La Commune de Chantenay

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Photos from La Commune de Chantenay's post 14/03/2026

Projet dans le bas-chantenay:
6500m² de bureaux en bord de Loire à la place du zone laser et du CO².
On a tellement besoin de bureaux ici, que juste en face, on ne compte plus les panneaux qui cherchent des occupants pour ceux déjà construits.

30/05/2025
11/03/2025

Il y a trop de fantômes dans les placards du musée:
Retour sur une conférence et un dossier de presse.

Et voilà qu'il y a quelques jours le projet de grand musée Verne / Cité des Imaginaires revient à nous à l'occasion d'une conférence de presse, ressemblant assez, à une bonne farce culturo-métropolitaine. Le dossier de presse pavé de belles intentions, humanistes concède que l'oeuvre de Verne serait bel et bien « teintée de colonialisme ». C'est une (mauvaise) blague ou alors un kolossal euphémisme, tant le colonialisme et le racisme systémique de Jules sont aujourd'hui reconnus et bien documentés. C'est aussi et plus gravement une offense de plus faite aux personnes racisées, qui subissent au jour le jour et dans leurs corps une domination blanche qui n'est teintée de rien du tout. Si donc un certain colonialisme au passé, soft et de bon aloi ne semble pas déranger plus que ça les concepteureuses du musée, la violence raciale, elle, continue de s'exercer brutalement dans la ville à travers les fréquents contrôles de police au faciès ou bientôt la construction d'un centre d'enfermement dit administratif.

Mais le dossier de presse est surtout remarquable par tout ce qu'il s'obstine et réussit à passer sous silence. Une fois encore, à l'occasion d'un grand projet structurant en bord de Loire, Nantes ville héritière du commerce triangulaire se refuse à admettre et même à simplement évoquer son histoire coloniale. D'emblée, le musée est placé dans un ailleurs, à l'abri des enjeux sociaux, raciaux ou de genre. Mais dans la vraie vie, aucune institution culturelle, aucun musée à Nantes ou ailleurs ne peut aujourd'hui échapper à la question de sa décolonisation. Encore faudrait-il se poser un tout petit peu les bonnes questions, y compris celles qui paraissent triviales.

Comment prétendre « ouvrir l'avenir », si les imaginaires alternatifs existants et bien vivants, ceux des zones à défendre, mais aussi ceux nombreux portés par les afrodescendant·es n'ont aucun droit de cité.
Qu'en est-il d'un (minimum) de diversité ethnique dans les équipes d'architectes et de scénographes et de paysagistes élus.es ?

Qui, quelles diversités, quelles minorités, quels collectifs habitants sont invité·es à la fabrique du musée ?
Et qui une fois les lumières éteintes, nettoie et gardienne ?
À défaut d'envisager sérieusement ces questionnements élémentaires, le futur musée restera une (belle) effigie par laquelle la métropole s'autocélèbre ou pour le dire avec Françoise Vergès un bâtiment témoin de « l'innocence blanche »

Photos from La Commune de Chantenay's post 06/12/2024

Encore plus mieux bien, le jardin. Surtout depuis qu'on a arraché la plupart des arbres et qu'on coule des couches de béton pour faire des bassins.

18/11/2024

Carrière misery, suite:
La mangrove vue par Nantes Métropole

Signez la pétition 16/10/2024

Pétition des Amis et Riverains de la Beaujoire
Beaujoire

Stop à la betonnisation de Nantes et du Champ de Manœuvres, situé au nord-est de Nantes, près du quartier de Saint Joseph de Porterie, qui est bien plus qu'un simple terrain militaire désaffecté.
Ce site exceptionnel est aujourd'hui menacé par un projet d'urbanisation qui prévoit la construction de 1800 logements. Si rien n'est fait, le Champ de Manœuvres sera irrémédiablement défiguré.

Aujourd'hui : déjà quelques immeubles ont été construits au sud du site. Quelques beaux arbres ont été conservés en potiches paysagères.

Demain : d'autres immeubles, des tours, des routes, un nouveau boulevard pour désengorger la route de Carquefou. Tout sera morcelé, découpé, bruyant, illuminé ; et puis vite trop petit; il faudra alors prévoir là un nouveau gymnase, ici une salle polyvalente et voilà le sort scellé des vieux chênes et de la verdure.

Signez la pétition Stop à la bétonisation de Nantes : préservons le bois du champ de manœuvres !

