23/03/2025
Tops et Flops du Grand-Prix de Chine 2025
Un doublé McLaren qui a failli ne pas l’être, une désillusion brutale pour Ferrari après la joie du sprint, et de grands bouleversements dans le milieu de peloton accentués par les surprises du contrôle technique d’après course.
La saison n'en est qu'à ses débuts, mais le Grand Prix de Chine semble être la pierre angulaire de cette saison 2025.
Si Lando Norris semblait marquer son territoire en essais libres, c'est pourtant bien Lewis Hamilton qui arrache la pôle de la course sprint, talonné par un Max Verstappen, toujours dans les bons coups, une image qui nous renvoyait presque 4 ans en arrière quand ces 2 protagonistes nous offraient leur duels qui a marqué l'histoire récente de ce sport.
Le lendemain Hamilton s'impose sur la course sprint devant Oscar Piastri et un impuissant Verstappen qui sécurise malgré tout une 3e place.
Changement de décor samedi après-midi pour les qualifications comptant pour le grand-prix ou McLaren reprend la main en signant la pole, Oscar Piastri un peu moins d'un dixième devant George Russell et Lando Norris qui revient dans le match. Verstappen, Hamilton, Leclerc, Hadjar, Antonelli, Tsunoda et Albon complètent le top 10.
A l'extinction des feux, Piastri conserve l'avantage de sa pole-position bloquant l'assaut de Russell et permettant à Norris de s'infiltrer juste derrière lui. Leclerc endommage son aileron avant sur la Ferrari de son coéquipier Hamilton, fort heureusement sans conséquence sur leur course, il parvient étonnamment à suivre le rythme en dépit des dégâts, derrière, Fernando Alonso en proie a des problèmes de freins doit déjà abandonner.
La température de la piste descend et déjà une stratégie a un seul arrêt est envisagée, notamment dans le clan Haas ou on a fait rentrer Esteban Ocon pour chausser les durs en espérant aller au terme de la course, nous somme au 14e tour! Chez Racing Bulls on reste sur 2 arrêts, Hamilton également, Ferrari souhaitant se démarquer du Top 5 en espérant revenir en fin de course avec des pneus frais, en vain. En fin de course, Norris 3 secondes derrière Piastri 8 devant Russell, se plaint d'une course de pé**le de frein qui s'allonge, se bat et malgré une perte de temps conséquente sur les dernières boucles de ce grand prix de Chine sauve un doublé pour McLaren, Russell monte sur la 3e marche du podium. Verstappen, Leclerc, Hamilton, Ocon, Antonelli, Albon et Bearman complétaient le top 10 d'un classement hautement provisoire, puisque la Ferrari de Leclerc et l'Alpine de Gasly d'abord sous enquête pour avoir été pris sous le poids réglementaire ont été disqualifiés, puis un peu plus t**d, c'est au tour de Lewis Hamilton, cette fois pour une planche composite ne répondant plus à la réglementation technique pour une épaisseur insuffisante, de subir le même sort, en conséquence de quoi, Esteban Ocon progresse au 5e rang devant Stroll, Antonelli, Bearman, Stroll et Sainz.
TOPS :
✅ Oscar Piastri
La troisième victoire en Grand Prix d’Oscar Piastri pourrait bien être la base de son premier défi pour le titre, s’il parvient à reproduire ce genre de week-ends.
Il a eu l’avantage sur Lando Norris tout au long du week-end, que ce soit en qualifications – son point faible en 2024 – ou en rythme de course.
C’est une parfaite réponse à son désastre du dimanche à Melbourne – où il était pourtant au coude-à-coude avec Norris – et conforte McLaren sur le bien fondé d’avoir verrouillé son contrat avant le début de saison.
✅ Max Verstappen
Encore une masterclass sur l’art de limiter les dégâts pour Max Verstappen, dans ce qui semblait être la quatrième voiture la plus rapide du week-end, du moins avec le plein de carburant.
Il a laissé la course venir à lui, sans trop forcer lorsqu’il n’avait pas la vitesse pour rivaliser avec ceux devant lui au début.
