09/12/2025
Les émotions après la compétition se sont apaisées, il est temps d’analyser.
1. Ma danse est magnifique. C’est un fait objectif. Presque chaque juge me l’a dit. Si vous saviez combien de rejet j’ai eu au début : je n’aimais pas la musique, je ne comprenais pas du tout le costume. Et seule mon entraîneuse savait que ce serait du feu.
2. Le round du corps. Il y a encore beaucoup de travail. Mon corps n’est pas compétitif. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai manqué le championnat du monde. Je vais continuer à travailler mes épaules et mon dos. Mais en même temps je dois réduire mes jambes, car cela ressemble davantage au wellness.
3. Le posing. Pour une athlète de mon niveau et de mon expérience, il est inadmissible de trembler sur scène. Je dois davantage travailler le contact avec les juges et le public.
Le plus important : ni un doigt cassé, ni des genoux en sang et enflés, ni la maladie… Rien ne doit justifier les erreurs commises.
J’irai au Championnat d’Europe, où je n’aurai pas le droit à l’erreur. J’évalue mes forces, je comprends que j’ai une chance de me battre pour de hautes places.
20/10/2025
Hier, j’ai pris une décision : je ne participerai pas au Championnat du Monde.
Cette décision a été facile à prendre, mais elle n’en est pas moins triste.
Il y a deux raisons.
La première : je veux préserver au maximum la qualité de mes muscles, mais quatre semaines ne suffiront pas pour le faire comme je le souhaite.
La deuxième : je ne suis pas encore prête à danser ma chorégraphie à son plein potentiel, et je ne veux pas la rendre plus facile non plus.
Je peux dire autant de fois que je veux que monter sur scène est déjà une victoire -
mais je veux le faire dans une forme qui me plaît vraiment.
Me verrez-vous sur scène cette année ?
À vous de parier, mes amis 😉
08/10/2025
Il y a cinq ans, après le dernier championnat du monde, qui s’était déroulé de façon catastrophique, j’étais convaincue que je détestais le bodybuilding.
Je ne voulais plus voir une salle de sport, je ne pouvais plus regarder le poulet, les flocons d’avoine ou les concombres.
Chaque rappel du régime, chaque photo de compétition me donnait de la colère et de la douleur.
Je croyais que c’était la fin, que j’étais vidée, et que ce chapitre de ma vie était définitivement clos.
À ce moment-là, je pensais simplement être fatiguée.
Mais en réalité, j’avais perdu le sens.
Le bodybuilding n’était plus un but, il était devenu une source de stress et de déception.
Il m’a fallu beaucoup de temps pour réapprendre à y voir non pas une punition, mais un chemin.
Aujourd’hui, tout est différent.
Je suis de nouveau en période de régime strict, avec des entraînements intenses, du cardio, et ce sentiment constant de manque de sommeil.
Les douleurs dans mes articulations et mon dos me poursuivent, parfois mon corps refuse tout simplement de bouger.
Mais à l’intérieur, c’est le calme.
Le calme et la certitude que je suis exactement là où je dois être.
Chaque journée est un combat, mais c’est dans ce combat que je trouve du plaisir.
Dans la discipline, dans la résistance, dans ce processus sans fin où je me dépasse encore et encore.
Parfois, je me demande : comment ai-je pu vivre sans ça ?
Un paradoxe - quand ce qui t’a autrefois dégoûtée devient ton souffle vital.
C’est peut-être ça, l’amour. 💫
01/10/2025
✨🌸 Octobre est le mois habillé de rose, symbole d’espoir et d’attention portée à la santé des femmes.
Je le sais d’expérience — j’ai moi-même traversé un cancer du sein et j’ai survécu. C’est pourquoi je veux vous dire aujourd’hui : on peut vaincre le cancer, s’il est détecté à temps.
💗 Chères femmes, ne remettez pas votre santé à plus t**d. Faites un examen, une mammographie ou une échographie — quelques minutes qui peuvent offrir des années de vie.
🕊 Le dépistage précoce sauve des vies. Que ce mois d’octobre rose ne soit pas seulement un symbole de soutien, mais aussi votre pas personnel vers la santé.
Prenez soin de vous et inspirez d’autres femmes à se faire dépister également ! 💕
02/09/2025
❗️L’Agence Russe Antidopage (RUSADA) a révélé et confirmé la présence de la substance interdite SARMS LGD-4033 (ligandrol) dans le complément alimentaire « L-Carnitine » de la marque Genetic Lab Nutrition.
Peu de gens le savent, mais les athlètes des catégories fitness model, fitness bikini, fitness, fitness artistique sont régulièrement soumis à des contrôles antidopage. Les plus exposés restent les catégories fitness et fitness artistique — moi-même, j’ai dû passer ces tests à deux reprises.