14/10/2024

La nature vue par Nantes Métropole

23/05/2024

🌳 DES ARBRES EN POTS POUR LA PLACE DU COMMERCE

- Le Greenwashing le plus pitoyable de l'année -

Si vous avez déjà eu l'occasion de feuilleter notre livre "Nantes, ville révoltée", vous aurez compris qu'au cours du vingtième siècle la ville de Nantes a été triplement défigurée. Par les comblement de la Loire et l'Erdre d'abord, par les bombardements de la seconde guerre mondiale ensuite, et par l'urbanisme socialiste enfin. Toujours aux mains du PS de Johanna Rolland, la ville continue d'être la proie d'un urbanisme du flicage et du greenwashing. Exemple ces derniers jours avec la nouvelle Place du Commerce remastérisée.

🟢 Le projet : faire place nette

Le projet de nouvelle Place du Commerce prétend avoir pour but d'améliorer la qualité de vie des nantaises et nantais. Mais la qualité de vie, pour le Parti Socialiste de Johanna Rolland, ça veut dire une place vide, conceptuelle, terne et minérale. Des caméras partout, quelques fontaines en forme de cercueils, aucun abri pour y stationner : la place ne doit être qu'un lieu de passage, un organe de régulation des flux. Dans la tête des édiles, on ne fait pas société, on fuit le contact social vu comme un potentiel danger, surtout quand la ville subit les paniques sécuritaires de l'extrême droite qui imagine Nantes comme "plus dangereuse que Bogotá", selon la chaîne Cnews.

🟢 La contestation ignorée

Dès le rendu du projet, les critiques sont nombreuses, notamment dans le camps des militant-es écologistes. Les vrai-es écolos, pas les carriéristes d'EELV qui siègent à la mairie. L'urbanisme socialiste est depuis longtemps connu pour être une arnaque sans nom, de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes aux arbres "connectés" et métalliques pour remplacer les vrais arbres vivants. Les environs de la place du Commerce avaient d'ailleurs déjà été défigurés par le passé, notamment par la construction d'une énième enseigne commerciale à la place d'une fontaine entourée d'arbres.

Dans les médias dominants, pourtant, c'est la joie : la nouvelle Place du Commerce sera inaugurée en grande pompe, l'ancienne station de bus remplacée par "des promenades végétales" écrit Ouest-France. Toute critique est rendue inaudible.

Lors de l'inauguration, quelques trublions viennent tout de même gâcher la fête et demander à Johanna Rolland où sont passés les arbres sur cette place minérale, aussi sécuritaire qu'austère. Réaction : la police municipale déboule illico pour faire taire les voix qui s'opposent à la bonne humeur unanime. La mairie n'a pas payé des millions d'euros en communication et stands de découverte pour que les gens tirent la gu**le.

🟢 Le résultat

À l'usage pourtant, la place est vivement critiquée pour les usagers et usagères. Désespérément vide, l'objectif de la mairie est tristement rempli : les gens passent mais ne s'y arrêtent pas. Sous l'œil inquiétant des caméras de surveillance et des policiers qui y stationnent en permanence, les gens se dépêchent de traverser ce désert urbain, évitant les petits dénivelés invisibles sur ce granit grisâtre.

On trouvait autrefois un fleuriste, véritable institution nantaise, qui était situé au cœur de la place et qui rythmait la vie du lieu. Le magasin plein de verdure a désormais disparu au profit d'un immense cube gris et métallique servant d'entrée pour le parking souterrain. Le cauchemar saute aux yeux de la population se plaignant de plus en plus ouvertement de l'aménagement atroce. Pire, les inquiétudes sécuritaires sont toujours aussi vives, la nouvelle place ne remplit même pas ce rôle qui était pourtant l'essentiel du projet de Johanna Rolland. Quand on crée des zones urbaines sans vie, sans liens, c'est précisément le terreau de la violence. Les urbanistes le savent depuis plus de 60 ans.

🟢 Démocratie rétro-participative

Face aux critiques, un an plus t**d, la maire de Nantes rétropédale et, dans un article dont seuls les pires chiens de garde ont le secret, annonce que la place sera à nouveau modifiée. C'est une sorte de démocratie participative, mais avec un an de ret**d. Une démocratie rétro-participative, qui donne encore le beau rôle à l'édile nantaise alors qu'elle est la première responsable du désastre. Ouest-France n'est pas un journal, c'est un bulletin municipal.

🟢 Bonus : le foutage de gu**le

Depuis cette semaine, la place a donc été verdie de nouveau. Des arbres y ont été installés afin de contenter les nantais-es, qui pourront bénéficier d'un peu d'ombre pendant l'été qui arrive. Sauf que... le pitoyable greenwashing n'a pas dû coûter trop cher. À peine quelques arbres dans des pots scellés au-dessus du granit, trois bacs à fleurs de jardin : une misère ... temporaire ?