Puis, lorsque Lewis Hamilton est passé par les stands et que les pneus avant de Charles Leclerc ont rendu l’âme, Verstappen a réalisé un magnifique dépassement en passant de la sixième à la quatrième place à l’extérieur des premiers virages rapides.
Il est clair qu’il ne dispose pas encore d’une voiture capable de jouer le titre, mais il fait tout ce qu’il faut en attendant que Red Bull redresse la barre.
✅ Alex Albon
Williams est peut-être en deçà des attentes de la FW47 après la pré-saison, mais la cote d’Albon ne cesse de monter à chaque séance où Carlos Sainz ne parvient pas à le battre.
Sainz explique qu’il a du mal avec la progression des temps entre la Q1, la Q2 et la Q3, mais ce n’est clairement pas sa seule limite. Il est difficile d’imaginer qu’il aurait pu livrer une course du niveau d’Albon aujourd’hui.
Albon a toujours excellé dans les courses où l’improvisation stratégique est clé, mais cette fois, cela brille encore plus sur son CV. Il ne se compare plus à Nicholas Latifi ou Logan Sargeant, mais à un quadruple vainqueur de Grand Prix aix qualités indéniables.
✅ George Russell
George Russell a terminé une place derrière celle où il avait commencé – et il s’est fait dépasser deux fois par Norris en course – mais au vu de l’avantage de McLaren, il reste un des tops du week-end.
La troisième place était le meilleur résultat possible pour lui, à moins que le problème de freins de Norris n’empire. Ses principaux rivaux étaient les Ferrari et Verstappen, et il les a tous battus pour décrocher son deuxième podium consécutif.
Russell a également pris un net avantage sur son nouveau coéquipier Antonelli lors des deux premiers week-ends, évitant toute tension interne (pour l’instant) face à un rookie aussi talentueux.
Son niveau face à Hamilton en 2024 laissait penser qu’il s’imposerait naturellement, mais il le confirme : Russell prend les rênes de Mercedes avec aisance cette saison.
✅ Haas
Après un Grand Prix d’Australie cauchemardesque, où la voiture était tellement à la peine que l’équipe pensait qu’elle était cassée, Haas a retrouvé en Chine son rôle de prétendant sérieux aux points en milieu de grille. Et le contrôle technique après la course lui a même donné un coup de pouce supplémentaire.
Cela ne signifie pas que les problèmes sous-jacents d'équilibre aéro et de sensibilité à la hauteur de caisse ont disparu. Mais la nouvelle surface ultra-lisse du circuit de Shanghai a permis à Haas d’exploiter son package dans une meilleure fenêtre de réglages qu’à Melbourne, où la piste bosselée façon circuit urbain lui avait posé tant de soucis.
C’est ainsi qu’Esteban Ocon a pu réaliser une course solide pour finir cinquième, "meilleur des autres" après avoir dépassé la Mercedes d’Antonelli, apparemment ralentie par des dégâts sur son fond plat. Et Bearman a lui aussi réussi à se hisser dans le top 10 avant même les disqualifications, offrant à Haas une double entrée dans les points.
En surface, cela ressemble à un redressement spectaculaire. Mais la question reste entière : ce résultat est-il vraiment reproductible, étant donné à quel point l’aérodynamique de cette voiture semble capricieuse ?
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FLOPS:
❌ Liam Lawson
Trouver du positif dans les débuts de Lawson chez Red Bull relève de l'exercice de style, et aujourd’hui, il n’y avait même plus rien à quoi s’accrocher.
La RB21 n’a impressionné à aucun moment du Grand Prix de Chine, à l’exception de quelques tours en fin de course avec Verstappen. Pourtant, on a le sentiment que la voiture reste suffisamment performante pour dépasser en fond de grille.
Horner a laissé entendre après la course que son setup avait peut-être été sacrifié au profit du développement de la voiture, ce qui pourrait lui laisser un sursis. Mais le reste de ses déclarations suggère que Red Bull laisse entendre en substance qu’il a déjà eu sa chance… Tsunoda s'est déjà déclaré candidat.
❌ Aston-Martin
Un problème de freins après quelques tours et voilà Alonso qui abandonne ses deux premières courses de la saison, une première depuis l’époque McLaren-Honda.
