grec : le Pana ! L’aventure chez les verts sera de courte durée et le joueur, de nouveau libre, sera réclamé sur les réseaux sociaux par les fans des crocos. L’espoir grec reviendra pour deux ans, mais ne sera que très peu utilisé par le coach Blaquart, qui dénoncera publiquement son manque d’efforts dans l’apprentissage du français. Ne confirmant pas ses fulgurances déjà vues, il oscillera deux saisons entre le banc de l’équipe une et l’équipe réserve, avant d’être poussé vers la sortie.

Enfin, il nous est impossible de clôturer cet extrait sans une pensée pour le retour avorté de Gauthier Gallon, qui garda les cages nîmoises lors de la saison 2016-2017. Après un bref passage à Orléans, il sera rappelé par son club formateur en juin 2019. Alors qu’un contrat de 3 ans était signé et que le portier était sur le point de reprendre le chemin de la Bastide, le club fit machine arrière et résilia son contrat, afin d’accueillir Paul Bernardoni en prêt. Après cette mésaventure, Gallon signera à Troyes et connaitra les joies d’une montée, en étant sacré meilleur gardien de Ligue 2 en 2020-2021.

Pour l’avenir et pour rêver des prochains retours, des noms viennent bien entendu en tête, comme ceux de Benoît Poulain ou de Renaud Ripart. Espérons que nous aurons l’occasion de revoir d’autres joueurs ayant marqué le club sous nos couleurs !

Photos from Avenue de la Bouvine's post 30/10/2020

=== LES DIFFÉRENTES UTILISATIONS DU STADE DES COSTIÈRES ===

Le stade des Costières est l'antre du Nîmes Olympique. Pour autant, d'autres clubs, équipes ou encore d'autres sports l'ont ponctuellement investi. Nous vous proposons une petite rétrospective qui n'a pas prétention à l'exhaustivité.

Il y eut, bien sûr, l'inauguration officielle le 15 février 1989 avec ce premier match opposant l'équipe de France A' à son équivalent des Pays-Bas (1-0, but de Xuereb à la 17e minute). Mais le stade des Costières, alors flambant neuf, n'allait pas t**der à attirer l'attention de nos amis du ballon ovale, comme en témoignent de très nombreuses utilisations pour les phases finales du championnat, la finale du Challenge du Manoir en 1997 (1) ou encore la finale de PRO D2 en 2001 (2).

La Fédération française de rugby, bien contente de disposer d'un stade qui était alors considéré comme moderne et situé à une relative équidistance entre deux clubs, n'hésitait pas à l'utiliser pour héberger des quarts de finale ou des demi-finales. Ce fut d'abord un 1/4 de finale Toulon/Béziers (19-12) au printemps 1989, puis la saison suivante un match Toulon/Agen (0-6) (3). D'autres suivirent : un quart Grenoble/Dax (22-21) (4) en 1992 ; un autre quart Grenoble/Agen (15-11) (5) en 1994, une demie Grenoble/Montferrand (6) la même année.

L'un des derniers épisodes rugby, outre la finale de PRO D2, fut l'impressionnante invasion des supporters de l'USAP pour une demi-finale contre Colomiers en 1998 (7) : le pesage ouest était rempli, son parking transformé en barbecue géant.

Revenons-donc à nos moutons et à notre premier amour : le ballon rond. Oui, d'autres équipes que le Nîmes Olympique ont élu domicile aux Costières, l'espace d'un match, de plusieurs voire d'une demi-saison. Difficile d'oublier le France/Grèce glacial (8) de 1996 qui avait vu 23454 personnes (officiellement !) se masser dans les tribunes des Costières.

Marseille avait également disputé un match amical devant à peine 3000 spectateurs (9) aux Costières en mars 2001, une saison compliquée pour nos voisins dont les supporters qui occupaient la tribune est, comme l'illustre l'une des photos ci-dessous, s'étaient placés du côté opposé à l'emplacement habituel des "Gladiators". En novembre 2002, les Olympiens étaient de retour à l'occasion d'un match de solidarité (10) contre une sélection de l'équipe de France 1998.

Malgré les performances sportives décevantes du Nîmes Olympique, le stade des Costières retint toutefois l'attention de la LFP et du FC Istres lorsque ce dernier, récent promu en Ligue 1, était à la recherche d'un stade. L'épopée istréenne fut, pour les Nîmois à qui la première division manquait, l'occasion de voir des matchs à moindre frais tant l'affluence était médiocre. Le plus gros match d'Istres, contre Marseille un samedi à 17h, ne rassembla ainsi que 13614 spectateurs payants (11) dont un pesage ouest (près de 4000 places) totalement rempli de supporters marseillais. A titre de comparaison, Nîmes Olympique allait remplir son stade quelques mois plus t**d, un mercredi après-midi, pour un quart de finale de coupe de France contre Sochaux...

Autre pensionnaire des Costières : le sporting club de Bastia ! Le club insulaire disputa en effet deux matchs de L2 aux Costières lors de la saison 2005-06 (12), suite à la suspension du stade Armand Cesari : un nul 1-1 face au Havre, puis une cinglante défaite 1-4 contre Châteauroux pour le dernier match de la saison.

D'autres exemples ? Des projets avortés peut-être, comme lors de la saison 2012-2013, où l'OM voulut jouer un match d'Europa League aux Costières. Un désir motivé par l'indisponibilité du Stade Vélodrome en raison des travaux de rénovation pré-Euro2016 (13). Finalement, la rencontre eut lieu au stade Parsemain de Fos-sur-Mer. Il y eut également cette possibilité que Montpellier, suite à l'inondation subie par le stade de la Mosson, joue ses matchs aux Costières. Nous étions en 2014 (14) et c'est l'une des dernières sollicitations extérieures qu'allait connaître le stade des Costières. On le dit aujourd'hui dépassé et voué aux gémonies.

(1) https://www.youtube.com/watch?v=wmIhhl9GWA4
(2) : https://www.youtube.com/watch?v=iYg8t4BP1xw
(3) : https://www.dailymotion.com/video/x3hr8p
(4) : https://www.youtube.com/watch?v=8Q3vwb4NRMM
(5) : https://www.youtube.com/watch?v=BBHe0xwxMqs
(6) : https://www.youtube.com/watch?v=eduoPp66Gj0
(7) : https://www.youtube.com/watch?v=3bJOqNUIfHI
(8) : https://www.youtube.com/watch?v=H369b9nWm4I
(9) : https://www.om1899.com/amicaux-rencontres.php?saison=2000
(10) : https://www.nouvelobs.com/sport/20021105.OBS2317/match-om-france-98-pour-les-sinistres.html
(11) : https://racingstub.com/games/3722/
(12) : https://www.corsefootball.fr/scb/historique/2005-2006-retour/
(13) : https://www.foot01.com/coupe-d-europe/le-velodrome-inapte-pour-le-premier-match-europeen-de-l-om,89209
(14) : https://www.midilibre.fr/2014/10/09/foot-sur-facebook-les-ultras-nimois-ne-veulent-pas-de-montpellier-aux-costieres,1063479.php

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