Avec Johanna Rolland, la ville continue d'être défigurée. Quand est-ce qu'on enterre le PS pour de bon ?

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Sources :

- https://contre-attaque.net/2023/04/23/25-millions-deuros-pour-poser-des-cercueils-et-enlever-des-arbres-au-coeur-de-nantes/

- https://contre-attaque.net/2023/05/14/nantes-inauguration-de-la-place-du-commerce-aux-arbres-citoyen/

- https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/la-metamorphose-de-la-place-commerce-a-nantes-se-fetera-en-grande-pompe-le-premier-week-end-d-avril-222dd760-b2a9-11ed-9424-745bc29e29f2

- https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/a-nantes-pour-les-habitants-la-place-du-commerce-a-besoin-de-verdure-et-darbres-d355fd7c-eb99-11ee-9706-81db63ab310d

Photos from La Commune de Chantenay's post 17/05/2024

Retour sur notre action d'hier

15/05/2024

Info:
Demain 16 Mai à 14h15 en salle de l'Erdre, Nantes Métropole communiquera le nom de l'agence choisie par elle pour réaliser le grand musée verne / cité des imaginaires dans l'immeuble CAP 44. Cela dans le cadre d'un projet plus vaste de reconfiguration complète du quartier du Bas Chantenay au service de l'industrie du tourisme et des promoteurs. Occasion pour le collectif d'habitant.es la commune de Chantenay de redire dans le texte joint ici son opposition résolu à ce projet toxique, couteux, anti écologique résultat de la métropolisation que nous subissons toustes. Mais jusqu'à quand ?