Les analyses d’après-course montrent qu’il aurait pu marquer de bons points s’il était resté en piste. Et il y a aussi des questions sur la performance globale d’Aston Martin. Lance Stroll, par exemple, a tenu un rythme similaire à ceux derrière lui malgré un très long premier relais, mais la stratégie de l’équipe l’a piégé.
Aston a t**dé à l’arrêter, contrairement à Haas, qui a parfaitement ajusté le timing du passage aux stands pour Bearman.
Avec les disqualifications post-course, Stroll grimpe tout de même à la 9e place. Et si Alonso vit un début de saison frustrant, Aston peut au moins se réjouir du bon départ de Stroll : 6e à Melbourne et 2-1 en qualifications face à Alonso.
❌ Ferrari
L’euphorie de la victoire de Hamilton en sprint était un beau coup d’éclat pour ce recrutement phare, mais l’ambiance a été vite refroidie.
La performance de Ferrari dimanche est difficile à juger. Elle avait semblé bien meilleure que McLaren en sprint, mais la course a révélé des limites : perdre face à une Mercedes et une Red Bull et être obligé d’ordonner un échange de positions en faveur d’une voiture endommagée, ce n’est pas vraiment le signe d’un package optimisé.
Ajoutez à cela les choix de réglages discutables sur la voiture de Leclerc, qui lui ont offert un rythme bien supérieur à Hamilton… Cela souligne encore plus à quel point cette Ferrari est capricieuse et imprévisible.
Mais tout cela passe presque inaperçu face au véritable exploit du week-end : faire disqualifier ses deux voitures pour deux infractions totalement différentes (Leclerc trop léger, Hamilton avec une usure excessive de la planche en composite). Aucune excuse valable. Un fiasco total.
❌ Alpine
La disqualification de Pierre Gasly vient s’ajouter à un début de saison étrange pour Alpine.
La voiture semble instable, surtout après le changement d’aileron imposé par une nouvelle directive technique de la FIA. Mais elle n’est clairement pas la pire du plateau.
Pourtant, Alpine est la seule équipe à n’avoir toujours pas marqué de point en 2025. Elle devrait pouvoir dépasser Sauber bientôt, mais donner un tel avantage à ses rivaux du milieu de grille, c’est un luxe qu’elle ne peut pas se permettre.
❌ Racing Bulls
Le résultat de Yuki Tsunoda en sprint a empêché le week-end d’être un échec total pour Racing Bulls, mais l’équipe laisse filer beaucoup trop de points.
Il est possible que la voiture n’ait jamais été aussi performante que les qualifications le laissaient croire, c’est en tout cas l’avis de Tsunoda. Mais la stratégie de course (deux arrêts : hard-medium-hard et hard-hard-medium) n’a clairement pas aidé.
Dès que l’aileron avant de Tsunoda a lâché, l’équipe n’avait déjà plus rien à espérer. Dommage tant le rythme affiché en qualifications, laissait entrevoir une course intéressante pour la firme de Faenza Et voir ses rivaux directs marquer gros après les disqualifications post-course rend la pilule encore plus amère. Racing Bulls aurait dû être bien mieux placé pour en profiter.
❌ Sauber
L’équipe avait surpris en Australie en marquant des points, mais derrière ce coup d’éclat, Sauber semble quand même avoir produit une voiture solide pour 2025. Bortoleto a atteint la Q2 à Melbourne, et Hülkenberg s’est qualifié 12e en Chine, ce qui montre un certain potentiel.
Mais la course en Chine a été un désastre.
Hülkenberg a perdu le contrôle à la sortie du virage 3 dès le premier tour et son passage dans les graviers a endommagé la voiture, compromettant son aérodynamique et l’envoyant vers une course anonyme à la 15e place.
Bortoleto a connu un sort similaire : un contact avec Bearman au premier tour a forcé un arrêt prématuré pour changer ses pneus endommagés. Après ça, sa course ressemblait plus à une séance d’essais qu’à un vrai Grand Prix.
Hülkenberg n’exclut pas que la Sauber soit particulièrement sensible aux perturbations aérodynamiques derrière d’autres voitures, mais estime qu’il est encore trop tôt pour juger.
Pour l’instant, mettons ça sur le compte de deux erreurs de pilotes malchanceux.
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