C’est pourquoi il est particulièrement frustrant de se retrouver en risque de disqualification à cause d’un produit présenté comme « inoffensif », alors qu’on ignore même qu’il contient une substance interdite.
⚠️ Malheureusement, personne n’est à l’abri. Soyez vigilants, vérifiez toujours la composition des produits et faites confiance uniquement à des sources fiables.
03/08/2025
Les haters et les athlètes
Il y a une loi étrange dans le sport : plus tu montes haut, plus les voix qui veulent t’arrêter deviennent fortes.
Les haters apparaissent là où il y a du progrès.
Ils ne voient pas tes séances dans une salle vide.
Ils ne savent pas que tu souffles comme un fou sur ton cardio à 6h du matin.
Ils n’ont jamais senti la douleur dans ton dos, tes coudes, tes genoux.
Ils ne voient que le résultat… et ils le détestent.
C’est plus simple pour eux de dire :
« Stéroïdes », « génétique », « chance »
… que d’accepter que tu TRAVAILLES tous les jours.
Un hater, c’est quelqu’un qui veut que tu t’arrêtes,
parce que lui, il ne commencera jamais.
Et l’athlète continue.
Serre les dents.
Soulève la barre.
Et devient meilleur.
Parce qu’au final…
ce ne sont pas les vainqueurs qui crient le plus fort.
Ce sont les tribunes. 🏆
03/06/2025
🇫🇷 💉 Pourquoi parler de la pharmacologie en musculation est devenu "tendance" ?
On dirait que la question des produits a remplacé celle des entraînements.
Avant, on échangeait des programmes et des conseils nutrition.
Aujourd’hui ? On compare dosages et substances.
Mais pourquoi ce virage ?
1. L’explosion de l’info
YouTube, Insta, forums, groupes fermés…
Tu veux savoir ce que prend un athlète ? 3 clics.
La transparence est devenue banale.
2. Reconnaître la réalité
« Ce physique-là, c’est pas juste du riz-poulet. »
Pas glamour, mais vrai.
Le haut niveau, c’est aussi… chimique.
3. Moins de tabou
Fini les non-dits.
Les athlètes assument, certains font même des FAQ « stack du mois ».
Et ça change le regard global.
4. Besoin de résultats immédiats
On vit dans l’instant.
Les gens veulent vite du muscle, du sec, du volume.
Et les produits — ben, ça marche. Rapidement. (Trop ?)
5. Nouveaux standards physiques
Des épaules plus larges.
Des jambes plus pleines.
Un corps quasi "hors-sol".
Sans chimie, certains idéaux deviennent presque inaccessibles.
Mais la vraie question c’est :
📌 Parler ouvertement = être réaliste… ou rendre ça cool ?
📌 Où est la frontière entre conscientiser… et glorifier ?
📌 Est-ce qu’on apprend encore à se forger,
ou juste à s’injecter ?
La discipline, la patience, la constance…
Ça ne fait pas de vues.
Mais ça construit plus que n’importe quelle molécule.
29/05/2025
Je suis Aliona, et aujourd’hui, j’ai envie d’écrire quelque chose de vrai. Brut. Douloureux.
Quelque chose que je n’ai jamais dit à voix haute.
💔 Toute ma vie, j’ai cru qu’on ne pouvait pas m’aimer “juste comme ça”.
Peut-être que, grâce au sport, je gagnerais quelques points.
Peut-être que si je devenais championne, on finirait par m’aimer.
Je déteste mes jambes.
Je ne supporte pas leur volume, leur forme, leur présence.
Et pourtant je les entraîne chaque semaine — avec rage, avec espoir.
Je n’ai jamais vraiment vécu ma maladie. J’ai eu un cancer du sein.
J’ai traversé ça… mais je n’ai jamais pleuré. Jamais crié.
Je n’ai jamais autorisé mon corps à souffler après la guerre.
J’ai quitté la Russie.
J’ai une nouvelle vie, une belle langue, une autre réalité.
Mais parfois je doute.
Là-bas, j’étais plus libre financièrement, plus reconnue.
Ici, je recommence à zéro — avec peur, mais aussi fierté.
Je ne peux pas poster de photo de ma mère.
Pas parce qu’elle n’est plus là — mais parce qu’elle ne m’a jamais donnée l’amour que je cherchais.
Et même ça, j’ai honte de l’écrire.
Je pense que je ne serai jamais "digne" d’une médaille.
Je serai toujours cette fille “à côté du podium”.
Pas assez. Trop. Quelque chose ne va pas.
Et ce qui me fait le plus mal — c’est quand certaines athlètes, quand elles échouaient, me pointaient du doigt.
Mais quand elles gagnaient, elles oubliaient que j’étais là.