Le Grand Musée Jules Verne - Cité des Imaginaires
un projet toxique, coûteux, destructeur du vivant et de lien social
Bas-Chantenay : zone touristique, ville inhabitable
Nous, habitant.es de Chantenay nous nous sommes en opposition à l'arbre aux hérons et en résistance à la mise
en exploitation touristique du quartier dans le cadre d'un projet d'améagement. Ce parc d'attraction abandonné, les aménageureuses ont rapidement dégainé un autre programme qui autant que la précédent met en cause les façons dont nous entendons habiter la ville.
BAS-CHANTENAY le VISAGE « VERNIEN » de la METROPOLISATION
L'arbre aux hérons passé aux oubliettes, l'aménagement ne lâche rien, et entend bien marquer son territoire par un geste fort : un musée Jules Verne XXL dans l'immeuble Cap44. En communiquant le 16 mai le nom des architectes chargés du projet, Nantes Métropole dévoile une pièce maîtresse d'un vaste projet urbain
particulièrement toxique, coûteux, destructeur du tissu du vivant et de lien social.
La mise en tourisme du quartier reste l'axe majeur d'une reconfiguration complète du Bas Chantenay au service des promoteurs. L'offensive a d'abord ciblé l'ancienne carrière Misery, dernier morceau de ville sauvage défoncée et expurgée de sa
biodiversité. A sa place, un jardin dit « extraordinaire », doté d'une fausse cascade, réplique de chutes dans le bassin du fleuve Congo, et un demi jardin colonial. Son extension vient occuper toute la dent creuse de la carrière sous la forme d'un pseudo « jardin tropical » importé de toutes pièces. Un étirement en « ondes végétales » jusqu'à la Loire est supposé faire le lien avec le musée Jules Verne agrandi et ses imaginaires sur plus de plus de 7000m2.
Ce redéploiement complet du paysage en une vaste promenade poursuit la mise en spectacle de l'espace urbain, lissé, domestiqué, s'exhibant comme un produit voué au marché du tourisme, forcément rebaptisé durable D’un point de vue écologique, le projet est une aberration. Sa mise en œuvre a déjà
nécessité la destruction brutale d'une grande partie de la riche végétation préexistante.
Aujourd'hui, la nov langue de la propagande métropolitaine nous fait la promesse d 'un jardin accumulant les clichés exotiques : « Foisonnement d'arbustes exotiques » ,« verger tropical », « mangrove », palétuvier et « plantes carnivores ». Seules les
bêtes sauvages manquent à l'appel de cette végétation tropicale trafiquée, transplantée importée en grande partie, et entretenue par l’ingénierie paysagère sans laquelle elle ne pourrait survivre bien longtemps. « Justifiée » au prétexte d'un micro-climat local,
la tropicalisation autoritaire d'un espace est une réponse pour le moins inappropriée au réchauffement climatique. A défaut de véritable transition écologique et d'adaptation au défi du climat, on fabrique une fausse nature d'importation, destinée à drainer des touristes, au profit de l'industrie hôtelière et la restauration.
Verne : un héritage toxique. Selon Johanna Roland, « ce projet reflète l'engagement de Nantes envers la biodiversité... tout en rendant hommage à l'héritage culturel de Jules Verne » .
Mais c'est quoi, au juste l'héritage de Verne ? Ceux et celles qui l'ont vraiment lu savent qu'il est difficile de trouver un seul de ses 82 romans qui ne porte pas de traces indélébiles d'idéologie sexiste, racialiste et colonialiste, tout en vénérant les machines et le « progrès » du capitalisme prédateur au XIXe, que ces romans
accompagnent.
La métropole nantaise, ses élues, ne peuvent fermer les yeux sur la
place et le rôle de l'imaginaire vernien dans l'histoire coloniale et dans la crise écologique contemporaine.
Pour nous , l'heure n'est plus à la quête d'attractivité, ni à l'invention d'une fake-culture basée sur un exotisme de pacotille et sur un culture littéraire colonialiste.
Néocolonialisme vert et extractivisme urbain. Le projet de Misery, et son jardin tropical réactivent en les modernisant les principes fondateurs des « réserves naturelles » et des jardins botaniques caractéristiques du colonialisme vert.
Un espace « libéré », puisque vidé de ses habitant·es, à commencer par les plus pauvres et les plus précaires. Le site a été expurgé brutalement de sa biodiversité préexistante qui, avait envahi spontanément la carrière, laissant imaginer au début des années 2000 un possible classement Natura 2000. L'espace
urbain a aussi été séparé de son histoire industrielle et ouvrière, et son histoire coloniale soigneusement invisibilisée. Ce prétendu espace sans qualité, « vide urbain » selon les aménageurs, résulte de décennies de (sur)développement sauce métropolitaine.
Le quartier se voit ainsi livré au tourisme de masse, à une
marchandisation effrénée, à la spéculation immobilière. Johanna Roland ne se détache pas d’une conception extractiviste de la fabrique de la ville de la cité qui ne devrait plus être de mise.
A Chantenay comme ailleurs, la métropole joue le passage en force . Depuis le début du projet d'arbre aux hérons, leBas Chantenay est le grand projet pour les 20 ans à venir. La « concertation » tant vantée à Nantes s'est ici réduite à presque rien, une rapide consultation citoyenne en forme de QCM. Ni le jardin extraordinaire ni le jardin tropical n'ont jamais fait l'objet de la moindre enquête publique ni d'aucun appel d'offre. Le programme du Grand Musée Verne s'est imposé à travers un pseudo
« conseil scientifique » de 14 personnalités « choisies » d'abord pour leur connivences métropolitaines .
Ce projet est totalement hors sol. Il ne répond à aucune demande tangible émanant des habitantes du quartier, ou d'associations citoyennes. Personne n'a demandé à être tropicalisé. Personne n'a réclamé l'instrumentalisation de Jules Verne pour drainer des
consommateurs de ville factice. Bafouée, ignorée, invisibilisée la proposition habitante de dédier une part des 7000 m² habitables de Cap 44 à des logements sociaux. La ville du divertissement tarifé prime sur la ville solidaire.
D'un point de vue financier, l'aménagement du bas Chantenay ne prend pas le risque d'avancer un chiffre sérieux. Les 50 M€ du seul musée Jules Verne paraissent rejouer le sous estimation de l'arbre au hérons, sans parler de l'inflation, des surcoûts de désamiantage du cap 44, des aménagements intérieurs du musée, et des abords
pour parquer des autocars.
On ne sait rien non plus des coûts de construction et d'entretien des deux jardins. Il y a pourtant des besoins plus urgents, d’infrastructures, d’équipements sociaux et éducatifs, que cet aménagement inutile voire néfaste.
D’un point de vue économique et social la réalisation de ce projet funeste conduirait à la gentrification du quartier, à l’image de ce qui s’est produit dans le centre de Paris
au développement des locations saisonnières etc...
De Doulon Gohards au bas Chantenay, Nantes n'en finit pas d'artificialiser les sols et les modes de vie, de domestiquer ce qui résiste et continue à contraindre la vie les habitant·es .
Contre la privatisation des espaces que nous avons en commun.
Contre les attractions colonisatrices, du temps et de notre imaginaire et le tourisme obligatoire
Contre l’artificialisation de chaque parcelle de nos lieux de vie.
Contre l'imaginaire toxique de J. Verne
Nous appelons à de nouveaux récits pour une ville sensible, populaire, écologique, low tech,
faisant avec l'existant et constituant des communs, des usages largement discutés et partagés.

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