Je n’étais plus personne.
Et malgré tout, je continue.
Je m’entraîne. Je construis. J’aide les autres.
Parce que je sais : on n’est pas seul·e avec ses blessures.
Et peut-être que si moi je parle… toi tu oseras aussi.
20/05/2025
Se comparer aux autres, c’est le meilleur moyen de ruiner ton moral.
Surtout en bodybuilding. Surtout avant une compet. Surtout dans les vestiaires.
Tu as tout fait : pesé ton riz, souffert sur le stepper, pleuré sur les abdos.
Mais ensuite tu la vois.
Elle a des épaules plus larges, des fessiers plus ronds, un visage… trop frais.
(Trop frais pour être honnête, mais bon, on n’est pas la police du Botox.)
Et là, ça commence :
— « Pourquoi elle, pas moi ? »
— « Je devrais peut-être supprimer les glucides ? »
— « Un cinquième cardio, ça ferait pas de mal ? »
Alors que tu ne sais pas :
ce qu’elle prend,
ce qu’elle s’injecte,
et surtout ce qu’elle pense… en te regardant.
(Spoiler : sûrement la même chose. Elle voit ton dos et panique.)
Se comparer, c’est pas du progrès.
C’est de l’auto-sabotage avec supplément d’angoisse.
Tu n’es pas là pour copier.
Tu es là pour briller.
Ton physique = ton histoire.
Écris-la à ta façon.
Et rappelle-toi : les photos Insta ne sentent pas le cardio.
19/05/2025
Ma philosophie personnelle...
La scène, ce n’est pas une fête. La scène, c’est un champ de bataille.
Si tu montes sur scène pour plaire — ne monte pas. Les gens n’ont pas besoin d’un énième personnage. Ils ont besoin d’un objectif, d’une étincelle qui naît dans leur tête après ton passage.
La scène, c’est de la chirurgie.
Tu ne te prépares pas juste pour une compétition — tu ouvres toutes les douleurs, le désespoir, les peurs enfouies.
Tu ne fais pas qu’inspirer — tu montres à quelqu’un à quoi peut ressembler sa nouvelle version.
Ambitieuse. Affamée. Brillante. Passionnée.
La scène, c’est une intrusion.
Si tu n’es pas prêt(e) à laisser une cicatrice — ne monte pas.
Et au fond... les cookies aussi, c’est pas mal.
15/05/2025
Préparer une compétition après une maladie sérieuse, ce n’est pas un "comeback". C’est une guerre.
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Quand ton corps n’est plus le même.
Quand la douleur est devenue ta colocataire.
Quand l’énergie n’est plus un état naturel, mais un luxe.
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Et sur scène ? Des filles 10–15 ans plus jeunes.
Peau de pêche. Récupération express. Zéro peur.
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Et toi… avec ton passé.
Tes diagnostics. Tes séquelles.
Et surtout — ton absence de foi. Parce que c’est la foi qui part la première quand tout fait mal.
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Préparer une compète après une maladie, c’est :
— Se lever quand la tête tourne.
— Aller t’entraîner quand t’as envie de pleurer.
— Croire au résultat quand le miroir reste silencieux.
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Là, t’as besoin de plus que de la motivation.
T’as besoin de rage douce.
De tendresse envers toi-même.
Et d’un courage monstre.
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Parce qu’au fond, ce n’est plus pour une médaille.
C’est pour toi.
Pour prouver que tu peux revenir.
Que tu ne lâches rien.
Et que tu mérites ta place.
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La scène viendra.
Mais la vraie victoire ?
C’est d’avoir survécu à ce que personne ne voit.
Et d’avoir choisi de te battre encore une fois.
14/05/2025
Les glucides : arrêtez de les diaboliser !
Depuis trop longtemps, les glucides sont devenus l’ennemi public n°1 des régimes. On les accuse de tous les maux : prise de poids, fatigue, fringales, rétention d’eau…
Mais la réalité scientifique est bien différente.
Ce qu’il faut retenir :
— Les glucides sont la principale source d’énergie du corps.
Le cerveau, les muscles, le système hormonal en dépendent.
— Les supprimer entraîne souvent plus de dégâts que de bénéfices :
fatigue chronique, perte de concentration, sautes d’humeur, fringales incontrôlées…
— Ce ne sont pas les glucides qui posent problème, mais leur qualité.
Pâtes blanches et bonbons ≠ légumes, céréales complètes, légumineuses.
— Les glucides complexes protègent ta masse musculaire, stabilisent ta glycémie et t’aident à rester en forme — physiquement et mentalement.
Moralité ?
Ne chasse pas les glucides. Apprends à les apprivoiser.
Le carburant n’est pas ton ennemi, il est ton allié.